English Français
Aidez maintenant !

Site de l'homme de Pékin à Zhoukoudian

Peking Man Site at Zhoukoudian

Scientific work at the site, which lies 42 km south-west of Beijing, is still underway. So far, it has led to the discovery of the remains of Sinanthropus pekinensis, who lived in the Middle Pleistocene, along with various objects, and remains of Homo sapiens sapiens dating as far back as 18,000–11,000 B.C. The site is not only an exceptional reminder of the prehistorical human societies of the Asian continent, but also illustrates the process of evolution.

Site de l'homme de Pékin à Zhoukoudian

À 42 km au sud-ouest de Pékin, le site, dont l'exploitation scientifique continue, a permis notamment de découvrir, accompagnés d'objets variés, les restes de Sinanthropus pekinensis, qui vivait au pléistocène moyen, puis des restes d'Homo sapiens sapiens, datables de -18 000 à -11 000. Le site n'apporte pas seulement un témoignage exceptionnel sur les sociétés humaines du continent asiatique à une époque très reculée, mais illustre aussi le processus de l'évolution.

موقع إنسان بكين في تشوكوديان

يقوم هذا الموقع على بعد42 كلم جنوب شرق بكين، وتستمر فيه حتّى يومنا هذا أعمال التنقيب العلمية التي سمحت باكتشاف بقايا إنسان بكين الذي كان يعيش في العصر الحديث الأقرب، ناهيك عن منوّعات مختلفة وبقايا رجال من فصيلة الانسان العاقل ترقى إلى الأعوام 18000- و11000- ق.م. وليس الموقع مجرّد برهان استثنائي على مجتمعات القارة الآسيويّة البشريّة في فترةٍ قديمةٍ من الزمن بل إنه يعطي صورة أيضا عن سيرورة التطو.

source: UNESCO/ERI

周口店北京人遗址

周口店“北京人”遗址位于北京西南42公里处,遗址的科学考察工作仍在进行中。到目前为止,科学家已经发现了中国猿人属北京人的遗迹,他们大约生活在中更新世时代,同时发现的还有各种各样的生活物品,以及可以追溯到公元前18 000至11 000年的新人类的遗迹。周口店遗址不仅是有关远古时期亚洲大陆人类社会的一个罕见的历史证据,而且也阐明了人类进化的进程。

source: UNESCO/ERI

Стоянка «пекинского человека» в Чжоукоудяне

Научные исследования на этом объекте, расположенном в 42 км юго-западнее Пекина, все еще продолжаются. К настоящему времени здесь обнаружены останки жившего в среднем плейстоцене пекинского синантропа (Sinanthropus pekinensis) вместе с различными предметами, а также останки человека разумного (Homo sapiens), датируемые периодом 18 тыс. - 11 тыс. лет до н.э. Этот объект не только предоставляет свидетельства существования доисторических человеческих сообществ на азиатском континенте, но также иллюстрирует и весь процесс эволюции.

source: UNESCO/ERI

Sitio del hombre de Pekí­n en Zhukudian

Situado a 42 kilómetros al suroeste de Pekí­n, este sitio sigue siendo objeto de excavaciones arqueológicas y estudios cientí­ficos. Aquí­ se descubrieron primero, acompañados de diversos objetos, los restos del sinanthropus pekinensis que vivió en el Pleistoceno medio. Posteriormente, se hallaron restos de homo sapiens sapiens que se remontan a un periodo comprendido entre los años 18.000 y 11.000 a.C. Este sitio aporta un testimonio excepcional no sólo sobre las sociedades del continente asií¡tico en tiempos muy remotos, sino también sobre la evolución del ser humano.

source: UNESCO/ERI

周口店の北京原人遺跡

source: NFUAJ

Pekingmens vindplaats in Zhoukoudian

De vindplaats van de Pekingmens bevindt zich ongeveer 42 kilometer ten zuidwesten van Peking, op het kruispunt van de Noord-Chinese vlakte en de Yanshan bergen. De Zweedse geoloog J.G. Anderson startte hier in 1921 een wetenschappelijk onderzoek op. Tot nu toe heeft dit geleid tot de ontdekking van de overblijfselen van de Sinanthropus pekinensis, die leefde tijdens het Midden-Pleistoceen (700.000 tot 200.000 jaar geleden). Daarnaast werden er ook overblijfselen van de Homo sapiens gevonden, daterend uit 18.000 tot 11.000 voor Christus. Het gebied is niet alleen een buitengewoon bewijs van de prehistorische samenlevingen van het Aziatische continent, maar illustreert ook het evolutieproces.

Source : unesco.nl

  • Anglais
  • Français
  • Arabe
  • Chinois
  • Russe
  • Espagnol
  • Japonais
  • Néerlandais
Site de l'homme de Pékin à Zhoukoudian © Vincent Ko Hon Chiu
Valeur universelle exceptionnelle

Brève synthèse

Le site de l’homme de Pékin à Zhoukoudian est un site hominidé du Pléistocène situé dans la plaine de Chine du nord. Il se trouve à environ 42 km au sud-ouest de Beijing, aux confins de la plaine de Chine du nord et des Monts Yanshan. La présence dans cette région d’eau en quantité suffisante et de grottes calcaire naturelles a permis aux premiers hommes de disposer d’un milieu optimal pour leur survie. L’étude scientifique du site est toujours en cours. Les scientifiques ont découvert à ce jour, parmi les biens datés d’il y a 5 millions d’années à 10 000 ans, des fossiles appartenant aux premiers hommes, des vestiges culturels et des fossiles d’animaux, sur 23 emplacements. L’on trouve parmi eux l’Homo erectus pekinensis, qui vécut au Pléistocène moyen (il y a 700 000 à 200 000 ans), l’Homo sapiens archaïque d’il y a environ 200 000 à 100 000 ans et l’Homo sapiens sapiens qui remonte à 30 000 ans. Des fossiles de centaines d’espèces d’animaux, plus de 100 000 fragments d’outils en pierre et des preuves (foyers, tas de cendre et os calcinés, notamment) de l’emploi du feu par l’homme de Pékin ont été découverts dans le même temps.

Dans la mesure où il s’agit du lieu où ont été découverts des restes d’hominidés remarquables sur le continent asiatique, un lieu qui permet de décrire un moment de l’évolution culturelle, Zhoukoudian est d’une importance capitale au niveau mondial. Au-delà du fait qu’il retrace de manière exceptionnelle le passé des sociétés humaines préhistoriques du continent asiatique, il illustre également ce que fut le processus de l’évolution humaine et est très précieux pour l’étude et la reconstitution des débuts de l’histoire humaine.

 

Critère (iii) : Le site de Zhoukoudian nous informe sur les communautés humaines ayant vécu sur le continent asiatique du Pléistocène moyen au Paléolithique, en fournissant un exemple du processus d’évolution.

 

Critère (vi) : La découverte de restes d’hominidés à Zhoukoudian et les recherches menées consécutivement dans les années 1920 et 1930 ont suscité l’intérêt mondial en bouleversant la chronologie de l’histoire de l’Homme qui prévalait jusqu’alors. Les fouilles et recherches scientifiques menées sur le site de Zhoukoudian sont par conséquent d’une grande importance pour l’histoire de l’archéologie mondiale et elles ont joué un rôle majeur dans l’histoire mondiale des sciences.

 

Intégrité

On trouve, au sein-même des biens, tous les éléments nécessaires pour établir la valeur du site de l’homme de Pékin de Zhoukoudian. Les emplacements où ont été trouvés les fossiles de premiers hommes, les cadres de vie de nos ancêtres ainsi que les fouilles scientifiques et les procédures de recherche des années 1920 et 1930 ont tous été intégralement préservés et ils font apparaître avec précision la remarquable valeur scientifique de ces biens. Malheureusement, le déclenchement de la guerre sino-japonaise en 1937 a interrompu les fouilles et a eu des conséquences désastreuses : les restes fossiles du Sinanthropus pekinensis qui avaient été découverts antérieurement ont été disloqués ou perdus. Après la guerre, quelques fossiles humains mis au jour grâce à de nouvelles fouilles ont permis de combler partiellement ces pertes et le site de l’homme de Pékin à Zhoukoudian reste investi de sa valeur scientifique.

 

Authenticité

Le site de l’homme de Pékin à Zhoukoudian fournit un témoignage historique de l’évolution humaine, il sert de lieu de conservation et de transmission de l’information historique, et favorise la recherche sur les origines des premiers hommes. Les emplacements fossiles et la disposition du site ont bien été préservés. Les projets de conservation du site ont scrupuleusement respecté les règles de conception, de documentation, de méthodes et de technologie relatives à la conservation du patrimoine culturel.

 

Eléments requis en matière de protection et de gestion

Conformément aux lois et dispositions telles que, notamment, la Loi sur la protection des vestiges culturels de la République populaire de Chine, le Gouvernement populaire municipal de Beijing a, pour protéger les biens, promulgué les Dispositions pour la conservation du site de l’homme de Pékin à Zhoukoudian à Beijing en 1989 ; celles-ci ont été révisées en 2009 sous le nom de Dispositions pour la conservation du site de Zhoukoudian. Les activités susceptibles de porter atteinte à la valeur du bien, telles que l’exploitation minière et l’allumage de feux, sont interdites.

Grâce à la rédaction et aux révisions actualisées et aux améliorations apportées au Plan de conservation scientifique du site de Zhoudoukian (achevé en 2006), les biens sont en excellent état de conservation. Comme le prévoyait le Plan, l’aire de localisation des biens a été fixée à 4,8 km² et la zone tampon a été délimitée. Dans l’intervalle, un ensemble de projets de conservation ont été menés dans la zone concernée. Les lois, dispositions et plans en vigueur servent de garantie institutionnelle en matière de conservation scientifique et de gestion des biens.

Description longue

Le site de Choukoutien (aujourd'hui Zhoukoudian), à 42 km au sud-est de Beijing (Pékin), a été exploré dès 1921 par le géologue suédois J. G. Anderson. La découverte de dents d'hominien dans le sédiment d'une caverne puis, en 1926, celle d'un crâne complet par l'archéologue chinois Pei Wen Chung (Pei Wen Zhong) a suscité un intérêt universel, auquel contribuèrent les travaux de Pierre Teilhard de Chardin. La chronologie des débuts de l'histoire de l'homme généralement acceptée jusqu'alors fut entièrement remise en cause par cette découverte : Sinanthropus pekinensis, ou Homo erectus pekinensis, qui vécut au milieu du pléistocène, entre 700 000 et 200 000 ans avant les temps modernes, avait maîtrisé le feu et utilisait un grand nombre d'instruments en pierre taillée. Les fouilles menées par la suite dans la grotte, et à ses abords, ont mis au jour un nombre important de squelettes humains incomplets dont l'étude anthropologique a permis d'établir qu'ils appartenaient à 40 individus différents.

On a retrouvé sur le site quelque 100 000 objets, essentiellement des outils en pierre assez grossiers, de nombreuses traces de foyers domestiques, des pierres rubéfiées, des os brûlés, des dépôts de cendres, ainsi que des graines fossilisées. Non loin du site principal, une seconde caverne a révélé des restes d'Homo sapiens sapiens datables entre 18000 et 11000 av. J.-C., ainsi qu'une importante quantité d'autres objets : colliers de dents, coquillages et galets percés, aiguilles en os, etc.

Le conflit sino-japonais, qui commença en 1937, interrompit malheureusement les fouilles, et eut des conséquences tout à fait désastreuses pour le site : les restes du Sinanthropus pekinensis découverts avant cette date furent dispersés ou perdus. Le musée actuel n'en présente plus que des moulages, et la Suède en conserve aujourd'hui quelques fragments isolés.

Les fouilles entreprises après la guerre par les archéologues de la République populaire de Chine ont en partie compensé ces pertes par la découverte d'une mâchoire complète (1959) et de différents éléments de crânes (1966). Au cours de la même période, d'autres recherches menées en Chine ont mis au jour des hominidés contemporains de l'homme de Pékin, ou antérieurs : l'homme de Lantian, découvert en 1963-1964 dans la province du Chansi (Shaanxi), et l'homme de Yuanmou, découvert en 1965 dans la province du Yunnan. Le site de Zhoukoudian offre un témoignage des communautés humaines présentes sur le continent asiatique depuis le milieu du pléistocène jusqu'au paléolithique. Il illustre, plus généralement, le processus d'hominisation qui ne peut être complètement appréhendé qu'à une échelle mondiale, et à partir de multiples exemples.

Source : UNESCO/CLT/WHC