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Parc archéologique national de Tierradentro

National Archeological Park of Tierradentro

Several monumental statues of human figures can be seen in the park, which also contains many hypogea dating from the 6th to the 10th century. These huge underground tombs (some burial chambers are up to 12 m wide) are decorated with motifs that reproduce the internal decor of homes of the period. They reveal the social complexity and cultural wealth of a pre-Hispanic society in the northern Andes.

Parc archéologique national de Tierradentro

Le parc regroupe des statues monumentales de personnages humains et contient de nombreux hypogées construits entre le VIe et le Xe siècle. Ces vastes tombes souterraines (certaines chambres mortuaires atteignent 12 m de large) sont ornées de motifs reproduisant les décorations intérieures des habitations de l'époque. Elles témoignent de la complexité sociale et de la richesse culturelle d'une société préhispanique du nord des Andes.

منتزه تييرادينترو الوطني الأثري

في هذا المنتزه تماثيل عن شخصيّات بشريّة كما العديد من السراديب المشيّدة بين القرنين السادس والعاشر. تتزيّن هذه المقابر الواسعة القائمة تحت الأرض (ويبلغ عرض بعض غرف الموتى حوالى 21 متراً) بالرسوم التي تعكس الزينة الداخليّة لمنازل تلك الحقبة. وهي خير تجسيد للتعقيد الاجتماعي والثروة الثقافيّة لمجتمع شمال الآنديز السابق للحقبة الإسبانية.

source: UNESCO/ERI

铁拉登特罗国家考古公园

公园有许多巨大的人体雕塑,包括6至10世纪的大量古代地下墓室。这些巨大地下墓穴(有的墓室宽达12米)都饰有这一时期家庭室内装饰用的图案,体现了安第斯山脉北部早期拉丁美洲社会的复杂性和文化的丰富性。

source: UNESCO/ERI

Национальный археологический парк Тьеррадентро

На территории парка можно увидеть несколько монументальных человеческих статуй, а также много подземных захоронений «ипогеев», датируемых VI–X вв. Эти огромные подземные гробницы (некоторые погребальные камеры имеют ширину до 12 м) украшены изображениями, воспроизводящими внутреннюю отделку жилых домов того периода. Они указывают на социальную развитость и культурное богатство доиспанского общества в районе Северных Анд.

source: UNESCO/ERI

Parque Arqueológico Nacional de Tierradentro

Este parque agrupa estatuas monumentales prehispí¡nicas de personajes humanos y contiene numerosos hipogeos que datan de los siglos VI a X. Estas vastas tumbas subterrí¡neas de enormes dimensiones (algunas cí¡maras mortuorias tienen 12 metros de anchura) estí¡n ornamentadas con motivos que reproducen la decoración interior de las viviendas de ese periodo. Los monumentos del parque atestiguan la complejidad social y la riqueza cultural de una sociedad prehispí¡nica de la región andina septentrional.

source: UNESCO/ERI

ティエラデントロの国立遺跡公園

source: NFUAJ

Nationaal archeologisch park van Tierradentro

In het nationaal archeologisch park van Tierradentro zijn verschillende monumentale standbeelden van menselijke figuren te zien. Het park bevat ook veel hypogea uit de 6e tot de 10e eeuw. Deze enorme ondergrondse graven (sommige grafkamers zijn tot 12 meter breed) zijn versierd met motieven die de interne inrichting van woningen in die periode weergeven. Ze onthullen de sociale complexiteit en culturele rijkdom van een pre-Spaanse maatschappij in de noordelijke Andes, waarvan de economie onder andere bestond uit het maken van hypogea. Daarnaast werd er textiel en aardewerk vervaardigd. Hulpmiddelen als bijlen en schoffels maakte men van harde steen.

Source : unesco.nl

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Parc archéologique national de Tierradentro © inyucho
Valeur universelle exceptionnelle

Brève synthèse

Le Parc national archéologique de Tierradentro est situé au sud-ouest de la Colombie dans la zone centrale de la Cordillère des Andes, dans la ville d’Inzá, dans le département de Cauca. Quatre secteurs répartis sur quelques kilomètres carrés composent le parc archéologique : Alto de San Andrés, Alto de Segovia, Alto del Duende, et El Tablón. En outre, un autre site important, Alto del Aguacate est situé à l’extérieur des limites du parc. Le parc comprend tous les puits monumentaux et toutes les chambres mortuaires de la culture de Tierradentro, les tombes plus grandes et les plus élaborées en leur genre.

Le secteur a la plus grande concentration de tombes à fosse précolombiennes avec des chambres latérales – connues sous le nom d’hypogées – qui étaient sculptées dans le tuf volcanique sous les sommets des collines ou les crêtes des montagnes. Les structures mesurent jusqu’à 12 mètres de large et 7 mètres de profondeur. Elles ont été construites entre 600 et 900 de notre ère et ont servi de lieux secondaires d’enterrement collectif pour les membres de l’élite. Le degré de complexité atteint par l’architecture de ces tombes, avec leurs chambres qui ressemblent à l’intérieur de grandes maisons, est évident au vu de l’admirable sculpture en tuf des marches qui accèdent à un salon et à la chambre et de l’emplacement très judicieux des colonnes du cœur et du périmètre des pièces qui nécessite d’être déterminé avec beaucoup de minutie. Les tombes sont souvent décorées de peintures murales polychromes avec des motifs géométriques, zoomorphiques et anthropomorphiques élaborés de couleurs rouge et noire sur fond blanc. Les chambres des plus impressionnantes structures souterraines étaient également décorées de sculptures anthropomorphiques élaborées. La taille des plus petits hypogées varie de 2,50 mètres à 7 mètres de profondeur, avec des sols de forme ovale d’une largeur de 2,50 mètres à 3 mètres tandis que les chambres des plus grandes structures peuvent atteindre 10 à 12 mètres de large. Parmi ces chambres, les plus impressionnantes sont celles pourvues de deux ou trois colonnes centrales sur pied et de plusieurs pilastres décorés le long des murs avec des niches entre chaque pilastre.

Le symbolisme de la symétrie entre les maisons des vivants au-dessus du sol et les hypogées pour les morts sous le sol, obtenue au moyen d’un nombre limité mais judicieux d’éléments, n’est pas seulement porteur d’un sentiment esthétique mais évoque également une sensation puissante de l’importance de la nouvelle étape dans laquelle le défunt est entré ainsi que la continuité entre la vie et la mort, entre les vivants et leurs ancêtres.

L’état actuel des connaissances archéologiques et anthropologiques suggère que ceux qui ont construit les hypogées (les tombes souterraines) habitaient sur les pentes et dans les vallées des montagnes de la région. Dans les vallées, ils ont établi de petits villages alors que sur les pentes des montagnes, les habitations étaient dispersées et proches des champs. Les sites d’habitation bâtis sur un plan ovale étaient construits sur des terrasses artificielles, elles-mêmes bâties au moyen de terre compressée. Les structures en bois des murs étaient remplies de torchis et les toits étaient couverts de chaume. Les habitations n’étaient pas divisées et il n’y avait qu’une seule zone pour faire du feu avec des bancs en bois pour dormir. L’ampleur des travaux souterrains et la manière dont les dépouilles étaient disposées à l’intérieur de l’hypogée indiquent qu’il s’agissait d’une société hiérarchisée dotée de structures politiques basées sur la présence de chefs disposant de fonctions sacerdotales. Les statues de pierre de la région de Tierradentro sont d’une grande importance. Elles sont sculptées dans une roche volcanique et représentent des figures humaines en position debout, les membres supérieurs posés sur la poitrine. Les figures masculines portent des coiffes à bandeaux, de longues étoffes et divers ornements tandis que les figures féminines portent des turbans, des blouses sans manche et des jupes. Les sculptures représentent également des félins et des amphibiens.

Des tombes souterraines avec des chambres latérales ont été découvertes dans toute l’Amérique, du Mexique au nord-ouest de l’Argentine mais leur plus grande concentration se trouve en Colombie. Cependant, ce ne sont pas que leur nombre et leur concentration qui rendent ces tombes uniques, ce sont également leurs caractéristiques structurelles et internes.

Critère (iii) : Avec son ensemble d’hypogées, la zone archéologique de Tierradentro constitue un témoignage unique de la vie quotidienne, des rites et de la conception singulière d’un espace dédié aux sépultures dans une société développée et stable. Elle révèle également la complexité sociale et la richesse culturelle d’une société préhispanique au nord des Andes, en Amérique du sud. Le site est un témoignage unique du degré élevé de culture artistique et sociale de la région au cours de sa longue histoire préhispanique.

Intégrité

Le parc national archéologique de Tierradentro a été spécialement délimité pour inclure et sauvegarder tous les hypogées monumentaux connus de la culture de Tierradentro. Ces 162 tombes souterraines précolombiennes in situ sont protégées sur 4 sites : Alto de San Andres avec 23 hypogées, Alto de Segovia avec 64 tombes, Alto del Duende avec 13 sépultures et Alto del Aguacate avec 62 hypogées disposés le long d’une ligne de crête d’une longueur de 250 mètres. Le parc comprend également le site d’El Tablón où des sculptures en pierre associées à des tombes de périodes antérieures sont également protégées et visibles. Les hypogées sont situés dans des zones qui recèlent également de vestiges archéologiques non déplacés datant de diverses époques. En conséquence, le parc qui inclut toutes les tombes monumentales et leurs sites environnants préserve les attributs qui soutiennent la valeur universelle exceptionnelle de l’ensemble cérémoniel de Tierradentro.

Authenticité

Les principaux attributs des hypogées de Tierradentro sont les caractéristiques architecturales des tombes, incluant les escaliers et les chambres, et la décoration intérieure, y compris les sculptures et les peintures murales. Ces caractéristiques ont conservé leur aspect d’origine. Les sites ont été abandonnés avant le 13e siècle de notre ère et l’occupation moderne a progressivement recouvert les tombes. Beaucoup d’entre elles ont été ouvertes et pillées aux 18e et 19e siècles. Au début du 20e siècle, le Gouvernement colombien a créé le parc archéologique, ce qui a permis de protéger les tombes et de commencer à les inventorier et à mener des recherches scientifiques. Dans la plupart des cas, l’architecture des tombes a été sauvegardée et les interventions se sont limitées aux tombes dont on devait protéger les sculptures ou les peintures d’une dégradation par des facteurs naturels ou, à quelques rares occasions, afin de reconstruire les colonnes des structures et les escaliers. L’érosion naturelle et les tremblements de terre ont eu des conséquences sur un certain nombre de tombes mais les interventions de l’homme n’ont pas provoqué de modifications significatives dans la disposition et les caractéristiques des tombes, même si l’authenticité a été modifiée dans certains cas en raison des plus anciennes interventions que l’on peut juger inappropriées.

Eléments requis en matière de protection et de gestion

Le Parc archéologique national de Tierradentro a été créé en 1945 et déclaré « Monument national » et « Parc archéologique national » en 1993 (Décret 774). La Constitution colombienne a établi que les biens du patrimoine archéologique (y compris les parcs archéologiques nationaux) sont des biens nationaux et inaliénables. Des dispositions gouvernementales sur la protection du patrimoine archéologique colombien, en vigueur depuis 1918, sont appliquées avec efficacité sur le territoire du Parc de Tierradentro. La réglementation actuelle, y compris la Loi générale sur la culture (N°397 de 1997, modifiée par la Loi N°1185 de 2009), interdit toute fouille ou intervention archéologique sans l’accord d’une autorisation de l’ICANH. En outre, elle est strictement appliquée et des mesures sont prises afin d’empêcher le pillage et le trafic de biens culturels. Des travaux de recherche et des mesures de conservation préventive exigées par la législation sont mis en œuvre en permanence.

Le parc est un bien national administré par l’Institut colombien d’anthropologie et d’histoire – ICANH, seule autorité nationale compétente en matière de patrimoine archéologique. L’ICANH élabore et met en œuvre des plans annuels qui garantissent la sauvegarde et la conservation efficaces du Parc archéologique de Tierradentro. Cela inclut la sauvegarde, la recherche, les études environnementales, l’analyse des contextes sociaux et les systèmes de gestion. Cela concerne également l’identification et la gestion des principales menaces pesant sur les structures funéraires et l’atténuation des dégâts provoqués par les tremblements de terre qui, outre le niveau élevé d’humidité à l’intérieur des structures et les caractéristiques propres au tuf volcanique dans lequel elles ont été creusées, sont susceptibles d’endommager les éléments structurels,les peintures décoratives et les sculptures.

L’exposition à ciel ouvert pour le grand public de 80 hypogées et de 9 statues ainsi que du matériel archéologique dans le musée du site vise à accroître la sensibilisation du public et le soutien à apporter aux efforts de conservation culturelle.

Au moyen de plans annuels, le plan général de gestion du bien du patrimoine mondial atteindra les objectifs suivants : pérenniser les actions de prévention et les actions prévues par le plan, accroitre les occasions d’impliquer des secteurs plus vastes de la zone d’influence du parc, en particulier le resguardo de San Andrés de Pisimbaláde la communauté indigène voisine, bâtir des alliances stratégiques afin de garantir la protection, la continuité et l’intégrité du bien, identifier les structures archéologiques (déjà fouillées ou non) et leur répartition, utiliser des techniques archéologiques non intrusives et améliorer notre compréhension des caractéristiques de chaque série de structures, y compris les charges, la résistance et la vulnérabilité. Afin d’atteindre ces buts, l’ICANH est perpétuellement à la recherche de ressources complémentaires destinées à renforcer l’équipe interdisciplinaire de chercheurs et de conseillers et à pérenniser les actions et interventions nécessaires garantissant ainsi l’intégrité et la durabilité du Parc archéologique national de Tierradentro.

Description longue

Les hypogea du complexe de Tierradentro offrent un témoignage unique de la vie quotidienne, des rites et des coutumes funéraires d'une société préhispanique développée et stable du nord des Andes, en Amérique du Sud.

L'état actuel de nos connaissances archéologiques et anthropologiques invite à penser que les bâtisseurs des hypogea (tombes souterraines), entre 500 et 900, vivaient sur les pentes des montagnes et dans les vallées de cette zone. Ils établirent de petits sites dans les vallées tandis que l'occupation des collines était dispersée, à proximité des champs. Les maisons de plan ovale étaient construites sur des terrasses artificielles, avec des sols de terre battue, une armature en bois, des murs faits de clayonnages revêtus d'argile et un toit de chaume. Dépourvues de divisions internes, elles présentaient un seul foyer, au centre, et des bancs de bois pour dormir.

L'économie produisait manifestement des surplus qui ont permis à une partie de la population de se spécialiser dans la construction d'hypogea et dans la production d'outils spécifiques utilisés pour échanger les produits de luxe, en or et en coquillage, avec les communautés voisines. L'artisanat textile est documenté archéologiquement et la poterie présentait des formes et des décors très variés. Les outils, haches, hachettes ou houes étaient en pierre dure, avec un manche en bois.

Le parc comporte différentes zones de tombes préhispaniques : Alto del Aguacate, loma de San Andres, Alto de Segovia et Alto de Buende. On a trouvé dans toute l'Amérique, du Mexique au nord-ouest de l'Argentine, des tombes souterraines dotées de chambres latérales, mais la plupart d'entre elles se trouvent en Colombie. Cependant, ce n'est pas seulement le nombre et la concentration de ces tombes à Tierradentro qui leur confèrent un caractère unique : elles offrent un témoignage exceptionnel d'une société préhispanique disparue. Ces hypogea , uniques en Amérique, comportent un puits vertical, un escalier hélicoïdal, un vestibule et une grande chambre latérale de plan ovale, dotée de colonnes centrale et périphériques, avec des représentations anthropomorphes sculptées et des peintures polychromes.

Les hypogea étaient creusés dans le substrat sous les crêtes des montagnes ou dans des collines basses. Ils sont exceptionnels par leurs dimensions et par leurs escaliers ; leurs plafonds voûtés, leurs murs et les colonnes de leurs chambres funéraires sont souvent décorés de dessins linéaires géométriques, zoomorphes ou anthropomorphes, peints en pigments minéraux rouges et noirs sur fond blanc. La dimension des petits hypogea de forme ovale varie entre 2,50 et 7 m de profondeur, pour une largeur de 2,50 à 3 m, tandis que les plus grandes chambres peuvent atteindre 10 à 12 m de largeur ; les plus impressionnants d'entre elles comportent deux ou trois colonnes centrales et plusieurs pilastres décorés le long des murs, séparés par des niches.

La symétrie symbolique établie par un nombre limité, mais élégant, de traits communs entre les maisons des vivants, au-dessus du sol, et les hypogea souterrains des morts suscite une impression esthétique plaisante, et évoque aussi puissamment l'importance du nouvel état dans lequel se trouvait désormais le défunt : la continuité entre la vie et la mort, entre le vivant et le monde des ancêtres.

L'importance des constructions souterraines et la manière dont les restes humains sont disposés à l'intérieur des hypogea indiquent l'existence d'une structure hiérarchique sociale et politique fondée sur les chefs qui assumaient une fonction de prêtres. Les rites funéraires comportaient deux stades. La déposition primaire dans de simples tombes était suivie par la déposition secondaire des ossements, souvent après crémation, ou mélangés à de la terre rouge, à l'intérieur des hypogea - soit dans des urnes décorées avec soin, soit dans des tombes creusées dans le sol de la chambre funéraire.

Les statues en pierre de la région de Tierradentro présentent une grande importance. Faites de pierre volcanique, elles représentent des personnages debout, les bras sur la poitrine. Les hommes portent des coiffures formées de bandelettes, de longs vêtements et différents ornements, les femmes des turbans, des blouses sans manches et des jupes. Cette statuaire est très semblable, par sa forme et par sa technique, à celle du parc archéologique de San Agustín (site inscrit sur la Liste du patrimoine mondial).

Source : UNESCO/CLT/WHC
Description historique

L'état actuel des connaissances en matière d'archéologie et d'anthropologie laisse à penser que les bâtisseurs des hypogées (tombes souterraines) de la période allant de 500 à 900 de notre ère, habitaient sur les versants de la montagne et dans les vallées. Dans ces vallées, ils installèrent de petits hameaux tandis que sur les versants, les habitations étaient dispersées et à proximité des champs. Les constructions de forme ovale étaient édifiées sur des terrasses artificielles avec des sols en terre battue. La structure en bois de ces habitations était constituée d'un clayonnage en tiges de maïs enduites de torchis, le chaume servait de toiture. Aucune cloison ne divisait la pièce unique dotée d'un foyer en son centre et de bancs de bois en guise de couche.

La base de l'économie était l'agriculture qui produisait, en particulier, du maïs, des citrouilles, des haricots et des yuccas dans les régions chaudes ou bien la pomme de terre dans les régions plus froides. Le coca y était cultivé pour les cérémonies de la communauté comme c'est la coutume dans les sociétés modernes Paéz. Le régime alimentaire était complété par du poisson, des fruits sauvages, de la biche, du lapin, du tatou et des oiseaux. Le sel était obtenu par évaporation de l'eau de source saline.

Les cultures devaient sans doute être excédentaires pour permettre ainsi à une partie de la population de se consacrer à la construction des hypogées et à la fabrication d'objets spécialisés qui étaient utilisés dans les échanges avec les autres communautés voisines contre des produits de luxe en or et coquillages. on a également trouvé des preuves de fabrication de textiles ainsi que des poteries d'une grande diversité de formes et de motifs. Des outils tels que des haches, des hachettes et des houes étaient faites avec des pierres dures fixées à des manches de bois.

L'ampleur des travaux souterrains et la façon dont les ossements humains étaient disposés dans l'hypogée indiquent l'existence d'une structure sociale et politique hiérarchisée, reposant sur des chefs aux fonctions de prêtres. Les rites funéraires se déroulaient en deux étapes : le premier enterrement dans de simples tombes était suivi d'un second ensevelissement des ossements à l'intérieur de l'hypogée, souvent après crémation, ou encore, mélangés dans de la terre rouge et déposés, soit dans des urnes décorées, soit dans des tombes sur le sol de la chambre mortuaire.

Source : évaluation des Organisations consultatives