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Office National d'Etudes et de Recherches Aérospatiales, Meudon

Date de soumission : 01/02/2002
Catégorie : Culturel
Soumis par :
Min.de l'Amenagement du Territoire et de l'Environnement. Min. de la Culture et de la Communication
Coordonnées Hauts-de-Seine / Meudon
Ref.: 1662
Avertissement

Les Listes indicatives des États parties sont publiées par le Centre du patrimoine mondial sur son site Internet et/ou dans les documents de travail afin de garantir la transparence et un accès aux informations et de faciliter l'harmonisation des Listes indicatives au niveau régional et sur le plan thématique.

Le contenu de chaque Liste indicative relève de la responsabilité exclusive de l'État partie concerné. La publication des Listes indicatives ne saurait être interprétée comme exprimant une prise de position de la part du Comité du patrimoine mondial, du Centre du patrimoine mondial ou du Secrétariat de l'UNESCO concernant le statut juridique d'un pays, d'un territoire, d'une ville, d'une zone ou de leurs frontières.

Les noms des biens figurent dans la langue dans laquelle les États parties les ont soumis.

Description

L'office national d'études et de recherches aérospatiales (O.N.E.R.A.), qui a succédé en 1940 à l'établissement d'Aéronautique militaire de Chalais-Meudon, occupe un terrain d'une dizaine d'hectares, en bordure Est de la grande perspective du domaine national de Meudon, à proximité de l'étang de Chalais, vaste bassin hexagonal dessiné au XVIIe siècle.

De nombreux bâtiments construits de la fin du XIXe siècle jusqu'à nos jours ont peu à peu densifié la parcelle témoignant de l'importance et de la variété des activités scientifiques qui font aujourd'hui partie intégrante de I'histoire du domaine.

Dans cet ensemble, la grande soufflerie apparaît cependant comme l'édifice le plus marquant sur le plan de I'architecture. Construite par l'ingénieur Gaston Le Marec entre 1932 et 1934, selon le principe de celle mise au point par Gustave Eiffel, mais agrandie et adaptée à de fortes puissances, elle est célébrée comme l'une des grandes réussites de l'ingénierie française de l'entre-deux-guerres. L'ensemble monolithe est réalisé en voiles de béton armé et son diffuseur central est un exemple d'application de voile mince auto-porteur. Son gigantisme associé à la modernité des formes rend compte de la souplesse et des possibilités du béton armé pour résoudre les problèmes posés par une oeuvre de cette envergure. Cette réalisation unique en son genre n'a pratiquement pas subi de modification. Extérieurement, seule une chambre de tranquillisation a été élevée en 1950 en avant du collecteur d'air.