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Paysage culturel et botanique du Richtersveld

Richtersveld Cultural and Botanical Landscape

The 160,000 ha Richtersveld Cultural and Botanical Landscape of dramatic mountainous desert in north-western South Africa constitutes a cultural landscape communally owned and managed. This site sustains the semi-nomadic pastoral livelihood of the Nama people, reflecting seasonal patterns that may have persisted for as much as two millennia in southern Africa. It is the only area where the Nama still construct portable rush-mat houses (haru om ) and includes seasonal migrations and grazing grounds, together with stock posts. The pastoralists collect medicinal and other plants and have a strong oral tradition associated with different places and attributes of the landscape.

Paysage culturel et botanique du Richtersveld

La zone de conservation de la communauté du Richtersveld couvre une superficie de 160 000 ha de déserts montagneux spectaculaires dans le nord-ouest de l’Afrique du Sud. Il s’agit d’un paysage culturel dont la propriété et la gestion sont communales. Le peuple nama y mène un mode de vie pastoral semi-nomade, témoignant de schémas saisonniers qui peuvent avoir persisté pas moins de deux millénaires en Afrique australe. C’est le seul endroit où les Nama construisent encore leurs maisons portables couvertes de jonc (haru oms): la zone inclut les migrations saisonnières et zones de pâturage et les sites de campement temporaire. Les pasteurs collectent des plantes médicinales et autres et il semble qu’il existe une forte tradition orale associée aux différents lieux et attributs du paysage.

مشهد ريشترسفيلد الثقافي والنباتي

  تغطي محمية جماعة ريشترسفيلد مساحة قدرها 160000 هكتار من الصحاري الجبلية المدهشة في الشمال الغربي لجنوب إفريقيا. مشهد ثقافي ملكيته وإدارته قروية، يعيش فيه شعب ناما حياة رعوية شبه بدوية، مذكراً أن تلك الأنماط الفصلية السائدة في جنوب القارة الإفريقية قد يعود تاريخها إلى ما لا يقل عن ألفي عام. إنه المكان الوحيد الذي مازال شعب ناما يبني فيه بيوته المحمولة التي تغطيها جدائل الأسل (وتسمى هارو أومس)، فالمنطقة تشهد حركات نزوح فصلية وتأوي المراعي ومضارب الخيم المؤقتة. يجمع الرعاة النباتات الطبية وغيرها، ويبدو أن تقليداً شفهياً يتعلق بالأمكنة المختلفة وبخصائص المشهد الطبيعي مازال متوارثاً.

source: UNESCO/ERI

理查德斯维德文化植物景观

占地16万公顷的理查德斯维德文化植物景观位于南非西北部引人注目的山区沙漠中,它构成了由社区拥有和管理的文化景观。该遗产保留了那马人半游牧性的牧民生活,说明可能在南非已存在两千年的季节变化模式。这是那马人仍然在建造便携式小屋的唯一一个地区。该遗产包括:季节性迁徙、牧场、储藏站(放牧人季节性放牛羊所用的基地),以及那马人有芦苇草垫席的房屋,即小小的半球型便携式建筑,由交叉木箍制成的木框架组成,铺上由当地灯心草辫成麻花状的细垫。住在这里的田园诗作者收集药用植物和其他植物,其口头叙述的老传统与不同地方和景观特点有关。

source: UNESCO/ERI

Культурный и ботанический ландшафт Рихтерсфельдского заповедника

Культурный и ботанический ландшафт Рихтерсфельдского заповедника - это участок горной пустыни на северо-западе страны, находящейся под общинным управлением полукочевой народности Нана. Предполагается, что способ ведения пастбищного хозяйства населяющей эту местность народности Нама (полукочевники) не менялся, подобно всему южноафриканскому региону, в течение двух тысячелетий. Именно здесь Нама все еще продолжают строить свои передвижные жилища - хару омс. На этой территории раскинулись сезонные выпасы для скота, кормохранилища (промежуточные базы, где при сменах сезона останавливаются пастухи при перегоне овечьих или коровьих стад), постройки из тростниковой циновки.  Жители этой местности занимаются сбором целебных трав и других растений. Их устоявшиеся устные традиции отражают специфику мест их кочевания.

source: UNESCO/ERI

Paisaje cultural y botánico de Richtersveld

Situado en un espectacular desierto montañoso del noroeste de Sudáfrica, este sitio de 160.000 hectáreas es un paisaje cultural de propiedad y gestión comunitarias. Está habitado por el pueblo nama, cuyo modo de vida pastoral y seminómada atestigua la persistencia de los asentamientos humanos estacionales en el África Meridional durante dos milenios por lo menos. Es el único lugar en el que este pueblo sigue construyendo sus casas portátiles de esteras de junto (haru oms). El sitio comprende las zonas de pasto y los lugares de acampada temporalmente utilizados durante las migraciones estacionales. Recolectores de plantas medicinales y de otro tipo, los pastores nama poseen una arraigada cultura oral estrechamente vinculada a diversos lugares y atributos del sitio.

source: UNESCO/ERI

リフタスフェルトの文化的及び植生景観

source: NFUAJ

Cultuur- en botanisch landschap Richtersveld

Het 160.000 hectare grote cultuur- en botanisch landschap Richtersveld is een bergachtige woestijn in het noordwesten van Zuid-Afrika. Het cultuurlandschap wordt communaal beheerd en bestuurd. Het gebied ondersteunt het semi-nomadische herderlijk levensonderhoud van de Nama bevolking door z'n seizoenspatronen, die waarschijnlijk al meer dan twee millennia voorkomen in zuidelijk Afrika. Het culturele en botanische landschap is het enige gebied waar de Nama nog steeds verplaatsbare huizen ('haru om') maken. Het Nama gebied kent seizoensgebonden migraties en begrazingsgronden en voorraadposten. De herders verzamelen medicinale en andere planten en hebben een sterke orale traditie, die verbonden is aan de verschillende plaatsen en eigenschappen van het landschap.

Source : unesco.nl

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Richtersveld
Valeur universelle exceptionnelle

Les vastes terres de pâturage communales du Paysage culturel et botanique du Richtersveld témoignent des processus de gestion de la terre qui ont assuré la protection de la végétation de plantes grasses du Karoo, démontrant ainsi l'interaction harmonieuse entre l'homme et la nature. Aussi, les migrations saisonnières des bergers d'un campement temporaire à un autre avec leurs maisons traditionnelles démontables à toit de nattes tressées, les |haru oms, reflètent une pratique qui fut jadis beaucoup plus répandue en Afrique australe et qui a persisté pendant au moins deux millénaires, et dont les Nama sont aujourd'hui les derniers représentants.

Critère (iv) : Le paysage botanique riche et varié du Richtersveld, modelé par les pratiques pastorales des Nama, présente un mode de vie qui a persisté pendant plusieurs millénaires dans une grande partie de l'Afrique australe et constitue une étape importante de l'histoire de la région.

Critère (v) : Le Richtersveld est l'une des rares zones d'Afrique australe où le pastoralisme transhumant est encore pratiqué ; en tant que paysage culturel, il reflète les traditions anciennes et persistantes de la communauté indigène des Nama. Leur mode pastoral de pacage saisonnier, qui entretient la grande biodiversité de la région, fut autrefois plus répandu et est aujourd'hui vulnérable.

Le paysage culturel comprend tous les éléments liés à la transhumance et au mode de vie pastoral des Nama. L'authenticité des zones de pâturage et des campements est indéniable. L'authenticité des maisons traditionnelles en forme de dôme est pour l'essentiel intacte en dépit de l'incorporation de certains matériaux nouveaux aux traditionnelles nattes finement tressées. Un nombre croissant de jeunes s'intéresse à la perpétuation des traditions.

Le paysage culturel et botanique du Richtersveld dispose d'une protection légale complète. Le processus de déclaration du bien comme zone patrimoniale a été amorcé par les autorités provinciales et la municipalité du Richtersveld, et il a été achevé au tout début de l'année 2007. L'utilisation traditionnelle des terres développée par les Nama devrait être considérée comme faisant partie intégrante du système de protection. Une zone tampon a été établie. Les deux domaines clés pour les mesures de conservation sont le maintien des zones de pacage et le soutien de la tradition de la construction des maisons portables à toits de nattes. La zone de conservation de la communauté du Richtersveld (RCC) est gérée par une Association de propriété communale (CPA) dotée d'un comité de gestion (société sans but lucratif), et un plan de gestion participatif gère la zone patrimoniale identifiée. Le plan de gestion traite la structure de gestion, le développement de l'infrastructure, la prise de conscience des enjeux, le développement du tourisme ainsi que le suivi et l'évaluation. Le plan devrait soutenir le système de gestion traditionnel plutôt que de chercher à le remplacer.

Description historique

Les KhoïKhoï, ancêtres des Nama, occupaient autrefois un territoire s'étendant à travers le sud de la Namibie et la plus grande partie des provinces actuelles du Cap-Nord et du Cap-Ouest d'Afrique du Sud. Pendant plus d'un siècle, les KhoïKhoï du Sud furent repoussés vers le nord par l'extension des fermes européennes du Cap dans cette direction. L'afflux de réfugiés vers le fleuve Orange au XVIIIe siècle conduisit à un état de crise dans la région soumise à des bandes de brigands. Au XIXe siècle, des missionnaires s'installèrent dans la région. Le mélange des peuples et les influences extérieures conduisirent à une rapide dilution de la culture traditionnelle KhoïKhoï. Dans les années 1940, les Boslius-Basters, un autre groupe, furent déplacés dans le Richtersveld par le régime de l'Apartheid. Ils rejoignirent les Nama et, après un premier contact difficile, formèrent une alliance pour le partage des terres dans le cadre de la zone de conservation. Depuis 2003, les fermiers possèdent un titre de propriété sur leurs terres.

Les KhoïKhoï et les San sont considérés comme les peuples indigènes originels d'Afrique australe et par conséquent les gardiens des cultures anciennes. Les KhoïKhoï migraient avec leurs troupeaux de chèvres et de bétail au gré des saisons et vivaient dans leurs maisons transportables. Leur legs est, comme celui des San, manifeste dans l'art rupestre. Les premières mentions écrites des KhoïKhoï remontent aux récits d'explorateurs européens de la fin du XVe siècle et, de la fin du XVIIe siècle à la fin du XIXe siècle, de nombreux missionnaires et fonctionnaires ajoutèrent leurs comptes rendus. Au cours du XXe siècle, les KhoïKhoï ont fait l'objet de nombreux écrits.

Quand ils furent l'objet des premières études, les KhoïKhoï vivaient en clans, chacun avec son propre territoire. Les premiers colons néerlandais du Cap commencèrent à leur acheter du bétail afin de fournir de la viande à la flotte néerlandaise. Cela entraîna des pénuries de bétail chez les KhoïKhoï et des conflits entre les Européens et les communautés locales. Quelques années après la fondation de la ville du Cap, les KhoïKhoï commencèrent à migrer vers le nord et, afin de combler le manque de bétail, les colons créèrent un système de propriétés foncières libres et perpétuelles. Les conditions environnementales ne permettaient pas la pratique d'une agriculture intensive et l'agriculture extensive signifia que de vastes espaces furent investis par les colons tandis que les limites de la colonie se déplaçaient rapidement vers l'est et le nord, souvent sans contrôle officiel. Les KhoïKhoï furent enrôlés de force pour le service militaire ou de mission, ou devinrent ouvriers agricoles dans les fermes des colons. Nombre d'entre eux succombèrent aux maladies nouvellement introduites. En quelques générations, les KhoïKhoï avaient disparu de bien des régions de leur territoire ancestral.

Au XXe siècle, l'existence des KhoïKhoï fut niée par la politique de l'Apartheid et ils furent subsumés sous la catégorie raciale des gens de couleur. Depuis 1994 et la libération, une résurgence de l'identité KhoïKhoï et l'émergence des Nama, les derniers KhoïKhoï à pratiquer encore le pastoralisme traditionnel, se sont produites. En raison de son isolement, le Richtersveld demeure le seul lieu qui témoigne de ce mode de vie. Ailleurs, par exemple en Namibie et dans d'autres parties d'Afrique du Sud, les Nama ont en grande partie abandonné la transhumance et le savoir-faire qu'implique la construction des maisons traditionnelles a quasiment disparu.

La zone de conservation de la communauté du Richtersveld a été créée en 2002, émanant de la Richtersveld Community Heritage Area, qui fut créée en 2000 pour protéger l'environnement et la culture de cette région.

Source : évaluation des Organisations consultatives
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