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Rizières en terrasses des cordillères des Philippines

Rice Terraces of the Philippine Cordilleras

For 2,000 years, the high rice fields of the Ifugao have followed the contours of the mountains. The fruit of knowledge handed down from one generation to the next, and the expression of sacred traditions and a delicate social balance, they have helped to create a landscape of great beauty that expresses the harmony between humankind and the environment.

Rizières en terrasses des cordillères des Philippines

Depuis 2 000 ans, les rizières d'altitude des Ifugao épousent les courbes des montagnes. Fruit d'un savoir-faire transmis de génération en génération, des traditions sacrées et d'un équilibre social délicat, elles créent un paysage d'une grande beauté où se lit l'harmonie conquise et préservée entre l'homme et l'environnement.

حقول الأرزّ على شكل مصطبات في سلسلة جبال الفيليبين

منذ ألفَي عام وحقول الأرز في أعالي ايفوغاو تتماشى مع منحنيات الجبال. وهي ثمرة مهارة تناقلتها الأجيال، وتقاليد مقدّسة وتوازن اجتماعي دقيق، تشكّل منظراً طبيعيًا في غاية الجمال حيث يمكن للناظر رؤية ذلك التناغم الجذّاب والمُصان بين الانسان والطبيعة.

source: UNESCO/ERI

菲律宾科迪勒拉山的水稻梯田

两千年以来,伊富高山上的稻田一直是依山坡地形种植的。种植知识代代相传,神圣的传统文化与社会使这里形成了一道美丽的风景,体现了人类与环境之间的征服和融合。

source: UNESCO/ERI

Рисовые террасы в Филиппинских Кордильерах

Созданные более 2 тыс. лет назад террасированные рисовые поля Ифугао следуют контурам горных склонов. Знания, передаваемые от одного поколения к следующему, и поддержание священных традиций и социального равновесия помогли сформировать ландшафт исключительной красоты, который символизирует гармонию между человеком и окружающей его природой.

source: UNESCO/ERI

Arrozales en terrazas de las cordilleras de Filipinas

Desde hace 2000 años, el pueblo ifugao viene construyendo en las montañas terrazas perfectamente adaptadas a las curvas del relieve para cultivar el arroz. Fruto de técnicas y tradiciones sagradas transmitidas de generación en generación, así como de un equilibrio social delicado, estos arrozales forman un paisaje de gran belleza, que refleja la armonía lograda por el hombre con la naturaleza.

source: UNESCO/ERI

フィリピン・コルディリェーラの棚田群

source: NFUAJ

Rijstterrassen van de Filippijnse Cordilleras

De hoge rijstvelden van de Ifugao hebben 2.000 jaar lang de contouren van de bergen gevolgd. Ze vormen het resultaat van opgedane kennis die van generatie op generatie werd doorgegeven en zijn de expressie van heilige tradities en een delicate sociale balans. De rijstterrassen hebben op deze manier bijgedragen aan de vorming van een prachtig landschap dat de harmonie tussen de mensheid en het milieu tot uitdrukking brengt. Het gebied is slecht toegankelijk waardoor het de Cordillera stammen als een van de weinige Filippijnse volkeren lukte om vreemde troepen uit het gebied te weren. Hierdoor wisten ze hun authentieke stamcultuur te behouden.

Source : unesco.nl

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Rizières en terrasses des cordillères des Philippines © UNESCO
Valeur universelle exceptionnelle

Brève synthèse

Les Rizières en terrasses des cordillères des Philippines offrent l’exemple exceptionnel d’un paysage culturel vivant dont on peut suivre l’évolution depuis deux millénaires à partir de l’époque précoloniale. Les terrasses se situent dans les zones reculées de la cordillère des Philippines, chaîne montagneuse de l’île septentrionale de Luzon, dans l’archipel des Philippines. Les terrasses historiques s’étendent sur une vaste superficie et le bien inscrit comprend cinq groupes de rizières en terrasses des plus impressionnantes et intactes, répartis dans quatre municipalités. Ils sont tous le produit de la minorité ethnique Ifugao, une communauté qui occupe ces montagnes depuis des milliers d’années.

Les cinq groupes inscrits sont : (i) le groupe des rizières en terrasse de Nagacadan dans la municipalité de Kiangan, groupe formé de deux rangées ascendantes de terrasses bissectées par une rivière ; (ii) le groupe des rizières de Hungduan qui est le seul du genre à former une sorte de toile d’araignée ; (iii) le groupe central des rizières de Mayoyao qui se caractérise par des terrasses entremêlées avec les bale (maisons) et alang (greniers) des paysans traditionnels ; (iv) le groupe des rizières de Bangaan dans la municipalité de Banaue, avec en toile de fond un village traditionnel Ifugao typique ; et (v) le groupe des rizières de Batad appartenant à la municipalité de Banaue, qui est niché dans des terrasses en demi-cercle semblables à un amphithéâtre avec un village en contrebas.

Les rizières en terrasses d’Ifugao incarnent le mélange absolu de l’environnement physique, socioculturel, économique, religieux et politique. Il s’agit, qui plus est, d’un paysage culturel vivant d’une beauté incomparable.

Les rizières en terrasses d’Ifugao sont une contribution inestimable d’ancêtres philippins à l’humanité. Construites il y a 2000 ans et transmises de génération en génération, les rizières en terrasses d’Ifugao représentent une illustration immuable d’une civilisation ancienne qui a résisté aux nombreux défis et revers causés par la modernisation.

Implanté à une plus haute altitude et sur des pentes plus raides que de nombreuses autres cultures en terrasses, l’ensemble des murs en pierre ou en terre d’Ifugao et le minutieux découpage des contours naturels des collines et des montagnes pour la réalisation de rizières inondées, associé au développement de systèmes d’irrigation complexes captant l’eau des forêts de montagne, et un système d’exploitation agricole sophistiqué, reflètent une maîtrise de la technique qui est appréciée jusqu’à nos jours.

Les terrasses illustrent la persistance de traditions culturelles ainsi qu’une continuité et une endurance remarquables, puisque des indices archéologiques révèlent que cette technique est utilisée dans la région depuis deux mille ans sans avoir subi aucun changement ou presque. Elles offrent bien des leçons qui peuvent trouver ailleurs une application dans un environnement analogue.

L’entretien des rizières en terrasses vivantes reflète une approche essentiellement coopérative de toute la communauté, qui est basée sur une connaissance approfondie de la riche diversité des ressources biologiques existant dans l’agro-écosystème d’Ifugao, un système annuel soigneusement réglé respectant les cycles lunaires, un zonage et une planification, une conservation extensive des sols, une maîtrise du contrôle des insectes nuisibles selon un système très complexe fondé sur le traitement d’une variété d’herbes, accompagné de rituels religieux.

Critère (iii) : Les rizières en terrasses sont un témoignage spectaculaire d’un système de production de riz durable et essentiellement communautaire, basé sur la collecte de l’eau des forêts peuplant le sommet des montagnes et sur la construction de terrasses et de bassins d’eau en pierres, système qui perdure depuis deux mille ans.

Critère (iv) : Les rizières en terrasses sont un mémorial de l’histoire et du travail de plus de mille générations de petits fermiers qui, œuvrant en communauté, ont créé un paysage basé sur l’utilisation délicate et durable des ressources naturelles.

Critère (v) : Les rizières en terrasses sont un exemple exceptionnel de l’utilisation des sols résultant d’une interaction harmonieuse entre l’homme et son environnement qui a créé un paysage en terrasses sur des pentes très abruptes d’une grande beauté, rendu aujourd’hui vulnérable du fait des mutations économiques et sociales.

Intégrité (2011)

Même s’il reste encore à préparer la cartographie du bien et à définir ses limites, tous les attributs importants des rizières en terrasses avec les cultures, les villages traditionnels et les forêts captant l’eau des montagnes, sont présents dans les cinq groupes inscrits. Bien que les limites traditionnellement définies pour les terrasses avec la zone tampon de forêts privées aient assuré un certain degré de protection, la définition de limites précises des aires protégées ainsi que la préparation et la mise en œuvre de plans de zonage et d’utilisation des sols à l’échelle locale (CBLUZP) est une chose primordiale pour garantir le maintien des conditions d’intégrité.

Les groupes de terrasses inscrits continuent à être exploités et entretenus de façon traditionnelle bien que d’autres terrasses voisines soient laissées à l’abandon ou provisoirement non cultivées à cause des variations climatiques et des grilles de précipitations dans les bassins de montagne des terrasses. Dans certains villages, la campagne de christianisation des années 1950 a affecté l’exécution de pratiques tribales et de rituels qui étaient essentiels au maintien de l’engagement humain qui apporte un équilibre entre la nature et l’homme dans le paysage ; aujourd’hui, les pratiques tribales coexistent avec le christianisme. Toutefois, le paysage des terrasses est extrêmement vulnérable car l’équilibre social qui existait dans les rizières en terrasses au cours des deux derniers millénaires s’est trouvé profondément menacé par les transformations technologiques et autres mutations. L’exode rural est un phénomène migratoire qui contribue à limiter la main-d’œuvre agricole nécessaire à l’entretien des grandes étendues de terrasses et le changement climatique a eu récemment des effets néfastes sur le bien, qui a entraîné un assèchement des cours d’eau ; de fortes secousses sismiques ont déplacé les sources, les barrages des terrasses ont dû être déplacés et les circuits de distribution d’eau ont été modifiés.

Ces facteurs posent de sérieux problèmes qui pourraient être traités en appliquant une série de mesures de conservation et de gestion à long terme.

Authenticité (2011)

Les Rizières en terrasses des cordillères des Philippines sont authentiques dans la forme, le caractère et la fonction ; leur existence est le résultat direct d’un régime vieux de 2 000 ans et maintenu en permanence, qui apporte un équilibre entre les facteurs climatique, géographique, écologique, agronomique, ethnographique, religieux, social, économique, politique et autres.  À travers les pratiques rituelles, les chants et les symboles qui renforcent l’équilibre écologique, la communauté Ifugao a préservé le caractère intact du système de gestion traditionnel des terrasses pendant cette longue période, assurant l’authenticité du génie structurel original du paysage et de la culture traditionnelle du riz en zone humide. Dès lors que cet équilibre est perturbé, c’est tout le système qui commence à chanceler, mais tant que tous ces facteurs opèrent ensemble de façon harmonieuse, comme c’est le cas depuis deux millénaires, l'authenticité est totale.

Étant un paysage culturel vivant, les transformations évolutives règlent et adaptent en permanence la réponse culturelle des habitants et des propriétaires des terrasses en réponse à l’évolution des conditions climatiques, sociales, politiques et économiques. Cependant, le fait que la communauté Ifugao continue à occuper, utiliser et entretenir ses terres ancestrales à la manière d’autrefois, assure l’appréciation et la prise de conscience de la valeur immuable de ces pratiques traditionnelles qui continuent à la soutenir.

Néanmoins la réduction de la main-d’œuvre et les autres facteurs sociaux et environnementaux, y compris les changements intervenus dans la gestion des forêts de montagne pour capter l’eau, rendent ce système traditionnel, et par là même l’équilibre global, d’une très grande vulnérabilité et demandent une gestion et une conservation durable.

Eléments requis en matière de protection et de gestion (2011)

Les Rizières en terrasses des cordillères des Philippines ont été déclarées Trésors nationaux par les décrets présidentiels 260 : 1973 et 1505 : 1978. Elles sont de même protégées par la loi de la République N° 10066 : 2010 qui prévoit la protection et la conservation du patrimoine culturel national.

Les terrasses sont protégées et gérées selon les méthodes de gestion traditionnelles d’occupation des sols ancestrale de la communauté indigène Ifugao. Les terrasses individuelles appartiennent à des particuliers et sont protégées par les droits de propriété ancestraux, les lois tribales et les pratiques traditionnelles. L’entretien des rizières en terrasses vivantes reflète une approche essentiellement coopérative de l’ensemble de la communauté qui repose sur une connaissance approfondie de la riche diversité des ressources biologiques dans l’agro-écosystème d’Ifugao, un système annuel soigneusement réglé respectant les cycles lunaires, un zonage et une planification, une conservation extensive des sols, une maîtrise du contrôle des insectes nuisibles selon un système très complexe fondé sur le traitement d’une variété d’herbes, accompagné de rituels religieux.

La Commission des terrasses lfugao, commission présidentielle chargée de préserver les rizières en terrasses, a été créée en février 1994. Au moment de l’inscription, un plan directeur a été établi sur six ans, puis étendu ultérieurement pour couvrir une période décennale. À l’heure actuelle, la gestion des rizières en terrasses relève du Gouvernement de la province d’Ifugao et de la Commission nationale pour la culture et les arts. Un plan directeur pour les rizières en terrasses porte de manière générale sur les problèmes de gestion, de conservation et d’ordre socio-économique.

Des tentatives en vue de conserver les économies des terrasses ont été faites de manière sporadique, en portant l’attention sur des essais singuliers qui ont eu très peu d’impact positif. Cependant, les efforts que déploie le gouvernement pour améliorer les conditions économiques de la population à travers ses différents programmes socio-économiques sont prometteurs et encourageants.

Les menaces et les problèmes identifiés lorsque le bien a été classé dans la Liste du patrimoine mondial en péril en 2001 sont maintenant consciencieusement et systématiquement traités grâce aux efforts déployés par le Gouvernement provincial et les instances nationales concernées. Cela garantira l’exécution des mesures correctives en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril. Des programmes ont été établis pour assurer la restauration et la conservation du paysage grâce à la documentation et la réhabilitation physique incessante des zones détériorées, y compris le renouveau des pratiques traditionnelles qui s’oppose à la dégénérescence culturelle.

Comme les problèmes de conservation et de gestion perdurent dans les rizières en terrasses en tant que paysage culturel vivant, des efforts soutenus devront être déployés par le gouvernement et les instances nationales concernées pour assurer leur durabilité et leur conservation à long terme. Cela passera par l’établissement de politiques et de lois du gouvernement national pour la préservation des ressources naturelles, l’adoption de lignes directrices en matière de conservation et les procédures à suivre pour les évaluations d’impact environnemental et l’infrastructure pour la mise en œuvre de grands projets. Les organes de gestion à l’échelon provincial et municipal devraient être opérationnels avec des moyens suffisants et coordonner le travail avec les organisations des propriétaires de rizières en terrasses.

La fierté du lieu et de la culture, y compris l’engagement à long terme de ses acteurs indigènes Ifugao, assurera la durabilité et la conservation de ce paysage culturel vivant au fil du temps.

Description longue
[Uniquement en anglais]

The rice terraces of the Philippines Cordilleras are living cultural landscapes devoted to the production of one of the world's most important staple crops, rice. They preserve traditional techniques and forms dating back many centuries, still viable today. At the same time they illustrate a remarkable degree of harmony between humankind and the natural environment of great aesthetic appeal, as well as demonstrating sustainable farming systems in mountainous terrain, based on a careful use of natural resources.

They are the only monuments in the Philippines that show no evidence of having been influenced by colonial cultures. Owing to the difficult terrain, the Cordillera tribes are among the few peoples of the Philippines who have successfully resisted foreign domination and preserved their authentic tribal culture. The history of the terraces is intertwined with that of its people, their culture, and their traditional practices.

The terraces are the only form of stone construction from the pre-colonial period. The Philippines alone among south-east Asian cultures is a wholly wood-based one: unlike Cambodia, Indonesia, or Thailand, in the Philippines both domestic buildings and ritual structures such as temples and shrines were built from wood, a tradition that has survived in the terrace hamlets. Terracing began in the Cordilleras some 2,000 years ago, although scholars disagree about its original purpose. It is evidence of a high level of knowledge of structural and hydraulic engineering on the part of those who built the terraces. The knowledges and practices, supported by rituals, involved in maintaining the terraces are transferred orally from generation to generation, without written records. Taro was the first crop when they began to be used for agriculture, later to be replaced by rice, which is the predominant crop today.

The terraces are situated at altitudes between 700 m and 1,500 m above sea level. There are four clusters of the best preserved terraces in the region, with its basic elements of a buffer ring of private forests (muyong ), terraces, village and sacred grove. Terraced rice fields are not uncommon in Asia. To contain the water needed for rice cultivation within the paddies, even gently rolling terrain must be terraced with stone or mud walls. High-altitude paddies must be kept wet and have to rely upon a man-made water-collecting system. The principal differences between the Philippines terraces and those elsewhere are their higher altitude and the steeper slopes. The high-altitude cultivation is based on the use of a special strain of rice, which germinates under freezing conditions and grows chest-high, with non-shattering panicles, to facilitate harvesting on slopes that are too steep to permit the use of animals or machinery of any kind.

Construction of the terraces is carried out with great care and precision. An underground conduit is placed within the fill for drainage purposes. The groups of terraces blanket the mountainsides, following their contours. Above them, rising to the mountain-tops, is the ring of private woods (muyong ), intensively managed in conformity with traditional practices, which recognize a total ecosystem which assures an adequate water supply to keep the terraces flooded. Water is equitably shared, and no single terrace obstructs the flow on its way down to the next terrace below. There is a complex system, of dams, sluices, channels and bamboo pipes, communally maintained, which drain into a stream at the bottom of the valley.

The villages or hamlets are associated with groups of terraces, and consist of groups of single-family tribal dwellings which architecturally reproduce the people's spatial interpretation of their mountain environment. A steeply pitched thatched pyramidal roof covers a wooden one-room dwelling, raised above the ground on four posts and reached by a ladder which is pulled up at night. Clusters of dwellings form small hamlets of interrelated families, with a centrally located ritual rice-field as their focus. This is the first parcel to be planted or harvested; its owners makes all the agricultural decisions for the community, manages its primary ritual property, which includes a granary housing carved wooden gods, and the basket reliquary in which portions of consecrated sacrifices from all agricultural ceremonial rites are kept. A short distance from the cluster of dwellings is the ritual hill, usually marked by a grove of sacred betel trees round a hut or open shed where the holy men live and carry out traditional rites.

Source : UNESCO/CLT/WHC
Description historique

Les rizières en terrasses des cordillères sont les seuls sites des Philippines qui ne montrent aucun signe de l'influence des cultures coloniales. Compte tenu de la difficulté que pose le terrain, les tribus des cordillères sont parmi les rares peuples des Philippines qui ont résisté avec succès à toute domination étrangère et qui ont ainsi pu préserver leur culture tribale authentique. L'histoire des terrasses est intimement liée à celle des hommes, de leur culture et de leurs traditions.

Les terrasses, qui couvrent cinq provinces actuelles, sont les seules formes de construction en pierre datant de la période précoloniale. La culture des Philippines est la seule d'Asie du sud-est intégralement basée sur le bois: contrairement à la situation au Cambodge, l'Indonésie ou la Thaïlande par exemple, les constructions résidentielles et religieuses telles que les temples et les sanctuaires étaient complètement en bois, tradition qui est encore vivante dans les hameaux des terrasses. Si on s'accorde à penser que l'aménagement en terrasses a commencé il y a quelques deux mille ans, les spécialistes divergent quant à l'objectif d'origine pour lequel elles ont été construites. Les responsables de la construction ont fait preuve de connaissances poussées dans le domaine du génie structurel et hydraulique. Les connaissances et pratiques de gestion des terrasses, elles-mêmes renforcées par les rites religieux, font l'objet d'une transmission purement orale d'une génération à l'autre. Au début de l'exploitation agricole des terrasses, c'est le taro qui était cultivé. Il a été remplacé par le riz, qui constitue la culture principale aujourd'hui.

Source : évaluation des Organisations consultatives