L’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation, reçu le 11 février 2011, et comprenant les documents suivants, qui ont été approuvés par les autorités gouvernementales compétentes: “Directives générales concernant un système de gestion de la valeur universelle exceptionnelle du centre historique de Vilnius – site du patrimoine mondial” et “Plan spécial de protection du patrimoine immobilier en vue de la délimitation de la zone de la vieille ville de Vilnius et de sa zone tampon”.
a) Protection juridique
À la demande du Comité, l’État partie indique quatre lois principales régissant la protection du centre historique de Vilnius: Loi relative à la protection du patrimoine culturel immobilier (1995), Loi sur la Commission d’État chargée du patrimoine culturel (2005), Loi sur la zone protégée (1993) et Loi relative à l’aménagement du territoire (1995). Le Ministère de la Culture de Lituanie a également approuvé un “Règlement relatif à la protection de la vieille ville de Vilnius” (2003), qui définit le cadre et les modalités d’entretien, d’utilisation et de gestion de la vieille ville. L’État partie cite également un certain nombre de lois ayant un effet indirect sur le bien, notamment son patrimoine mobilier, ses expressions culturelles traditionnelles, son environnement et sa construction.
b) Plan/système de gestion intégrée
Le rapport de l’État partie précise qu’il existe un certain nombre de lois et de mécanismes de planification jouant un rôle dans la gestion de la vieille ville de Vilnius. À la demande du Comité du patrimoine mondial, l’État partie a soumis un document contenant une série de principes directeurs concernant la coordination et l’intégration des diverses institutions et organisations qui jouent un rôle dans la gestion de la vieille ville de Vilnius.
La création d’une “Commission chargée de la supervision de la valeur du site ainsi que de la coordination et de l’intégration de sa gestion” constitue un élément central des principes directeurs. Cette commission a pour but d’assurer l’intégration territoriale, horizontale, interinstitutions et pluridisciplinaire, la cohérence verticale de la gestion et la cohérence entre les institutions d’État, l’administration locale et la société civile. Sa composition est la suivante: État proprement dit, autres organismes étatiques dont les activités ont un rapport avec le site et sont susceptibles d’influer sur l’évolution de la valeur universelle exceptionnelle, et organismes non-gouvernementaux opérant dans les domaines de la science et de l’éducation, ainsi que les organisations de la société civile manifestant leur intérêt. La commission doit se réunir au moins une fois tous les trois mois pour examiner les activités menées au cours des trois mois précédents, suivre et évaluer les problèmes et leurs effets impacts sur le bien, et élaborer des plans d’action annuels en vue de les résoudre ou d’en atténuer les effets. La Commission est également censée établir des rapports annuels et assurer la liaison avec le processus de présentation de rapports périodiques sur le patrimoine mondial. L’une de ses premières tâches consistera à examiner la Stratégie de revitalisation de la vieille ville de Vilnius. Le rapport indique également que le Ministère de la Culture et l’administration municipale engageront en février 2011 des consultations sur la gestion intégrée du bien. Un Plan spécial de protection de la délimitation de la vieille ville de Vilnius et de sa zone tampon a été approuvé en 2010.
c) Bâtiments de grande hauteur qui ont un impact sur l’intégrité visuelle du bien
L’État partie déclare que le Plan (directeur) officiel de Vilnius réglemente les impacts visuels, notamment la hauteur des bâtiments dans la zone tampon. Ce plan a pour but d’assurer la préservation des rapports visuels entre les zones protégées, les vues, panoramas et perspectives de valeur, en limitant la hauteur des nouveaux bâtiments et le ratio bâtiments/espace ouvert. Ce plan prévoit également l’interdiction de nouvelles constructions, à l’exception de celles qui contribuent à la lecture du plan urbain ou de la structure spatiale, ou qui sont fondées sur les principes traditionnels de forme spatiale. Dans le cas des nouvelles constructions, une analyse de leur impact visuel sur la zone protégée doit être effectuée avant qu’elles puissent être approuvées.
d) Déclaration de valeur universelle exceptionnelle
Comme l’a demandé le Comité, le rapport de l’État partie comprend un projet de Déclaration de valeur universelle exceptionnelle qui a été transmis à l’ICOMOS pour examen.
e) Modification mineure aux limites du bien
L’État partie a soumis une carte et un texte contenant des précisions sur la délimitation du bien et de sa zone tampon, dans le cadre du rapport sur l’état de conservation. Ces documents n’ont cependant pas été soumis au Centre du patrimoine mondial avant la date limite du 1er février 2011 prévue pour la soumission des propositions de modifications mineures aux limites des biens et les zones tampon, et suivant le modèle de soumission déjà transmis à l’État partie en 2008.