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Centre historique de Vilnius

Brève description

Centre politique du grand-duché de Lituanie du XIIIe siècle jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, Vilnius a exercé une profonde influence sur le développement culturel et architectural d'une grande partie de l'Europe orientale. Malgré invasions et destructions, elle a conservé un ensemble imposant de bâtiments historiques de styles gothique, Renaissance, baroque et classique, ainsi que sa structure urbaine avec ses espaces historiques et son environnement de verdure.

Vilnius © UNESCO

Description longue

Vilnius est un remarquable exemple de site médiéval : la ville a exercé une profonde influence sur l'évolution de l'architecture et de la culture dans une vaste zone d'Europe orientale, pendant plusieurs siècles. Avec son paysage et la grande diversité des édifices qui y sont conservés, Vilnius illustre de façon exceptionnelle un type de ville européenne qui a su évoluer de manière organique pendant une période de cinq siècles.

Le château en bois construit vers 1000 apr. J.-C. pour fortifier la colline de Gediminio, au confluent de la Neris et de la Vilnia, occupe un site qui fut habité de manière intermittente depuis le néolithique. La ville ne s'y développa cependant qu'au XIIIe  siècle, au cours des combats des peuples baltiques contre les envahisseurs allemands. En 1323, lors de l'apparition de la première référence à Vilnia, elle était la capitale du grand-duché de Lituanie, fondé par le prince Gedymin, l'ancêtre de la famille Galitzine. Quelques édifices en brique paraissent avoir été construits alors sur une petite île qui s'était formée lors du changement du cours de la Vilnia.

La Lituanie a été le dernier grand État païen de l'Europe orientale converti au christianisme, en 1387, année du baptême du grand-duc Jagaila. Cette conversion ouvrit Vilnius au monde occidental, qui adopta la même année les statuts de Magdebourg. Toutefois, ce ne fut qu'en 1410, lorsque l'ordre Teutonique fut anéanti à la bataille de Tannenbeg, que la ville fut enfin à l'abri des maraudeurs et des envahisseurs.

L'expansion rapide de Vilnius fut stoppée net par un incendie désastreux en 1471, au cours duquel les premiers établissements religieux (la cathédrale, l'église paroissiale Saint-Jean et les monastères franciscain et cistercien) furent détruits. Les seuls vestiges conservés de la période la plus ancienne sont donc ses murailles, dont quelques portions sont conservées sous le rempart construit en 1503-22 pour contrer les incursions tatares. La ville fut partiellement reconstruite après un autre grand incendie en 1530 ; la tentative faite alors de rationaliser le réseau viaire médiéval ne connut guère de succès. Ce fut une période d'essor commercial et culturel intense, durant laquelle se développèrent des liens commerciaux étroits avec l'Europe occidentale et orientale, qui favorisèrent la diffusion de la culture occidentale en Bélarus et en Ukraine.

La première typographie y fut installée en 1522, la première université en 1579. Un nouvel incendie entraîna la destruction du château inférieur, qui venait d'être reconstruit, et celle de la nouvelle cathédrale. De nombreuses églises furent édifiées à la faveur de cette nouvelle reconstruction : Saint-Michel, Saint-Étienne, Saint-Casimir, Tous-les-Saints et Sainte-Thérèse remontent toutes à cette période. Au début de la guerre avec la Russie (1654-1667), Vilnius ne comptait pas moins de 41 édifices religieux, mais beaucoup d'entre eux ont été détruits au cours de ce conflit. La plupart des autres édifices en bois disparurent dans une série d'incendies (en 1715, 1737, 1748 et 1749), mais ce sont ses reconstructions successives qui donnèrent à la ville la plupart des édifices qui lui confèrent aujourd'hui son caractère spécifique : la cathédrale, l'hôtel de ville, l'arsenal, ainsi que les palais Tyzenhauzai, Rensai, Pacai et Masalskiai. La plupart des édifices antérieurs conservés ont été reconstruits ou restaurés en style baroque.

L'annexion de la ville par la Russie en 1795 mena graduellement la capitale lituanienne à perdre une partie de son caractère distinctif. L'enceinte fortifiée et le château inférieur ont été démolis en 1799 ; en 1837, la place de la cathédrale a été aménagée en style strictement académique, et l'avenue Saint-Georges fut tracée au travers de la vieille ville. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, plus de 80 maisons anciennes furent détruites, mais la reconstruction fut entreprise dès la fin des hostilités. Les projets de réhabilitation du centre historique les plus importants ont été conçus entre 1956 et 1958 et entre 1970 et 1974.

Le centre historique comporte le secteur des trois châteaux (haut, bas et courbe), et la zone qui était entourée par une muraille au Moyen Âge. Son plan, qui s'est développé de manière radiale à partir du site du château d'origine, est approximativement circulaire. Le réseau viaire est typiquement médiéval, avec de petites rues qui le divisent en îlots irréguliers, mais de vastes places y ont été créées au cours de périodes plus récentes.

Les édifices historiques sont de style gothique, renaissant, baroque ou classique (avec quelques adjonctions plus récentes). Près de 40 % d'entre eux sont considérés comme de la plus haute importance architecturale et historique. Ils constituent un paysage d'une grande diversité, marqué par une profonde harmonie.

Source : UNESCO/CLT/WHC

Description historique

Sur un emplacement qui avait été occupé de façon intermittente depuis le néolithique, au confluent des rivières Neris et Vilnia, un château de bois a été édifié vers l'an 1000 de notre ère pour fortifier la colline Gedimino. Le village n'est devenu une vraie ville qu'au 13ème siècle à l'occasion des conflits entre les peuples baltes et leurs envahisseurs germains. La première référence écrite à Vi/nia date de 1323 alors que la ville est capitale du grand-duché de Lituanie fondé par le prince Gédymin, ancêtre de la famille Galitzine. A cette époque. quelques structures de briques ont été construites sur une petite île qui était apparue quand la rivière Vilnia avait changé le tracé de son cours.

Jusqu'au baptême du grand-duc Jagaila en 1387 et la christianisation du pays, la Lituanie a été le dernier grand état païen d'Europe orientale. Cet événement ouvre Vilnius à l'Occident, d'autant que la même année. elle adopte les statuts de Magdebourg. Ce n'est cependant qu'en 1410 avec l'anéantissement de l'ordre Teutonique à la bataille de Tannenberg que la ville est à l'abri des maraudeurs et des envahisseurs.

L'expansion rapide de la cité est frappée par un incendie en 14 71 ; c'est dans ces circonstances désastreuses que disparaissent les premiers établissements religieux (cathédrale, église paroissiale Saint-Jean, monastères cistercien et franciscain) dont les rares vestiges sont des pans de murs qui survivent sous les défenses construites entre 1503 et 1522 pour résister à l'invasion des Tartares. Après un autre grand incendie en 1530, la ville a été partiellement reconstruite ; à cette occasion. une tentative pour rationaliser le schéma urbain médiéval a largement échoué. Cette époque enregistre une importante expansion commerciale et culturelle. Les liens commerciaux étroits lient la ville tant avec l'Europe orientale qu'avec l'Europe occidentale, liens qui permettent à la culture occidentale d'atteindre la Biélorussie et l'Ukraine. Une imprimerie est construite à Vilnius en 1522 et une Université en 1579.

Un autre incendie survenu en 1610 détruit le Château bas tout nouvellement construit et la nouvelle cathédrale. La reconstruction qui s'ensuivit inclue un grand nombre de bâtiments religieux : les églises SaintMichel. Saint-Etienne. Saint-Casimir, de Tous les Saints, et Sainte-Thérèse datent de cette époque. Au commencement de la guerre contre la Russie (1654-1667), Vilnius comptait 41 édifices religieux dont un grand nombre fut détruit pendant le conflit. La majorité des structures en bois disparurent dans une série d'incendies (1715, 1737, 1748 et 1749) mais les reconstructions successives ont apporté à la ville de nombreux bâtiments qui lui confèrent son caractère très particulier et parmi lesquels on peut citer la cathédrale, l'Hôtel de Ville, l'Arsenal et les palais Tyzenhauzai, Rensai, Pacai et Masalskiai. Un grand nombre des édifices plus anciens ont été reconstruits ou réaménagés en style baroque.

L'annexion par la Russie en 1795 a fait progressivement perdre à la ville quelques-uns de ses caractères distinctifs. L'enceinte fortifiée et le Château bas ont été démolis en 1799. En 1837, la place de la cathédrale a été reconçue en pur style académique et l'avenue Saint-Georges a été construite coupant à travers le tissu urbain ancien.

Au cours de la seconde guerre mondiale, plus de 80 maisons ont été détruites puis reconstruites à la fin des hostilités. La plupart des projets de réhabilitation du centre historique de la ville ont été établis entre 1956-58 et 1970-74.

Source : évaluation des Organisations consultatives