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Hierapolis-Pamukkale

Hierapolis-Pamukkale

Deriving from springs in a cliff almost 200 m high overlooking the plain, calcite-laden waters have created at Pamukkale (Cotton Palace) an unreal landscape, made up of mineral forests, petrified waterfalls and a series of terraced basins. At the end of the 2nd century B.C. the dynasty of the Attalids, the kings of Pergamon, established the thermal spa of Hierapolis. The ruins of the baths, temples and other Greek monuments can be seen at the site.

Hierapolis-Pamukkale

Prenant naissance au sommet d'une falaise haute de près de 200 m dominant la plaine, des sources chargées de calcite ont créé à Pamukkale (le « château de coton » en turc) un paysage irréel fait de forêts minérales, de cascades pétrifiées et d'une succession de vasques en gradins. C'est là que la dynastie des Attalides, rois de Pergame, créa la station thermale de Hierapolis, vers la fin du IIe siècle av. J.-C. Le site abrite les ruines d'établissements thermaux, de temples et d'autres monuments grecs.

هييرابوليس – باموكال

نشأت فوق تلة صخرية ترتفع الى 200 متر وتشرف على السهل ينابيع محمّلة بالكلس شكلت في باموكال (وتعني "قصر القطن" بالتركية) منظراً خيالياً مؤلفاً من غابات معدنية وشلالات متحجرة وسلسلة من الأحواض الرخامية المتدرجة. وقد اختارت سلالة الأتاليين التي حكمت برغام هذا المكان لإقامة حمام هييرابوليس في نهاية القرن الثاني قبل الميلاد تقريباً. الى ذلك، يشمل هذا الموقع أنقاض حمامات رومانية وهياكل ونصباً يونانية أخرى.

source: UNESCO/ERI

赫拉波利斯和帕穆克卡莱

从平原上200米高的岩石中流出的泉水和水中的方解石形成了帕穆克卡莱(土耳其语中意为“棉花宫殿”)这一特殊地貌。它由石林、石瀑布和一系列的梯形盆地组成。公元前2世纪末,阿塔利德斯王朝的帕加马国王们建立了希拉波利斯温泉站。这处遗址包括浴室的废墟、庙宇和其他希腊建筑。

source: UNESCO/ERI

Древний город Иерополис и источники Памуккале

В том месте, где насыщенные кальцием термальные воды выходят на поверхность высокого холма высотой почти 200 м, сформировался удивительный ландшафт Памуккале (что означает «хлопковая крепость»), предстающий в виде целого каскада террасных ванн, украшенных белоснежными кальциевыми сталактитами. В конце II в. до н.э. династия Атталидов, правителей Пергамского царства, основала курорт Иерополис. Здесь можно увидеть руины древних бань, храмов и других эллинистических памятников.

source: UNESCO/ERI

Hierápolis – Pamukkale

Creado por las aguas saturadas de calcita de manantiales situados en la cumbre de un farallón de 200 metros de altura que domina la llanura circundante, el paisaje fantástico de Pamukkale (“el castillo de algodón” en turco) forma bosques minerales, cascadas petrificadas y toda una serie de pilones escalonados. Aquí fue donde la dinastía de los atalidas, reyes de Pérgamo, creó el balneario de Hierápolis a finales del siglo II a.C. El sitio alberga las ruinas de las termas, los templos y otros monumentos griegos.

source: UNESCO/ERI

ヒエラポリス-パムッカレ

source: NFUAJ

Hierapolis-Pamukkale

De plek Pamukkale (dat katoenpaleis betekent) is uitzonderlijk door z'n prachtige natuurverschijnselen. Er stroomt warm, zwaar gemineraliseerd water uit bronnen die ontspringen in een bijna 200 meter hoge rots. Hierdoor werd een visueel onwerkelijk en spectaculair landschap gecreëerd van minerale bossen, versteende watervallen en een reeks terrasvormige bekkens. Aan het eind van de 2e eeuw voor Christus bouwde de dynastie van de Attalids – de koningen van Pergamon – de thermische spa van Hierapolis. De warme bassins en zwembaden bevatten water met een therapeutische werking. De ruïnes van deze baden zijn nog te zien. Hetzelfde geldt voor tempels en andere Griekse monumenten.

Source : unesco.nl

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Hierapolis-Pamukkale © Ministry of Culture and Tourism
Valeur universelle exceptionnelle

Brève synthèse

Prenant naissance au sommet d'une falaise haute de près de 200 m dominant la plaine de Cürüsku, au sud-ouest de la Turquie, des sources chargées de calcite ont créé un paysage irréel fait de forêts minérales, de cascades pétrifiées et d'une succession de vasques en gradins auquel a été donné le nom de Pamukkale « le château de coton ». Situé dans la province de Denizli, cet extraordinaire paysage a fait l’objet d’un vif intérêt de la part des visiteurs de la ville thermale voisine, datant de l’époque hellénistique, Hierapolis fondée par les rois Attalides de Pergame à la fin du IIe siècle av. J.C., sur le site d’un ancien culte. Ses sources chaudes étaient également utilisées pour le dessuintage et le séchage de la laine. Passée sous le contrôle de Rome en 133 av. JC, Hierapolis a prospéré, atteignant son apogée aux IIe et IIIe siècles de notre ère, en ayant entre-temps été détruite, en l’an 60 de notre ère, par un tremblement de terre puis reconstruite. Les vestiges de l’époque gréco-romaine comprennent des bains, des ruines de temple, une arche monumentale, un nymphée, une nécropole et un théâtre. Suite à la conversion de l’empereur Constantin au christianisme et à l’établissement, en l’an 330 de notre ère, de Constantinople en tant que ‘nouvelle Rome’, la ville est devenue un évêché. Lieu du martyre de Saint Philippe en l’an 80 de notre ère, célébré au Ve siècle par son Martyrium, Hierapolis est devenue, avec ses nombreuses églises, un important centre religieux de l’Empire romain d’Orient.

La conjonction de formations naturelles surprenantes et du développement d’un système complexe de canaux, transportant l’eau thermale jusqu’aux villages et champs avoisinants, est exceptionnelle. Les sources sont à l’origine d’un système hydraulique qui s’étend sur 70 kilomètres au Nord-Ouest vers Alasehir et en direction de l’Ouest le long de la vallée de la rivière Menderes. Le site de Pamukkale constitue la toile de fond principale de la ville gréco-romaine originelle de Hierapolis et du paysage culturel qui domine la région.

Critère (iii) : Hierapolis est un exemple exceptionnel d’un ensemble thermal gréco-romain installé sur un site naturel extraordinaire. Les vertus thérapeutiques des eaux ont été exploitées dans les diverses installations thermales qui comprenaient d’immenses bassins d’eau chaude et des piscines destinées à la natation. L’hydrothérapie s’accompagnait de pratiques religieuses qui se sont développées en lien avec des cultes locaux. Le temple d’Apollon, dédié à plusieurs divinités chtoniennes, était bâti sur une faille géologique d’où s’échappaient des vapeurs toxiques. Le théâtre qui date de l’époque de Sévère, est décoré d’une admirable frise dépeignant une procession rituelle et un sacrifice à l’Artemis éphésienne. La nécropole qui s’étend sur plus de 2 kilomètres présente un vaste panorama des pratiques funéraires de l’ère gréco-romaine.

Critère (iv) : Les monuments chrétiens de Hierapolis, érigés entre les IVe et VIe siècles, sont un exemple éminent d’un ensemble architectural paléochrétien avec cathédrale, baptistère et églises. Le monument le plus important, situé à l’extérieur du mur nord-ouest de la ville, est le Martyrium de Saint-Philippe. Au sommet d’un escalier monumental, le plan octogonal du bâtiment est remarquable par son ingénieuse disposition de l’espace . Des chapelles, salles polygonales et  pièces triangulaires organisées autour de l’octogone central et forment un carré lui-même bordé de cellules rectangulaires et entouré de portiques. 

Critère (vii) : Les eaux chargées de calcite, provenant de sources chaudes, qui jaillissent d’une falaise culminant à près de 200 mètres et surplombe Pamukkale ; ont forgé un paysage stupéfiant. Ces eaux minéralisées ont créé une série de cascades pétrifiées, de stalactites et de bassins formant des terrasses, d’une hauteur variable allant de un à six mètres. Des dépôts de carbonate de calcium récent et continu recouvrent ces formations d’une éblouissante pellicule blanche. Le nom turc du site, Pamukkale, qui signifie le « château de coton », vient de ce paysage saisissant.

Intégrité

Le bien est en grande partie préservé et présente tous les attributs nécessaires à l’expression de sa valeur universelle exceptionnelle, fondée sur l’importante collusion des paysages naturels (les terrasses de travertin blanc et les nombreuses sources thermales) et culturels (les ruines de la ville datant des époques gréco-romaine et byzantine, en particulier le théâtre et la nécropole). Les limites du site reflètent de façon adéquate son importance.

 Ressource importante pour l’économie régionale ; le grand nombre de touristes venus du monde entier constitue également la principale menace pour l’intégrité du bien. La zone du petit lac formé par des tremblements de terre et des sources thermales autour de l’ancienne agora civile, où des milliers de touristes peuvent nager entre les colonnes antiques et les éléments de décoratifs en marbre, est particulièrement menacée. La pollution biologique et  l’érosion des éléments en marbre de l’époque romaine ont amené les autorités à mettre en place un système de suivi afin d’aider à la gestion de ce problème.

Authenticité

La plus grande partie du bien est exempte de bâtiments modernes, il est ainsi facile d’apprécier  l’architecture des monuments. Certains des monuments parmi les plus anciens sont toujours utilisés, le théâtre accueille par exemple des représentations auxquelles assistent des milliers de spectateurs alors que des travaux de fouille et de restauration sont toujours en cours sur le site. Tous les projets sont basés sur des méthodes d’anastylose, tels que dans le frons scaenae du théâtre et dans le gymasium et le templon de l’église de Saint-Philippe.

Les vestiges monumentaux et architecturaux reflètent réellement la valeur universelle exceptionnelle du bien à travers son cadre, sa forme et ses matériaux. Les mausolées et la rue Tripolis situés dans la nécropole du nord, les murs de la ville entre la Porte romaine au Sud-Est et les terrasses de travertin, les Latrines situées à l’Est de la Porte Domitienne, ainsi que la rue bordée de colonnes et le Gymnasium ont été restaurés. La structure des Bains-Basilique, qui a subi des dommages liés aux tremblements de terre, fut également restaurée.

Éléments requis en matière de protection et de gestion

Hierapolis-Pamukkale est protégé juridiquement par la législation nationale en matière de conservation mais il n’existe cependant aucune législation de planification propre à la protection des biens du patrimoine mondial. La responsabilité de la gestion et de la conservation du bien est partagée entre le gouvernement national (le Ministère de la Culture et du tourisme et le Ministère de l’Environnement et de l’Urbanisme), l’administration locale (l’administration spéciale de la province de Denizli) et plusieurs institutions de l’état. L’accord du Conseil régional de la conservation et de la Direction provinciale pour l’environnement et l’urbanisme est indispensable pour toute intervention et modification fonctionnelle sur site.

En 1980, le site a été classé « site naturel et archéologique de première importance » sur  décision du Conseil suprême des antiquités et des monuments. En 1990, une zone d’une superficie de 66 kilomètres carrés (plus vaste que la superficie du bien du patrimoine mondial) a été classée « zone de protection spéciale » sur décision du Cabinet. Des centres d’accueil pour les visiteurs ont été construits aux entrées Nord et Sud du site et un plan de conservation a été approuvé. Les hôtels présents sur le territoire du site tout comme  les structures érigées autour du bassin des thermes ont été démolis ; l’accès des véhicules au site est interdit sauf en cas d’urgence, un service de transports publics est à la disposition des visiteurs. La route qui traverse les terrasses de travertin au Sud-Est du site a été fermée, les visiteurs accèdent au site via des parcours destinés et grâce aux panneaux d’informations, par ailleurs les installations touristiques sont limitées à la lisière de la zone monumentale. L’accès des visiteurs aux terrasses de travertin est interdit afin de maintenir le flux d’eau ainsi que la couleur et les structures de ces terrasses. Des zones ont été définies pour que les visiteurs puissent se baigner dans les sources chaudes.

Aux termes d’un accord entre le Ministère de la Culture et du Tourisme et l’administration spéciale de la province, une direction en charge de la gestion du site a été créée  afin de superviser les procédures et les principes en matière de conservation, de développement et de gestion du site. Cette direction est chargée de la coordination entre les différentes parties prenantes et les services d’aménagement paysagers, de sécurité et de nettoyage. Un conseil consultatif composé de représentants des administrations centrale et locale, d’ organisations gouvernementales et de groupes scientifiques (notamment  le chef de l’équipe en charge des fouilles) émet  des recommandations à la direction en charge de la gestion du site  pour les projets menés sur le site. L’équipe italienne en charge des fouilles (qui, depuis 1957, a considérablement travaillé sur le site) a mise en place des politiques pour un plan de gestion visant à définir les normes relatives à la restauration et à la réhabilitation, sur la base de la Charte de Venise (1964), pour la conservation des monuments historiques Le plan de gestion du site inclut également la gestion de l’accessibilité et des visiteurs ainsi que  des politiques d’amélioration de la perception du site et de gestion des risques. 

Description longue
[Uniquement en anglais]

This site is exceptional by vurtue of its superlative natural phenomena - warm, heavily mineralized water flowing from springs creating pools and terraces which are visually stunning. It is on this outstanding natural site that Hierapolis, an exceptional example of a Graeco-Roman thermal installation, was established. The Christian monuments of Hierapolis constitute an outstanding example of an early Christian architectural complex.

Pamukkale, which literally means 'cotton castle', is the name the Turks gave to the extraordinary site of Hierapolis. The name was inspired by the preternatural landscape of bizarre forms created by calcite deposits from the hot springs that surface through a fault: mineral forests, petrified cascades and terraced pools of an immense natural nymphaeum. The ancients attributing healing powers to the hot springs (35 °C) equal to their power to metamorphose the landscape, they founded a thermal station on the site in the late 2nd century. The history of Hierapolis followed the same course as many Hellenistic cities in Asia Minor. The Romans acquired full control of it in 129 BC and it prospered under its new rulers. It was a cosmopolitan city where Anatolians, Graeco-Macedonians, Romans and Jews intermingled. The hot springs which attracted throngs of people 'taking the waters' also served another purpose: scouring and dying wool.

The therapeutic virtues of the waters were exploited at the various thermal installations which included immense hot basins and pools for swimming. Hydrotherapy was accompanied by religious practices, which were developed in relation to local cults. The Temple of Apollo was erected on a fault from which noxious vapours escaped. The theatre, which dates from the time of Severus, is decorated with an admirable frieze depicting a ritual procession and a sacrifice to the Ephesian Artemis. The necropolis affords a vast panorama of the funerary practices of the Graeco-Roman epoch. According to ancient tradition, Philip the Apostle converted it and was crucified there by Domitian around the year 87. Hieropolis remained one of the two metropolises of the Phrygia Pacatiana as well as being a bishopric. The group of Christian buildings are the cathedral, baptistry and churches. The most important monument is the martyrium of St Philip. At the top of a monumental stairway, the octagonal layout of the building is remarkable because of its ingenious spatial organization. The fortress, built on the cliff, testifies to its ultimate historic phase.

The Pamukkale National Park is the focal point for the natural values of the site, formed by its highest travertine terraces, with 20 m high cliffs and waterfalls, and situated along on the foothills of the Cokelez Mountains. The terrace is about 200 m above the Curuksu plain and extends some 6 km between the villages of Pamukkale and Karahayit. Semi-circular pools occur in a step-like arrangement down the upper third of the slope. Fresh deposits of calcium carbonate give the pools a dazzling white coating. The travertine deposits, Quaternary in age, are thought to originate from a fault in the contact zone between the Mesozoic crystalline rocks and the layers of the Neogen series. The springs form part of a complex hydraulic system extending 70 km to the north-west to Alasehir and west along the valley of the Menderes River. These canals take thermal water to nearby villages and agricultural areas, some over the years having accumulated travertine deposits up to 10 m in height. The oldest rocks in the area are crystalline marbles, quartzite and schists and are located in the northern parts of the park. Most of the rocks are of the Pliocene epoch.

A vegetation map produced in 1969 showed land use, in descending order of area covered, as cultivated land, bare land subject to erosion, bare land urban areas and maquis. There are some 45 species of flowering plant, while in Denizli Province there are records of ten species of mammal and ten species of bird. State ownership around 500 m, rising to 1,840 m in the Cokelez mountains, to the immediate north of the park peaks further out but surrounding the park rise to 2,308 m (Babadağ) and 2,571 m (Honaz).

The natural features of the site provide the setting that attracted the original Roman town of Hierapolis. They thus form an important backdrop for the cultural landscape that now dominates the area.

Source : UNESCO/CLT/WHC