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Etat de conservation (SOC)

Angkor (1994)

Etat de conservation souhaité pour le retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril
Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO
Assistance internationale reçue pour le bien

Demandes approuvées : 0 (de1992-1994)
Montant total approuvé : 85 000USD

1994   Consolidation of the Pre Rupt monument in Angkor   50 000  USD
1993   Financial contribution for the installation of an alarm system at ...   20 000  USD
1992   Mission to prepare a Tentative List and a nomination dossier for ...   15 000  USD
Missions**
Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents
  • Législation de protection inadéquate ;
  • Agence nationale de protection sans personnel adéquat ;
  • Limites permanentes établies et définition des zones tampons significatives ;
  • Nécessité d'établir lasurveillance et la coordination de l'effort international de conservation.
Mesures Correctives
Problèmes de conservation actuels

A sa 18e session, le Bureau s'est félicité des progrès accomplis par le Gouvernement royal du Cambodge pour répondre aux demandes formulées par le Comité à sa 16e session, lorsque Angkor a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial et sur la Liste du patrimoine mondial en péril :

Le projet de "zonage et gestion de l'environnement du site d'Angkor" (ZEMP) réalisé par l'UNESCO a servi de base pour la définition de quatre catégories de zones protégées : i) sites monumentaux ; ii) réserves archéologiques protégées ; iii) paysages culturels protégés ; iv) points d'intérêt archéologique, anthropologique et historique. Au moment de la préparation de ce document, l'approbation par l'Assemblée nationale de la législation sur les aires protégées et leurs catégories n'avait toujours pas été accordée, bien qu'un décret ait été voté en mai 1994.

La confirmation de l'établissement officiel d'un organisme de gestion pour Angkor, l'APSARA, ainsi qu'une copie de ses statuts étaient également attendus.

Une mission d'un consultant juridique de l'UNESCO qui doit aider l'Assemblée nationale à réviser la législation sur la protection du patrimoine culturel est prévue en octobre 1994.

Le Secrétariat de l'UNESCO a aidé les autorités cambodgiennes à préparer un projet d'urgence sur la consolidation du fragile monument en brique de Pre Rup à Angkor. Une aide financière de 50.000 dollars EU a été fournie dans le cadre du Fonds du patrimoine mondial pour compléter les fonds accordés par la Fédération nationale des Associations UNESCO au Japon et par le Gouvernement italien.

Conclusion
Décision
  • Adoptée

  • Projet de décision

18COMIX
Link to the decision

Angkor (Cambodge)

Le Comité a pris note qu'à sa 18e session, le Bureau s'était félicité des progrès accomplis par le Gouvernement royal du Cambodge pour répondre aux demandes formulées par le Comité à sa 16e session, lorsque Angkor a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial et sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

A l'invitation de l'UNESCO et sur la demande du Président du Comité, le Ministre d'Etat du Royaume du Cambodge, S. Exc. M. Vann Molyvann a fait un exposé devant les membres du Comité, en mettant en exergue les grandes lignes des actions que le Gouvernement royal a menées, pour assurer la sauvegarde d'Angkor (401 km2) et le développement de son patrimoine historique, archéologique et anthropologique dans le cadre de la région de Siem Reap (10.000 km2).

Il a, en particulier, insisté sur la mise en œuvre des recommandations faites dans le cadre du projet de "Zonage et gestion de l'environnement du site d'Angkor (ZEMP), réalisé par l'UNESCO et qui a permis de définir cinq catégories de zones protégées :

i) sites monumentaux
ii) réserves archéologiques protégées
iii) paysages culturels protégés
iv) points d'intérêt archéologique, anthropologique et historique
v) périmètre de développement socio-économique et culturel de la région de Siem-Reap.

Le Ministre d'Etat a également rappelé qu'une loi sur la protection des biens culturels a été préparée et que des propositions ont été présentées au Gouvernement royal concernant l'établissement officiel d'un organisme de gestion pour Angkor (l'Agence dite APSARA). Par la suite, il a passé en revue toutes les actions réalisées par les pays donateurs, dans le cadre des programmes mis en œuvre sous l'égide du Comité international de Coordination (C.I.C.) pour Angkor, crée par la Conférence intergouvernementale de Tokyo en octobre 1993 et co-présidé par la France et le Japon. Enfin, après avoir vivement remercié l'UNESCO et son Directeur général, les membres du C.I.C. et leurs co-présidents, il a adressé un appel aux Etats parties à la Convention de 1972 concernant la protection du patrimoine mondial, leur demandant un appui soutenu et massif au Royaume du Cambodge dans sa lutte contre le trafic illicite des biens culturels.

A la suite de cet exposé, dont le Président du Comité a chaleureusement remercié le Représentant du Gouvernement royal du Cambodge, le Comité a pris note du rapport d'activités pour l'année 1994 établi par le Secrétariat du C.I.C. et transmis par les soins de M. A. Beschaouch.

Action du Comité: Le Comité a adopté la déclaration suivante:

Le Comité, ayant noté les efforts énormes faits par les autorités cambodgiennes en dépit des conditions difficiles auxquelles est confronté le pays, félicite le Gouvernement royal du Cambodge d'avoir pu satisfaire jusqu'ici aux recommandations de la 16e session du Comité. Le Comité félicite d'une part le Comité international de Coordination pour Angkor, co-présidé par la France et le Japon, d'autre part l'UNESCO qui assure le Secrétariat de ce Comité, d'avoir réussi à mobiliser un vaste réseau d'aide internationale dans l'effort de sauvegarde et la mise au point d'un cadre conceptuel d'intégration de la conservation archéologique à la promotion d'un développement durable de la région d'Angkor-Siem Reap, selon l'exemple du "projet de zonage et de gestion de l'environnement du site d'Angkor" (ZEMP) réalisé par l'UNESCO.

Le Comité demande instamment au Gouvernement royal du Cambodge et à son Assemblée nationale de voter dès que possible la loi sur la protection des biens culturels. Le Comité demande également au Gouvernement royal du Cambodge d'approuver la création d'un organisme de gestion pour assurer l'application des législations et réglementations nationales concernant la protection d'Angkor en tant que site du patrimoine mondial. Les textes de la loi susmentionnée et les statuts, de l'organisme de gestion d'Angkor seront présentés à la 1ge session du Comité, à titre d'information, ainsi que les données cartographiques indiquant les limites permanentes de la zone du patrimoine mondial d'Angkor et de sa zone tampon.

 

Le Comité désirera peut-être adopter la déclaration suivante :

 

 

Le Comité, ayant noté les efforts énormes faits par les autorités cambodgiennes en dépit des conditions difficiles auxquelles est confronté le pays, félicite le Gouvernement royal du Cambodge d'avoir pu satisfaire jusqu'ici aux recommandations de la 16e session du Comité. Le Comité félicite également l'UNESCO d'avoir réussi à mobiliser un vaste réseau d'aide internationale dans l'effort de sauvegarde et la mise au point d'un cadre conceptuel d'intégration de la conservation archéologique à la promotion d'un développement durable de la région d'Angkor-Siem Reap, selon l'exemple du projet de zonage et de gestion de l'environnement du site d'Angkor" (ZEMP) réalisé par l'UNESCO.

Le Comité demande instamment au Gouvernement royal du Cambodge et à son Assemblée nationale de voter dès que possible les lois sur la protection des biens culturels et le plan des zones de sauvegarde. Le Comité demande également au Gouvernement royal du Cambodge de créer un organisme de gestion pour assurer l'application des législations et réglementations nationales concernant la protection d'Angkor en tant que site du patrimoine mondial. Le texte des lois sus-mentionnées et les statuts de l'organisme de gestion d'Angkor devront être soumis à la 19e session du Comité, ainsi que les données cartographiques indiquant les limites permanentes de la zone du patrimoine mondial d'Angkor et sa zone tampon.

Angkor
Etat Partie :
Cambodge
Date d'inscription : 1992
Fiches d'inscriptions (année) : 1992
Catégorie : Culturel
Critères : (i)(ii)(iii)(iv)
Liste en péril : Oui
Exports
Fichier Word
Rapports SOC (année)
2010
2008
2006
2004
1994
1993
Menaces*
  • Cadre juridique
  • Système de gestion/plan de gestion
  • Ressources humaines
  • Autres menaces :
    Problèmes urgents de conservation
Inscriptions sur la Liste en péril
Année: 1992 -2004
Menaces sur le bien :

Compte tenu de la situation très particulière du Cambodge, placé depuis les Accords de Paris, en juillet 1991, sous l'administration provisoire des Nations Unies, et dans le souci permanent de faire face aux problèmes urgents de conservation avec célérité et efficacité, le Comité a inscrit le site d'Angkor sur la Liste du patrimoine mondial en péril et a demandé, sur la recommandation de l'ICOMOS, aux autorités concernées de prendre les mesures nécessaires pour que soient remplies les conditions suivantes :

a) législation de protection adéquate promulguée ;
b) établissement d'une agence nationale de protection avec personnel adéquat ;
c) établissement de limites permanentes basées sur le projet du PNUD ;
d) définition des zones tampons significatives ;
e) établissement de la surveillance et de la coordination de l'effort international de conservation.



* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.