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Etat de conservation (SOC)

Angkor (2004)

Etat de conservation souhaité pour le retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril
Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO
Assistance internationale reçue pour le bien

Demandes approuvées : 0 (de1992-1998)
Montant total approuvé : 113 595USD

1998 Hydrological and topographical studies for the Moats of Angkor ...   28 595  USD
1994 Consolidation of the Pre Rupt monument in Angkor   50 000  USD
1993 Financial contribution for the installation of an alarm system at ...   20 000  USD
1992 Mission to prepare a Tentative List and a nomination dossier for ...   15 000  USD
Missions**
Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Pression du tourisme ; absence de mécanisme de gestion (y compris de législation) ; absence de mise en valeur et d’interprétation ; pillage/vol. 

Mesures Correctives
Problèmes de conservation actuels

L’Etat partie a soumis un rapport sur l’état de conservation au Centre du patrimoine mondial, selon la demande du Comité du patrimoine mondial à sa 27e session.

 Le gouvernement français a organisé, avec l’assistance de la Division du patrimoine culturel de l’UNESCO, la Seconde conférence intergouvernementale sur la sauvegarde et le développement du site d’Angkor (Paris, France, 14-15 novembre 2003). Principaux objectifs : (a) évaluer les actions menées depuis 10 ans, principalement pour la sauvegarde d’urgence du site ; et (b) lancer une nouvelle décennie d’assistance internationale centrée sur le développement durable, conformément à la priorité du gouvernement cambodgien.

 

La session technique du Comité international de coordination pour la sauvegarde et l’aménagement d’Angkor (CIC/Angkor), tenue à Siem Reap les 9 et 10 février 2004, a mis en évidence les préoccupations en matière de sauvegarde et de développement durable, et a réuni de nouveaux partenaires, tels que la Banque mondiale, le Fonds monétaire international et la Banque asiatique de développement. Cette session du CIC a fait participer pour la première fois l’Autorité APSARA (Autorité pour la Sauvegarde et l’Aménagement de la Région d’Angkor) à l’organisation de la réunion.

 L’Etat partie a soumis un rapport au Secrétariat en janvier 2004. Ce rapport récapitule les cinq conditions définies en 1992 comme nécessaires et préalables au retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril.

 

 Le site d’Angkor est passé de l’état de bien du patrimoine mondial en péril à celui de bien du patrimoine mondial en développement, comme en témoignent les grands efforts et les mesures correctives des autorités nationales, spécialement depuis la création du service de l’APSARA en 1995, devant les problèmes suivants :

 

 a)       Déminage, pillage du site et vandalisme :

 

        Le déminage du site est maintenant achevé. Les mesures adoptées par le gouvernement cambodgien pour faire cesser le pillage du site et le vol de patrimoine culturel ont abouti à une diminution radicale des vols et de la contrebande des œuvres culturelles dans le périmètre du bien du patrimoine mondial. La pression du trafic illicite d’objets culturels se déplace maintenant peu à peu pour s’exercer plutôt sur des sites archéologiques en dehors d’Angkor.

 b)       État de conservation :

 

        Malgré la diversité de l’état de conservation des monuments et des temples, l’état général de conservation d’Angkor s’est amélioré de façon spectaculaire depuis 12 ans. Une douzaine d’équipes internationales travaillent actuellement sur des projets de conservation et de restauration sur place, en étroite collaboration avec l’Autorité APSARA.

 c)       Dispositions administratives et législatives :

 

        Le Cambodge dispose d’une législation adaptée en termes de gestion et protection du patrimoine, qui n’est cependant pas totalement mise en œuvre au niveau du site. Depuis 1999, l’Autorité APSARA a acquis plus de durabilité et d’autonomie financière. Son budget pour 2002 totalisait 4 021 745,81 dollars EU, dont 3 842 477,21 dollars EU alloués par le gouvernement et l’Agence Française de Développement (AFD), et 179 298,60 dollars EU de droits d’entrée au Parc archéologique d’Angkor.

 d)       Formation de personnel :

 

        La formation du personnel responsable des divers aspects de la gestion d’Angkor (entretien, restauration, gestion administrative et financière, tourisme, etc.) est un élément essentiel du succès de l’APSARA au fil des années. Les diplômés des Facultés d’Archéologie et d’Architecture de l’Université royale des Beaux-Arts ont été régulièrement embauchés pour aider à la préservation du bien.

         Un projet intitulé « Formation des médiateurs culturels de l’APSARA », conçu par l’UNESCO et l’APSARA en étroite collaboration avec le Ministère cambodgien du Tourisme pour faire face aux changements sociaux rapides et tirer profit du tourisme, a été organisé avec succès en septembre 2003. Ce projet de renforcement des capacités, financé par les fonds-en-dépôt japonais auprès de l’UNESCO, constitue un volet intégré de la stratégie de consolidation des institutions culturelles cambodgiennes.

 e)   Développement touristique :

      Lors de la seconde conférence intergouvernementale sur la sauvegarde et l’aménagement du site d’Angkor, les parties prenantes ont insisté sur la nécessité d’un développement et d’une gestion touristiques concertés du Parc archéologique d’Angkor. L’ensemble des projets présentés reflétait une grande diversité : depuis le respect de l’authenticité dans les nouvelles constructions jusqu’à l’aménagement des circuits touristiques et la régulation des flux de visiteurs sur le site et à l’extérieur.

Conclusion
Décision
  • Adoptée

  • Projet de décision

28COM15A.23
Link to the decision

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Prend note avec satisfaction les projets opérationnels financés par des fonds extrabudgétaires pour la conservation ou la restauration du site d’Angkor ;

2. Félicite l’Etat partie, et notamment l’Autorité APSARA, de leur engagement à sauvegarder ce bien du patrimoine mondial, ainsi que les bailleurs de fonds multilatéraux tels que la France, le Japon, l’Italie, et bilatéraux tels que la Chine, l’Inde, la Hongrie, l’Indonésie et la Suisse, le World Monuments Fund et le groupe privé ACCOR pour leur généreux soutien ;

3. Prend note de l’amélioration remarquable de l’état matériel de conservation du bien, ainsi que des résultats obtenus dans sa gestion et son suivi par l’Autorité APSARA ;

4. Demande à l’Etat partie de travailler en étroite collaboration avec le Centre du patrimoine mondial, la Division du patrimoine culturel, l’ICOMOS et d’autres partenaires, pour assurer la conservation et la gestion à long terme du bien ;

5. Demande à l'Etat partie de fournir régulièrement au Centre du patrimoine mondial, un rapport sur l'avancement des questions restées en suspens ;

6. Engage vivement l’Etat partie à établir un plan directeur d’ensemble pour traiter les problèmes de conservation, contrôler les aménagements et gérer le tourisme afin d'assurer à l'avenir la préservation du bien ;

7. Décide de retirer le site d’Angkor de la Liste du patrimoine mondial en péril.

28COM15C.3
Link to the decision

Le Comité du patrimoine mondial,1. Faisant suite à l'examen des rapports sur l'état de conservation des biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril (WHC-04/28.COM/15A Rev),

2. Décide de retirer les biens suivants de la Liste du patrimoine mondial en péril :

  • Cambodge, Angkor (décision 28 COM 15A.23)
  • Oman, Fort de Bahla (décision 28 COM 15A.19)
  • Ouganda, Monts Rwenzori (décision 28 COM 15A.8)

Projet de décision : 28 COM 15A.23

 Le Comité du patrimoine mondial,

 1.   Prend note avec satisfaction les projets opérationnels financés par des fonds extrabudgétaires pour la conservation ou la restauration du site d’Angkor ;

 2.   Félicite l’Etat partie, et notamment l’Autorité APSARA, de leur engagement à sauvegarder ce bien du patrimoine mondial, ainsi que les bailleurs de fonds multilatéraux tels que la France, le Japon, l’Italie,et bilatéraux tels que la Chine, l’Inde, l’Indonésie et la Suisse, le World Monuments Fund et le groupe privé ACCOR pour leur généreux soutien ;

 3.   Prend note de l’amélioration remarquable de l’état matériel de conservation du bien, ainsi que des résultats obtenus dans sa gestion et son suivi par  l’Autorité APSARA ;

 4.   Demande au Centre du patrimoine mondial, à la Division du patrimoine culturel, à l’ICOMOS et à d’autres partenaires de travailler en étroite collaboration avec l’Etat partie pour assurer la conservation et la gestion à long terme du bien ;

 5.   Décide de retirer le site d’Angkor de la Liste du patrimoine mondial en péril.

Angkor
Etat Partie :
Cambodge
Date d'inscription : 1992
Fiches d'inscriptions (année) : 1992
Catégorie : Culturel
Critères : (i)(ii)(iii)(iv)
Liste en péril : Oui
Rapports SOC
SOC par année
2010
2008
2006
2004
1994
1993
Liste détaillée des rapports SOC
Menaces*
Activités illégales
Destruction délibérée du patrimoine
Impacts des activités touristiques/de loisirs des visiteurs
Vastes infrastructures et/ou installations touristiques / de loisirs
Inscriptions sur la Liste en péril
Année: 1992 -2004
Menaces sur le bien :

Compte tenu de la situation très particulière du Cambodge, placé depuis les Accords de Paris, en juillet 1991, sous l'administration provisoire des Nations Unies, et dans le souci permanent de faire face aux problèmes urgents de conservation avec célérité et efficacité, le Comité a inscrit le site d'Angkor sur la Liste du patrimoine mondial en péril et a demandé, sur la recommandation de l'ICOMOS, aux autorités concernées de prendre les mesures nécessaires pour que soient remplies les conditions suivantes :

a) législation de protection adéquate promulguée ;
b) établissement d'une agence nationale de protection avec personnel adéquat ;
c) établissement de limites permanentes basées sur le projet du PNUD ;
d) définition des zones tampons significatives ;
e) établissement de la surveillance et de la coordination de l'effort international de conservation.



* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.