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Zone archéologique et la basilique patriarcale d’Aquilée

Archaeological Area and the Patriarchal Basilica of Aquileia

Aquileia (in Friuli-Venezia Giulia), one of the largest and wealthiest cities of the Early Roman Empire, was destroyed by Attila in the mid-5th century. Most of it still lies unexcavated beneath the fields, and as such it constitutes the greatest archaeological reserve of its kind. The patriarchal basilica, an outstanding building with an exceptional mosaic pavement, played a key role in the evangelization of a large region of central Europe.

Zone archéologique et la basilique patriarcale d’Aquilée

Aquilée, dans la province du Frioul-Vénétie Julienne, fut l'une des villes les plus importantes et les plus riches du Haut-Empire avant d'être détruite par Attila au milieu du Ve siècle. La plupart de ses vestiges demeurent intacts sous les prairies environnantes, constituant ainsi la plus grande réserve archéologique de son espèce. Sa basilique patriarcale, avec son exceptionnel pavement de mosaïque, est un édifice remarquable qui a également joué un rôle essentiel dans l'évangélisation d'une grande partie de l'Europe centrale.

المنطقة الأثرية والبازيليك البطريركية في أكيليا

كانت أكيليا في محافظة فريول-فينيسيا جوليان إحدى المدن الأكثر أهمية وغنىً في الامبراطورية العليا قبل أن يدمرها أتيلا في منتصف القرن الخامس. فمعظم آثارها ما زالت سليمة تحت البراري المحيطة مشكّلةً المنطقة الأثرية المحفوظة الأكبر من نوعها. وتشكل البازيليك البطريركية برصيفها المميز المصنوع من الفسيفساء نصبًًا مذهلاً أدّى هو أيضًا دورًا بارزًا في تبشير جزء كبير من أوروبا الوسطى.

source: UNESCO/ERI

阿奎拉古迹区及长方形主教教堂

阿奎拉(位于意大利东北部地区弗留利威尼西亚朱利亚区)是早期罗马帝国最大最富有的城市之一,在5世纪中叶被阿提拉(Attila)匈奴帝国国王毁灭。阿奎拉大部分遗迹仍埋在地下而未被发掘,正由于此,它才是这一类型中最大的古迹区。这里的长方形主教教堂是用优质的马赛克铺筑的著名建筑,同时它也在中欧大部地区的传教过程中发挥了关键作用。

source: UNESCO/ERI

Археологические памятники и патриаршая базилика в Аквилее

Аквилея (в области Фриули – Венеция-Джулия), один из крупнейших и богатейших городов ранней Римской империи, была разрушена Атиллой в середине V в. Большая ее часть еще лежит нераскопанной под полями, представляя крупнейший резерв археологии. Патриаршая базилика – выдающееся здание с исключительными мозаичными полами - играла ключевую роль в христианизации этого крупного региона в Центральной Европе.

source: UNESCO/ERI

Zona arqueológica y basílica patriarcal de Aquilea

Situado en la región de Friuli-Venecia Julia, este sitio encierra los vestigios de Aquilea, que fue una de las ciudades más importantes y prósperas de la época del Alto Imperio Romano, antes de que fuese destruida por Atila a mediados del siglo V. La mayor parte de sus ruinas permanecen intactas, enterradas bajo los campos circundantes, lo cual hace de este sitio la mayor reserva arqueológica del mundo en su género. El notable edificio de la basílica patriarcal, ornamentado con un magnífico pavimento de mosaicos, atestigua la importancia de la Iglesia de esta ciudad, que desempeñó un papel esencial en la evangelización de una gran parte de Europa Central.

source: UNESCO/ERI

アクイレイアの遺跡地域と総主教聖堂バシリカ

source: NFUAJ

Archeologisch gebied en patriarchale basiliek van Aquileia

Aquileia werd in 181 voor Christus gesticht door de Romeinen als kolonie in de noordoostelijke hoek van de Po vlakte, als buitenpost tegen de Franse en Istrische barbaren. Het werd al snel een belangrijk handelscentrum dat centraal Europa verbond met het Middellandse Zeegebied. Aquileia was een van de grootste en rijkste steden van het vroege Romeinse Rijk en werd halverwege de 5e eeuw vernietigd door Attila. Het merendeel van de stad ligt nog begraven en vormt de grootste archeologische reserve in zijn soort. De patriarchale basiliek, met een bijzonder mozaïeken plaveisel, speelde een belangrijke rol in de evangelisatie van een groot gebied in centraal Europa.

Source : unesco.nl

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Justification d'inscription

Critère iii : Aquilée faisait partie des villes les plus importantes et les plus riches du Haut Empire romain. Critère iv : en grande partie intacte et non explorée, l’antique Aquilée constitue l’exemple le plus complet d’une ville de l’Ancien Empire romain dans le monde méditerranéen. Critère vi : l’ensemble de la basilique patriarcale d’Aquilée a joué un rôle décisif dans le développement du christianisme en Europe centrale au début du moyen âge.

Description longue

L'antique Aquilée, l'une des plus grandes et des plus riches villes de l'Empire romain, est demeurée en grande partie intacte, et non encore fouillée. Le complexe basilical patriarcal d'Aquilée a joué un rôle fondamental dans la diffusion du christianisme en Europe centrale au début du Moyen Âge.

Aquilée, fondée par les Romains comme colonie latine en 181 av. J.-C., au nord-est de la plaine du Pô, était alors un avant-poste contre les Barbares de Gaule et d'Istrie. La ville devint rapidement une place commerciale majeure, reliant l'Europe centrale à la Méditerranée. En 90 apr. J.-C, Aquilée fut élevée au statut de municipium , et ses citoyens reçurent la citoyenneté romaine de plein droit. Sa richesse lui valut de se couvrir de magnifiques édifices publics, et les résidences privées de ses riches marchands étaient luxueusement décorées. Au cours du IVe  siècle, on y construisit différentes résidences impériales, et la ville fut le siège de la Monnaie impériale entre 284 et 425 apr. J.-C. Dans la seconde décennie du IVe  siècle, la construction d'une basilique suivit immédiatement l'approbation de la célébration publique du culte par l'édit de Milan, de 313 apr. J.-C. L'existence de la ville s'acheva brutalement en 425, lorsque Aquilée fut pillée par les Huns d'Attila. Son rôle commercial fut repris plus tard par Venise, mais la ville conserva son rôle spirituel, en devenant le siège d'un patriarcat qui survécut jusqu'en 1751, et joua un rôle décisif dans l'évangélisation de cette région.

Les fouilles ont révélé une partie du forum et de sa basilique romaine, le macellum républicain, l'un de ses édifices thermaux, et deux luxueux complexes résidentiels. Hors des murs de la ville ont été mis au jour une nécropole comportant d'impressionnants monuments funéraires, un amphithéâtre et un cirque. La partie la plus impressionnante de la ville romaine est aujourd'hui constituée par ses installations portuaires, une longue file d'entrepôts et de quais qui se développent sur une grande distance le long des rives du fleuve.

Le monument principal d'Aquilée est sa basilique. L'évêque Theodorus y construisit un complexe en forme de fer à cheval formé de trois grandes salles, qui se révéla cependant incapable d'accueillir les fidèles et les pèlerins, si bien qu'une ample structure, construite en 345, vint remplacer son aile septentrionale. Détruite par les Huns, avec tout le complexe, elle ne fut jamais plus reconstruite. Lorsque les survivants revinrent sur les lieux, ils se concentrèrent sur les ruines de la salle méridionale, qui fut alors restaurée. Après une période d'abandon, de nouveaux travaux furent entrepris au IXe  siècle par l'évêque Maxence, avec l'appui financier de Charlemagne. En dépit de dégâts sévères infligés au bâtiment par les invasions magyares du Xe  siècle et par le tremblement de terre de 988, les travaux étaient achevés en 1031. La basilique est pour l'essentiel romane, bien qu'elle présente également quelques éléments gothiques insérés lors de sa reconstruction consécutive au tremblement de terre de 1348. Le trait le plus frappant de son intérieur est l'immense mosaïque de la salle méridionale de l'édifice du IVe  siècle, qui ne fut redécouverte qu'en 1909, lorsque le sol d'argile du XIe  siècle fut démonté. Les thèmes illustrés comportent des sujets symboliques, des portraits de donateurs, des scènes des Évangiles, avec des inscriptions dédicatoires. La partie orientale figure une scène maritime avec douze pêcheurs, représentant les apôtres, et l'histoire du prophète Jonas. À l'extrémité orientale, la crypte des fresques, des VIe -VIIe siècles, a été construite pour abriter les reliques des martyrs.

Une porte située à l'extrémité orientale de la basilique donne accès à la crypte des fouilles, découverte dans les premières décennies du XXe  siècle. Elle conserve des mosaïques de la villa suburbaine du Ier  siècle apr. J.-C. dont l'emplacement fut choisi pour construire la basilique du IVe  siècle, ainsi que les fondations des salles transversale et nord du complexe qui ne fut pas reconstruit après le sac d'Attila. Le sujet des mosaïques est énigmatique, plein de références à des cultes ésotériques. L'entrée de la basilique depuis l'ouest est précédée par un portique construit au début du IXe  siècle, qui donne accès au baptistère édifié à la même époque. Celui-ci présente un plan octogonal typique, et renferme des fonts baptismaux hexagonaux, reproduisant le monogramme du Christ (Chi-Rho), entourés par une colonnade au-dessus de laquelle se trouve un déambulatoire. Le dernier élément en date du complexe est son campanile, massive construction demeurée presque intacte depuis sa construction en 1031. Il existe un second complexe basilical à Monastero, actuellement occupé par le musée paléochrétien. Cette structure du IVe  siècle, également imposante, renferme un remarquable pavement mosaïqué.

Source : UNESCO/CLT/WHC
Description historique

La majeure partie de la cité romaine, désormais recouverte par la petite ville moderne et par de vastes étendues agricoles, n'a pas encore été prospectée. Les quelques fouilles effectuées depuis plus d'un siècle ont révélé des informations sur la disposition du site et certains secteurs sont exposés au public.

Le site comprend une partie du forum et de sa basilique romaine (palais de justice), le macellum républicain (marché), l'un des complexes de thermes et deux ensembles résidentiels luxueux. A l'extérieur des derniers remparts de la ville, identifiés dans leur intégralité et dont subsistent quelques segments, des fouilles ont également mis au jour un cimetière doté de monuments funéraires impressionnants, un amphithéâtre et un cirque. Les vestiges les plus saisissants de la cité romaine sont ceux des installations portuaires, des entrepôts et des quais alignés à l'infini sur les rives du fleuve. Ces installations furent incorporées au système de défense bâti au quatrième siècle, dont on a retrouvé des traces. On soupçonne l'existence de structures similaires sur l'autre rive mais celles-ci n'ont pas dégagées.

L'élément prédominant d'Aquilée reste sans conteste sa basilique. Théodore édifie un ensemble de trois salles principales en forme de fer à cheval mais cette structure ne permettait pas d'accueillir l'ensemble des fidèles et des pèlerins. En 345, on remplace donc l'aile nord par une vaste structure qui sera détruite par les Huns, comme le reste de l'ensemble, et ne sera jamais reconstruite. A leur retour, les survivants se contentent de restaurer la partie sud en ruines.

Au IXe siècle, après la négligence de la période lombarde, l'évêque Maxence entame, avec le soutien financier de Charlemagne, la construction de la structure actuelle sur les fondations de l'édifice précédent. Malgré de graves dégâts pendant les invasions magyares du Xe siècle et un tremblement de terre en 988, la basilique est achevée en 1031 sous le patriarche Poppo qui lui donne son nom.

De disposition cruciforme, la basilique présente une longueur de 65, 6 mètres, une largeur de 30 mètres et une hauteur de 23 mètres. Les trois vaisseaux, divisés en deux ensembles par dix colonnes, sont traversés par un transept de 42, 8 mètres de long et 9, 4 mètres de large. Le style de la basilique est essentiellement roman, bien que certaines caractéristiques gothiques témoignent de la reconstruction de sa partie supérieure après un tremblement de terre en 1348.

L'élément le plus étonnant à l'intérieur de la basilique est le sol en mosaïques du bas-côté sud ; datant du IVe siècle, il n'est découvert qu'en 1909 après le retrait du sol en argile posé au 11ème siècle à l'époque de Poppo. Il mesure 37 mètres sur 20 mètres et est presque intact hormis les sections détruites lors de la construction de la rangée sud de colonnes au XIe siècle.

Les sujets décrits dans les nombreux panneaux sont variés et vivants. Ils comprennent des représentations symboliques telles que le combat d'un coq (lumière/christianisme) et une tortue (ténèbres/paganisme), de nombreux oiseaux, associés au paradis, des portraits de donateurs, des scènes de l'Evangile et des dédicaces. A l'extrémité est, une scène marine représente douze pêcheurs (les apôtres) ainsi que l'histoire du prophète Jonas. Une inscription commémorant l'évêque Théodore a été ajoutée à titre posthume.

A l'extrémité est, la crypte des fresques fut construite au VIe ou VIIe siècle pour abriter les reliques des martyrs. Il n'existe plus aucune trace de leurs tombes mais de magnifiques fresques du XIIe siècle représentent, sur les murs et les voûtes, la vie de saint Marc et saint Hermacora, la mort du Christ et la Dormition de la Vierge.

Au-dessus de la crypte, le sanctuaire présente de magnifiques éléments Renaissance, telles qu'une superbe chaire de Berdardino da Bissone et un maîtreautel somptueux consacré à la Sainte Vierge, saint Hermacora et saint Fortunat, oeuvre des frères Sebastiano et Antonio da Osteno vers 1498.

La voûte absidiale située au-dessus du maître-autel est ornée de fresques du XIe siècle qui, recouvertes de mortier au début du XVIIIe siècle, n'ont été mises au jour qu'en 1896. Elles dépeignent la Vierge à l'enfant Jésus, des saints et des martyrs, des membres de la famille impériale et l'évêque Poppo.

Une porte à l'est de la basilique donne accès à la Crypte des Fouilles découverte lors des premières décennies du XXe siècle. Cette crypte abrite les mosaïques de la villa suburbaine du Ier siècle après J.-C. que l'évêque Théodore avait choisie au IVe siècle comme emplacement pour sa basilique, ainsi que les fondations des salles transversale et nord de son complexe qui ne furent pas reconstruites après leur destruction par Attila. La signification précise des mosaïques, chargées de références à des cultes ésotériques, reste énigmatique.

L'entrée ouest de la basilique est abritée par un portique construit par l'évêque Maxence au début du IXe siècle qui donne accès au baptistère actuel. Tous deux ont été édifiés à partir de ruines d'anciennes structures du complexe. Le baptistère est traditionnellement octogonal et comprend des fonts baptismaux hexagonaux, reproduisant le monogramme khi-rhô du Christ. Il est entouré d'une colonnade soutenant un déambulatoire.

Le dernier élément du complexe est le clocher, structure massive restée intacte depuis son édification en 1031. D'une hauteur de 73 mètres, il a été construit à l'aide de pierres extraites de l'amphithéâtre romain voisin. Il constitue un point de repère géographique et symbolique pour toute la plaine du Frioul.

La seconde basilique, située à Monastero, abrite désormais le musée paléochrétien. Cette structure du IVe siècle, tout aussi imposante, contient également un sol de mosaïque remarquable.

A noter également dans le périmètre proposé pour inscription : le musée archéologique. Il comporte une collection exceptionnelle de statues, d'inscriptions, de monuments funéraires, de verrerie, de pierres précieuses et de pièces de monnaie d'Aquilée et de ses environs.

Source : évaluation des Organisations consultatives