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Ville de Bath

City of Bath

Founded by the Romans as a thermal spa, Bath became an important centre of the wool industry in the Middle Ages. In the 18th century, under George III, it developed into an elegant town with neoclassical Palladian buildings, which blend harmoniously with the Roman baths.

Ville de Bath

Station thermale fondée par les Romains, Bath a été un centre important de l'industrie lainière au Moyen Âge. Au XVIIIe siècle, sous George III, elle est devenue une ville élégante aux bâtiments néoclassiques inspirés par Palladio qui ont harmonieusement entouré le complexe thermal romain.

مدينة باث

شكل هذا الحمام المعدني الذي انشأه الرومان مركزاً هاماً لصناعة الصوف في القرون الوسطى، ثم تحول في القرن الثامن عشر في عهد جورج الثالث الى مدينة أنيقة بأبنيتها ذات الطراز النيوكلاسيكي المستوحى من بالاديو لتحيط بتناغم بالمجمّع المعدني الحار الروماني.

source: UNESCO/ERI

巴斯城

巴斯城最开始是罗马人的温泉城,在中世纪变成了重要的毛纺织工业中心。在18世纪,乔治三世统治时期,吸取了帕拉第奥建筑风格的灵感而把巴斯城建成为新式和古典式建筑物融合统一的优美城市。

source: UNESCO/ERI

Город Бат

Основанный древними римлянами как термальный курорт, город Бат в средневековье стал важным центром производства шерстяных тканей. В XVIII в., в период правления Георга III, Бат начал превращаться в элегантный город со зданиями в стиле классицизма Палладио, которые гармонично сочетались с древнеримскими термами.

source: UNESCO/ERI

Ciudad de Bath

Fundada por los romanos junto a unas fuentes termales, la ciudad de Bath llegó a ser un centro importante de la industria lanera en la Edad Media. En el siglo XVIII, durante el reinado de Jorge III, se transformó en una elegante ciudad con edificios neoclásicos de estilo palladiano que se integran armónicamente con el conjunto formado por las termas romanas.

source: UNESCO/ERI

バース市街

source: NFUAJ

Bath

Bath werd gesticht door de Romeinen als kuuroord. Tijdens de middeleeuwen werd de plaats een belangrijk centrum van de wolindustrie. In de 18e eeuw ontwikkelde het zich onder George III tot een elegante stad met neoklassieke Palladiaanse gebouwen, die een harmonieuze combinatie vormden met de Romeinse baden. De kwaliteit van de architectuur en stedenbouw van Bath - gekenmerkt door visuele homogeniteit en schoonheid - bewijzen de vaardigheid en creativiteit van de 18e- en 19e-eeuwse architecten en visionairs. Dit werd in de hand gewerkt door de specifieke mogelijkheden, het fysieke milieu en de natuurlijke hulpbronnen van het kuuroord.

Source : unesco.nl

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Bains romains © Bath Tourism Plus
Valeur exceptionnelle

Les vestiges romains, en particulier le temple de Sulis Minerva et le complexe thermal (situés autour des sources chaudes au cœur de la cité romaine d'Aquae Sulis, qui jouent un rôle primordial dans le développement de la ville depuis cette époque lointaine) comptent parmi les vestiges romains les plus célèbres et les plus importants au nord des Alpes et ils marquent le début de l'histoire de Bath en tant que ville thermale.

La ville géorgienne est à l'image des ambitions de John Wood père, de Ralph Allen et de Richard ‘Beau’ Nash qui voulurent en faire une des plus belles cités d'Europe, où l'architecture se combinerait harmonieusement au paysage pour le plaisir d'une population de curistes.

Le style néo-classique de grands bâtiments publics (comme les Assembly Rooms et Pump Room) s'harmonise avec les proportions grandioses d'ensembles monumentaux (tels que Queen Square, Circus et Royal Crescent) et reflète sur un plan collectif les ambitions, notamment sociales, de la ville thermale du XVIIIe siècle.

Les bâtiments géorgiens particuliers ont profondément subi l'influence de Palladio. L'échelle, le style et l'organisation de l'espace entre ces bâtiments, qui constituent leurs caractéristiques collectives, incarnent la réussite d'architectes tels que John Wood père et fils, Robert Adam, Thomas Baldwin et John Palmer qui parvinrent à transposer les idées de Palladio à l'échelle d'une ville entière, située au creux des collines et conçue avec une esthétique du paysage pittoresque, pour créer une atmosphère de cité-jardin, plus proche des cités-jardins du XIXe siècle que des cités Renaissance du XVIIe siècle.

Critère (i) : À Bath, les immenses rangées d'habitations en demi-cercle, les terrasses et les places d'un style néo-classique inspiré par Palladio, s'étalant sur les collines environnantes et le fond de la verte vallée, sont la preuve par excellence de l'intégration de l'architecture, de la conception urbaine et du cadre paysager, qui aboutit à la création d'une ville splendide. Non seulement les bâtiments comme les Assembly Rooms et Pump Room sont chacun d'une élégance parfaite, mais ils font également partie intégrante du paysage général plus vaste de la ville, qui se développa tout au long du siècle suivant une logique harmonieuse, alliant les édifices et places publics et privés selon les préceptes de Palladio tempérés par un esthétisme pittoresque.

La qualité de l'architecture et du concept urbain de Bath, son homogénéité visuelle et sa beauté témoignent largement de la compétence et la créativité des architectes et visionnaires des XVIIIe et XIXe siècles, qui appliquèrent et développèrent les théories de Palladio pour répondre aux conditions spécifiques de la ville thermale, de son environnement physique et de ses ressources naturelles (notamment les sources chaudes et le calcaire oolitique de Bath). Trois hommes, l'architecte John Wood père, le propriétaire de carrières Ralph Allen et le célèbre personnage qui lançait la mode dans la société et était Maître de cérémonies, Richard “Beau” Nash, donnèrent ensemble l'impulsion qui favorisa le renouveau social, économique et physique, avec la création d'une ville qui reçut les personnalités marquantes de la société de l'époque, des milieux politiques et culturels. S'ils poursuivirent les travaux durant un siècle, sans plan directeur ni le moindre patron, les architectes suivants réussirent pourtant à créer des liens entre les nouvelles constructions urbaines individuelles, leurs voisines plus anciennes et le paysage plus vaste, donnant naissance à une ville conforme aux règles de l'harmonie et de la logique et s'accordant à son environnement naturel et d'une extrême beauté.

Critère (ii) : Bath illustre la manière dont le XVIIIe siècle s'est écarté des cités Renaissance, avec leur tracé uniforme de rues fermées sur elles-mêmes, prépondérant du XVe au XVIIe siècle, et adopta des idées nouvelles en plantant des bâtiments et des villes au milieu du paysage pour obtenir des perspectives et des formes pittoresques, que l'on retrouve dans l'ensemble de l'Europe, notamment au XIXe siècle. La preuve la plus flagrante de cette cohérence entre la nature et la ville, telle qu'elle se manifeste à Bath, est peut être fournie par le Royal Crescent (John Wood fils) et par le Lansdown Crescent (John Palmer). Les espaces urbains et paysagers de Bath sont dessinés par les bâtiments qui les enserrent, sous la forme d'une succession d'espaces reliés entre eux d'une manière organique, avec une ouverture visuelle (et parfois physique) sur la verte campagne environnante pour créer une atmosphère particulière de cité-jardin, esquissant ainsi les principes des cités-jardins développées par les urbanistes du XIXe siècle.

Critère (iv) : Bath reflète deux grandes époques de l'histoire de l'humanité, les époques romaine et géorgienne. Le complexe des thermes et du temple romains, ainsi que les vestiges de la cité d'Aquae Sulis qui les entouraient sont d'une grande importance pour comprendre et apprécier la société civile et religieuse romaine. Le redéveloppement du XVIIIe siècle représente une combinaison unique, associant une architecture urbaine exceptionnelle, l'aménagement spatial et l'histoire de la société. Bath est une illustration des principaux thèmes de la ville néo-classique du XVIIIe siècle, les proportions monumentales des maisons ordinaires, l'intégration du paysage et de la ville, la création d'espaces urbains reliés entre eux, conçus et développés pour répondre à la popularité grandissante de Bath comme haut lieu de la société et station thermale et pour offrir un cadre pittoresque et des installations appropriées aux curistes et autres visiteurs. Si elle connût son apogée aux temps des romains et à l'époque géorgienne, Bath garde les traces d'un développement continu durant deux millénaires, avec son impressionnante église abbatiale du Moyen Âge côtoyant le temple et les thermes romains, au cœur de la ville moderne qui est aussi celle du XVIIIe siècle.

Description longue
[Uniquement en anglais]

After the conquest of Britain in AD 43 by the Romans many of the hot baths constructed in Europe have become major historic cities. Aquae Sulis, constructed in 60-70, continues, under the name of Bath, to be a renowned spa. Its apogee was in the 18th century. The Romans built a temple there dedicated to Sulis, a local divinity whom they associated with Minerva, as well as a hot bath and including two pools, five baths (four Roman and one medieval) and all the standard equipment of tepidaria, frigidaria and hypocausts. These hot baths and its source, which yields over 1,200,000 litres of water daily at more than 46 °C, were built between the 1st and 4th centuries, and their gradual rediscovery began in 1755.

After the fall of the old Roman city, medieval Bath became a major wool-producing centre. The religious influence of the city was considerable from 1091 to 1206. A cathedral was built during the episcopacy of Robert de Lewes; it was demolished shortly after 1495 and was later reconstructed as an abbey church in the Perpendicular style. The abbey church was still uncompleted at the time of the Reformation and the work was finished with great difficulty shortly before it was dedicated in 1609.

In the 18th century, the medium-sized city of Avon experienced an extraordinary rebirth under the impetus of three exceptional figures: John Wood, Ralph Allen and Richard 'Beau' Nash, who had the ambition to make it one of the most beautiful cities in Europe, an ideal site where architecture and the landscape would combine harmoniously for the delight of the enlightened cure-takers.

The neoclassical style of the grand public buildings (the Rooms, the Pump Room, the Circus, and especially, Royal Crescent) reflected the ambitions of Bath under the reign of George III. Whether of disproportionate or reduced dimensions, the neoclassical constructions of Bath all express the great influence of Palladio, whom Wood, Allen and Adam considered to be their master.

Source : UNESCO/CLT/WHC