Comme l’avait demandé le Comité à sa 30e session (Vilnius, 2006), l’État partie a soumis en février 2007 le plan de développement et de gestion finalisé (2005-2009), ainsi qu’un rapport d’avancement sur la mise en œuvre des mécanismes juridiques.
L’État partie s’occupe de préparer le Code de l’environnement marin (CEM) en collaboration avec les autres ministères publics, de sorte qu’il soit cohérent avec la loi-cadre sur l’environnement (loi 2000/45). L’État partie a ratifié les Conventions de 1992 sur l’indemnisation et la responsabilité civile (CRC 92, FONDS 92), adopté le décret 2006/058 qui définit la réglementation, l’organisation et la gestion du bien, ainsi que le décret 2006/068 qui fait entrer en vigueur la Loi spéciale 2000/24 afférente au Parc national du banc d’Arguin.
L’État partie n’a pas rendu compte de la recommandation du Comité consistant à demander à l’Organisation maritime internationale de conférer aux eaux du Parc le statut de « zone maritime particulièrement sensible » (PSSA), ni de la demande d’application de la loi 2000/025 interdisant formellement l’utilisation de dragues dans la zone économique exclusive.
Le rapport donne de nouveaux éléments d’information sur ses efforts pour mettre un frein au braconnage et à la pêche illégale. L’État partie a mis en place un dispositif de surveillance maritime en collaboration avec la Délégation à la Surveillance des pêches et au Contrôle en mer (DSPCM) et les résidents locaux, et a triplé le budget de la Délégation en matière de surveillance maritime. L’État partie a également indiqué que la pêche illégale pratiquée en bateaux à moteur est mieux contrôlée, mais que le problème demeure et menace l'intégrité de la portion marine du bien. La campagne de sensibilisation de l’État partie a réduit le braconnage auquel se livre la population locale, toutefois l'exploitation des ressources marines, en particulier la pêche, a augmenté. L'aspect positif est que la population de chameaux du parc vient de se reconstituer.
L’État partie a également mené à bien la première phase d’activités de la Stratégie de développement de l'écotourisme en 2006, mais n'a donné aucune information sur les autres recommandations adoptées par le Comité à ses 29e (Durban, 2005) et 30e (Vilnius, 2006) sessions, à savoir :
a) les mesures d'atténuation d’impact de la nouvelle route Nouadhibou-Nouakchott ;
b) les précautions à prendre en cas de déversement d'hydrocarbures ;
c) les conclusions du panel indépendant qui a étudié les aspects sociaux et environnementaux de l'accord entre le gouvernement et Woodside ;
d) la présentation des documents sur les études d'impact environnemental réalisées par les compagnies pétrolières en activité à proximité du bien ;
e) le respect des mesures qui s'imposent pour écarter les menaces qui pèsent sur les sources de revenu de la population locale ;
f) l'intégration du bien dans un projet pilote s’inscrivant dans le cadre du Projet de renforcement des capacités du secteur public en partenariat avec la Banque mondiale ;
g) la création d'une réserve de biosphère englobant le bien et la Réserve satellite du Cap Blanc, ainsi que d’autres territoires de même valeur ;
h) l’avancement de la préparation du Code de l’environnement marin ;
i) l’adhésion de l’Etat partie à la Convention internationale visant à la prévention de la pollution de l’environnement marin par les navires, (MARPOL)
j) les progrès accomplis dans l'application de la loi 2000/45
Le rapport fournit également des informations restreintes et ne livre aucune donnée quantifiable permettant d'évaluer et de contrôler les risques auxquels est exposé le bien.