jump to the content

Zones historiques de Gyeongju

Gyeongju Historic Areas

The Gyeongju Historic Areas contain a remarkable concentration of outstanding examples of Korean Buddhist art, in the form of sculptures, reliefs, pagodas, and the remains of temples and palaces from the flowering, in particular between the 7th and 10th centuries, of this form of unique artistic expression.

Zones historiques de Gyeongju

Les zones historiques de Gyeongju contiennent une remarquable concentration d'exemples exceptionnels de l'art bouddhiste coréen sous forme de sculptures, de reliefs, de pagodes et de vestiges de temples et de palais datant de la période qui a vu s'épanouir cette forme d'expression artistique unique, en particulier du VIIe au Xe siècle.

مناطق كيونغ جو التاريخية

تحتوي مناطق كيونغ جو التاريخية على مجموعة كثيفة من النماذج الرائعة للفن البوذي الكوري تتمثل في منحوتات ونقوش ومعابد باغود برجية وآثار معابد وقصور عائدة الى مرحلة ازدهار هذا الشكل التعبيري الفريد الممتد خاصة من القرن السابع الى القرن العاشر.

source: UNESCO/ERI

庆州历史区

庆州历史区内有大量韩国佛教艺术的精品,包括雕刻、浮雕、佛塔以及许多从公元7世纪至10世纪佛教艺术鼎盛时期流传下来的庙宇和宫殿遗址。

source: UNESCO/ERI

Исторические территории Кёнджу

В районе Кёнджу сосредоточено множество замечательных памятников корейского буддийского искусства, которые представлены скульптурами, барельефами, пагодами, а также руинами храмов и дворцов, в основном относящихся к периоду VII-X вв.

source: UNESCO/ERI

Zonas históricas de Gyeongju

En las zonas históricas de Gyeongju hay una importante concentración de obras y monumentos extraordinarios del arte budista coreano –esculturas, relieves, pagodas y vestigios de templos y palacios– que datan en particular de los siglos VII a X, época del florecimiento de esta expresión estética única en su género.

source: UNESCO/ERI

慶州歴史地域

source: NFUAJ

Historische gebieden van Gyeongju

De historische gebieden van Gyeongju bevatten een opmerkelijke concentratie van Koreaanse boeddhistische kunst. Er zijn beelden, reliëfs, pagodes en overblijfselen van tempels en paleizen uit de hoogtijdagen – met name tussen de 7e en 10e eeuw – van deze vorm van artistieke expressie. Het Koreaanse schiereiland werd bijna 1.000 jaar door de Silla dynastie geregeerd, van 57 voor Christus tot 935 na Christus. De omgeving en de monumenten in en rond Gyeongju getuigen van de culturele verworvenheden van het gebied. De monumenten zijn van uitzonderlijke betekenis voor de ontwikkeling van de boeddhistische en seculiere architectuur in Korea.

Source : unesco.nl

  • Anglais
  • Français
  • Arabe
  • Chinois
  • Russe
  • Espagnol
  • Japonais
  • Néerlandais
Valeur universelle exceptionnelle

Brève synthèse

Les zones historiques de Gyeongju présentent un ensemble remarquable de réalisations exceptionnelles de l'art bouddhiste coréen sous la forme de sculptures, bas-reliefs,  pagodes et vestiges de temples et de palais de la culture florissante de la dynastie de Silla, notamment entre le VIIe et le Xe siècles. La dynastie de Silla a régné sur la péninsule coréenne pendant près d'un millénaire (de 57 avant J.-C. à 935 après J.-C.) et les sites et monuments de Gyeongju et des environs constituent des témoignages extraordinaires de ses réalisations culturelles. Ces monuments représentent des jalons exceptionnels dans le développement de l’architecture bouddhiste et laïque coréenne.

Le bien comporte cinq zones distinctes situées dans le centre de Gyeongju et ses environs.

L'aire du mont Nam s'étend au nord de la ville sur 2 650 ha. Les monuments bouddhistes découverts à l'époque de l'inscription comportent les ruines de 122 temples, 53 statues de pierre, 64 pagodes et 16 lanternes de pierre. Les fouilles ont aussi mises au jour les restes de cultes de la nature et animistes pré-bouddhistes de la région. Cette zone contient 36 monuments, comprenant des bas-reliefs taillés dans la roche ou des rochers gravés, des images et des têtes de pierre, des pagodes, des tombes et des groupes de tombes royales, des puits, un groupe de mâts d'étendards en pierre, la forteresse du mont Nam, le site du Pavillon Poseokjeong et le bassin de Seochulji.

L'aire de Wolseong inclut le site du palais en ruines de Wolseong, la forêt de Gyerim, où est né selon la légende le fondateur du clan Gyeongju Kim, le bassin d'Anapji, sur le site du palais en ruines d'Imhaejeon, et l'observatoire de Cheomseongdae.

L'aire du parc des tumulus consiste en trois groupes de tombes royales. La plupart des tumulus sont en forme de dômes mais certains ont la forme d'une demi-lune ou d'une calebasse. Ils renferment des cercueils de bois doubles recouverts de gravier et les fouilles ont mises au jour de riches objets funéraires d'or, de verre ou de fine céramique. Une des tombes les plus anciennes a révélé une fresque murale peinte sur de l'écorce de bouleau représentant un cheval ailé.

L'aire de Hwangnyongsa se compose de deux temples bouddhistes, le temple de Bunhwangsa et les ruines du temple de Hwangnyongsa. Ce denier, construit sur l'ordre du roi Jinheung (540 - 576) sur une surface de 72 500 m2, était le plus grand temple jamais érigé en Corée. Une pagode de neuf étages et de 80 m de haut y a été ajoutée en 645. La pagode de Bunhwangsa a été construite en 634 au moyen de blocs de pierre taillée.

L'aire de la forteresse de Sanseong consiste en ouvrages défensifs situés le long de la  côte orientale et à d'autres endroits stratégiques et inclut la forteresse du mont Myeonghwal.

 

Critère (ii) : Les zones historiques de Gyeongju présentent un certain nombre de sites et de monuments qui constituent des jalons exceptionnels dans le développement de l'architecture bouddhiste et laïque en Corée.

 

Critère (iii) : La dynastie de Silla a régné sur la péninsule coréenne pendant près d'un millénaire (de 57 avant J.-C. à 935 après J.-C.) et les sites et monuments de Gyeongju et des environs (qui incluent la montagne sacrée de Nam) constituent des témoignages extraordinaires de ses réalisations culturelles.

 

Intégrité

En tant que bien constituant un ensemble, ces zones attestent de l'importance de Gyeongju, la capitale de la dynastie de Silla. L'ensemble des zones de patrimoine culturel témoigne d'une histoire millénaire en ceci qu'il rend compte de l'intégralité de la culture de la dynastie de Silla, y compris ses structures sociales, ses modes de vie et l'agencement de la capitale. Le bien inclut, dans leur cadre original, tous les éléments permettant d'attester de la valeur de la ville.

Les aires du mont Nam et de Sanseong sont situées dans régions rurales et ne présentent que peu de risques d'urbanisation. Le reste des zones historiques se trouve toutefois dans des zones urbaines. Il faut strictement contrôler dans Gyeongju la hauteur et la forme des bâtiments, l'envahissement des constructions et le nombre croissant de véhicules qui pourraient menacer l'intégrité physique et visuelle des zones historiques. La liaison ferroviaire méridionale de la mer du Japon qui traverse cette aire ne fonctionne plus.

 

Authenticité

L'ensemble des zones historiques de Gyeongju et leurs éléments individuels, qui consistent surtout en sites archéologiques et en sculptures, conservent une grande authenticité. Les divers éléments des zones historiques ont été maintenus insitu dans leur contexte original et les ruines des temples et des palais ont été conservées en respectant leur forme et leur disposition initiales. Les monuments, les sculptures, les pagodes, les tombes et les forteresses ont fait l'objet d'un petit nombre de restaurations, effectuées sur la base de données scientifiques provenant de fouilles et de travaux de recherche.

 

Élémentsrequisenmatièredeprotectionetdegestion

Les zones historiques de Gyeongju consistent en cinq aires différentes (celles du mont Nam, de Wolseong, des tumulus, du temple de Hwangnyongsa et de la forteresse) qui appartiennent au gouvernement. L'ensemble du bien, avec ses nombreux sites individuels, a été classé patrimoine culturel national en application de la loi sur la protection du patrimoine culturel. Il constitue aussi un parc national en application de la loi sur les parcs nationaux. Ces mesures restreignent sévèrement toute construction dans la zone concernée. Une zone tampon de 500 m (zone de protection de l'environnement culturel historique) a été établie autour de chaque zone historique en vertu de la loi sur la protection du patrimoine culturel. Toute construction dans les zones tampons doit faire l'objet d'une autorisation. À Gyeongju, il est obligatoire de procéder à une évaluation de l'impact sur le patrimoine culturel avant toute construction pour protéger l'abondant patrimoine mis au jour.

Au niveau national, l'Administration du patrimoine culturel est chargée d'élaborer et de faire appliquer des mesures de protection et d'allouer des ressources financières à la conservation des zones historiques de Gyeongju. La ville de Gyeongju est directement responsable des opérations plus spécifiques de conservation et de gestion avec le  Service des parcs nationaux coréens, chargé de la gestion du mont Nam. Les sites font l'objet d'une surveillance quotidienne et d'une inspection détaillée par des spécialistes tous les 3 à 4 ans.

La conservation est assurée par des spécialistes de la conservation du patrimoine culturel ayant passé les examens nationaux de certification dans leur domaine d'expertise. L'Administration du patrimoine culturel et la ville de Gyeongju continuent d'acheter des terrains limitrophes des zones inscrites pour mieux les protéger et mieux les relier. La ligne ferroviaire méridionale de la mer du Japon sera entièrement démantelée d'ici 2014.

Des plans de gestion sont en vigueur dans les zones historiques de Gyeongju, pour veiller à la préservation de l'état de ces zones et de leur environnement et à l'utilisation de ces zones pour l'éducation des citoyens et les études de terrain des étudiants. Ils  concernent l'élaboration de plans à long terme, le renforcement de mesures de lutte contre les incendies de forêts, les inondations et d'autres calamités naturelles, et instituent un programme de recherche scientifique comprenant des fouilles archéologiques et une politique de recherche systématique d'investissements et de propositions de gestion du site respectueuses l'environnement et conformes aux meilleures politiques de tourisme international. À cela s'ajoutent des programmes en matière de conservation et de maintenance des sculptures et des antiquités monumentales et des programmes de restaurations sélectives fondées sur des recherches scientifiques exhaustives.

Les sites ouverts doivent faire l'objet d'une surveillance régulière visant à prévenir l'utilisation illégale des lieux pour des enterrements non autorisés ou des rites chamaniques. Les aires de parkings doivent être agrandies et des trajets seront indiqués pour empêcher l'accès non contrôlé aux sites.

Description longue
[Uniquement en anglais]

The Gyeongju Historic Areas contain a remarkable concentration of outstanding examples of Korean Buddhist art, in the form of sculptures, reliefs, pagodas, and the remains of temples and palaces from the flowering, in particular between the 7th and 10th centuries, of this unique form of artistic expression. The Korean peninsula was ruled for almost 1,000 years by the Silla dynasty, and the sites and monuments in and around Gyeongju bear outstanding testimony to its cultural achievements. These monuments are of exceptional significance in the development of Buddhist and secular architecture in Korea.

There has been human settlement at and around the site of the present-day town of Gyeongju from the prehistoric period. The Silla clan became the rulers of the south-eastern part of the peninsula in 57 BCE. They chose Gyeongju as their capital. There followed a long period of internal struggles between rival kingdoms. With the help of the Tang dynasty in China, the Silla kingdom defeated its rivals in the 7th century and established its rule over most of the peninsula; this remained unchallenged until the beginning of the 10th century. The Silla rulers embellished their city with many public buildings, palaces, temples, and fortresses. Their tombs are to be found in the surroundings of the ancient city. Mahayana Buddhism spread from China into Korea during the course of the 7th century and was adopted by the Silla Kingdom. Mount Namsan, which had been venerated by the existing cults of Korea, became a Buddhist sacred mountain and attracted its adherents, who employed the most outstanding architects and craftsmen of the day to create temples, shrines, and monasteries. With the end of the Silla Kingdom, Korea underwent a further period of internal strife. It was unified again under Korean rule by the Joseon dynasty, which reigned until 1910. However, the country was invaded and devastated by the Japanese in the late 16th century and the Manchu in the 18th century, before being annexed by Japan in 1910. Throughout this long period, Gyeongju has maintained its urban identity, although many of its major buildings have suffered degradation and demolition.

There are three major components ('belts') that make up the Gyeongju Historic Areas; in addition, the World Heritage site covers Hwangnyongsa and the Sanseong Fortress.
Mount Namsan Belt lies to the north of Gyeongju City: there is a large number of prehistoric and historic remains within the designated area.

Wolseong Belt, in which the main monuments are the ruined palace site of Wolseong, the Gyerim woodland which legend identifies as the birthplace of the founder of the Gyeongju Kim clan, Anapji Pond, on the site of the ruined Imhaejeon Palace, and the Cheomseongdae Observatory.

Tumuli Park Belt, which consists of three groups of royal tombs. Most of the mounds are domed, but some take the form of a half-moon or a gourd. They contain double wooden coffins covered with gravel. Excavations have produced rich grave-goods of gold, glass and fine ceramics. One of the earlier tombs yielded a mural painting on birch bark of a winged horse.

Source : UNESCO/CLT/WHC
Description historique

Le site et les alentours de la ville actuelle de Kyongju accueillent des peuplements humains depuis la Préhistoire. Le clan de Silla a commencé à régner sur la région sud-est de la péninsule en 57 avant notre ère. Ils firent de Kyongju leur capitale. S'ensuivit une longue période de luttes internes entre les royaumes rivaux. Mais avec l'aide de la dynastie chinoise Tang, le royaume de Silla parvint à vaincre ses adversaires au VIIe siècle, et prit le contrôle de la quasi totalité de la péninsule ; son autorité demeura incontestée jusqu'au début du Xe siècle.

Les souverains du Silla embellirent leur cité, la dotant d'innombrables édifices publics, palais, temples et forteresses. On trouve leurs tombes aux alentours de l'ancienne cité.

Le bouddhisme mahayana s'étendit en Corée, depuis la Chine, au VIIe siècle, et fut adopté par le royaume de Silla. Le mont Namsan, vénéré par les cultes coréens jusqu'alors en place, devint une montagne sacrée bouddhiste et attira les fidèles de cette religion, qui employèrent les plus fameux architectes et artisans de l'époque pour créer des temples, des sanctuaires et des monastères.

Source : évaluation des Organisations consultatives