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Sanctuaire shinto d'Itsukushima

Itsukushima Shinto Shrine

The island of Itsukushima, in the Seto inland sea, has been a holy place of Shintoism since the earliest times. The first shrine buildings here were probably erected in the 6th century. The present shrine dates from the 12th century and the harmoniously arranged buildings reveal great artistic and technical skill. The shrine plays on the contrasts in colour and form between mountains and sea and illustrates the Japanese concept of scenic beauty, which combines nature and human creativity.

Sanctuaire shinto d'Itsukushima

Lieu saint du shintoïsme depuis les temps les plus reculés, l'île d'Itsukushima, dans la mer intérieure de Seto, aurait accueilli ses premiers sanctuaires au VIe siècle. Le sanctuaire actuel date du XIIe siècle et ses bâtiments harmonieusement disposés témoignent d'une grande qualité artistique et technique. Composition jouant, entre mer et montagne, sur les contrastes de couleurs et de masses, le sanctuaire d'Itsukushima illustre parfaitement le concept japonais de la beauté d'un panorama unissant paysage naturel et création humaine.

مزار الشنتو في ايتسوكوشيما

استقبلت جزيرة ايتسوكوشيما التي تقع في بحر سيتو الداخلي، وهي مكانٌ مقدّسٌ للديانة الشنتويّة منذ العصور القديمة، المزارات الأولى في القرن الرابع. وقد تمّ إنشاء المزار الحالي في القرن الثاني عشر. وتشهد أبنيته المصفوفة بطريقةٍ متناسقةٍ على نوعيّةٍ فنيّةٍ وتقنيّةٍ رائعة. ومزار ايتسوكوشيما الذي يلعب من خلال تكوينه بين البحر والجبل، على تباين الألوان والتكتّلات، يُجسّد المفهوم الياباني لجمال المشهد الذي يجمع ما بين المنظر الطبيعي والابداع البشري.

source: UNESCO/ERI

严岛神殿

严岛位于濑户内海,自古以来一直是神道教的圣地。岛上的第一座神殿可追溯到公元6世纪。现在见到的神殿建于公元13世纪,协调有致的建筑显示了卓越的艺术水平和技术能力。神殿通过大海和高山不同色彩和形态的强烈反差完美地表达了日本人对于自然之美的理念,即自然美和人类所创造美的融合。    

source: UNESCO/ERI

Синтоистское святилище Ицукусима

Остров Миядзима во Внутреннем Японском море, вместе с расположенным на нем святилищем Ицукусима был священным местом синтоизма начиная с самых ранних времен. Здания первых святилищ возникли здесь, вероятно, в VI в. Существующее в наши дни святилище датируется XIII в., при этом гармоничность в расположении его построек говорит о большом художественном вкусе и техническом умении. Святилище выделяется контрастом красок и форм на фоне гор и моря, и служит иллюстрацией японской концепции живописной красоты, которая объединяет творчество природы и творения человека.

source: UNESCO/ERI

Santuario sintoísta de Itsukushima

Lugar santo del sintoísmo desde tiempos muy antiguos, la isla de Itsukushima, situada en el mar interior de Seto, vio alzarse su primer templo en el siglo VI. El santuario actual data del siglo XII y sus edificios, armónicamente dispuestos, son testigos de la gran maestría técnica y artística de sus constructores. Su diseño y composición juegan con el contraste de colores y volúmenes entre el mar y la montaña, ilustrando así perfectamente el concepto japonés de la belleza escénica, que une la hermosura del paisaje natural a la creatividad humana.

source: UNESCO/ERI

厳島神社

source: NFUAJ

Itsukushima Shinto heiligdom

Het eiland Itsukushima in de Seto binnenzee is een heilige plaats van het shintoïsme sinds de vroegste tijden. Er zijn vermoedens dat het Itsukushima heiligdom werd opgericht in 593, hoewel het bestaan ervan niet is bevestigd tot 811. Het huidige heiligdom dateert uit de 12e eeuw en de harmonieus geplaatste gebouwen – gebouwd aan de voet van de berg Misen – tonen grote artistieke en technische vaardigheid. Het heiligdom speelt in op de contrasten in kleur en vorm tussen de bergen en de zee en illustreert het Japanse concept van landschappelijke schoonheid, die de natuur en menselijke creativiteit combineert.

Source : unesco.nl

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Valeur universelle exceptionnelle

Brève synthèse

L’île d’Itsukushima, dans la mer intérieure de Seto, est un lieu saint du shintoïsme depuis les temps les plus reculés. Les premiers sanctuaires ont probablement été érigés au VIe siècle. Le sanctuaire actuel date du XIIIe siècle mais c’est une réflexion correcte du style de construction du XIIe siècle et a été fondé par le maître le plus puissant de l’époque, Taira no Kiyomori.

Le bien s'étend sur 431,2 ha sur l’île d'Itsukushima, et la zone tampon (2,634.3 ha) couvre le reste de l'île et une partie de la mer en face d’Itsukushima-jinja. Le bien comprend dix-sept bâtiments, trois autres structures qui forment deux complexes de sanctuaires (le complexe Honsha, le sanctuaire principal, et le complexe Sessha Marodo=jinja) et des bâtiments annexes, ainsi qu’une zone boisée autour du Mont. Misen.

Les bâtiments d’Itsukushima-jinja appartiennent à la tradition architecturale shintoïste au Japon, dans laquelle une montagne ou un objet naturel devient le centre d’une croyance religieuse vénéré depuis un sanctuaire, généralement construit au pied d’une montagne. Les bâtiments du sanctuaire, harmonieusement disposés au sein du bien, sont situés sur la mer et le paysage, trinité composée de l'architecture humaine au centre, de la mer au premier plan et de la montagne à l’arrière-plan, et sont reconnus comme un modèle de beauté panoramique au Japon. Les sites témoignent d'une grande qualité artistique et technique et sont uniques parmi les bâtiments de sanctuaires existants au Japon. Le sanctuaire est une œuvre architecturale exceptionnelle et unique qui combine création humaine et éléments naturels. C'est le témoignage tangible des grandes réalisations de Taira no Kiyomori.

Même si les bâtiments d’Itsukushima-jinja ont été reconstruits deux fois, cela a été fait d'une manière scrupuleuse en préservant les styles qui prévalaient à partir de la fin du XIIe siècle et au début du XIIIe siècle.

Le bien est un temple shintoïste, religion polythéiste basée sur la vénération de la nature, dont l'origine remonte aux temps primitifs. Au cours de sa longue histoire, il s'est développé en une religion devenue unique dans le monde, en adoptant des influences venues du continent à combiner avec ses propres traditions indigènes. La vie spirituelle japonaise est profondément enracinée dans cette religion.

Critère (i) : La configuration des bâtiments du sanctuaire d’Itsukushima-jinja présente une scène architecturale remarquable dans la ligne du style résidentiel aristocratique de cette période. C'est un travail exceptionnel alliant les éléments naturels et créés par l’homme. Les bâtiments présentent une grande valeur artistique et technique et sont situées sur la mer sur un fond de montagnes impressionnant.

Critère (ii) : Les bâtiments du sanctuaire d’Itsukushima-jinja appartiennent à la tradition architecturale des lieux de culte shinto au Japon, et fournissent des informations précieuses pour la compréhension de l'évolution de la culture spirituelle du peuple japonais, à savoir le concept japonais de beauté pittoresque. L'aspect le plus important d’Itsukushima-jinja est le cadre des bâtiments du sanctuaire comme centre d'une trinité avec la mer au premier plan et les montagnes à l’arrière-plan, reconnu comme une norme esthétique permettant de comprendre d’autres exemples de beauté panoramique.

Critère (iv) : Les bâtiments de Itsukushima-jinja, qui, grâce à des reconstitutions scrupuleusement exactes, ont préservé des styles prévalant dans la période allant de la fin du XIIe début du XIIIe siècle, sont des exemples remarquables de l'ancienne architecture sacrée intégrée au paysage environnant, manifestation matérielle de la vénération de la nature par l’homme.

Critère (vi) : La vie spirituelle japonaise est profondément enracinée dans l'ancien shintoïsme qui est une religion polythéiste basée sur la vénération de la nature. Itsukushima-jinja apporte des clés importantes pour comprendre les caractéristiques profondes de la religion japonaise.

Intégrité

Les limites du bien incluent tous les bâtiments du sanctuaire et les éléments naturels qui sont indispensables pour démontrer l'agencement harmonieux des bâtiments et la beauté des paysages à l'époque de sa construction par Taira no Kiyomori au XIIe siècle. En outre, la zone restante de l'île et une section de la mer constituent une zone tampon destinée à contrôler les projets d’activités de développement, et l’intégrité du bien est donc intacte.

Authenticité

L'authenticité des bâtiments d’Itsukushima-jinja et du paysage est élevé et en complet accord avec les principes énoncés dans le Document de Nara sur l'authenticité de 1994. En tant qu’ancien lieu d’importance religieuse ou spirituelle, le cadre continue de refléter l'harmonie du panorama formé par les monuments, la mer et la forêt de montagne et il est maintenu de façon satisfaisante tant du point de vue culturel que naturel. La conception qui exprime la valeur historique des monuments, y compris les caractéristiques du plan, de la structure, de l'apparence extérieure et de l'espace intérieur, est demeurée inchangé par rapport à son état d’origine. En outre, des matériaux originaux sont conservés dans une large mesure dans la structure et d'autres parties des monuments. Lorsque de nouveaux matériaux sont nécessaires, le même type de matériaux est utilisé avec les mêmes techniques sur la base d’une recherche détaillée. Le bien conserve un degré élevé d'authenticité en termes de forme / conception, matériaux / substances, traditions / techniques, lieu / cadre et esprit.

Eléments requis en matière de protection et de gestion

Les vingt bâtiments qui composent les monuments du bien sont désignés Trésors nationaux ou Biens culturels Importants. La superficie totale de 431,2 ha, où se trouvent les bâtiments, qui inclue une zone forestière autour des bâtiments et une partie marine en face du Temple d’Itsukushima- Jina, est désignée Site historique spécial, Lieu privilégié de beauté scénique ou Monument naturel. Ainsi, le bien est protégé en vertu de la Loi de 1950 pour la protection des biens culturels. Selon cette loi, les propositions de modifications à l'état actuel du bien sont limitées : toute modification doit être approuvée par le gouvernement national.
Le bien est également protégé par la Loi sur les parcs naturels de 1957. En outre, dans la zone de 431,2 ha, une zone boisée d'environ 422 ha est désignée comme zone de parc urbain par la préfecture d'Hiroshima en vertu de la Loi de 1956 sur les parcs urbains. Ces lois impose des restrictions sur la construction de nouveaux bâtiments et l'abattage d’arbres.

Les terrains sur l'île, qui sont en dehors du bien et de la partie de mer concernée, constituent la zone tampon, couverte en totalité par la Loi de 1950 et par celle de 1957 pour protéger et préserver l'environnement culturel et naturel et limiter les actes qui pourraient affecter les conditions existantes, entre autres la construction de nouvelles structures et l'abattage d’arbres.

Les vingt bâtiments constitutifs du bien sont la propriété de l'Organisation religieuse Itsukushima-jinja, qui est responsable de leur gestion. L'Organisation emploie un architecte spécialisé en conservation qui planifie et supervise l'entretien courant et les travaux de réparation, y compris, en particulier, la réparation des dommages après les typhons. Comme tous les monuments et des bâtiments environnants sont en bois, chacun des monuments est équipé d’alarmes automatiques d'incendie, de bouches d'incendie, et de paratonnerres.

Le gouvernement national fournit à la fois une aide financière et des conseils techniques à travers son Agence pour les affaires culturelles. D'autres agences et organisations associées à la protection et à la gestion du site du bien comprennent le ministère de l’Environnement, l'agence Forestière, le ministère du Territoire, des Infrastructures, des Transports et du Tourisme, la Préfecture d'Hiroshima et la ville d’Hatsukaichi.

Description longue

Les édifices du sanctuaire d'Itsukushima-jinja s'inscrivent dans la tradition des sanctuaires shinto du Japon, généralement construits au pied d'une montagne. Ils ont conservé les styles prédominants au cours de l'époque comprise entre la fin du XIIe et le début du siècle suivant, et sont d'importants exemples d'un type d'architecture sacrée ancienne intégrée au paysage environnant, qui manifeste concrètement le culte de la nature par l'homme.

Les constructions consistent en trois principaux sanctuaires (Honsha) édifiés et composés pour atteindre l'harmonie à partir d'un concept unitaire, et en plusieurs autres bâtiments qui leur ont été ajoutés au cours d'une longue période. Chaque édifice présente une grande valeur architecturale.

Le style des édifices du Honsha, orientés vers le nord, et celui des édifices du Sessha Marodo-jinja, orientés vers l'ouest, reliés les uns aux autres par le Kairo (galerie couverte), a été influencé par l'architecture des maisons aristocratiques de la période Heian. L'accent est placé sur la vue frontale des édifices, avec la montagne pour toile de fond ; toute la zone, depuis l'Ôtorii à l'arrière-plan de la montagne, ressemble à une succession d'écrans. Les formes délicates des édifices peints en rouge, qui se détachent sur le vert sombre de la montagne, créent une composition saisissante, offrant des contrastes marqués de masses et de couleurs.

Comme beaucoup d'autres sanctuaires shinto dans lesquels se trouvaient des édifices bouddhiques, Itsukushima-jinja a perdu beaucoup d'entre eux après le rejet du bouddhisme lors de la restauration Meiji de 1868. Les rares à avoir survécu dans les collines environnantes sont indispensables pour retracer l'histoire des monuments shinto d'ltsukushima-jinja.

Honsha  : les différents édifices, Haraiden, Haiden (salle de culte), Heiden (salle Hei ), et Honden (salle principale) se trouvent sur l'axe de l'Ôtorii. Le Haraiden se projette vers la mer, tandis que les Haiden et Honden, reliés l'un à l'autre par le Heiden et couverts par un seul toit, se groupent derrière lui, parallèles au rivage. Ils inspirent une impression de calme et d'élégance grâce aux lignes délicates de leurs amples avant-toits, aux surfaces souples des toitures et aux lignes horizontales des planchers (nageshi) et des poutres (kahiranuki). Ils reposent sur des charpentes formées de massives colonnes et d'entretoises (kumimono) en bois.

Face au Haraiden se trouve le Hirabutai (plate-forme cérémonielle), qui est relié par un plancher au Higashi-kairo (galerie orientale) et au Nishi-kairo (galerie occidentale) qui lui donnent accès depuis d'autres parties du complexe. Le Hirabutai, qui se projette vers l'avant, abrite le takabutai (scène), qui présente des balustrades laquées en vermillon sur ses quatre côtés. Les danses de Cour données sur cette scène ont été introduites de la capitale à l'époque Heian (794-1184), et leur tradition a été maintenue par les prêtres d'ltsukushima pendant plus de huit siècles.

Le complexe sacré du Sessha Marodo-jinja , situé au nord-est du groupe du Honsha, est orienté vers l'ouest. Ses différentes parties (Haraiden, Haiden, Heiden et Honden) se disposent comme celles du Honsha, dans un style très voisin.

La zone renferme des constructions annexes associées au shintoïsme et au bouddhisme, qui sont venues se grouper au cours des siècles autour du célèbre sanctuaire shinto. Ce sont notamment le Gojunoto (pagode à cinq étages), le Tahoto (pagode à deux étages), le Sessha Tenjin-sha Honden et le Massha Hokoku-jinja Honden (Senjokaku).

Source : UNESCO/CLT/WHC
Description historique

L'île d'Itsukushima est une des nombreuses îles de la partie occidentale de la mer intérieur de Seto (Seto Naikai), entre les iles de Honshû et de Shikoku. Elle possède le point culminant de la région, le mont Misen (530m) et elle est l'objet d'un culte très ancien dans la région. Les populations ressentaient une telle crainte révérencielle pour l'île qu'elles n'osaient à l'origine y poser le pied, lui vouant un culte de loin. Puis, poussées par leur foi débordante, elles construisirent des temples sur les rives de l'île en plusieurs occasions.

On pense qu'Itsukushima-jinja fut fondé en 593, bien que son existence ne soit pas confirmée avant 811. Le Nikon Kôki déclare que Itsukushima no kami, le dieu d'Itsukushima, prit sa place parmi les dieux vénérés et que la maison de l'empereur commença à présenter des hei (bâtons sacrés surmontés de papiers découpés) au sanctuaire. Itsukushima-jinja devint lieu de pèlerinage sacré dans le pays d'Aki durant la période Heian (794-1184).

On ne sait pas quand les travaux de construction ont commencé. On sait cependant que Saeki Kagehiro, prêtre shinto, rapporta à la cour impériale qu'il avait reconstruit le principal bâtiment du lieu saint en 1168 : à cette occasion, le sanctuaire fut agrandi et la toiture de quelques bâtiments fut changée ; on substitua des toits d'écorces de cyprès du Japon aux toits de bardeaux. Cette reconstruction, que l'on pense avoir été financée par Taira no Kiyomori, maitre du pays à l'époque, fut un exemple pour les constructions ultérieures, à la fois pour la taille et la composition. Kiyomori attribuait ses victoires dans les guerre civiles de Hogen et Heiji et ses succès politiques ultérieurs à sa foi religieuse pour Itsukushima-jinja. La croyance que le dieu d'Itsukushima était gardien de la famille Heike renforça sa vénération pour le sanctuaire où il se rendit en pèlerinage pour toutes les occasions politiques importantes de sa vie.

Les principaux bâtiments reconstruits du sanctuaire furent détruits par le feu en 1207, dans la période Kamakura (1185-1332), et reconstruits huit ans plus tard, pour brûler à nouveau en 1223. Cette fois-là, la reconstruction prit plus de temps et ne fut achevée qu'en 1241; les principaux bâtiments du sanctuaire datent de cette reconstruction. A partir de cette époque, la reconstruction totale de l'ensemble devint une tâche trop importante de sorte que les bâtiments furent reconstruits individuellement. Pendant la période Kamakura, le sanctuaire se trouva sous l'autorité du gouvernement féodal, mais sous la période suivante de Muromachi (1333-1572), ce ne fut plus le cas.

Construit en bord de mer, Itsukushima-jinja subit les assauts répétés des vents et des inondations, mais il fut chaque fois restauré avec l'aide de personnes influentes au niveau local et national. Le grand portail du sanctuaire (Ôtorii), installé dans la mer et particulièrement vulnérable, fut fréquemment reconstruit, la dernière fois en 1875. De nouveaux bâtiments furent ajoutés au principal ensemble, pour créer l'ensemble actuel- le Gojûnotô (pagode à cinq niveaux) en 1407, le Tahôtô (pagode à deux niveaux) en 1523, le Sessha Tenjin-Sha Honden en 1556 et le Massha Hôkoku-jinja Honden (Senjôkaku) en 1587.

L'ile d'Itsukushimajoue un rôle commercial important dans la mer intérieure en raison de sa situation. A la fin de la période Muromachi (1233-1573), un marché fut ouvert sur l'ile autour duquel une zone urbanisée se développa. Un temple bouddhiste fut érigé près du sommet du mont Misen et attira de nombreux pèlerins et visiteurs. L'ile perdit son caractère sacré, réservé exclusivement aux actes de dévotion, qu'elle avait eu dans les temps anciens et devint une île ouverte possédant une grande beauté par son paysage intégré de bâtiments religieux et de nature, de sorte qu'au milieu de l'époque d'Edo (1600-1866), elle fut reconnue comme l'un des Trois Lieux les plus beaux du Japon (Aki no Miyajima).

Source : évaluation des Organisations consultatives