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Etat de conservation (SOC)

Parc national des oiseaux du Djoudj (2011)

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO
Assistance internationale reçue pour le bien

Demandes approuvées : 0 (de1980-2001)
Montant total approuvé : 249 607USD

2001   Support to African countries to attend Regional Workshop on ...   20 000  USD
2000   Lutte contre le Salvinia molesta dans le delta du fleuve du ...   130 475  USD
1998   2nd International Conference on Wetlands and Development, ...   20 000  USD
1992   Purchase of redwood and other materials for repairing sluice ...   10 000  USD
1988   Financial contribution to repair sluices in Djoudj National Park   20 000  USD
1982   Equipment for biological research and surveillance at Djoudj ...   29 132  USD
1980   Joint mission to draw up a plan of protection for Djoudj National ...   20 000  USD
Missions**

Septembre 2000 : Mission UNESCO/UICN/Ramsar ; avril 2004 : participation de l'UNESCO et de l'UICN à un atelier regroupant plusieurs parties concernées ; mai 2005 : mission de suivi UNESCO/UICN 

Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

a) Espèces invasives ;

b) Système intégré de gestion de l'eau non-opérationnel ;

c) Manque de suivi hydrologique ;

d) Salinisation des sols ;

e) Pâturage de bétail ;

f) Chasse ;

g) Manque de plan de gestion et manque de financement à long terme ;

h) Faible capacité de gestion et changements continuels de personnel ;

i) Faible capacité de gestion des visiteurs.

Mesures Correctives
Problèmes de conservation actuels

Le 31 janvier 2011, l’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation du bien. Le rapport présente des lignes directrices générales sur les populations d’oiseaux migrateurs et résidents, l’état de l’hydrologie du parc, le renforcement des outils de gestion, le contrôle des espèces végétales envahissantes, les aménagements techniques et touristiques, la gestion durable des ressources naturelles, et le développement des activités génératrices de revenus.

Le Centre du patrimoine mondial et l’UICN rappellent que le bien avait été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril, en 2000, en raison des problèmes croissants avec une espèce invasive Salvinia molesta, qui fermait les cours d'eau libres dans le bien et menaçait de ce fait les populations d'oiseaux d'eau. En outre, la construction du barrage de Dama avait arrêté de manière permanente, la pénétration de l'eau salée dans le bien, et avait modifié l'hydrologie. Ceci a facilité plus encore la propagation des espèces invasives et a réduit la disponibilité en aliments pour l’avifaune. Les changements d'hydrologie ont conduit à la salinisation des sols du fait du manque de rinçage, à une amplitude réduite des niveaux d'eau, à la réduction des colonies de certaines espèces d'oiseaux et à la disparition de certaines autres. Le bien a été retiré de la Liste du patrimoine mondial en péril en 2006, le problème de Salvinia molesta ayant été maîtrisé par contrôle biologique, et suite à l’établissement d'un système de gestion hydrologique et la mise en place d’un plan d’action de conservation et la restauration des caractéristiques écologiques du bien.

a) Tendances des populations d'oiseaux résidents et migrateurs

L’Etat partie rappelle que le Delta du Fleuve Sénégal est un site où le décompte international annuel des oiseaux d’eau a été régulièrement effectué de 1989 à 2010 (le dernier décompte a eu lieu le 15 Janvier 2010). Il rapporte que : (i) la colonie de pélicans blancs demeure stable et la reproduction s’est relativement bien déroulée grâce aux travaux d’aménagement opérés sur le nichoir et à la surveillance et la gestion adéquate des plans d’eau ; (ii) 17 espèces d’anatidés sont régulièrement dénombrées en période d’hivernage, totalisant un effectif dépassant 500 000 individus (2000), et principalement concentrés dans le Parc national des oiseaux du Djoudj ; et (iii) les oiseaux d’eau d’hivernage les plus abondantes sont les sarcelles d’été, les canards pilet et les dendrocygnes veufs. L’Etat partie rappelle aussi que le Djoudj fonctionne en complémentarité avec le Parc national du Diawling en Mauritanie, qui est contigu avec le bien, et que les fluctuations périodiques notées dans un des sites sont donc compensées en partie par une augmentation des effectifs dans l’autre.

Le Centre du patrimoine mondial et l’UICN estiment que le rapport de l’Etat partie ne donne pas d’information sur les tendances des populations d’oiseaux résidents et migrateurs, comme demandé par le Comité dans sa décision 33 COM 7B.4. Les données fournies datent de 2000. Ils encouragent l’Etat partie à fournir au Centre du patrimoine mondial des données détaillées sur les tendances des populations d’oiseaux dans le Djoudj entre 1989 et 2010, et de s’assurer que le programme de suivi des oiseaux et d’autre faune tienne compte de l'état de conservation de la valeur universelle exceptionnelle du bien.

b) L’état hydrologique du bien

L’Etat partie note que lors de la campagne 2009-2010, le niveau de l’eau a été relativement suffisant dans les plans d’eau et a permis le stationnement des oiseaux migrateurs, et surtout des canards. Le rapport indique que le niveau de l’eau est régulièrement suivi grâce aux échelles limnométriques et que la maîtrise de la prolifération des végétaux aquatiques dans le parc se fait par un système d’abaissement et de relèvement du niveau d’eau dans les plans d’eau, ce qui permet d’augmenter la salinité, donc de faire disparaître périodiquement cette végétation. De plus, certains canaux sont nettoyés manuellement avec l’aide de la population locale. Le Programme de Gestion Intégrée des Ressources marines et Côtières (GIRMAC) a aussi participé au nettoyage des canaux hydrauliques, ce qui a permis de renforcer l’hydraulicité du parc.

c) Progrès dans l'exécution du Plan d'action, y compris les activités écologiques continues de restauration et de suivi

Le Centre du patrimoine mondial et l’UICN notent que le rapport ne fournit pas d’évaluation détaillée des progrès dans l'exécution du plan d'action 2006-2008. Toutefois, le rapport note quelques avancées dans le renforcement des outils de gestion, le contrôle des espèces végétales envahissantes, les aménagements techniques et touristiques, la gestion durable des ressources naturelles, et le développement des activités génératrices de revenus. Quelques résultats importants sont la finalisation et la validation du plan de gestion 2010-2014, les travaux continus de contrôle de Tamarix senegalensis et Typha autralis, l’entretien régulier des nichoirs de pélican blanc, le renforcement des digues sur la rivière Gorom et les travaux pour mieux gérer les entrées d’eau dans cette partie du parc.

Le Centre du patrimoine mondial et l’UICN regrettent que le rapport de l’Etat ne fournisse pas une évaluation détaillée et des informations précises sur les tendances d’évolution des populations d’oiseaux, et sur les progrès de mise en œuvre du plan d’action 2006-2008 et ses effets sur la réhabilitation de la valeur universelle exceptionnelle du bien. En outre, les pressions sur le bien, en particulier le pâturage du bétail à l’intérieur du bien, et les menaces posées par les espèces végétales envahissantes nécessiteront une gestion continue. 

Conclusion

En l’absence d’une évaluation détaillée des progrès dans l'exécution du plan d'action 2006-2008 et le manque de données sur les tendances des populations d’oiseaux résidents et migrateurs, le Centre du patrimoine mondial et l’UICN considèrent qu’il n’est pas possible d’évaluer la réhabilitation de la valeur universelle exceptionnelle du bien. Ils considèrent que l’Etat partie devrait soumettre ces informations au Centre du patrimoine mondial avant sa 36e session du Comité.  Le Centre du patrimoine mondial et l’UICN notent également que le bien a été retiré de la Liste de Montreux de la Convention Ramsar sur les zones humides en septembre 2009. Ils recommandent que le Comité salue le travail continu de l’Etat partie et de ses partenaires pour restaurer et reconstituer le bien et améliorer sa gestion. 

Décision
  • Adoptée

  • Projet de décision

35COM7B.4
Link to the decision

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-11/35.COM/7B,

2. Rappelant la décision 33 COM 7B.4, adoptée lors de sa 33e session (Séville, 2009),

3. Reconnait les efforts réalisés par l'Etat partie et ses partenaires pour restaurer la valeur universelle exceptionnelle du bien et améliorer sa gestion, et note que le Parc national des oiseaux du Djoudj a été retiré de la Liste de Montreux de la Convention Ramsar sur les zones humides en septembre 2009;

4. Considère que sans données détaillées sur les tendances des populations d'oiseaux résidents et migrateurs, il est impossible dévaluer la réhabilitation de la Valeur universelle exceptionnelle du bien, et prie instamment l'Etat partie de fournir ces donnéeset de soumettre ces informations au Centre du patrimoine mondial d'ici le 1er février 2012;

5. Regrette que l'Etat partie n'ait pas soumis une évaluation détaillée des progrès accomplis dans l'exécution du plan d'action 2006-2008, comme demandé à sa 33e session (Séville, 2009);

6. Demande à l'Etat partie de fournir trois exemplaires imprimés et électroniques du plan de gestion 2010-2014 pour examen par le Centre du patrimoine mondial et l'UICN;

7. Demande également à l'Etat partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d'ici le 1er février 2012, un rapport sur le statut de la valeur universelle exceptionnelle du bien, en particulier sur les tendances des populations d'oiseaux résidents et migrateurs, ainsi que les résultats de la mise en œuvre du plan d'action sur la réhabilitation de la valeur universelle exceptionnelle et notamment l'intégrité du bien.

Projet de décision : 35 COM 7B.4

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-11/35.COM/7B,

2. Rappelant la décision 33 COM 7B.4, adoptée lors de sa 33e session (Séville, 2010),

3. Reconnait les efforts réalisés par l’Etat partie et ses partenaires pour restaurer la valeur universelle exceptionnelle du bien et améliorer sa gestion, et note que le Parc national des oiseaux du Djoudj a été retiré de la Liste de Montreux de la Convention Ramsar sur les zones humides en septembre 2009 ;

4. Considère que sans données détaillées sur les tendances des populations d’oiseaux résidents et migrateurs, il est impossible dévaluer la réhabilitation de la Valeur universelle exceptionnelle du bien, et prie instamment l’Etat partie de fournir ces données et de soumettre ces informations au Centre du patrimoine mondial d’ici le 1er février 2012;

5. Regrette que l’Etat partie n’ait pas soumis une évaluation détaillée des progrès accomplis dans l'exécution du plan d'action 2006-2008, comme demandé à sa 33e session (Séville, 2009);

6. Demande à l’Etat partie de fournir trois exemplaires imprimés et électroniques du plan de gestion 2010-2014 pour examen par le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives ; 

7. Demande également à l'Etat partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d'ici le 1er février 2012, un rapport sur le statut de la valeur universelle exceptionnelle du bien, en particulier sur les tendances des populations d'oiseaux résidents et migrateurs, ainsi que les résultats de la mise en œuvre du plan d'action sur la réhabilitation de la valeur universelle exceptionnelle et notamment l’intégrité du bien.

Parc national des oiseaux du Djoudj
Etat Partie :
Sénégal
Date d'inscription : 1981
Fiches d'inscriptions (année) : 1978
Catégorie : Naturel
Critères : (vii)(x)
Exports
Fichier Word
Rapports SOC (année)
2011
2009
2007
2006
2005
2004
1992
1991
1988
1987
1986
1985
1984
1983
1982
Menaces*
  • Élevage de bétail/pacage d’animaux domestiques
  • Chasse de subsistance
  • Espèces envahissantes / exotiques d’eau douce
  • Système de gestion/plan de gestion
  • Ressources financières
  • Ressources humaines
  • Autres menaces :
    salinité des sols
Inscriptions sur la Liste en péril
Année: 2000 -2006
Menaces sur le bien :

Le sanctuaire est menacé par une fougère aquatique, la Salvinia molesta, qui prolifère au point de traverser le fleuve et d'envahir le parc mauritanien voisin de Diawling. Une tentative de contrôle biologique - par introduction de scarabées mangeurs de plantes fournis par l'Afrique du Sud - n'a pas donné les résultats escomptés.

Les autorités nationales sont favorables à l'inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril pour faciliter leur tâche et pour faire appel à des bailleurs de fonds.

Année: 1984 -1988
Menaces sur le bien :

Le Comité a été informé par l'UICN que la menace constituée par le barrage en terre canstruit en amont de ce bien a disparu, les pluies récentes ayant été suffisamment abondantes pour emporter cet ouvrage temporaire. Cependant, la menace à plus long terme que constitue le projet de construction d'un barrage en aval subsiste et compromet gravement l'avenir de ce site.

 



* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.