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Nouveaux biens inscrits (2008)








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Les sites culturels suivants ont été inscrits

Tulou du Fujian

Chine
Critère : (iii)(iv)(v)

Le site des Tulou du Fujian, comprend 46 maisons de terre, construites entre le XVe et le XXe siècle et disséminées sur plus de 120 km dans le sud-ouest de la province de Fujian, dans l’arrière-pays du détroit de Taiwan. Dressées au milieu de rizières, de champs de thé ou de tabac, les tulou sont des habitations en terre de plusieurs étages. Circulaires ou carrées, elles sont orientées vers l’intérieur et pouvaient abriter jusqu’à 800 personnes. Elles ont été construites dans un but défensif, autour d’une cour centrale avec des fenêtres ouvertes vers l’extérieur seulement à partir du 1er étage et une seule entrée. Servant d’habitation à tout le clan, les tulou fonctionnaient comme des entités villageoises et étaient aussi appelées « petits royaumes familiaux » ou « petites villes prospères ». Les tulou présentent des murs de boue fortifiés couverts par des toits de tuiles avec de larges avant-toits en surplomb. Les constructions les plus élaborées datent des XVIIe et XVIIIe siècles. Les bâtiments étaient divisés verticalement entre les familles qui disposaient chacune de deux ou trois pièces à chaque étage. Contrastant avec l’aspect sobre de l’extérieur, l’intérieur des tulou étaient conçu pour le confort et souvent richement décoré. Ces édifices sont inscrits en tant qu’exemples de bâtiments exceptionnels de par leur taille, leur tradition de construction et leur fonction, ils constituent un exemple unique de peuplement humain, fondé sur une vie en communauté et des besoins défensifs tout en maintenant une relation harmonieuse avec leur environnement.

Ancien site agricole de Kuk

Papouasie-Nouvelle-Guinée
Critère : (iii)(iv)

L’ancien site agricole de Kuk, en Papouasie Nouvelle Guinée, comprend 116 ha de marécages dans l’ouest de l’île de la Nouvelle-Guinée, à 1500 m d’altitude. Des fouilles archéologiques ont révélé que ces marais ont été cultivés presque continuellement depuis 7000, voire 10 000 ans. Le site présente des vestiges archéologiques bien conservés montrant l’évolution technologique qui a transformé l’exploitation des plantes en agriculture, il y a environ 6500 ans. C’est un excellent exemple d’évolution des pratiques agricoles à travers les âges depuis la culture sur des buttes jusqu’au drainage des marécages par le creusement de fossés avec des outils en bois. Kuk est l’un des rares endroits au monde où des vestiges archéologiques montrent un développement indépendant de l’agriculture sur sept à dix millénaires.

Centre historique de Camagüey

Cuba
Critère : (iv)(v)

Camagüey - un des sept premiers villages fondés par les Espagnols à Cuba - a joué un rôle de premier plan en tant que centre urbain d’un territoire consacré à l’élevage et à l’industrie sucrière. Installée à son emplacement actuel en 1528, la ville s’est développée sur la base d’un tracé urbain irrégulier qui comprend un système de places et de placettes, de rues et de ruelles sinueuses et de pâtés de maisons irréguliers, très peu courant dans l’Amérique latine coloniale. Le centre historique de Camagüey, couvrant 54 ha, constitue un exemple exceptionnel d’installation urbaine traditionnelle relativement isolée des routes principales. Les colons espagnols étaient soumis aux influences urbaines médiévales européennes, visibles dans le tracé urbain, ainsi qu’aux techniques traditionnelles de construction, apportées aux Amériques par les premiers maçons et maîtres constructeurs. Le site reflète l’influence de nombreux styles, apparus à différents stades de son développement : néoclassique, éclectique, Art déco, néocolonial et, dans une moindre mesure, Art nouveau et rationaliste.

Centre historique de Saint-Marin et mont Titano

Saint-Marin
Critère : (iii)

Le centre historique de Saint-Marin et mont Titano couvre 55 hectares et comprend le mont Titano et le centre historique de la cité de Saint-Marin qui remonte à la fondation de la république en tant que cité-État au XIIIème siècle. Saint-Marin est inscrite en tant que témoignage de la continuité d’une république indépendante depuis la période médiévale. Le site inscrit comprend des tours de fortification, des murs d’enceinte, portes et bastions, ainsi que la basilique néo-classique du XIXème siècle, des couvents du XIV et XVIème siècles, le Palazzo Pubblico du XIXème siècle et le théâtre Titano du XVIIIème siècle. Le bien constitue un exemple de centre historique encore habité et conservant toutes ses fonctions institutionnelles. Grâce à sa position au sommet du mont Titano, la cité n’a pas été affectée par les transformations urbaines intervenues depuis l’avènement de l’ère industrielle jusqu’à nos jours.

Chemin de fer rhétique dans les paysages de l’Albula et de la Bernina

Italie , Suisse
Critère : (ii)(iv)

Le chemin de fer rhétique dans le paysage de l’Albula et de la Bernina rassemble deux lignes ferroviaires historiques qui traversent les Alpes suisses par deux cols. Ouverte en 1904, la ligne de l’Albula, dans le nord de la partie nord-ouest du site, fait 67 km de long. Elle comporte un ensemble impressionnant d’ouvrages avec 42 tunnels et galeries couvertes et 144 viaducs et ponts. Les 61 km de la ligne de la Bernina totalisent 13 tunnels et galeries ainsi que 52 viaducs et ponts. Le bien montre une utilisation exemplaire du chemin de fer pour désenclaver les Alpes centrales au début du XXème siècle; ces deux lignes ferroviaires ont eu un impact socio-économique durable sur la vie en montagne. Les deux lignes présentent un ensemble technique, architectural et environnemental exceptionnel. Elles incarnent des réalisations architecturales et de génie civil en harmonie avec les paysages qu’elles traversent.

Cités du modernisme de Berlin

Allemagne
Critère : (ii)(iv)

Les Cités du style moderne de Berlin, en Allemagne, comprennent six ensembles de logements qui témoignent de la politique de l’habitat innovante de 1910 à 1933, spécialement durant la République de Weimar, lorsque la ville de Berlin était à l’avant-garde sur le plan social, politique et culturel. Ces cités constituent un exemple exceptionnel de l’évolution des logements sociaux qui a contribué à améliorer l’habitat et les conditions de vie des personnes à faibles revenus, grâce à des approches novatrices en matière d’urbanisme, d’architecture et de conception des jardins. Le site offre des exemples remarquables de nouveaux types urbains et architecturaux avec des solutions inédites en matière de design et des innovations techniques et esthétiques. Bruno Taut, Martin Wagner et Walter Gropius ont été parmi les principaux architectes de ces projets qui ont exercé une influence considérable sur le développement de l’habitat partout dans le monde.

Domaine du chef Roi Mata

Vanuatu
Critère : (iii)(v)(vi)

Le domaine du chef Roi Mata est le premier bien du Vanuatu à être inscrit sur la Liste. Ce domaine consiste en trois sites des îles d'Efate, de Lelepa et d'Artok qui sont associés avec la vie et la mort, aux alentours de 1600 après JC, du dernier détenteur du titre de chef ou Roi Mata dans ce qui est aujourd'hui le centre du Vanuatu. Le bien comprend la demeure du Roi Mata, le site de sa mort et un site funéraire collectif. Il est étroitement associé aux traditions orales entourant le chef et aux valeurs morales qu'il défendait. Le site reflète la convergence entre la tradition orale et l'archéologie; il témoigne de la persistence des réformes sociales du Roi Mata qui ont mis fin à des conflits qui restent encore d'actualité pour les habitants de la région.

Ensembles monastiques arméniens de l'Iran

Iran (République islamique d')
Critère : (ii)(iii)(vi)

Les Ensembles monastiques arméniens de l’Iran, au nord-ouest du pays comprennent trois ensembles monastiques historiques de la foi chrétienne arménienne : St-Thaddeus, St-Stepanos et la chapelle Ste-Marie de Dzordzor. Ces édifices, dont le plus ancien, St-Thaddeus, date du VIIème siècle, sont des exemples de valeur universelle exceptionnelle des traditions architecturale et décorative arméniennes. Ils montrent également les très importants échanges qui ont eu lieu avec d’autres cultures, notamment byzantine, orthodoxe et perse. Situés aux limites sud-est de la zone principale de la culture arménienne, les monastères ont été un centre majeur de sa diffusion dans la région. Ce sont aujourd’hui les derniers témoignages régionaux de cette culture dans un état d’intégrité et d’authenticité satisfaisants. De plus, en tant que lieux de pèlerinage, les ensembles monastiques apportent un témoignage vivant des traditions religieuses arméniennes à travers les siècles.

Fortifications de Vauban

France
Critère : (i)(ii)(iv)

L’œuvre de Vauban comprend 12 groupes de bâtiments fortifiés et de constructions le long des frontières nord, est et ouest de la France. Ils constituent les meilleurs exemples du travail de Sébastien Le Prestre de Vauban (1633-1707), l’architecte militaire de Louis XIV. Cette série comprend des villes neuves créées ex-nihilo, des citadelles, des enceintes urbaines à bastions et des tours bastionnées. Y figurent aussi des forts de montagne, des forts de côte, une batterie de montagne et deux structures de communication en montagne. Ces sites sont inscrits en tant que témoins de l’apogée de la fortification bastionnée classique, typique de l’architecture militaire occidentale. Vauban a joué un rôle majeur dans l’histoire des fortifications en influençant l’architecture militaire en Europe, mais aussi sur les autres continents jusqu'au milieu du XIXe siècle.

Forêts sacrées de kayas des Mijikenda

Kenya
Critère : (iii)(v)(vi)

Les forêts sacrées de kaya des Mijikenda consistent en 11 sites forestiers distincts qui s''étendent sur près de 200 km le long de la côte. Ils recèlent les vestiges de nombreux villages fortifiés, les kayas, du peuple Mijikenda. Les kayas, créés à partir du XVIème siècle ont été abandonnés dans les années 1940. Ils sont considérés aujourd''hui comme les demeures des ancêtres, révérés comme des sites sacrés et entretenus par les conseils d''anciens. Le site est inscrit en tant que témoignage unique d''une tradition culturelle et pour ses liens directs avec une tradition vivante.

Lieux saints bahá’is à Haïfa et en Galilée occidentale

Israël
Critère : (iii)(vi)

Les lieux saints bahá’is, à Haïfa et en Galilée occidentale, sont inscrits en raison de leur profonde signification spirituelle et de leur importance dans la grande tradition de pèlerinage de la foi bahá’ie. Le bien comprend les deux lieux les plus sacrés de la religion bahá’ie, car associés à ses pères fondateurs : le mausolée de Bahá’u’lláh à Acre et le mausolée de Báb à Haïfa, avec leurs jardins environnants et les monuments et bâtiments associés. Ces deux temples font partie d’un ensemble plus vaste de bâtiments, monuments et sites répartis en sept différents points de Haïfa et de Galilée occidentale et font partie intégrante du pèlerinage bahá’i.

Mantoue et Sabbioneta

Italie
Critère : (ii)(iii)

Mantoue et Sabbioneta, au nord de l’Italie, dans la vallée du Pô, présentent deux aspects de l’urbanisme de la Renaissance. Mantoue montre le renouvellement et l’extension progressive d’une ville existante alors que Sabbioneta, à une trentaine de kilomètres de là, illustre la mise en œuvre des théories de l’époque sur la ville idéale. La première a un tracé très irrégulier qui devient régulier par endroits, témoignant de plusieurs étapes de croissance depuis la période romaine. On y trouve de nombreux édifices médiévaux comme une rotonde du XIème siècle et un théâtre baroque. Construite dans la seconde moitié du XVIème siècle sous l’égide de Vespasien Gonzague Colonna, Sabbioneta peut être décrite comme la ville d’une seule période avec un plan en damier à angles droits. Les deux villes représentent un témoignage exceptionnel de réalisations urbaines, architecturales et artistiques de la Renaissance, avec pour dénominateur commun la vision et les ambitions de la famille régnante des Gonzague. Les deux sites sont importants pour la valeur de leur architecture et leur rôle de premier plan dans la dissémination de la culture de la Renaissance. Les idéaux de celle-ci, favorisés par la famille Gonzague, sont présents dans la morphologie et l’architecture de ces villes.

Melaka et George Town, villes historiques du détroit de Malacca

Malaisie
Critère : (ii)(iii)(iv)

Les villes historiques Melaka et George Town, sont le produit de 500 ans de contacts commerciaux et culturels entre l’Orient et l’Occident dans le détroit de Malacca. De multiples influences asiatiques et européennes ont apporté aux villes une identité multiculturelle unique qui se manifeste par un patrimoine matériel et immatériel. Avec ses édifices gouvernementaux, ses églises, ses places et sa forteresse, Melaka présente les premières phases de son histoire commençant sous le sultanat malais au XVème siècle et les périodes portugaise et néerlandaise qui ont débuté au commencement du XVIème siècle. Avec ses édifices résidentiels et commerciaux, George Town illustre la période britannique à partir de la fin du XVIIIème siècle. Les deux villes présentent une culture architecturale unique et un paysage urbain sans pareil en Asie orientale et en Asie du Sud-Est.

Paysage culturel du Morne

Maurice
Critère : (iii)(vi)

Le Paysage culturel du Morne est une montagne accidentée qui s’avance dans l’océan Indien au sud-ouest de l’île Maurice et qui a été utilisée comme refuge par les esclaves en fuite, les marrons, au cours du XVIIIe siècle et des premières années du XIXe. Protégés par les versants abrupts de la montagne, quasi-inaccessibles et couverts de forêts, les esclaves évadés ont formé des petits peuplements dans des grottes et au sommet du Morne. La tradition orale autour des marrons a fait de cette montagne le symbole de la souffrance des esclaves, de leur lutte pour la liberté et de leur sacrifice, autant des drames qui ont trouvé un écho jusque dans les pays d’où venaient les esclaves : le continent africain, Madagascar, l’Inde et le sud-est de l’Asie. Maurice, une grande escale du commerce des esclaves, a même été connue comme la « République des marrons » à cause du nombre important d’esclaves échappés qui s'étaient installés sur la montagne du morne.

Plaine de Stari Grad

Croatie
Critère : (ii)(iii)(v)

La plaine de Stari Grad, située sur l''île adriatique de Hvar, est un espace culturel qui est resté pratiquement intact depuis sa première colonisation par des Grecs venus de l''île égéenne de Paros au IVème siècle avant J.C. L''activité agricole originelle - basée sur la vigne et l''olivier - de cette plaine fertile s''est maintenue depuis les origines jusqu''à aujourd''hui. Le site est aussi une réserve naturelle. Le paysage, qui comprend des parcelles et des chemins délimités par des murs de pierres sèches, ainsi que des petites constructions en pierre, témoigne de l''ancien système d''organisation agricole en lots réguliers utilisé par les Grecs, la chora, qui est restée pratiquement intacte au cours de 24 siècles.

Site archéologique de Al-Hijr (Madain Salih)

Arabie saoudite
Critère : (ii)(iii)

Le Site archéologique de Al-Hijr (Madain Salih), est le premier site de ce pays inscrit sur la Liste du patrimoine mondial. Anciennement appelé Hegra, il s’agit du plus important site conservé de la civilisation des Nabatéens au sud de Pétra (Jordanie), il comporte notamment des tombes monumentales aux façades décorées, datant principalement du 1er siècle avant J.C. au 1er siècle après J.C. Le site compte aussi une cinquantaine d’inscriptions de la période pré-nabatéenne et des dessins rupestres. Al-Hijr est un témoignage unique de la civilisation nabatéenne. Avec ses 111 tombes monumentales, dont 94 avec des façades décorées, et ses puits, le site est un exemple exceptionnel de la qualité de l’architecture des Nabatéens et de leur maîtrise des techniques hydrauliques.

Temple de Preah Vihear

Cambodge
Critère : (i)

Le temple de Preah Vihear, dédié à Shiva, se trouve au bord d’un plateau qui domine la plaine du Cambodge. Composé d'une série de sanctuaires reliés par un système de chaussées et d'escaliers s'étendant sur un axe de 800 m, le temple date de la première moitié du XIe siècle. Son histoire complexe remonte cependant au IXe siècle, époque à laquelle un ermitage a été fondé. Ce site est particulièrement bien préservé, essentiellement en raison de sa situation reculée. L'ensemble est exceptionnel pour son architecture, adaptée à la fois aux contraintes naturelles du site et aux fonctions religieuses du temple, ainsi que pour la qualité des ornementations de pierre sculptée.

Ville protégée de San Miguel et sanctuaire de Jésus Nazareno de Atotonilco

Mexique
Critère : (ii)(iv)

La ville fortifiée, établie au XVIe siècle pour protéger la route intérieure royale, a atteint son apogée au XVIIIe siècle quand de nombreux édifices religieux et civils ont été construits dans le style baroque mexicain. Certains de ces bâtiments sont des chefs-d’œuvre de ce style qui a évolué durant la transition du baroque au néoclassique. Situé à 14 km de la ville, le sanctuaire jésuite, datant également du XVIIIe siècle, est un des plus beaux exemples de l’art et de l’architecture baroques en Nouvelle Espagne. Il est constitué d’une grande église et de plusieurs chapelles plus petites, toutes décorées avec des peintures à l’huile de Rodriguez Juárez et des peintures murales de Miguel Antonio Martínez de Pocasangre. De par sa position, San Miguel de Allende a fait office de creuset où se mêlaient les influences culturelles espagnoles, créoles et amérindiennes. Le sanctuaire, lui, constitue un exemple exceptionnel d’échanges culturels entre l’Europe et l’Amérique latine. Son architecture et sa décoration intérieure sont des témoins de l’influence de la doctrine de Saint Ignace de Loyola.

Églises en bois de la partie slovaque de la zone des Carpates

Slovaquie
Critère : (iii)(iv)

Les églises en bois de la partie slovaque de la zone des Carpates, inscrites sur la Liste du patrimoine mondial comprennent deux églises catholiques romaines, trois protestantes et trois grecques orthodoxes construites entre le XVIème et le XVIIIème siècle. Ces édifices en bois sont un bon exemple d’une riche tradition locale d’architecture religieuse, marquée par la rencontre entre les cultures byzantine et latine. Les édifices présentent des différences typologiques dans leurs plans, leurs espaces intérieurs et leur apparence extérieure en fonction des différentes pratiques religieuses. Ils témoignent aussi du développement des courants artistiques et architecturaux pendant la période de construction ainsi que de leur interprétation et adaptation à un contexte géographique et culturel particulier. L’intérieur des églises est orné de peintures sur les murs et les plafonds et abrite des œuvres d’art qui enrichissent la valeur culturelle des biens.

Les sites naturels suivants ont été inscrits

Archipel de Socotra

Yémen
Critère : (x)

L’archipel de Socotra, situé dans le nord-ouest de l’océan Indien, près du golfe d’Aden, s’étend sur 250 km. Il comprend quatre îles et deux îlots rocheux qui semblent prolonger la corne de l’Afrique. Il est exceptionnel de par sa grande diversité de plantes et son taux d’endémisme : 37% des 825 espèces de plantes présentes, 90% des espèces de reptiles et 95% des espèces d’escargots terrestres ne se trouvent nulle part ailleurs dans le monde. En ce qui concerne les oiseaux, le site héberge des populations importantes au plan mondial (192 espèces dont 44 se reproduisent dans les îles et 85 sont des migrateurs réguliers) dont quelques espèces menacées. La vie marine de Socotra est aussi très diverse, avec 253 espèces de coraux bâtisseurs de récifs, 730 espèces de poissons côtiers et 300 espèces de crabes, homards et crevettes.

Falaises fossilifères de Joggins

Canada
Critère : (viii)

Les falaises fossilifères de Joggins constituent un site paléontologique de 689 hectares, situé le long de la côte de la Nouvelle-Ecosse (dans l'Est du Canada). On le surnomme le « Galápagos du carbonifère » en raison de la profusion de fossiles qu'on y trouve et qui remontent à cette période géologique (datant de 354 à 290 millions d'années). Les roches du site sont considérées comme des exemples types de cette période de l'histoire de la Terre ; elles constituent le vestige de la strate pennsylvanienne (vieille de 318 à 303 millions d'années) le plus important en épaisseur et en richesse au monde, ainsi que le registre fossilifère le plus complet des formes de vie terrestres de cette époque. On y trouve des restes et des traces des premiers animaux et des forêts tropicales humides dans lesquelles ils vivaient, conserves in situ, intacts et non perturbés. Les 14,7 kilomètres de falaises maritimes, de microfalaises, de plates-formes rocheuses et de plages du site regroupent les vestiges de trois écosystèmes : une baie estuarienne, une forêt tropicale humide en plaine inondable et une plaine alluviale boisée sujette aux incendies et comportant des mares d'eau douce. Le site offre l'ensemble le plus complet de fossiles de ces trois types d'écosystème, soit 96 genres et 148 espèces de fossiles ainsi que 20 groupes d'empreintes. II est répertorié en raison des échantillons spectaculaires qu'il renferme et qui représentent les principales étapes de l'histoire de la Terre.

Haut lieu tectonique suisse Sardona

Suisse
Critère : (viii)

Le Haut lieu tectonique suisse Sardona, situé au nord-est de la Suisse, est une zone montagneuse de 32 850 hectares où se trouvent sept sommets de plus de 3 000 m. Le site constitue un exemple exceptionnel d’orogenèse par collision continentale et offre d’excellentes sections géologiques à travers un chevauchement tectonique, un processus par lequel des roches plus anciennes et plus profondes remontent et passent par-dessus des roches plus jeunes et moins profondes. Il se caractérise par une exposition tridimensionnelle claire des structures et des processus typiques de ce phénomène et il est reconnu comme un site capital pour la géologie depuis le XVIIIème siècle. Les Alpes glaronnaises sont des montagnes glacées, qui dominent de façon spectaculaire d’étroites vallées fluviales encaissées. On y trouve le plus grand glissement de terrain de la fin de la période post-glaciaire dans les Alpes centrales.

Lagons de Nouvelle-Calédonie : diversité récifale et écosystèmes associés

France
Critère : (vii)(ix)(x)

Ce bien en série est composé de six zones marines représentant l’ensemble de la diversité des récifs et écosystèmes associés de cet archipel français du Pacifique Sud, un des trois systèmes récifaux les plus vastes du monde. Ces sites sont d’une beauté extraordinaire. On y trouve une diversité exceptionnelle d’espèces de coraux et de poissons, ainsi qu’un continuum d’habitats allant des mangroves aux herbiers et caractérisé par une panoplie de structures récifales parmi les plus diversifiées de la planète. Les lagons et récifs coralliens de Nouvelle-Calédonie abritent des écosystèmes intacts peuplés d'une biodiversité marine exceptionnelle, composée de populations saines de grands prédateurs et d’un nombre considérable de différents poissons de grande taille. Ils offrent un habitat pour plusieurs espèces marines emblématiques ou en danger, comme les tortues, les baleines ou les dugongs, ces derniers constituant la troisième population mondiale.

Parc national du mont Sanqingshan

Chine
Critère : (vii)

Le Parc national du mont Sanqingshan. Ce site de 22 950 ha, situé à l’extrémité ouest de la chaîne des monts Huaiyu, au nord-est de la province du Jiangxi (centre-est de la Chine) a été inscrit pour la qualité esthétique exceptionnelle de son paysage, remarquable par la présence de 48 pics et 89 colonnes de granit dont beaucoup ressemblent à des silhouettes humaines ou animales. La beauté naturelle du mont Sanqingshan, culminant à 1817 m, est rehaussée par la juxtaposition de ces formations granitiques, de la végétation et des conditions météorologiques qui créent un paysage à couper le souffle, toujours changeant avec des halos brillants sur les nuages et des arcs-en-ciel blancs. La région est soumise à une combinaison d’influences maritimes et subtropicales de mousson ; elle forme une île de forêt tempérée au-dessus du paysage subtropical qui l’entoure. Le parc comprend aussi des forêts, de nombreuses chutes d’eau, dont quelques-unes de 60 m de haut, des lacs et des sources.

Réserve de biosphère du papillon monarque

Mexique
Critère : (vii)

La réserve de biosphère du papillon monarque est située dans une chaîne de montagnes à environ 100 km au nord-ouest de Mexico. Sur ces 56 259 ha, chaque automne, des millions, voire un milliard, de papillons provenant des vastes espaces nord-américains s’amoncellent sur de petites parcelles forestières de la réserve, colorant les arbres en orange et faisant ployer les branches sous leur poids collectif. Au printemps, ces papillons reprennent une migration de 8 mois, vers l’est du Canada avant de revenir au Mexique. Durant cette période, quatre générations successives naîtront et mourront. Nous ignorons encore aujourd’hui comment ils parviennent à retrouver leur chemin vers le site d’hivernage.

Saryarka - Steppe et lacs du Kazakhstan septentrional

Kazakhstan
Critère : (ix)(x)

Saryarka – Steppe et lacs du Kazakhstan septentrional, comprend deux zones protégées : la Réserve naturelle d’Etat de Naurzum et la Réserve naturelle d’Etat de Korgalzhyn totalisant une surface de 450 344 ha. On y trouve des zones humides d’une importance exceptionnelle pour les oiseaux d’eaux, notamment des espèces en danger, comme la grue de Sibérie, le pélican frisé ou l’aigle de Pallas pour n’en citer que quelques-uns. Ces zones humides représentent un carrefour et des sites de repos essentiels sur les voies de migration d’oiseaux d’Asie centrale, des oiseaux d’eau venus d’Afrique, d’Europe ou d’Asie du sud vers leur site de reproduction en Sibérie occidentale et orientale. Les 200 000 ha de steppe d’Asie Centrale compris dans le site offrent un refuge à plus de la moitié de la flore de steppe de la région, à un bon nombre d’oiseaux menacés et à l’antilope saïga. En danger critique d’extinction, cette dernière espèce était autrefois abondante mais sa population a été dramatiquement réduite par le braconnage. Le site comprend aussi deux groupes de lacs d’eau douce et d’eau salée situés dans un bassin versant compris entre des rivières s’écoulant vers le nord et l’Arctique et vers le sud et le bassin Aral-Irtysh.

Surtsey

Islande
Critère : (ix)

Surtsey, située à environ 32 km au sud de la côte islandaise, est une nouvelle île volcanique créée par des éruptions qui ont eu lieu de 1963 à 1967. Protégée dès sa naissance, elle fournit au monde un laboratoire naturel tout à fait remarquable. Libre de toute interférence humaine, Surtsey est une source unique et continue d’informations sur la colonisation d’une nouvelle terre par la vie végétale et animale. Depuis qu’ils ont commencé à observer l’île, en 1964, les scientifiques ont vu l’arrivée de graines transportées par les courants marins, l’apparition de moisissures, de bactéries et de champignons. A suivi, en 1965, une première plante vasculaire, bientôt rejointe par d’autres. Dix espèces se sont établies pendant la première décennie. En 2004, on en dénombrait 60, avec 75 bryophytes, 71 lichens et 24 champignons. On a répertorié à ce jour 89 espèces d’oiseaux à Surtsey, dont 57 se reproduisent aussi ailleurs en Islande. Les 141 ha de l’île servent également d’habitat à 335 espèces d’invertébrés.

Le Comité a également approuvé l'extension des sites suivants

Les sites culturels

Centres historiques de Berat et de Gjirokastra

Albanie
Critère : (iii)(iv)

Berat et Gjirokastra sont inscrites en tant que rares exemples d'un style architectural typique de la période ottomane. Située dans le centre de l'Albanie, Berat porte le témoignage de la coexistence de différentes communautés religieuses et culturelles au fil des siècles. Elle comprend un château, localement appelé le Kala, dont la majeure partie fut construite au XIIIe siècle, bien que ses origines remontent au IVe siècle avant JC. Le quartier de la citadelle compte de nombreuses églises byzantines, dont plusieurs du XIIIème siècle, ainsi que plusieurs mosquées construites sous l'ère ottomane qui débuta en 1417. Gjirokastra, dans la vallée de la rivière Drinos au sud de l'Albanie, comprend une série de remarquables maisons à deux étages, qui se développèrent au XVIIe siècle. La ville comprend également un bazar, une mosquée du XVIIIe siècle ainsi que deux églises de la même époque.

Chemins de fer de montagne en Inde

Inde
Critère : (ii)(iv)

Ce site comprend trois liaisons ferroviaires. Le premier, et jusqu’à présent le plus exceptionnel exemple de chemin de fer de montagne pour passagers, est le Darjeeling Himalayan Railway. Inauguré en 1881, sa construction a nécessité des solutions ingénieuses et audacieuses pour résoudre les problèmes liés à l’établissement d’une ligne ferroviaire à travers un terrain montagneux d’une grande beauté. La construction du Chemin de fer des montagnes Nilgiri, une ligne à voie unique d’un mètre d’écartement et de 46 km de long dans l’État du Tamil Nadu, fut d’abord proposée en 1854 ; mais face aux difficultés présentées par ce site montagneux, les travaux ne démarrèrent qu’en 1891 pour s’achever en 1908. Ce chemin de fer, qui part d’une altitude de 326 m pour atteindre 2 203 m, représentait la technologie de pointe de son époque. Enfin, le Chemin de fer de Kalka à Shimla, une ligne à voie unique longue de 96 km, fut construit au milieu du XIXe siècle pour desservir la ville de Shimla. Il illustre les prouesses techniques et matérielles réalisées pour désenclaver les populations montagnardes grâce au chemin de fer. Ces trois chemins de fer sont toujours parfaitement opérationnels.

Frontières de l’Empire romain

Allemagne , Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord
Critère : (ii)(iii)(iv)

Le « limes romain » représente la ligne frontière de l’Empire romain à son apogée au IIe siècle apr. J.-C. Le limes s’étendait sur 5 000 km depuis la côte atlantique au nord de la Grande-Bretagne, traversant l’Europe jusqu’à la mer Noire et, de là, jusqu’à la mer Rouge et l’Afrique du Nord, pour revenir à la côte atlantique. Il s’agit de vestiges de murs bâtis, de fossés, de forts, de forteresses, de tours de guet et d’habitations civiles. Certains éléments de la ligne ont été découverts lors de fouilles, d’autres reconstruits et quelques-uns détruits. Les deux tronçons du limes en Allemagne couvrent une distance de 550 km depuis le nord-ouest de l’Allemagne jusqu’au Danube au sud-est du pays. Le mur d’Hadrien (Royaume Uni), long de 118 km, a été construit sous les ordres de l’empereur Hadrien en 122 apr. J.-C., à l’extrémité nord des frontières de la province romaine Britannia. C’est un exemple remarquable d’organisation d’une zone militaire qui illustre les techniques défensives et les stratégies géopolitiques de la Rome ancienne. Le mur d’Antonin, une fortification de 60 km de long située en Ecosse, fut commencé sous l’empereur Antonius Pius en 142 apr. J.-C. comme une défense contre les « barbares » venus du Nord. Il représente le tronçon situé le plus au nord-ouest du « limes romain ».

Grotte d’Altamira et art rupestre paléolithique du nord de l’Espagne

Espagne
Critère : (i)(iii)

Dix-sept grottes ornées datant du Paléolithique ont été ajoutées en tant qu’ extension du site de la grotte d’Altamira, inscrit en 1985. Ce bien apparaîtra désormais sur la Liste sous le nom de La grotte Altamira et l’art rupestre paléolithique du Nord de l’Espagne. L’ensemble illustre l’apogée de l’art rupestre paléolithique qui s’est développé à travers l’Europe, de l’Oural à la péninsule Ibérique, de 35 000 à 11 000 ans avant J.-C. On doit son excellente conservation au fait qu’il s’agit de galeries profondes, isolées des influences climatiques extérieures. Les grottes sont inscrites en tant que chefs-d’œuvre du génie créateur de l’homme et premier art humain pleinement maîtrisé. Il s’agit aussi de témoignages exceptionnels d’une tradition culturelle et d’illustrations remarquables d’une étape significative de l’histoire humaine.

Mines royales de sel de Wieliczka et Bochnia

Pologne
Critère : (iv)

Le filon géologique de sel gemme de Wieliczka et Bochnia a été exploité continuellement depuis le XIIIe siècle. Cette activité industrielle majeure, la plus ancienne d’Europe, disposait d’un statut royal. Il s’agit d’un bien en série composé des Mines de sel de Wieliczka et de Bochnia et de la Saline-château de Wieliczka. Les Mines de sel de Wieliczka et de Bochnia illustrent les étapes historiques du développement des techniques minières en Europe, du XIIIe au XXe siècle : les deux mines forment des centaines de kilomètres de galeries avec des œuvres d’art, des chapelles souterraines et des statues sculptées dans le sel, offrant un fascinant pèlerinage dans le passé. Les mines étaient administrativement et techniquement gérées par la Saline-château de Wieliczka,  qui date de la période médiévale mais a été plusieurs fois reconstruite au cours de son histoire.

En 2008 le Comité du patrimoine mondial a inscrit des nouveaux sites sur la Liste du patrimoine mondial.
27
Nouvelles inscriptions
19
Culturels
8
Naturels
0
Mixtes
5
Extensions