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Monastère de Ghélati

Géorgie
Facteurs affectant le bien en 2005*
  • Activités de gestion
  • Système de gestion/plan de gestion
  • Autres menaces :

    Nécessité de travaux intérieurs et extérieurs de conservation des monuments

Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Importants travaux de reconstruction de la cathédrale de Bagrati ; nécessité de travaux intérieurs et extérieurs de conservation des monuments ; manque de coordination entre l’Église géorgienne et les autorités nationales.

Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2005
Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 2005**

Mission de suivi réactif UNESCO / ICOMOS du 8 au 16 novembre 2003

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2005

L’État partie a soumis le 1er février 2005 un rapport sur l’état de conservation du bien qui explique de façon très détaillée l’état actuel de chacun des monuments qui constituent le bien du patrimoine mondial.

Aucuns travaux de conservation ou de consolidation n’ont été effectués ces dix dernières années sur la cathédrale de Bagrati et son état physique s’est aggravé à cause du manque de soins. En 2003, le Centre pour la reconstruction du patrimoine architectural a produit un document intitulé « Le concept de protection scientifique de la cathédrale de Bagrati » avec l’aide financière de l’UNESCO, mais il n’existe pas de plan de gestion. Les facteurs préjudiciables au bien sont notamment les conditions climatiques rigoureuses, l’inefficacité du système de gestion, le manque de subventions et les interventions du clergé. Pour réaliser le document « Concept de protection scientifique de la cathédrale de Bagrati », plusieurs études ont été effectuées : étude géologique et sismique ; analyse de l’état physique de la cathédrale ; recherche sur les matériaux de construction ; études bibliographiques ; étude archéologique ; analyse de la méthodologie de reconstruction ; le concept de protection. Les éléments structurellement instables du monument ont été repertoriés, ainsi que les fragments  de peintures murales préservés.

En ce qui concerne le monastère de Ghélati, le rapport indique que deux interventions du clergé local ont modifié l’apparence du bâtiment de l’observatoire et de l’église Saint-Nicolas et qu’il n’existe pas de plan de gestion. Les facteurs portant atteinte au bien sont notamment les conditions climatiques rigoureuses, l’inefficacité du système de gestion, le manque de subventions et les interventions du clergé. De plus, une étude diagnostique des peintures murales de l’église de la Vierge Marie a été effectuée par le Fonds culturel et artistique de la Géorgie. Elle englobe l’étude des archives, l’état des fresques, une étude géologique de la région, l’étude de la teneur en humidité et des recherches en laboratoire (analyse chimique et biologique). L’état du soubassement des murs, des sols et du plâtre a été analysé. Il faut s’occuper de la clôture qui est en mauvais état.

Le rapport sur l’état de conservation du bien soumis par l’État partie ne mentionne pas explicitement le projet de travaux majeurs de reconstruction de la cathédrale de Bagrati évoqué lors de la session précédente du Comité du patrimoine mondial. Le Centre du patrimoine mondial est en contact avec l’État partie pour obtenir des éclaircissements à ce sujet. 

Ce rapport montre que l’État partie est parfaitement conscient de l’état de ces deux biens du patrimoine mondial. Mais aucune mesure efficace à long terme n’a été prise par les services de conservation géorgiens pour s’attaquer aux sérieux problèmes auxquels sont confrontés ces monuments. Il n’y a pas de plan de gestion pour les ensembles de Bagrati et Ghélati et le schéma directeur de l’UNESCO et du PNUD-SPPD pour le patrimoine et le tourisme à Mtskheta n’a pas encore été traduit en géorgien. En ce qui concerne les problèmes de financement, l’État partie doit être encouragé à prendre des initiatives avec l’aide d’organismes bailleurs de fonds internationaux afin de répondre à la nécessité impérative et prioritaire de protection et de conservation des monuments.

De graves problèmes résultent de l’actuel cadre juridique qui régit les monuments en Géorgie, en particulier les dispositions qui ont trait à la propriété et à la gestion des monuments religieux. S’y ajoute l’absence de contrôle rigoureux et efficace des monuments et des sites archéologiques à tous les échelons administratifs. Il est clair, cependant, que si la propriété des monuments ecclésiastiques en Géorgie est attribuée constitutionnellement à l’Église orthodoxe géorgienne, la gestion de ces monuments est la responsabilité de l’État. Par conséquent, les autorités nationales doivent assumer la responsabilité permanente de la préservation et de la protection des monuments religieux, ainsi que des édifices historiques et des sites archéologiques, et qu’elles doivent intervenir à temps pour prévenir toute intervention destructive et toute activité de reconstruction. 

Décisions adoptées par le Comité en 2005
29 COM 7B.75
Cathédrale de Bagrati et monastère de Ghélati (Géorgie)

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-05/29.COM/7B.Rev,

2. Rappelant la décision 28 COM 15B.93 adoptée à sa 28e session (Suzhou, 2004),

3. Encourage l'État partie de la Géorgie à prendre des mesures appropriées, y compris en ce qui concerne la collecte de fonds, pour faire face aux problèmes de conservation mis en évidence dans le rapport sur l'état de conservation du bien ;

4. Demande à l'État partie de fournir au Centre du patrimoine mondial, d'ici le 1er février 2007, un rapport actualisé pour examen par le Comité à sa 31e session (2007).

Projet de décision : 29 COM 7B.75

Le Comité du patrimoine mondial,

1.  Ayant examiné le document WHC-05/29.COM/7B.Rev,

2.  Rappelant la décision 28 COM 15B.93 adoptée à sa 28e session (Suzhou, 2004),

3.  Encourage l’État partie à prendre des mesures appropriées, notamment à trouver des fonds, pour faire face aux problèmes de conservation mis en évidence dans le rapport sur l’état de conservation du bien ;

4.  Demande à l’État partie de fournir d’ici le 1er février 2007 au Centre du patrimoine mondial un rapport actualisé pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 31e session en 2007. 

Année du rapport : 2005
Géorgie
Date d'inscription : 1994
Catégorie : Culturel
Critères : (iv)
Liste en péril (dates) : 2010-2017
Documents examinés par le Comité
arrow_circle_right 29COM (2005)
Exports

* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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