Faites une recherche à travers les informations du Centre du patrimoine mondial.

i
ii
iii
iv
v
vi
vii
viii
ix
x

Forêt sacrée d’Osun-Oshogbo

Nigéria
Facteurs affectant le bien en 2015*
  • Habitat
  • Impacts des activités touristiques / de loisirs des visiteurs
  • Incendies (d’origine naturelle)
  • Infrastructures de transport de surface
  • Pollution des eaux de surface
  • Vastes infrastructures et/ou installations touristiques / de loisirs
Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents
  • Développement urbain à proximité du bien
  • Construction d’une route autour du bien
  • Pollution de la rivière Osun
  • Feux de brousse au sein du bien
  • Impact négatif de la commercialisation du festival annuel
  • Fragilité des qualités spirituelles, symboliques et rituelles de la forêt face au nombre croissant de visiteurs et à l’absence de plan de gestion du tourisme
  • Route traversant la forêt non retracée
Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2015
Demandes approuvées : 1 (de 1999-1999)
Montant total approuvé : 10 000 dollars E.U.
1999 Preparation of 2 nomination files: Ekhor (Benin) & Osun ... (Approuvé)   10 000 dollars E.U.
Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2015

Le 28 janvier 2015, l’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation du bien, qui est disponible à https://whc.unesco.org/fr/list/1118/documents/ et étudie quelques-uns des problèmes soulevés par le Comité du patrimoine mondial à sa 38e session, ainsi que la conservation des sculptures, comme suit :

  • Pollution de la rivière Osun : La qualité des eaux de l’Osun s’est améliorée en procédant au nettoyage de la rivière quatre fois par an au lieu d’une.
  • Conservation de la forêt : Suite à des opérations de régénération et de reboisement, le nombre d’espèces végétales dans la forêt est passé de 400 à 465. La population animale y est maintenant contenue par une clôture à treillis métalliques.
  • Conservation des sculptures : Pendant l’année 2013-2014, 61 sculptures dressées sur le site traditionnel (mythologique) du marché Ontoto dans la Forêt sacrée ont été restaurées par le Mouvement d’Art sacré, ainsi que la Tortue volante, une sculpture de Suzanne Wenger placée autrefois à l’entrée traditionnelle de la Forêt sacrée.
  • Gestion : Un plan de gestion/conservation révisé a été adopté en 2014 pour durer jusqu’en 2019. Des plans de gestion du tourisme culturel et de préparation aux risques de catastrophe ont également été préparés, mais aucun n’a été soumis.
  • Festival annuel : Les nouveaux plans visent à réduire la pression que le festival annuel exerce sur le bien par un zonage des activités symboliques et spirituelles et le détournement de certaines activités récréatives vers la zone tampon ou vers des lieux moins sensibles. 5 % des recettes de la Forêt sacrée iront désormais aux travaux de conservation du bien.
  • Développement urbain et routes : Bien que le nouveau plan de gestion prévoit les moyens d’améliorer les impacts de l’urbanisation, il n’apporte ni précision ni échéancier concernant la déviation de la route qui traverse la forêt.

La mission ICOMOS de suivi réactif demandée n’a pas eu lieu, alors que l’État partie a indiqué qu’il allait l’inviter au cours de l’année à venir.

Analyse et Conclusion du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives en 2015

Les progrès dans la régénération de plusieurs parties de la forêt sacrée sont satisfaisants. Au moment de l’inscription, il était prévu de régénérer les 30 % de la forêt primaire ayant subi des dommages causés par des plantations et d’autres activités agricoles. On ne voit pas très bien si tout ou partie de cette zone est maintenant régénérée et/ou reboisée. Le nettoyage de la rivière est devenu plus fréquent ; cependant, étant donné le caractère sacré de l’Osun, il est indispensable d’adopter des mesures préventives pour éviter la pollution de l’eau et ne plus être obligé d’avoir à faire un nettoyage régulier.

Un programme de conservation des sculptures a commencé avec les interventions réalisées au sanctuaire du marché. Durant l’année, une demande d’assistance internationale a été reçue pour pouvoir assurer la conservation de nombreuses autres sculptures de la Forêt sacrée. Cette demande a été renvoyée pour obtenir plus de précisions sur l’approche de conservation, la planification prospective et la documentation en raison de l’extrême complexité de la tâche. Il a également été suggéré que la prochaine mission prenne ces questions en considération.

La production d’un plan de conservation/gestion révisé et de plans de préparation aux risques et d’accueil des visiteurs est aussi un progrès appréciable. Étant donné les fortes pressions du développement et des visiteurs sur le bien, ces plans devraient être soumis au Centre du patrimoine mondial, pour examen par les Organisations consultatives et être pris en considération par la prochaine mission afin de comprendre les mesures spécifiques sur les restrictions et le contrôle du développement à l’intérieur du bien, la capacité d’accueil de la Forêt sacrée et les approches en matière de conservation des sculptures.

Décisions adoptées par le Comité en 2015
39 COM 7B.43
Forêt sacrée d’Osun-Oshogbo (Nigéria) (C 1118)

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC-15/39.COM/7B,
  2. Rappelant la décision 38 COM 7B.53 adoptée à sa 38e session (Doha, 2014),
  3. Salue la régénération progressive de la forêt sacrée et la fréquence accrue du nettoyage de la rivière, mais prie instamment l’État partie de s’attaquer à l’origine de la pollution de l’Osun ;
  4. Se félicite également de la révision du plan de gestion et de la mise en place de plans de gestion du tourisme culturel et de préparation aux risques et demande à l’État partie d’en soumettre des exemplaires au Centre du patrimoine mondial, pour examen par les Organisations consultatives ;
  5. Note que des travaux de conservation des sculptures ont commencé dans le sanctuaire du marché et que des fonds sont actuellement sollicités pour de nouvelles interventions dans la Forêt sacrée et demande également à l’État partie d’apporter plus de précisions sur l’approche de la conservation, la planification prospective et la documentation, compte tenu de l’extrême complexité de la tâche ;
  6. Note également que l’État partie a l’intention d’inviter la mission ICOMOS de suivi réactif demandée sur le bien au cours de l’année, afin de prendre en considération le développement urbain, la gestion du tourisme et la conservation des ressources naturelles, et suggère que la mission considère également les approches en matière de conservation des sculptures ;
  7. Demande en outre à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2016, un rapport actualisé, incluant un résumé analytique d’une page, sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 41e session en 2017.
Projet de décision : 39 COM 7B.43

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC-15/39.COM/7B,
  2. Rappelant la décision 38 COM 7B.53 adoptée à sa 38e session (Doha, 2014),
  3. Salue la régénération progressive de la forêt sacrée et la fréquence accrue du nettoyage de la rivière, mais prie instamment l’État partie de s’attaquer à l’origine de la pollution de l’Osun ;
  4. Se félicite également de la révision du plan de gestion et de la mise en place de plans de gestion du tourisme culturel et de préparation aux risques et demande à l’État partie d’en soumettre des exemplaires au Centre du patrimoine mondial, pour examen par les Organisations consultatives ;
  5. Note que des travaux de conservation des sculptures ont commencé dans le sanctuaire du marché et que des fonds sont actuellement sollicités pour de nouvelles interventions dans la Forêt sacrée et demande également à l’État partie d’apporter plus de précisions sur l’approche de la conservation, la planification prospective et la documentation, compte tenu de l’extrême complexité de la tâche ;
  6. Note également que l’État partie a l’intention d’inviter la mission ICOMOS de suivi réactif demandée sur le bien au cours de l’année, afin de prendre en considération le développement urbain, la gestion du tourisme et la conservation des ressources naturelles, et suggère que la mission considère également les approches en matière de conservation des sculptures ;
  7. Demande en outre à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2016, un rapport actualisé, incluant un résumé analytique d’une page, sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 41e session en 2017.
Année du rapport : 2015
Nigéria
Date d'inscription : 2005
Catégorie : Culturel
Critères : (ii)(iii)(vi)
Documents examinés par le Comité
Rapport de lʼÉtat partie sur lʼétat de conservation
Rapport (2015) .pdf
arrow_circle_right 39COM (2015)
Exports

* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


top