Les Escales du Fleuve Sénégal
Les noms des biens figurent dans la langue dans laquelle les Etats parties les ont soumis.
Sénégal (Afrique) |
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| Date de soumission : | 18/11/2005 |
| Catégorie : | Culturel |
| Soumis par : | Minisère de la Culture et du Patrimoine Historque Classé |
| Coordonnées | Régions : Saint-Louis, Matam, Tambacounda |
| Ref.: | 2078 |
Description
Les escales sur le Fleuve Sénégal constituaient l’arrière pays naturel de Saint-Louis du Sénégal déjà classée sur la Liste du patrimoine mondial. Les escales étaient, à l’origine, perçues comme des adaptations des échelles qui elles étaient dotées de consuls et de commissionnaires, de magasins et de bureaux à l’usage des Européens. Au Sénégal on leur préféra l’appellation d’escales pour mieux rendre compte du fait qu’il s’agissait d’abord d’échelles flottantes temporaires où on traitait la gomme, les peaux, l’ivoire, les esclaves etc. Certaines escales comme le Terrier rouge, le Désert, Le Coq, Donaye etc., ont joué un rôle important dans le commerce sur le fleuve Sénégal, mais elles n’ont pas fait l’objet d’aménagements conséquents, l’essentiel des échanges se faisant à bord des embarcations. Cependant des forts et des comptoirs ont été installés sur le Haut-Fleuve et la Falémé, pour la traite des esclaves. Ce n’est que progressivement que des aménagements plus ou moins pérennes vont voir le jour sur certains sites que la postérité retiendra sous l’appellation d’escales du fleuve. Elles resteront dynamiques durant toute la colonisation européenne, faisant du fleuve un axe vital de circulation des hommes et des biens. Les escales les plus importantes étaient Dagana, Podor, Richard Toll, Salde et Matam. Chacune de ces localités était doté d’un quai, et d’un certain nombre d’installations de commerce dont l’architecture et la fonctionnalité étaient de la même inspiration. Dans certains cas, des postes fortifiés et des cantonnements, puis les infrastructures administratives, ont été installés. L’histoire de ces implantations est remarquablement décrite, depuis le XVIIe siècle, par de nombreux documents cartographiques qui en font une des parties les mieux connues du continent. Cet ensemble cohérent d’escales qui jalonnent le fleuve Sénégal fut la véritable raison d’être de la cité océane de Saint-Louis qui lui doit l’essentiel de son attrait économique.
Document Word
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