Brève description
Rapa Nui, nom autochtone de l'île de Pâques, témoigne d'un phénomène culturel unique au monde. Installée aux environs de l'an 300, une société d'origine polynésienne a développé ici, en dehors de toute influence, une tradition de sculpture et d'architecture monumentales puissante, imaginative et originale. Du Xe au XVIe siècle, elle bâtit des sanctuaires et dressa des personnages gigantesques en pierre, les moai , qui, créant un paysage culturel sans égal, fascinent aujourd'hui le monde entier.
Rapa Nui National Park
Rapa Nui, the indigenous name of Easter Island, bears witness to a unique cultural phenomenon. A society of Polynesian origin that settled there c. A.D. 300 established a powerful, imaginative and original tradition of monumental sculpture and architecture, free from any external influence. From the 10th to the 16th century this society built shrines and erected enormous stone figures known as moai , which created an unrivalled cultural landscape that continues to fascinate people throughout the world.
Rapa Nui, nom autochtone de l'île de Pâques, témoigne d'un phénomène culturel unique au monde. Installée aux environs de l'an 300, une société d'origine polynésienne a développé ici, en dehors de toute influence, une tradition de sculpture et d'architecture monumentales puissante, imaginative et originale. Du Xe au XVIe siècle, elle bâtit des sanctuaires et dressa des personnages gigantesques en pierre, les moai , qui, créant un paysage culturel sans égal, fascinent aujourd'hui le monde entier.
منتزه رابا نوي الوطني
يعكس منتزه رابا نوي، وهو الإسم الأصلي لجزيرة الفصح، ظاهرة ثقافية فريدة في نوعها في العالم أجمع. وقرابة العام 300، شكّل هذا المنتزه موطناً لمجتمع من أصل بولينيزي روّج فيها، وبعيداً عن أي نفوذ خارجي، لتقليد مهم وابتكاري وأصيل من الننحت والهندسة المعمارية. وبين القرنين العاشر والسادس عشر، شيّد هذا المجتمع المحلي أماكن عبادة وتماثيل ضخمة من الحجر، أو الـ "موآي" بالإسبانية، تشكّل إطاراً ثقافياً منقطع النظير لا يزال يسحر العالم كله حتى يومنا هذا.
Source: UNESCO/BPI
拉帕努伊国家公园
拉帕努伊是当地人对复活节岛(Easter Island)的称呼,岛上酝酿了一种独特的文化现象。公元300年时玻利尼西亚人(Polynesian)在没有外界影响下,形成了自己独特的、想象丰富的、原汁原味的纪念性雕刻和建筑传统。从10世纪到16世纪,玻利尼西亚人陆续建立了许多神殿,竖起了许多称为莫阿伊(moai)的巨大的石像,至今仍是一道无与伦比的文化风景,吸引全世界各地游人慕名来访。
Source: UNESCO/ERI
Национальный парк Рапануи (остров Пасхи)
Рапануи, туземное название острова Пасхи, является свидетельством уникального культурного феномена. Сообщество полинезийского происхождения проживает здесь с IV в., создав мощную, богатую образами, своеобразную традицию монументальной скульптуры и архитектуры, свободную от каких-либо внешних влияний. В период X - XVI вв. это сообщество построило святилища и воздвигло огромные каменные статуи, известные как «моаи», формирующие неповторимый культурный ландшафт, который продолжает поражать людей со всего мира.
Source: UNESCO/ERI
Parque Nacional de Rapa Nui
Rapa Nui –nombre indígena de la Isla de Pascua– ofrece el testimonio de un fenómeno cultural único en el mundo. Asentada en esta isla hacia el año 300 d.C., una sociedad de origen polinesio creó, al margen de toda influencia externa, grandiosas formas arquitectónicas y esculturales dotadas de una gran fuerza, imaginación y originalidad. Desde el siglo X al XVI, construyó santuarios y esculpió numerosos ”moai“, gigantescos personajes de piedra que forman un paisaje cultural inigualable y fascinan hoy al mundo entero.
Source: UNESCO/ERI
Moai de Rapa Nui
© Sacred Sites
Description longue
Rapa Nui témoigne d'un phénomène unique au monde. Une société totalement à l'écart de tout type d'influence pendant plus d'un millénaire y a développé une tradition artistique et architecturale vigoureuse et profondément créatrice. Les importants vestiges de cette culture, en se fondant avec le cadre naturel, ont créé un paysage culturel tout à fait unique.
L'île a été occupée autour de 300 apr. J.-C. par des Polynésiens, probablement venus des Marquises, qui y ont apporté avec eux une culture de l'âge de pierre. Tous les aspects de cette culture indiquent qu'aucun autre groupe humain n'est venu se mêler à eux avant l'arrivée des Européens. Entre le Xe et le XVIe siècle, la communauté présente sur l'île connut une forte expansion, avec des villages dispersés pratiquement tout le long de la côte. Ses monumentales figures de pierre (les moai ) et ses autels monumentaux (les ahu ) témoignent du niveau élevé atteint par cette société, qui connaissait aussi une forme d'écriture pictographique (le rongo rongo ), qui n'a pas été déchiffrée à ce jour.
Toutefois, la communauté connut une crise économique et sociale au XVIe siècle, due à la surpopulation et à la dégradation de son environnement. La population se divisa alors en deux groupes séparés de clans qui se faisaient perpétuellement la guerre. La classe de guerriers qui se forma à cette occasion donna naissance au culte de l'Homme-oiseau, basé dans les petites îles situées au large d'Orongo, qui remplaça la religion liée aux statues, et porta à l'abandon ou à la destruction de beaucoup de moai et de ahu.
Le dimanche de Pâques 1722, Jacob Roggveen, de la Compagnie hollandaise des Indes orientales, découvrit l'île par hasard et lui donna son nom européen. Elle fut annexée au Chili en 1888.
Les plus célèbres vestiges archéologiques de Rapa Nui sont les moai , dont on pense qu'ils représentent les ancêtres sacrés, veillant sur les villages et les aires de cérémonies. Leur hauteur varie de 2 à 20 m, et la plupart d'entre eux ont été sculptés dans les scories volcaniques, en utilisant de simples pics (les toli ) faits de dur basalte ; on leur faisait ensuite descendre les pentes dans des cavités préalablement creusées à cet effet.
Un grand nombre de moai , demeurés inachevés dans les carrières, apportent d'importantes informations sur leurs techniques de taille. Certains d'entre eux portent un couvre-chef formé de larges blocs circulaires d'une pierre rouge connue sous le nom de pukao , exploitée sur les pentes du petit volcan Punapao ; cette distinction correspond probablement à un statut rituel spécifique. Ces moai présentent entre eux des différences importantes de formes et de dimensions, depuis les plus anciens, qui sont petits, avec une tête et des yeux ronds, jusqu'aux mieux connus, dont les figures sont allongées avec des doigts soigneusement sculptés, des narines, de longues oreilles, ainsi que d'autres traits physionomiques.
Les dimensions et la forme des ahu sont également très variables. Ils présentent un certain nombre de caractéristiques constantes, notamment une plate-forme rectangulaire surélevée formée de grands blocs de pierre dont les interstices sont comblés avec de la caillasse, une rampe souvent pavée de galets arrondis, et une aire nivelée face à la plate-forme. Certains d'entre eux englobent des moai , et beaucoup contiennent des tombes, dont les squelettes ont été mis au jour. Les ahu se trouvent généralement le long de la côte, parallèles à celle-ci.
Le village cérémonial d'Orongo, qui était probablement le centre d'un ensemble de pratiques religieuses liées au culte de l'Homme-oiseau, consiste en plus de cinquante maisons de pierre à demi souterraines, formant différents groupes d'habitations contiguës. Il occupe l'extrémité du cratère de Ran Kay, en contrebas d'une falaise escarpée. De nombreux vestiges des maisons de pierre (les hare ) construites par les premiers habitants de l'île sont également conservés. Elles s'élevaient sur des fondations en basalte, et étaient entourées de structures annexes, fours et foyers, édifices agricoles, poulaillers en pierre. Les groupes de maisons situés près de la côte sont parfois associés à des tours en pierre rondes.
La géologie de l'île a permis d'ouvrir beaucoup de carrières (les ana ) tout autour de la côte. Celles-ci ont été utilisées autrefois par les insulaires comme habitations temporaires ou permanentes, en construisant des murs de pierre à leur entrée. Un grand nombre d'entre elles contiennent des peintures murales figurant des divinités, des oiseaux et des symboles de fertilité.
Source : UNESCO/CLT/WHC
Description historique
Ra pa Nui a été fondée vers l'an 300 de notre ère par des Polynésiens venus probablement des Iles Marquises et qui apportèrent avec eux une société parfaitement représentative de l'âge de la pierre. Tous les éléments culturels de Rapa Nui, antérieurs à l'arrivée des Européens signalent l'absence d'influence qu'aurait eu tout autre groupe émigrant s'il avait existé. ceci exclue toutes les hypothèses avancées selon lesquelles des hommes seraient venus d'Amérique du Sud, de Mélanésie, d'Egypte ou d'ailleurs. Selon les traditions insulaires, l'expédition de la colonisation aurait été composée de cinquante personnes réparties dans deux canoës sous la conduite du roi Hotu Matu'a.
Entre le 10ème et le 16ème siècles, la communauté de ces îles s'agrandit régulièrement, de petits villages furent créés sur la quasi-totalité de la côte. Le niveau culturel de cette société était élevé ; les personnages monumentaux en pierre (moai) et les sanctuaires rituels (ahu) en sont les témoignages les plus connus. 11 est également intéressant de noter l'existence d'une écriture pictographique (rongo rongo) qui n'est pas encore déchiffrée. Au 16ème siècle, cette société a été confrontée à une grave crise économique, sans doute due à la surpopulation et à la détérioration de l'environnement. En conséquence, la population s'est trouvée divisée en deux groupes de clans qui n'ont jamais cessé d'être en conflit. La classe guerrière (matatoa) qui est née de cette situation, instaura le culte dit de "l'Homme-Oiseau•, basé dans les petites îles au large d'Orongo. Ce culte remplaça la religion précédente, rejeta la pratique de la construction de statues en pierre et alla jusqu'à encourager la destruction de la majorité des moai et des anu.
Le dimanche de Pâques 1722, Jacob Roggeveen de la compagnie des Indes néerlandaises, débarqua par hasard sur l'île et lui donna son nom européen. Les Espagnols, sous la conduite de Don Felipe Gonzalez, s'emparèrent de l'île et la baptisèrent Saint-Charles en l'honneur du roi Charles 111. Le très célèbre explorateur anglais, le capitaine James Cook, s'y arrêta en 1774 tandis que son contemporain français le comte de la Pérouse y fit escale en 1786. Les baleiniers commencèrent à s'y arrêter au début du 19ème siècle, amenant avec eux des maladies vénériennes qui décimèrent la population. Cependant, l'événement le plus dévastateur pour cette société et sa culture se produisit en 1862 avec l'arrivée des marchands d'esclaves Péruviens qui embarquèrent plus de deux mille personnes parmi lesquelles le roi et les prêtres. un mouvement de protestation publique eut pour résultat qu'une centaine d'esclaves furent placés sur un bateau pour être reconduits sur leur île en 1865. Toutefois, la variole se déclara en mer et seuls 15 d'entre eux survécurent et rejoignirent Rapa Nui introduisant la maladie sur 111e qui eut vite fait d'éliminer la quasi-totalité de sa population. En 1877, il ne restait que 111 habitants sur les quelques 10.000 que comptait l'île avant l'arrivée des Européens.
Le Chili annexa l'île .en 1888 en pensant qu'elle avait un intérêt stratégique et économique mais les agriculteurs du continent qui s'y installèrent jugèrent Que l'agriculture n'y était pas profitable. Un élevage de moutons y connut une certaine prospérité mais le bail de l'entreprise Qui exploitait cet élevage fut retiré en 1952 et la marine chilienne prit alors le contrôle de l'île. Dans les années 1960, l'administration civile s'installa à nouveau et l'Ile de Pâques devint un département de la province de Valparaiso. La population actuelle s'élève à environ deux mille personnes dont un tiers est originaire du Chili et les deux tiers restants descendent des premiers colons Polynésiens.
Source : évaluation des Organisations consultatives