1.         Angkor (Cambodge) (C 668)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1992

Critères  (i)(ii)(iii)(iv)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril    1992-présent

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/668/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1992-1994)
Montant total approuvé : 85 000 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/668/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/668/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 1994

A sa 18e session, le Bureau s'est félicité des progrès accomplis par le Gouvernement royal du Cambodge pour répondre aux demandes formulées par le Comité à sa 16e session, lorsque Angkor a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial et sur la Liste du patrimoine mondial en péril :

Le projet de "zonage et gestion de l'environnement du site d'Angkor" (ZEMP) réalisé par l'UNESCO a servi de base pour la définition de quatre catégories de zones protégées : i) sites monumentaux ; ii) réserves archéologiques protégées ; iii) paysages culturels protégés ; iv) points d'intérêt archéologique, anthropologique et historique. Au moment de la préparation de ce document, l'approbation par l'Assemblée nationale de la législation sur les aires protégées et leurs catégories n'avait toujours pas été accordée, bien qu'un décret ait été voté en mai 1994.

La confirmation de l'établissement officiel d'un organisme de gestion pour Angkor, l'APSARA, ainsi qu'une copie de ses statuts étaient également attendus.

Une mission d'un consultant juridique de l'UNESCO qui doit aider l'Assemblée nationale à réviser la législation sur la protection du patrimoine culturel est prévue en octobre 1994.

Le Secrétariat de l'UNESCO a aidé les autorités cambodgiennes à préparer un projet d'urgence sur la consolidation du fragile monument en brique de Pre Rup à Angkor. Une aide financière de 50.000 dollars EU a été fournie dans le cadre du Fonds du patrimoine mondial pour compléter les fonds accordés par la Fédération nationale des Associations UNESCO au Japon et par le Gouvernement italien.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Néant

Décision adoptée: 18 COM IX

Angkor (Cambodge)

Le Comité a pris note qu'à sa 18e session, le Bureau s'était félicité des progrès accomplis par le Gouvernement royal du Cambodge pour répondre aux demandes formulées par le Comité à sa 16e session, lorsque Angkor a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial et sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

A l'invitation de l'UNESCO et sur la demande du Président du Comité, le Ministre d'Etat du Royaume du Cambodge, S. Exc. M. Vann Molyvann a fait un exposé devant les membres du Comité, en mettant en exergue les grandes lignes des actions que le Gouvernement royal a menées, pour assurer la sauvegarde d'Angkor (401 km2) et le développement de son patrimoine historique, archéologique et anthropologique dans le cadre de la région de Siem Reap (10.000 km2).

Il a, en particulier, insisté sur la mise en œuvre des recommandations faites dans le cadre du projet de "Zonage et gestion de l'environnement du site d'Angkor (ZEMP), réalisé par l'UNESCO et qui a permis de définir cinq catégories de zones protégées :

i) sites monumentaux
ii) réserves archéologiques protégées
iii) paysages culturels protégés
iv) points d'intérêt archéologique, anthropologique et historique
v) périmètre de développement socio-économique et culturel de la région de Siem-Reap.

Le Ministre d'Etat a également rappelé qu'une loi sur la protection des biens culturels a été préparée et que des propositions ont été présentées au Gouvernement royal concernant l'établissement officiel d'un organisme de gestion pour Angkor (l'Agence dite APSARA). Par la suite, il a passé en revue toutes les actions réalisées par les pays donateurs, dans le cadre des programmes mis en œuvre sous l'égide du Comité international de Coordination (C.I.C.) pour Angkor, crée par la Conférence intergouvernementale de Tokyo en octobre 1993 et co-présidé par la France et le Japon. Enfin, après avoir vivement remercié l'UNESCO et son Directeur général, les membres du C.I.C. et leurs co-présidents, il a adressé un appel aux Etats parties à la Convention de 1972 concernant la protection du patrimoine mondial, leur demandant un appui soutenu et massif au Royaume du Cambodge dans sa lutte contre le trafic illicite des biens culturels.

A la suite de cet exposé, dont le Président du Comité a chaleureusement remercié le Représentant du Gouvernement royal du Cambodge, le Comité a pris note du rapport d'activités pour l'année 1994 établi par le Secrétariat du C.I.C. et transmis par les soins de M. A. Beschaouch.

Action du Comité: Le Comité a adopté la déclaration suivante:

Le Comité, ayant noté les efforts énormes faits par les autorités cambodgiennes en dépit des conditions difficiles auxquelles est confronté le pays, félicite le Gouvernement royal du Cambodge d'avoir pu satisfaire jusqu'ici aux recommandations de la 16e session du Comité. Le Comité félicite d'une part le Comité international de Coordination pour Angkor, co-présidé par la France et le Japon, d'autre part l'UNESCO qui assure le Secrétariat de ce Comité, d'avoir réussi à mobiliser un vaste réseau d'aide internationale dans l'effort de sauvegarde et la mise au point d'un cadre conceptuel d'intégration de la conservation archéologique à la promotion d'un développement durable de la région d'Angkor-Siem Reap, selon l'exemple du "projet de zonage et de gestion de l'environnement du site d'Angkor" (ZEMP) réalisé par l'UNESCO.

Le Comité demande instamment au Gouvernement royal du Cambodge et à son Assemblée nationale de voter dès que possible la loi sur la protection des biens culturels. Le Comité demande également au Gouvernement royal du Cambodge d'approuver la création d'un organisme de gestion pour assurer l'application des législations et réglementations nationales concernant la protection d'Angkor en tant que site du patrimoine mondial. Les textes de la loi susmentionnée et les statuts, de l'organisme de gestion d'Angkor seront présentés à la 1ge session du Comité, à titre d'information, ainsi que les données cartographiques indiquant les limites permanentes de la zone du patrimoine mondial d'Angkor et de sa zone tampon.

 

Décision adoptée: 18 BUR VI.B

M. Bouchenaki, Directeur de la Division du patrimoine physique, après avoir rappelé les recommandations faites par le Comité lors de l'inscription du site d'Angkor sur la liste du patrimoine mondial en décembre 1992, a souhaité informer le Bureau des dernières dispositions prises par le Directeur général del'UNESCO au sujet de la sauvegarde d'Angkor. Le Directeur général a décidé de renforcer le Bureau de l'UNESCO au Cambodge, en nommant M. Khamliène Nhouyvanisvong, ancien Sous-Directeur général a.i. pour les Relations extérieures, au poste de Directeur de ce Bureau et en qualité de Représentant personnel du Directeur général. De son côté, M. Richard Engelhardt a été appelé à de nouvelles fonctions au Bureau régional de l'UNESCO pour l'Asie et le Pacifique à Bangkok, en tant que Conseiller régional pour la culture. M. Bouchenaki a également informé le Bureau de la nomination de M. Azedine Beschaouch aux fonctions de Chargé de mission auprès du Sous-Directeur général pour la culture. M. Beschaouch continuera néanmoins à suivre les travaux techniques concernant la sauvegarde d'Angkor en qualité de Représentant spécial du Directeur général.

Mme Minja Yang, en tant que responsable des programmes intersectoriels pour le Cambodge et Chef de l'Unité Angkor, a été invitée à présenter les dernières évolutions du projet de "zonage et gestion de l'environnement du site d'Angkor" (ZEMP). Mme Yang a distingué les catégories de protection des sites culturels qui ont servi de base à l'établissement des différentes zones à Angkor: i) sites monumentaux; ii) réserves archéologiques protégées; iii) paysages culturels protégés; iv) points d'intérêt archéologique, anthropologique et historique. Elle a souligné l'importance de prendre en considération les aspects sociologiques, touristiques et économiques, en vue d'un développement intégré durable de la région d'Angkor.

En complément de l'information sur le zonage du site d'Angkor, M. Beschaouch a présenté les conclusions de sa récente mission au Cambodge. Il a souligné le fait que le Comité international de coordination pour la sauvegarde et le développement d'Angkor, créé lors de la Conférence intergouvernementale de Tokyo, co­présidé par la France et le Japon et dont l'UNESCO assure le secrétariat, a strictement observé les recommandations du Comité du patrimoine mondial. A cet égard, sur la base des propositions faites par le "ZEMP", le Gouvernement royal du Cambodge, par le décret-loi du 4 juin 1994 relatif en particulier au zonage et à la gestion du site d'Angkor, a défini une zone de sauvegarde qui couvre dans son ensemble (Angkor proprement dit, Banteay Srei et Roluos) une superficie de 401 kilomètres carrés. M. Beschaouch a ajouté que, lors de la prochaine session parlementaire du Royaume du Cambodge, deux textes de loi relatifs à la protection des biens culturels et à l'administration du site d'Angkor seraient soumis à l'examen de l'Assemblée nationale. Il a tenu à souligner l'exemplarité du Royaume du Cambodge dans sa volonté de mettre en place une structure juridique, règlementaire, technique et administrative pour la sauvegarde intégrée du site d'Angkor.

A la fin de cet exposé, le représentant de l'ICOMOS a exprimé sa satisfaction au sujet des actions entreprises pendant les 18 derniers mois en faveur de la sauvegarde du site d'Angkor et a félicité le Secrétariat de l'UNESCO pour son travail. Le déléguéde la Thaïlande a proposé l'envoi d'une lettre de félicitations au Gouvernement royal du Cambodge. Le délégué du Sénégal, après avoir félicité M. Beschaouch pour sa nomination à l'UNESCO, s'est associé à cette dernière initiative.

Le Bureau a approuvé cette proposition.

A titre de complément d'information, M. Beschaouch a insisté sur le volume et la qualité des travaux menés par les équipes françaises et japonaises à Angkor. Il a signalé que le "WMF" se propose, en accord avec le Gouvernement royal du Cambodge, de développer et de diversifier son action. Enfin, il a attiré l'attention sur l'intérêt, en ce qui concerne les données recueillies dans le cadre du programme "GIS" sur la base du logiciel "Intergraph", de les convertir vers la base "SPANS", grâce en particulier à la collaboration de "Parks Canada".