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Palais impériaux des dynasties Ming et Qing à Beijing et à Shenyang

Imperial Palaces of the Ming and Qing Dynasties in Beijing and Shenyang

Seat of supreme power for over five centuries (1416-1911), the Forbidden City in Beijing, with its landscaped gardens and many buildings (whose nearly 10,000 rooms contain furniture and works of art), constitutes a priceless testimony to Chinese civilization during the Ming and Qing dynasties. The Imperial Palace of the Qing Dynasty in Shenyang consists of 114 buildings constructed between 1625–26 and 1783. It contains an important library and testifies to the foundation of the last dynasty that ruled China, before it expanded its power to the centre of the country and moved the capital to Beijing. This palace then became auxiliary to the Imperial Palace in Beijing. This remarkable architectural edifice offers important historical testimony to the history of the Qing Dynasty and to the cultural traditions of the Manchu and other tribes in the north of China.

Palais impériaux des dynasties Ming et Qing à Beijing et à Shenyang

Siège du pouvoir suprême pendant plus de cinq siècles (1416-1911), la Cité interdite à Beijing, avec ses jardins paysagers et ses nombreux bâtiments dont près de 10 000 salles renferment meubles et œuvres d’art, constitue un témoignage inestimable de la civilisation chinoise au temps des Ming et des Qing. Le palais impérial de la dynastie Qing à Shenyang est constitué de 114 édifices construits entre 1625-26 et 1783. Il comporte une importante bibliothèque et témoigne de la fondation de la dernière dynastie qui dirigea la Chine avant son expansion vers le centre du pays et le transfert de la capitale à Beijing. Le palais impérial de Shenyang devint une annexe du palais impérial de Beijing. Cet ensemble architectural remarquable représente un important témoignage de l’histoire de la dynastie Qing et des traditions culturelles des Mandchous et des autres tribus du nord de la Chine.

قصور سلالات مينغ وكينغ الإمبراطوريّة في بيجينغ وشينيانغ

تشكّل المدينة الممنوعة في بيجينع مع حدائقها الغنّاء ومبانيها العديدة التي تحوي قاعاتها العشرة آلاف، أثاثاً وقطعاً فنيّاً، مقرّ السلطة المطلقة لمدّة أكثر من خمسة قرون (1416-1911) وهي شهادةٌ نفيسة على الحضارة الصينيّة في زمن سلالتي مينغ وكينغ. يتألّف القصر الإمبراطوري لسلالة كيغ في شينيانغ من 114 مبنى تم تشييدها بين 1625 أو 1626 و1783. وفي القصر مكتبةٌ عظيمةٌ وهي خير شاهد على تأسيس آخر سلاسة قادت الصين قبل توسّعها باتجاه وسط البلاد وانتقال العاصمة إلى بيجينغ. وأصبح القصر الإمبراطوري في شينيانغ ملحقاً بالقصر الإمبراطوري في بيجينغ. وهذه المجموعة الهندسيّة المبتكرة هي خير دليلٍ على تاريخ سلاسة كينغ وتقاليد المانشو الثقافيّة وسائر قبائل شمال الصين.

source: UNESCO/ERI

明清故宫(北京故宫、沈阳故宫)

北京故宫于1987年被列入《世界遗产名录》,沈阳故宫作为其扩展项目也被列入其中,目前称为明清故宫(北京故宫和沈阳故宫)。沈阳清朝故宫建于1625-1626年至1783年间,共有114座建筑,其中包括一个极为珍贵的藏书馆。沈阳故宫是统治中国的最后一个朝代在将权力扩大到全国中心、迁都北京之前,朝代建立的见证,后来成为北京故宫的附属皇宫建筑。这座雄伟的建筑为清朝历史以及满族和中国北方其他部族的文化传统提供了重要的历史见证。

source: UNESCO/ERI

Дворцы императоров династий Мин и Цин в Пекине и Шэньяне

Местонахождение высшей власти на протяжении более чем пяти веков – «Запретный город» с ландшафтными садами и многочисленными зданиями (10 тыс. комнат которых содержат мебель и произведения искусства) – это бесценное свидетельство китайской цивилизации периода правления династий Мин и Цин. Императорский дворец династии Цин в городе Шэньян (входит в объект наследия с 2004 г.) состоит из 114 строений, возведенных в 1625-1626 гг. и в 1783 г. В нем находится ценнейшая библиотека, а также иные предметы, напоминающие о времени основания последней правившей Китаем династии, до того как она распространила свою власть на центр страны и перенесла столицу в Пекин. Дворец в Шэньяне стал дополнительным по отношению к императорскому дворцу в Пекине, но его выдающаяся архитектура представляет собой важное свидетельство истории династии Цин и культурных традиций маньчжуров и других народностей Северного Китая.

source: UNESCO/ERI

Palacios imperiales de las dinastí­as Ming y Qing en Beijing y Shenyang

Sede del poder supremo durante mí¡s de cinco siglos (1416-1911), la Ciudad Prohibida de Beijing posee jardines paisají­sticos y unos 10.000 aposentos con muebles y obras de arte que constituyen un testimonio inestimable de la civilización china en tiempos de las dinastí­as Ming y Qing. El palacio imperial de los Qing en Shenyang estí¡ integrado por un conjunto de 114 edificios construidos entre 1625 y 1783. Cuenta con una gran biblioteca y es un testimonio importante de la etapa fundacional de la última dinastí­a reinante en China, antes de que extendiera su dominio hacia el centro del paí­s y desplazase su capital a Beijing. Con el traslado de la capital, el sitio de Shenyang se convirtió en una residencia anexa del palacio imperial de Pekí­n. La notable arquitectura de sus edificios aporta un testimonio histórico excepcional no sólo sobre la dinastí­a de los Qing, sino también sobre las tradiciones culturales de los manchúes y otros pueblos del norte de China.

source: UNESCO/ERI

北京と瀋陽の明・清朝の皇宮群

source: NFUAJ

Keizerlijke paleizen van de Ming- en de Qing-dynastieën in Beijing en Shenyang

De Verboden Stad in Beijing was vijf eeuwen lang de zetel van opperste macht (1416-1911). Met zijn prachtige tuinen en vele gebouwen (met bijna 10.000 kamers vol meubels en kunstwerken) is het een waardevolle getuigenis van de Chinese beschaving gedurende de Ming en Qing dynastieën. Het Keizerlijk Paleis van de Qing dynastie in Shenyang bestaat uit 114 gebouwen uit de periode 1625-1626 en 1783. Het bevat een belangrijke bibliotheek en getuigt van de oprichting van de laatste dynastie die China regeerde, voordat de macht verplaatst werd naar het midden van het land met Beijing als hoofdstad. Dit paleis werd toen ondergeschikt aan het Keizerlijk Paleis in Beijing.

Source : unesco.nl

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Valeur universelle exceptionnelle

Brève synthèse

En tant que résidences royales des empereurs des dynasties Ming et Qing du 15e au 20e siècle, les palais impériaux des dynasties Ming et Qing à Beijing et à Shenyang étaient dans l’ancienne Chine féodale le centre du pouvoir étatique. Le palais impérial des dynasties Ming et Qing à Beijing, connu sous le nom de Cité interdite, a été édifié entre 1406 et 1420 par l’empereur Ming Zhu Di et a vu couronner 14 empereurs Ming et 10 empereurs Qing au cours des 505 années suivantes. Le palais impérial de la dynastie Qing à Shenyang a été édifié entre 1625 et 1637 par Nurgaci pour les ancêtres nuzhen/mandchous de la dynastie Qing qui s’établit à Beijing en 1644. Également appelé palais Houjin ou palais Shenglin, il a ensuite servi de capitale secondaire et de résidence temporaire à la famille royale jusqu’en 1911. Les palais impériaux de Beijing et de Shenyang ont été inscrits sur la Liste du patrimoine mondial, respectivement, en 1987 et 2004.

La Cité interdite, située dans le centre de Beijing, est l’exemple le plus abouti du développement des palais en Chine ancienne. Elle permet donc de pénétrer dans l’organisation sociale de la Chine dynastique d’autrefois, et notamment dans la culture du rituel et de cour. L’agencement et l’aménagement des lieux sont l’héritage et l’illustration du modèle traditionnel d’organisation urbaine et de construction palatiale en Chine ancienne : on y trouve un axe central, un plan et une topographie symétriques comprenant une cour extérieure devant la façade et une cour intérieure, ainsi que l’ajout de patios-jardins additionnels, qui s’inspirent de la topographie de la ville de Yuan. Ce palais étant un modèle de la hiérarchie architecturale, des techniques de construction et de l’art architectural de la Chine ancienne, il a influencé les bâtiments officiels ultérieurs de la dynastie Qing sur une période de 300 ans. Les édifices religieux, notamment une  série de chambres royales bouddhistes dans l’enceinte du palais, imprégnés d’une quantité d’éléments issus des cultures ethniques, témoignent de l’intégration et des échanges que Mandchous, Han, Mongols et Tibétains pratiquaient en architecture depuis le 14e siècle. Parallèlement, plus d’un million de collections royales de grande valeur, des objets utilisés par la famille royale ainsi qu’un grand nombre de documents d’archives portant sur les techniques anciennes d’ingénierie, ainsi que des rapports écrits, des croquis et des maquettes sont la preuve de la culture de cour, des lois et règlementations des dynasties Ming et Qing.

Le palais impérial de la dynastie Qing à Shenyang, tout en respectant les traditions de la construction palatiale chinoise, possède des caractéristiques typiques des habitations populaires traditionnelles des Mandchous et a intégré les styles architecturaux des cultures ethniques han, mandchoue et mongole. Les bâtiments étaient disposés selon le système des «huit bannières», un système d’organisation sociale spécifique à la société mandchoue, ce qui est un exemple d’aménagement unique parmi les constructions palatiales. Au sein du palais Qingning, les lieux de sacrifice dédiés aux empereurs témoignent des coutumes chamaniques en vigueur chez les Mandchous depuis plusieurs centaines d’années.

 

Critère (i) : Les palais impériaux constituent des chefs-d’œuvre du développement de l’architecture palatiale impériale en Chine.

 

Critère (ii) : L’architecture des complexes palatiaux impériaux, notamment à Shenyang, fait apparaître l’importance des influences réciproques entre architecture traditionnelle et architecture palatiale chinoise, notamment aux 17e et 18e siècles.

 

Critère (iii) : Les palais impériaux sont un témoignage exceptionnel de ce qu’était la civilisation chinoise à l’époque des dynasties Ming et Qing, dans la mesure où ils constituent de véritables réserves d’art paysager, d’architecture, d’ameublement et d’objets d’art et  permettent aussi de documenter de manière exceptionnelle les traditions vivantes et les coutumes chamaniques pratiquées par les Mandchous pendant des siècles.

 

Critère (iv) : Les palais impériaux sont des exemples exceptionnels d’importants ensembles architecturaux palatiaux de Chine.  Ils témoignent du lustre grandiose qu’avait l’institution impériale sous la dynastie Qing et jusqu’au début des dynasties Ming et Yuan, de même que les traditions mandchoues, et ils sont la preuve de l’évolution de cette architecture aux 17e et 18e siècles.

 

Intégrité

Depuis la chute de la dynastie Qing, un grand soin a été apporté à la conservation de ces biens. On trouve dans le  domaine l’ensemble des éléments porteurs de valeurs de créativité, de rayonnement, de documentation historique et d’exemplarité architecturale , par leur dimension historique, leurs styles architecturaux, d’autres composantes, ainsi que les techniques et réalisations artistiques de constructions palatiales chinoises postérieures au 15e, et notamment des 17e et 18e siècles, qui ont été bien préservés. Diverses manifestations concrètes de la culture de cour des dynasties Ming et Qing de même que les particularismes des modes de vie des Mandchous et des Han et de leurs pratiques d’échange et d’intégration ont également bien survécu. La zone tampon protège l’implantation des complexes dans la ville et de leur environnement.

 

Authenticité

Les palais impériaux des dynasties Ming et Qing à Beijing et à Shenyang, notamment la Cité interdite, préservent fidèlement ce témoignage exceptionnel de la culture hiérarchique chinoise que sont l’agencement, la conception et la décoration de l'édifice complexe. Les plus importantes réalisations techniques et artistiques de l’architecture officielle chinoise qui repose sur des structures en bois, sont préservées dans leur authenticité ; et la transmission de l’artisanat traditionnel est assurée. Diverses composantes des palais, témoins de la culture de Cour des dynasties Ming et Qing sont conservées, ce qui reflète le style de vie et les valeurs de la famille royale de l'époque Le palais impérial de la dynastie Qing à Shenyang préserve, dans leur état d’origine, l’aménagement historique des constructions palatiales mandchoues, le style et les caractéristiques des constructions locales ainsi que des informations sur les échanges entre communautés mandchoues et han aux 17e et 18e siècles.

 

Eléments requis en matière de protection et de gestion

Les palais impériaux des dynasties Ming et Qing ont bénéficié d’une bonne protection au siècle dernier. Après la chute de la dynastie Ming, les deux complexes palatiaux ont été déclarés Palais Musées par l’État, respectivement en 1925 et 1926. En 1961, ils ont été inscrits dans le premier groupe de Sites nationaux sous protection prioritaire désignés par le Conseil d’État et ont été réparés et protégés comme l’exigent les règles de conservation des vestiges culturels. Par conséquent, l’intégralité des bâtiments majeurs et l’essentiel des bâtiments secondaires ont été conservés intacts. Dans le cadre de l’application rigoureuse de la Loi sur la protection des vestiges culturels de la République populaire de Chine, l’Administration nationale du patrimoine culturel a émis des Dispositions relatives à la gestion du Musée Palais en 1996 et le gouvernement populaire de la municipalité de Beijing a délimité la zone tampon du Palais impérial sur une aire de 1 377 hectares en 2005 ; en 2003, le gouvernement populaire de la ville de Shenyang a émis les Dispositions sur la protection du palais impérial, du tombeau Fuling et du tombeau Zhaoling de Shenyang. L’ensemble de ces lois et règlementations comprennent des dispositions précises sur la protection de l’environnement des palais impériaux, qui garantissent la protection optimale de l'authenticité et de l’intégrité du bien aux plans juridique, institutionnel et de sa gestion et qui permettent de mieux sauvegarder ce site exceptionnel du patrimoine culturel pour l’ensemble de l’humanité.

À l’avenir, c’est une protection globale des valeurs des palais impériaux des dynasties Ming et Qing qui sera mise en œuvre : en appliquant et en optimisant le plan de gestion de la conservation, en s’en tenant à la règle de l’intervention minimale qui préside à la conservation et en améliorant les procédures scientifiques et technologiques, de manière à garantir durablement la protection de l’authenticité et de l’intégrité des biens. Toutes les dispositions relatives à la protection et à la gestion des palais impériaux doivent être scrupuleusement mises en œuvre et le nombre de touristes, en particulier dans la Cité interdite, doit faire l’objet d’un réel contrôle pour limiter les nuisances subies par le bien. La protection de l’environnement spatial doit être renforcée, tout particulièrement pour le palais impérial de la dynastie Qing à Shenyang. Il faut coordonner les exigences des différentes parties prenantes pour préserver l’équilibre raisonnable et efficace qui doit prévaloir entre la protection des palais impériaux et le développement du tourisme et de l’urbanisation. Il convient de développer la recherche relative à l’interprétation et à la mise en valeur, pour que les valeurs scientifique, historique et artistique des palais apparaissent davantage aux yeux des touristes domestiques comme étrangers et pour que les gens en tirent à la fois élévation spirituelle et plaisir : de cette manière, les palais impériaux pourront jouer convenablement leur rôle d’utilité sociale et culturelle et l’on contribuera à leur garantir une protection durable dans le contexte de développement des villes.

Description longue

Le palais impérial constitue un témoignage exceptionnel de la civilisation chinoise. C'est une véritable réserve de paysages, d'architecture, de mobilier et d'œuvres d'art, ainsi qu'un remarquable exemple des traditions et des coutumes, encore vivantes aujourd'hui, du chamanisme pratiqué par les Mandchous pendant des siècles. Il illustre la grandeur de l'institution impériale depuis la dynastie des Qing jusqu'aux dynasties plus récentes des Ming et des Yuan, ainsi que les traditions mandchoues, et permet de retracer l'évolution de leur architecture au XVIIe et au XVIIIe siècle.

Située au centre de Beijing, au nord de la place Tienanmen, la Cité interdite est le palais impérial des dynasties Ming et Qing. Connu sous le nom de « musée du Palais », ce complexe palatial, avec ses 74 hectares, est le plus vaste au monde. Son mur externe présente une porte de chaque côté, et chacun de ses quatre angles est doté d'une tour, qui donne à la fois sur le palais lui-même et sur la ville, vers l'extérieur.

La Cité interdite est un lieu extrêmement formel : presque symétrique, elle est disposée de façon hiérarchique en sorte que tous les édifices importants se trouvent au centre, et sont orientés nord/sud. Le palais de l'Harmonie Suprême, le palais de l'Harmonie Centrale et le palais de l'Harmonie Préservée, qui forment la partie externe où l'empereur exerçait son pouvoir absolu sur la nation, ainsi que le palais de la Pureté Céleste, le palais de l'Union et le palais de la Tranquillité Terrestre, composant la partie intérieure où vivait la famille impériale, se trouvent sur l'axe central, du sud au nord. Conformément à cette géomancie, la porte principale est au sud, et le côté nord est protégé symboliquement par un aménagement artificiel, la colline de Charbon. Les constructions de la Cité interdite présentent tous les traits et tous les styles de l'ancienne architecture palatiale chinoise, et peuvent être considérées comme un chef-d'œuvre de l'histoire de l'art chinoise, et même mondiale.

En 1406, Zhu Di, empereur de la dynastie des Ming, ordonna la construction du palais impérial, qui commença en 1407, pour s'achever en 1420. La pierre utilisée était extraite à Fangshan, un faubourg de Beijing : pour que 20 000 paysans puissent déplacer un énorme cylindre de pierre en hiver, les ingénieurs créèrent une immense voie de glace en versant de l'eau sur le sol gelé, et des milliers de chevaux tirèrent la pierre sur la glace jusqu'au centre de Beijing. Le bois fut plus difficile encore à transporter. On abattit des arbres géants de la province du Sichuan pour la construction des salles principales, mais ils se révélèrent trop grands pour être déplacés. Les travailleurs durent attendre que des pluies torrentielles aient fait descendre les troncs dans les rivières, où des bateliers les dirigèrent vers le grand canal, sur lequel ils flottèrent vers le nord jusqu'à Beijing, où on les remorqua enfin jusqu'au site du palais.

Le palais impérial de la dynastie des Qing à Shenyang est formé de 114 édifices. Il contient une importante bibliothèque, et témoigne de la fondation de la dernière dynastie qui dirigea la Chine avant que son pouvoir ne gagne le centre du pays, et que sa capitale ne se déplace à Beijing. Ce palais devint alors une annexe du palais impérial de Beijing. Ce remarquable édifice présente d'importants témoignages historiques de l'histoire de la dynastie des Qing et des traditions culturelles des Mandchous et d'autres tribus du nord de la Chine.

Les travaux de construction du palais, commencés en 1625, étaient terminés en 1636. Considéré comme un modèle réduit de la Cité interdite de Beijing, le palais de Shenyang présente une échelle inférieure à celui-ci. L'influence manifeste de l'architecture mandchoue le différencie également, sur le plan stylistique, de son prédécesseur. Le principal édifice construit sur l'axe central est le Chong Zheng Dian, où l'empereur exerçait son activité politique (c'est là que les Juchen ont été renommés Mandchous) ; derrière cet édifice se trouvent le Feng Huang Lou (tour du Phénix) et le Qing Ning Gong (palais de la Paix Céleste) où il vivait avec ses concubines. Le Da Zheng Dian (palais des Grandes Affaires) est le principal édifice sur l'axe oriental. Face à lui se trouvent huit pavillons où les seigneurs des tribus mandchoues se réunissaient pour discuter des affaires de l'État, et pour d'autres cérémonies importantes.

Source : UNESCO/CLT/WHC