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Parc national de Hortobágy - la Puszta

Hortobágy National Park - the Puszta

The cultural landscape of the Hortobágy Puszta consists of a vast area of plains and wetlands in eastern Hungary. Traditional forms of land use, such as the grazing of domestic animals, have been present in this pastoral society for more than two millennia.

Parc national de Hortobágy - la Puszta

Le paysage culturel de la puszta de l'Hortobágy est une vaste étendue de plaines et de marécages dans l'est de la Hongrie. L'utilisation traditionnelle des terres à des fins telles que le pâturage des animaux domestiques y a été perpétuée par une société pastorale pendant plus de deux mille ans.

الروضة الوطنية أرتوباغي- لابوسزتا

يتألف مشهد لابوسزتا الثقافي، الواقع في روضة أرتوباغي الوطنية، من مساحة شاسعة من السهول والمستنقعات شرق المجر. فقدعملت مجموعات من الرعاة منذ أكثر من ألفَي عام على استخدام هذه الأراضي استخداماً تقليدياً لغايات الزراعة والماشية.

source: UNESCO/ERI

霍尔托巴吉国家公园

霍尔托巴吉普斯陶文化景区是匈牙利东部一片面积辽阔的草原和湿地。传统的利用土地方式,例如家畜牧养,在这里的游牧民族保持了2000多年。

source: UNESCO/ERI

Национальный парк Хортобадь

Культурный ландшафт Хортобадьской «пушты» (Puszta) представляет собой обширную степную равнину и заболоченные приречные участки на востоке Венгрии. Традиционные способы землепользования, такие как пастбищное скотоводство, сохраняются в этом сельском сообществе более двух тысячелетий.

source: UNESCO/ERI

Parque Nacional del Hortobágy - La puszta

El paisaje cultural de la puszta de Hortobágy es una vasta extensión de llanuras y pantanos situada al este de Hungría. Durante más de dos mil años, una sociedad pastoril ha perpetuado en estos parajes el uso tradicional de la tierra para el pasto de animales.

source: UNESCO/ERI

ホルトバージ国立公園-プッツァ
ハンガリー東部、ドナウ川と支流ティサ川流域に広がる大平原プスタ。ホルトバージの町を含むその一部はホルトバージ国立公園として自然保護区に指定されている。森林のない湿地帯で池や川が多く、ヨーロッパ有数の野鳥の生息地でもある。ホルトバージは中世には52の小村から成るコミュニティであった。2000年以上にわたる牧畜生活の伝統と人類と自然との調和をその見事な文化的景観のなかに、今なお生き生きと映し出している。

source: NFUAJ

Nationaal park Hortobágy - de Puszta

Het cultuurlandschap van de Hongaarse Puszta bestaat uit een uitgestrekt gebied van vlaktes en waterrijke natuurgebieden in het oosten van Hongarije. Er komen al meer dan twee millennia traditionele vormen van landgebruik voor in deze pastorale samenleving. Ze weerspiegelen de harmonieuze interactie tussen mens en natuur. Het nationaal park Hortobágy maakt deel uit van de Tisza vlakte in Oost-Hongarije. Het gebied is omgeven door nederzettingen in het zuiden, oosten en westen. Hiervan zijn de belangrijkste nederzettingen Tiszafüred bij de rivier de Tisza en de stad Debrecen. De nederzettingen verdwenen door de geleidelijke ontvolking van de streek in de 14e eeuw.

Source : unesco.nl

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Parc national de Hortobágy - la Puszta © Hortobágy National Park Directorate
Valeur universelle exceptionnelle

Brève synthèse

Le vieux village de Hollókö est une colonie palocze situé dans le comté de Nógrád au Nord de la Hongrie, à environ 100 kilomètres au Nord-Est de Budapest. Le vieux village, qui a été volontairement préservé, est un témoignage vivant de la vie rurale telle qu’elle était avant la révolution agricole du XXe siècle. L’ensemble d’architecture rurale qui s’étend sur 145 hectares est constitué de 55 bâtiments à usage résidentiel, de fermes et d’une église. L’usage traditionnel typique que font les Paloczes des formes architecturales et des matériaux crée une harmonie avec les paysages alentours et l’environnement naturel caractérisé par des champs en lanières, des vergers, des vignobles, des prairies et des bois. Le bien comprend également les ruines d’un château médiéval situé sur la colline qui surplombe le village, dont on trouve mention dès 1310. Ce château a joué un rôle décisif dans les guerres féodales paloczes et hussites, et a servi de protection au village dont les ruines ont été découvertes non loin de ses murailles.

À la fin de l'occupation ottomane (1683), le château et le village furent finalement abandonnés, et le village actuel s’établit en contrebas. Il se développa progressivement aux XVIIIe et XIXe siècles. Comme c'était l'habitude dans cette région, la première génération de ses habitants s'installa de part et d'autre de la rue centrale. Dans ce village-rue, les générations suivantes construisirent leur maison à l'arrière de petits lots familiaux, en agrandissant ainsi progressivement la zone construite. Les granges étaient édifiées à l'écart du village, à l'extrémité des champs, suivant les traditions paloczes.

Le développement du village et de l’agriculture peut être retracé à partir de différents documents. En 1782, Hollókö était encore un village-rue typique. Plus tard, une seconde rue fut créée à l'Est de la rue principale. Un plan de 1885 montre que la topographie était déjà très semblable à l'actuelle : l'extension des terres cultivées avait atteint son maximum vers le milieu du XIXe siècle, et le village ne pouvait dès lors plus s'étendre. Une reprise limitée se produisit à nouveau en 1960, mais elle est aujourd'hui strictement contrôlée.

Les habitants de Hollókö n'ont jamais appliqué un décret de 1783 interdisant l'utilisation du bois, considéré comme trop inflammable, pour leurs constructions. Le village fut donc périodiquement dévasté par le feu. Le dernier de ces incendies remonte à 1909, mais les maisons furent alors reconstruites selon les techniques traditionnelles de l'architecture rurale palocze : des maisons à colombage sur un soubassement de pierre, avec des murs en torchis blanchis à la chaux, agrémentés sur la rue par de hautes galeries et des balcons en bois soutenus par des colonnades et protégés par des auvents. L'église, avec son clocher couvert en bardeaux, est une simple transposition de cette architecture domestique. Hollókö est une communauté vivante qui constitue un exemple exceptionnel et possiblement unique de conservation librement consentie d’un village traditionnel.

Critère (v) : Le vieux village de Hollókö est un exemple exceptionnel d’une zone traditionnelle d’habitation humaine volontairement préservée, représentative d’une culture devenue vulnérable sous l’impact de changements irréversibles. Ce village, qui s’est principalement développé aux XVIIIe et XIXe siècles, n’est pas seulement représentatif du sous-groupe palocze au sein de la nation hongroise ; il témoigne également, pour l’ensemble de l’Europe centrale, des formes traditionnelles de vie rurale qui ont généralement disparu avec la révolution agricole du XXe siècle.

Intégrité

Le bien inclut les éléments et composants les plus importants du village et du paysage environnant : la zone d’habitation humaine traditionnelle volontairement préservée, les terres agricoles cultivées qui en dépendent, le paysage dans son ensemble et l’environnement naturel avec tous les éléments qui ont façonné sa particularité. La zone d’habitation humaine traditionnelle et son environnement paysager façonné par l’occupation des terres, avec ses traits caractéristiques tels que l’exploitation agricole de champs en lanières et les pâturages boisés, ainsi que les ruines du château qui organisent et jalonnent le panorama, composent un ensemble harmonieux et à l’aspect visuel intact.

Authenticité

Le village, qui s’est principalement développé aux XVIIIe et XIXe siècles et a été reconstruit de façon homogène après l’incendie qui l’a dévasté au début du XXe siècle, conserve des éléments de patrimoine et des traditions qui le distinguent. La préservation des techniques traditionnelles de l’architecture rurale et palocze, les usages faits localement des matériaux et des formes architecturales (telles que la « longue maison » avec son porche typique, dans laquelle cohabitent plusieurs générations, et la forme des caves adaptées aux conditions géomorphologiques) ainsi que la structure historique du village à rue unique ont été conservés. Dans le cadre du projet de « district de préservation du paysage » de 1983, les parcelles précédemment modifiées par le remembrement ont repris leur configuration originale « à lanières » typique du système traditionnel d’occupation de la terre lié à la pratique agricole familiale. Les vignobles, vergers et jardins potagers ont été recréés, l’équilibre écologique a été restauré même dans l’environnement forestier, en s’attachant tout particulièrement au respect de l’authenticité historique. Hollókö n’est donc pas un simple village-musée dans lequel toute activité traditionnelle aurait disparu mais une communauté vivante dont la conservation intègre l’activité agricole. La communauté des habitants de Hollókö, dont la majeure partie réside désormais dans le nouveau village, protège et prend soin du vieux village et de ses bâtiments sauvegardés, lieu de la vie communautaire et religieuse, où l’on peut trouver du travail et qui offre la possibilité de sauvegarder et de présenter leurs traditions. Il reste cependant des défis à relever afin de conserver ces conditions d’authenticité, tels que les évolutions dans la pratique de l’agriculture, l’impact négatif lié à la procédure de cession des terres autrefois exploitées par des coopératives à leur propriétaire d’origine, la grave crise démographique du village, le relogement des habitants du vieux village et les pressions exercées par des activités commerciales extérieures à la communauté. Ces menaces doivent être traitées de façon appropriée par la mise en œuvre d’actions de gestion durable afin de garantir que les conditions d’authenticité du bien soient toujours remplies.

Éléments requis en matière de protection et de gestion

Le bien est un monument protégé au titre de la Loi LXIV de 2001 sur la protection du patrimoine culturel. Il est également une zone de conservation naturelle au titre de la Loi LIII de 1996 sur la protection de la nature. Le vieux village de Hollókö est une zone de protection des monuments depuis 1972 et, depuis son extension en 1989, cette zone s’étend à tout le territoire du bien (145 hectares). En outre, depuis 1987, le bien tout entier est classé zone de conservation naturelle. Aucun autre type de zone de protection n’est nécessaire en raison des caractéristiques morphologiques de la zone. Enfin, une cinquantaine de bâtiments dans le village sont protégés à titre individuel.

Un nouveau plan de gestion, reposant sur les dispositions de la Loi sur le patrimoine mondial de 2011, entrera en vigueur sous la forme d’un décret gouvernemental et sera révisé a minima tous les sept ans. La municipalité remplit les fonctions de gestionnaire du Bien du patrimoine mondial. Conformément à la Loi sur le patrimoine mondial, l’état de conservation du bien ainsi que les menaces et les mesures de sauvegarde seront régulièrement suivis par l’Assemblée nationale, le plan de gestion fera l’objet d’une révision septennale, si ce n’est plus fréquente. Parmi les tâches à entreprendre à moyen terme, on notera : la réhabilitation de l’utilisation traditionnelle des terres selon les exigences de l’époque actuelle, la préservation du caractère vivant du village, la création d’une économie locale durable fondée sur les traditions et capable de subvenir aux besoins de la population locale et la mise en œuvre de projets d’aménagement en harmonie avec la sauvegarde des valeurs du patrimoine afin de garantir une bonne qualité de vie. L’un des moyens à mettre en œuvre pour atteindre les objectifs précités est le tourisme durable qui doit être géré conformément aux défis de la mondialisation. L’objectif de la stratégie de gestion est d’empêcher Hollókö de devenir un village-musée dans lequel toute activité traditionnelle aurait disparu et de pérenniser une communauté vivante capable de se renouveler. La préservation des valeurs de patrimoine concerne également l’activité agricole traditionnelle ainsi que la sauvegarde et la pratique des traditions rurales et du patrimoine culturel immatériel. 

Description longue

Le paysage de la Puszta hongroise, remarquable exemple de paysage culturel façonné par une société humaine pastorale, conserve intact et bien visible le témoignage de son exploitation traditionnelle au cours de plus de deux millénaires. Il atteste une interaction harmonieuse entre les êtres humains et la nature. La Puszta est une vaste zone de plaines et de marécages située à l'est de la Hongrie. Les formes traditionnelles d'exploitation du territoire, comme le pâturage pour les troupeaux, sont attestées depuis plus de deux mille ans dans cette société pastorale.

Le parc national de Hortobágy fait partie de la plaine de la Tisza. Il est entouré par des agglomérations au sud, à l'est et à l'ouest. Ses deux principaux sites sont Tiszafüred sur la Tisza et la ville de Debrecen, qui sont reliés par une importante voie de communication historique passant par les crêtes.

Nombreux sont les peuples à avoir émigré de l'Est dans le bassin des Carpates au cours de la préhistoire. Le groupe nomade qui arriva vers 2000 av. J.-C., à la fin de l'âge du bronze, fut le premier à laisser sa marque sur le paysage naturel, avec de nombreux tertres funéraires (kurgans) . Leurs dimensions varient (de 5 à 10 m de hauteur pour 20 à 50 m de diamètre), et ils sont généralement coniques ou hémisphériques. Ils se trouvent toujours en terrain sec, mais à proximité de points d'eau. Plus tard, les habitants de la région les réutilisèrent souvent comme sépultures ; dans certains cas, les Hongrois construisirent au-dessus des églises chrétiennes. Le parc renferme aussi des monticules (tells) qui indiquent l'emplacement d'anciens habitats qui ont aujourd'hui disparu. Au cours du Moyen Âge, l'habitat se répartit le long de la route Debrecen-Tiszafüred. La route principale se trouvait sur une ligne marquée par les sites actuels de Hortobágy, Naghegyes ? cf. p.8 Náduvdar et Nagyiván. Les sources écrites indiquent que beaucoup d'entre eux étaient dotés d'une église.

Les Hongrois arrivèrent dans ce qui est aujourd'hui la Hongrie à la fin du IX siècle sous la direction de leur souverain Árpád. Comme la région se prêtait admirablement à l'élevage, ils s'installèrent dans les terres situées autour de la Tisza aux Xe et XI siècles. Au début du XIII siècle, un réseau très dense d'habitats reposant sur une économie pastorale s'était développé dans Hortobágy, tout au long de la voie commerciale qui menait de Buda en Transylvanie, par Tiszafüred et Debrecen.

Avec le dépeuplement progressif de la région, à partir du XIV siècle, les habitats disparurent. Seules demeurèrent dans les vastes plaines de la Puszta des constructions temporaires légères faites de branchages et de roseaux, utilisées l'hiver comme abris pour les hommes et les animaux. Les seules structures conservées de cette époque sont les constructions publiques en pierre, ponts et les csárdas . Le pont à neuf arches de Hortobágy est le plus long pont de pierre de Hongrie. Un pont en bois, dont on sait qu'il existait déjà au XIV siècle, a été remplacé en 1827-1833 par la structure actuelle, de style classique. Le pont de Zádor, au sud du parc national, a été construit en 1809 avec neuf arches, mais ses deux piles latérales ont été emportées par une crue du Zádor en 1830, et elles ne furent jamais reconstruites. Les csárdas sont des auberges provinciales construites aux XVIIIe et XIX siècles pour fournir nourriture et hébergement aux voyageurs.

La csárdas typique est formée de deux édifices construits l'un face à l'autre, tous deux sur un seul niveau et couverts d'un toit de chaume et, parfois, de tuiles ou de bardeaux. La partie donnant sur la rue était normalement occupée par une taverne, avec un comptoir dans une pièce qui donnait accès à la cave à vin ; quelques-unes d'entre elles avaient aussi une ou deux chambres d'hôtes. De l'autre côté de la route se trouvaient les écuries et le hangar destiné aux véhicules. Les mieux connues de ces csárdas sont celles de Balmazújváros (XVIII siècle), de Hortobágy (d'abord construite en 1699, puis reconstruite à différentes reprises), de Nagyhegyes (début du XIX siècle), de Nagyiván (milieu du XVIII siècle) et de Tiszafüred (vers 1770).

Différents systèmes de régulation des eaux construits au début du XIX siècle permirent d'améliorer le contrôle des crues de la rivière Tisza : d'anciennes plaines inondées purent alors être drainées et converties en champs cultivables. Ainsi privés d'eau, les pâturages naturels perdirent leur fertilité, ce qui entraîna leur surexploitation au début du XX siècle. Des efforts ont donc été faits pour diversifier l'exploitation du sol à Hortobágy. Le plus réussi d'entre eux fut la création d'étangs à poisson artificiels entre 1914 et 1950, puis à nouveau dans les années cinquante du XX siècle.

Source : UNESCO/CLT/WHC
Description historique

De nombreux peuples ont migré de l'est vers le Bassin des Carpates pendant la préhistoire. Le groupe nomade qui est arrivé autour de 2000 av. J.-C. à la fin de l'Age du bronze fut le premier à laisser son empreinte sur le paysage naturel, sous la forme de nombreux tumuli (kurgans). La région est en marge de l'Empire romain et, à l'époque, occupée par les Sarmates, un peuple cavalier venu d'Asie. Les Avars sont arrivés au milieu du VIe siècle, suivis par des colons slaves.

Les Hongrois s'installèrent dans ce que l'on appelle aujourd'hui la Hongrie à la fin du IXe siècle, menés par leur chef, Arpád. Comme la région se prêtait à merveille à l'élevage, ils occupèrent les terres autour de la Tisza aux Xe et XIe siècles. Au début du XIIIe siècle, un réseau dense d'établissements, dont l'économie reposait sur l'activité pastorale, s'était développé dans l'Hortobágy. L'axe commercial principal reliant Buda à la Transylvanie passait par Tiszafúred et Debrecen. Une tribu Cuman venue du sud de la Russie s'installa pacifiquement près de Nagykunság au sud-ouest de l'Hortobágy au début du XIIIe siècle.

La région fut cependant dévastée par la horde mongole qui déferla sur cette partie de l'Europe en 1241-1242 et de nombreux villages ne furent jamais relevés après le départ soudain des Mongols à la mort de leur Grand khân. Pendant la grande peste, au milieu du XIVe siècle, de nombreux villages se vidèrent de leur population et furent abandonnés. Simultanément, Debrecen se développa et attira les habitants des autres villages.

La région tomba entre les mains des Ottomans lorsque Debrecen fut prise en 1543. D'autres villages furent abandonnés durant les guerres qui dévastèrent la région entre 1593 et 1608, après l'incursion des Tatars de Crimée en 1594 et la guerre de quinze ans qui refoula les Turcs hors de Hongrie en 1711.

Les 150 ans de gouvernement turc ont renforcé l'économie pastorale qui devait dès lors dominer l'Hortobágy. De grands troupeaux de moutons et de boeufs étaient gardés sur les prairies ouvertes du début du printemps jusqu'à l'automne, puis conduits vers les abris d'hiver à proximité des sources d'eau. Au début du XIXe siècle, ce système prit fin, ruiné par la dévastation économique causée par les guerres napoléoniennes et les changements d'habitude alimentaire. Simultanément, des systèmes de régulation des eaux ont été mis en place. La domestication des eaux du fleuve Tisza élimina les crues et les inondations et draina les marécages qui furent transformés en terres arables, tandis que les prairies naturelles, privées d'eau, perdirent leur fertilité. Les maigres ressources ne suffisaient plus à nourrir les troupeaux et la région connut une grave surexploitation au début du XXe siècle.

On s'efforça de diversifier les activités dans l'Hortobágy, dont la plus réussie fut la création des étangs à poissons entre 1914 et 1918 et à nouveau dans les années 1950. Les étangs et les lacs couvrent actuellement une superficie de 65km2. L'introduction de la culture du riz dans les années 1950 fut un échec, de même que les projets de reboisement dans les anciens marais asséchés au sol alcalin.

Source : évaluation des Organisations consultatives
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