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Cercles mégalithiques de Sénégambie

Brève description

Ces quatre grands groupes de cercles mégalithiques constituent une concentration extraordinaire - plus de 1 000 monuments - sur une bande de 100 km de large qui longe sur 350 km le fleuve Gambie. Les quatre groupes, Sine Ngayène, Wanar, Wassu et Kerbatch rassemblent 93 cercles et de nombreux tumuli, monticules funéraires. Certains ont été fouillés et ont révélé un matériel archéologique que l’on peut dater entre le IIIe siècle av. J.-C et le XVIe siècle de notre ère. Les cercles de pierres de latérite soigneusement taillées et leurs tumuli associés présentent un vaste paysage sacré qui s’est constitué sur plus de 1 500 ans et rendent compte d’une société prospère, pérenne et hautement organisée.

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Valeur exceptionnelle

Critère (i) : Les pierres individuelles finement travaillées témoignent d’une technique précise et expérimentée et contribuent à l’ordre et à la grandeur imposante de l’ensemble des cercles de pierres.

Critère (iii) : Les cercles de pierres proposés pour inscription représentent la totalité de la zone mégalithique dans laquelle la présence d’une si grande quantité de cercles est une manifestation unique de constructions et de pratiques funéraires qui persistèrent pendant plus d’un millénaire et demi sur une zone géographique étendue et qui reflète une société productive et sophistiquée.

Description historique

Bien que les cercles de pierres aient fait l'objet de recherches depuis plus de 100 ans et que les sites proposés pour inscription aient été fouillés en plusieurs endroits, de plus amples informations pourraient expliquer l'ensemble de la zone mégalithique.


Les matériels trouvés lors des fouilles archéologiques suggèrent que les sépultures datent essentiellement du premier et du début du second millénaire après J.-C. Toutefois, la relation entre les tumuli et les cercles de pierres n'est pas encore entièrement établie. Il reste à déterminer si les sépultures sont antérieures aux cercles, si elles sont contemporaines ou si même les cercles ont précédé les sépultures.


Les fouilles réalisées par Tholmans et son équipe ont été publiées en 1980 et celles de Galley et de son équipe, en 1982. Les fouilles ont été reprises par Lawson en Gambie en 2002 et par Hall et Bocoum en 2001-2004 au Sénégal.


Certaines carrières ont été identifiées, bien qu'aucune ne soit intégrée dans la zone proposée pour inscription. Néanmoins, seul un très faible nombre de mégalithes peut être relié à une source.


Les fouilles archéologiques des sépultures semblent révéler un ordre moins rigoureux. Elles mettent au jour des sépultures de masse, avec des corps jetés au hasard dans les tombes, suggérant soit une épidémie soit une sorte de sacrifice.


Le peuple Manding qui vit actuellement dans une grande partie de la zone mégalithique semblent avoir investi la région au XVIe siècle, après la construction des mégalithes, et ne semble donc pas être lié aux bâtisseurs mégalithiques.

Source : évaluation des Organisations consultatives