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Parc Maloti-Drakensberg

Afrique du Sud, Lesotho
Facteurs affectant le bien en 2021*
  • Activités de gestion
  • Cadre juridique
  • Installations d’interprétation pour les visiteurs
  • Pétrole/gaz
  • Système de gestion/plan de gestion
  • Vastes infrastructures et/ou installations touristiques / de loisirs
  • Autres menaces :

    Zones tampons pas encore officialisées

Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents
  • Installations d’interprétation pour les visiteurs : Nécessité d'améliorer la présentation des aspects culturels, en particulier les sites de l'art rupestre San dans le Centre Environnemental
  • Cadre juridique : Révisions, amendements et application de lois pertinentes du bien pas encore finalisés au Lesotho
  • Vastes infrastructures et/ou installations touristiques / de loisirs (projet de téléphérique et projet de station-service dans la zone tampon du bien en Afrique du Sud)
  • Activités de gestion : Poursuite d'une approche prudente aux interventions de conservation sur les sites d'art rupestre (sauf si l'art rupestre devenait extrêmement fragile et vulnérable) ;
  • Système de gestion/plan de gestion : Nécessité de renforcer la gestion du patrimoine au Lesotho, y compris l'adoption d'un plan de gestion global, l'allocation d’un budget annuel, une préparation aux risques et un plan de réponse en cas de catastrophe, avec des indicateurs de suivi et une formation du personnel de surveillance, et nécessité de renforcer la collaboration transnationale 
  • Zones tampons entourant le bien ne sont pas encore officialisées 
  • Nécessité de poursuivre les recherches et la documentation pour établir un inventaire de l'art rupestre dans le Parc National Sehlabathebe (problème résolu);
  • Nécessité d’étudier la potentielle contribution culturelle d’autres éléments du paysage aux valeurs culturelles du Parc National Sehlabathebe (problème résolu)
  • Infrastructures liées aux énergies renouvelables : Proposition de développement de fermes éoliennes dans les régions limitrophes du Parc National Sehlabathebe (problème résolu)
  • Pétrole/gaz : projets de prospection de gaz de schiste, de gaz et de pétrole sur le territoire de la zone tampon du bien telle que nouvellement proposée en Afrique du Sud
Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO jusqu'en 2021

Montant total accordé : en 2015, le bien a reçu une dotation de 50.000 dollars EU dans le cadre du Programme sur le Patrimoine mondial et le tourisme durable de l’UNESCO (Fonds-en-dépôt des Flandres) ; en 2016-2017, 40 000 dollars EU pour un projet de gestion communautaire COMPACT (Fonds en dépôt des Pays-Bas), 145,000 dollars EU du Gouvernement de la Norvège en 2020.

Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2021
Demandes approuvées : 3 (de 2014-2021)
Montant total approuvé : 55 016 dollars E.U.
2021 Conservation, monitoring, and risk assessment of rock ... (Approuvé)   20 224 dollars E.U.
2018 Strengthening Sehlabathebe community conservation forum ... (Approuvé)   14 056 dollars E.U.
2014 Documentation of Rock Art at Sehlabathebe National Park ... (Approuvé)   20 736 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 2021**
Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2021

Le 2 décembre 2020, les États parties ont soumis un rapport conjoint sur l’état de conservation du bien, disponible à http://whc.unesco.org/fr/list/985/documents/, qui fait état de ce qui suit :

  • Le budget annuel du bien comprend un soutien à la formation du personnel et aux activités communautaires. En outre, un programme de gestion communautaire de conservation des zones protégées (COMPACT) se poursuit sur le bien, avec le soutien financier du gouvernement norvégien au Fonds du patrimoine mondial ;
  • Le plan de gestion conjoint du bien est toujours en cours de finalisation. Il est confirmé que la planification de la préparation aux risques et de la réponse aux catastrophes sera intégrée au plan ;
  • Les États parties attendent la révision des plans de gestion des incendies, des espèces exotiques envahissantes, du patrimoine culturel et de la stratégie de tourisme durable ;
  • L'État partie de l'Afrique du Sud a soumis une demande de modification mineure des limites pour officialiser la zone tampon au sud du parc national de Sehlabathebe en Afrique du Sud ;
  • La demande officielle pour les propositions de prospection de gaz de schiste, de gaz et de pétrole dans cette zone tampon n'a pas encore été reçue et donc aucune évolution n'a encore eu lieu. De même, il n'y a pas eu d’évolution du téléphérique envisagé en Afrique du Sud. L'État partie d'Afrique du Sud confirme que des évaluations d'impact sur l'environnement et sur le patrimoine (EIE/EIP) de ces projets seront réalisées et soumises au Centre du patrimoine mondial dès qu'elles seront disponibles ;
  • Toute intervention de conservation sur les sites d'art rupestre se limitera au traitement des vulnérabilités immédiates et urgentes ;
  • Le recours formé par l'autorité de gestion du bien en Afrique du Sud à propos du projet de station-service dans la zone tampon, a été rejeté. Cela a également été confirmé par un courrier de l'État partie soumis au Centre du patrimoine mondial le 30 septembre 2020, qui a également noté l'engagement de l'État partie à se conformer à son obligation de s'assurer que la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien n'est pas compromise. Le projet a depuis été achevé ;
  • L'État partie du Lesotho s'engage à accélérer la finalisation du projet de loi sur la gestion de la biodiversité, qui est en cours d'examen final.
Analyse et Conclusion du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives en 2021

La confirmation par l’État partie de l’Afrique du Sud de la réalisation d’études d’impact des deux propositions de développement et de les soumettre au Centre du patrimoine mondial est appréciée. Si l'on rappelle que le téléphérique proposé serait à proximité immédiate du bien et que la prospection ferait dans la zone tampon du bien, il existe un risque élevé d’impact sur la VUE. Il est donc recommandé à l'État partie de tenir le Centre du patrimoine mondial informé de l'avancement de ces projets et de veiller à ce que les études d'impact soient réalisées conformément aux directives de l'ICOMOS et de l'UICN.

Les efforts constants pour finaliser le plan de gestion conjoint et le projet de loi sur la gestion de la biodiversité sont appréciés, mais le retard important est également notable. Étant donné que leur achèvement est en suspens depuis un certain temps, tous les efforts devraient être faits pour accélérer le processus dans la mesure du possible. La confirmation répétée par les États parties que toute intervention de conservation sur les sites d'art rupestre se limitera au traitement des vulnérabilités immédiates et urgentes est bienvenue.

Il est rappelé que l'autorité de gestion du bien en Afrique du Sud a exprimé, dans des rapports précédents, ses inquiétudes quant aux impacts visuels et à l'impression de légitimité de la station-service dans la zone tampon. Le rapport sur l'état de conservation soumis par les États parties ne fournit aucun détail et, compte tenu du fait que le projet est maintenant achevé, il est recommandé au Comité de demander aux États parties de fournir des informations sur la manière dont les conséquences potentielles sur la VUE du bien ont été atténuées pendant la construction, et sur les mesures appliquées pendant la phase opérationnelle pour s'assurer que la VUE continue d'être protégée.

La communication selon laquelle l'État partie du Lesotho est en train de finaliser son projet de loi sur la gestion des ressources de la biodiversité est bienvenue, et il est rappelé qu'un exemplaire de la loi définitive est fourni au Centre du patrimoine mondial dès son adoption.

Il est pris acte de la demande de modification mineure des limites qui a été soumise, cependant, le Centre du patrimoine mondial a demandé aux États parties de compléter leur demande par un courrier conjoint, assurant que la demande est approuvée par les deux États parties, afin de la transférer aux Organisations consultatives pour évaluation.

Décisions adoptées par le Comité en 2021
44 COM 7B.170
Parc Maloti-Drakensberg (Afrique du Sud, Lesotho) (C/N 985bis)

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/21/44.COM/7B.Add,
  2. Rappelant les décisions 39 COM 7B.33, 41 COM 7B.38 et 43 COM 7B.38, adoptées à ses 39e (Bonn, 2015), 41e (Cracovie, 2017) et 43e (Bakou, 2019) sessions respectivement,
  3. Apprécie la confirmation par les États parties que les interventions de conservation pour les sites d'art rupestre se limiteront au traitement des vulnérabilités immédiates et urgentes, et l'engagement de l'État partie d'Afrique du Sud à réaliser des études d'impact sur le patrimoine et sur l'environnement conformément aux directives de l'UICN et de l'ICOMOS pour le projet de téléphérique à proximité immédiate du bien et pour un projet de prospection de gaz de schiste, de gaz et de pétrole à l'intérieur de la zone tampon nouvellement proposée en Afrique du Sud, et de soumettre les études d'impact au Centre du patrimoine mondial, pour examen par les Organisations consultatives avant de prendre toute décision qui pourrait être difficilement réversible, conformément au paragraphe 172 des Orientations ;
  4. Prend note du rejet du recours formé par l'autorité de gestion au sujet de la station-service située dans la zone tampon du bien en Afrique du Sud, mais rappelant également les préoccupations exprimées quant aux risques d’impact négatif sur la valeur universelle exceptionnelle (VUE), demande à l'État partie de l'Afrique du Sud de fournir des détails supplémentaires sur la manière dont les impacts potentiels de la station-service ont été atténués pendant la construction et sur les mesures mises en place pendant la phase opérationnelle pour s’assurer que la VUE continue d’être protégée ;
  5. Réitère sa demande aux États parties d'achever la révision du plan de gestion conjoint du bien, en l'utilisant comme un cadre général pour harmoniser le système de gestion, de soumettre ce plan au Centre du patrimoine mondial pour examen, et de faire rapport sur sa mise en œuvre ;
  6. Réitère également sa demande à l'État partie du Lesotho d'achever rapidement le projet de loi sur la gestion des ressources de la biodiversité et d'en soumettre un exemplaire au Centre du patrimoine mondial ;
  7. Prend note de la soumission d'une demande de modification mineure des limites pour officialiser la zone tampon au sud du Parc national de Sehlabathebe en Afrique du Sud, et demande également aux États parties d’officialiser cette soumission par un courrier conjoint des deux États parties, afin qu'elle puisse être transférée aux Organisations consultatives pour évaluation ;
  8. Demande en outre aux États parties de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2022, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 46e 
Projet de décision : 44 COM 7B.170

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/21/44.COM/7B.Add,
  2. Rappelant les décisions 39 COM 7B.33, 41 COM 7B.38 et 43 COM 7B.38, adoptées à ses 39e (Bonn, 2015), 41e (Cracovie, 2017) et 43e (Bakou, 2019) sessions respectivement,
  3. Apprécie la confirmation par les États parties que les interventions de conservation pour les sites d'art rupestre se limiteront au traitement des vulnérabilités immédiates et urgentes, et l'engagement de l'État partie d'Afrique du Sud à réaliser des études d'impact sur le patrimoine et sur l'environnement conformément aux directives de l'UICN et de l'ICOMOS pour le projet de téléphérique à proximité immédiate du bien et pour un projet de prospection de gaz de schiste, de gaz et de pétrole à l'intérieur de la zone tampon nouvellement proposée en Afrique du Sud, et de soumettre les études d'impact au Centre du patrimoine mondial, pour examen par les Organisations consultatives avant de prendre toute décision qui pourrait être difficilement réversible, conformément au paragraphe 172 des Orientations ;
  4. Prend note du rejet du recours formé par l'autorité de gestion au sujet de la station-service située dans la zone tampon du bien en Afrique du Sud, mais rappelant également les préoccupations exprimées quant aux risques d’impact négatif sur la valeur universelle exceptionnelle (VUE), demande à l'État partie de l'Afrique du Sud de fournir des détails supplémentaires sur la manière dont les impacts potentiels de la station-service ont été atténués pendant la construction et sur les mesures mises en place pendant la phase opérationnelle pour s’assurer que la VUE continue d’être protégée ;
  5. Réitère sa demande aux États parties d'achever la révision du plan de gestion conjoint du bien, en l'utilisant comme un cadre général pour harmoniser le système de gestion, de soumettre ce plan au Centre du patrimoine mondial pour examen, et de faire rapport sur sa mise en œuvre ;
  6. Réitère également sa demande à l'État partie du Lesotho d'achever rapidement le projet de loi sur la gestion des ressources de la biodiversité et d'en soumettre un exemplaire au Centre du patrimoine mondial ;
  7. Prend note de la soumission d'une demande de modification mineure des limites pour officialiser la zone tampon au sud du Parc national de Sehlabathebe en Afrique du Sud, et demande également aux États parties d’officialiser cette soumission par un courrier conjoint des deux États parties, afin qu'elle puisse être transférée aux Organisations consultatives pour évaluation ;
  8. Demande en outre aux États parties de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1erdécembre 2022, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 46e session en 2023. 
Année du rapport : 2021
Lesotho Afrique du Sud
Date d'inscription : 2000
Catégorie : Mixte
Critères : (i)(iii)(vii)(x)
Documents examinés par le Comité
Rapport de lʼÉtat partie sur lʼétat de conservation
Rapport (2020) .pdf
arrow_circle_right 44COM (2021)
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* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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