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Décisions du Comité

CONF 204 IV.B.21

La Grande Barrière (Australie)

A sa vingt et unième session (Naples, 1997), le Comité a été informé par les autorités australiennes des conditions rigoureuses de respect de l’environnement mises en place pour contrôler les activités d’aménagement de la région d’Hinchinbrook et d’autres mesures mises en œuvre pour renforcer la conservation de La Grande Barrière. A sa vingt-deuxième session (Kyoto, 1998), le Comité a noté que les autorités australiennes avaient utilisé les résultats de l’étude financière de la Direction du Parc marin de la Grande Barrière (GBRMPA) pour améliorer encore la conservation du site. Par ailleurs, le Comité a demandé au Centre de transmettre les rapports d’UICN-Australie (ACIUCN) et d’autres ONG australiennes à l’Etat partie pour étude et commentaires et il a recommandé que l’UICN fournisse un rapport actualisé sur l’état de conservation du site pour la vingt-troisième session du Bureau.

L’UICN a souligné que l’ACIUCN a engagé un processus de suivi des sites australiens qui vise à rassembler les membres de l’UICN pour discuter de questions essentielles pour chaque site et recommander des mesures. Ce processus, bien qu’imparfait, doit être encouragé. Dans le rapport de l’ACIUCN que l’UICN a transmis au Centre et qui a été adressé à l’Etat partie pour étude et commentaires, figurent plusieurs points essentiels :

(a)      l'étendue et la complexité de ce site du patrimoine mondial doivent être reconnues comme des points importants pour l'évaluation de l'efficacité de sa gestion ;

(b)     l’ensemble de menaces, y compris la gestion des bassins d’alimentation et les impacts des activités côtières sur l’ensemble adjacent des récifs de corail exige une approche coordonnée de la gestion entre différents partenaires et agences concernés ;

(c)      la nécessité d’un système efficace et représentatif d’aires protégées à l’intérieur de ce site très étendu ; et

(d)     l’importance d’une autorité forte, efficace et zélée pour assurer la gestion.

L’ACUICN a fait part de son ferme appui à la Zone protégée de la Grande Barrière mais elle a fait remarquer que l’organisation doit être stable et bénéficier d’un financement à long terme approprié. L’UICN a noté un certain nombre d’autres menaces, dont la pêche, les déversements d’hydrocarbures et l’exploitation minière du schiste bitumineux. Elle a noté que l’ACIUCN avait recommandé de ne pas autoriser la prospection et l’exploitation minière de schiste bitumineux à l’intérieur de la zone de patrimoine mondial de la Grande Barrière et dans les zones adjacentes. L’UICN reconnaît que la gestion de la Grande Barrière constitue une tâche stimulante, complexe et très difficile pour les responsables de cette aire protégée. L’UICN estime que l’état de la zone de patrimoine mondial de la Grande Barrière doit être considéré en corrélation avec le rapport de l’UICN et la mise en œuvre du plan stratégique pour la Grande Barrière. L’UICN appuie la consultation entre les partenaires concernés et le gouvernement en tant que partie du processus de soumission périodique de rapports.

Le Bureau a noté que les autorités australiennes avaient présenté leurs commentaires concernant le rapport de l’ACIUCN intitulé : « Great Barrier Reef World Heritage Area: Condition, Management and Threats ». Elles ont annexé à cette lettre une description d’initiatives de gestion récentes pour contrecarrer les menaces à l’intégrité de la Grande Barrière. La lettre et son annexe ont été transmises à l’UICN pour étude. Par ailleurs, le Centre a également reçu un double de la lettre de M. Victor Kuss adressée au Directeur exécutif de l’ACIUCN, exprimant son désaccord concernant la recommandation du rapport de l’ACIUCN sur l’exploitation minière de schiste bitumineux dans la zone de patrimoine mondial et dans la zone intertidale adjacente (Recommandation n° 22 du rapport de l’ACIUCN).

Le Bureau a bien accueilli le processus en deux étapes adopté par l’UICN pour étudier l’état de conservation de la Grande Barrière et faire rapport au Bureau. Il consiste en une première étude approfondie réalisée par l’ACIUCN en totale concertation avec tous les partenaires concernés, pour communication au Siège de l’UICN, suivie d’une étude du rapport de l’ACIUCN réalisée par le Siège de l’UICN et d’autres informations pertinentes pouvant être utiles au Centre pour la préparation du document de travail sur l’état de conservation des sites du patrimoine mondial.

Le Bureau a demandé à l’ACIUCN et à l’Etat partie d’étudier les 29 recommandations figurant dans le rapport de l’ACIUCN, afin d’élaborer un ensemble plus ciblé de recommandations et un plan détaillé pour la mise en œuvre et le suivi de ces recommandations. Un tel plan devrait, dans la mesure du possible, être fondé sur un point de vue consensuel de tous les partenaires concernés par la conservation à long terme de la zone de patrimoine mondial de la Grande Barrière. Ce plan devrait être adressé au Centre et à l’UICN avant le 15 septembre 1999, afin de pouvoir présenter un rapport à la vingt-troisième session du Comité prévue à Marrakech, Maroc, du 29 novembre au 4 décembre 1999.

L’observateur de l’Australie a approuvé la recommandation du Bureau et a fait plusieurs observations sur les recommandations du rapport de l’ACIUCN et ses mesures de suivi. Le texte complet de la déclaration de l’observateur de l’Australie figure à l’Annexe III.

Documents
PDF Document original de la décision
Contexte de la décision
PDF WHC-99/CONF.204/15
Thèmes : Conservation
Etats Parties : Australie
Session : 23BUR