Le rapport de l’Etat partie, reçu le 3 février 2012, fait part du suivi des actions mises en place par les autorités nationales et locales suite à la décision 34 COM 7B.93:
a) Suivi de l’état de conservation
Un bilan des travaux est dressé pour 2010-2011, soit un total de 40 chantiers dans la zone protégée dont les plus importants sont décrits ; d’autres sont annoncés pour les sections 12, 16 et 22 des fortifications historiques, mais certaines sections de la muraille et le Tour des Etameurs sont encore répertoriés comme des constructions en danger pour lesquelles il n’existe pas pour l’instant de projet financièrement consolidé. Des projets de réhabilitation des bâtiments anciens sont en cours ou annoncés, ainsi que des travaux d’infrastructure pour la ville basse. Un document présente le projet d’aménagement du jardin de la citadelle, lequel a besoin d’une importante intervention.
b) Protection et gestion du site
L’État partie indique l’existence d’un Programme de protection et de gestion (approuvé en novembre 2011, décision n° 1102) ainsi que sa volonté à poursuivre de manière rationnelle les travaux de restauration et de conservation des éléments constitutifs du bien et de sa valeur universelle exceptionnelle.
Dans le cadre de la nouvelle loi nationale sur la gestion des biens culturels inscrits sur la Liste du patrimoine mondial, la municipalité a établi le Bureau du patrimoine mondial de Sighişoara rattaché au Département d’urbanisme. Il est en charge du suivi de la mise en œuvre du Plan de gestion (2011-2017).
Au sein du Plan d'urbanisme zonal (PUZ) le bien protégé est régi par un Règlement local d’urbanisme (RLU). Il a été approuvé par le Conseil municipal en septembre 2011 et il doit être prochainement approuvé par le gouvernement. L’État partie précise qu’il n'y a ni intention, ni projet, ni permis de construction ou de restauration qui pourraient irrémédiablement et irréversiblement affecter la valeur universelle exceptionnelle du bien. Toute intervention doit être approuvée par les institutions compétentes du Ministère de la culture et du patrimoine national, au titre de la protection des monuments historiques.
Comme indiqué, il existe un Programme de protection et de gestion des monuments, mais le Plan de gestion d’ensemble pour le centre historique n’est pas achevé actuellement, demeurant un projet. La participation au réseau européen HerO (Heritage as Opportunity) est évoquée comme appui à sa préparation.
Deux décisions municipales récentes règlementent le trafic dans la citadelle et les conditions d’exercice des professions commerciales à but touristique (cafés, restaurants, artisanat, etc).
Le projet HERITPROT, approuvé en décembre 2011, vise à une meilleure protection du bien contre les risques naturels et technologiques, en particulier la protection incendie du bien historique.
c) Réhabilitation, restauration, construction
L’État partie souligne que le cadre normatif de protections et les documents de gestion faciliteront le développement urbain et la revitalisation du tissu historique, tout en sauvegardant l’authenticité et l’intégrité du centre de la ville. Dans ce cadre, l’État partie propose un aperçu des projets prévus pour une revitalisation du centre historique de Sighişoara, dans une perspective de développement durable et de réutilisation des bâtiments et des espaces historiques. Pour les projets publics, il s’agit en particulier d’un Centre d’information touristique avec un pôle culturel et un musée. Il s’agit également de mesures qui visent à rendre constructibles les terrains libres situés dans le périmètre du bien et sa zone tampon, à autoriser la surélévation de certains bâtiments historiques, à remplacer des bâtiments non compatibles avec la valeur du bien. Des travaux structurels sont également prévus (parkings, accès mécanique à la citadelle depuis la ville basse, route de déviation, etc).