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Parc national du Kilimandjaro

Kilimanjaro National Park

At 5,895 m, Kilimanjaro is the highest point in Africa. This volcanic massif stands in splendid isolation above the surrounding plains, with its snowy peak looming over the savannah. The mountain is encircled by mountain forest. Numerous mammals, many of them endangered species, live in the park.

Parc national du Kilimandjaro

Point culminant de l’Afrique à une altitude de 5 895 m, le Kilimandjaro est un massif volcanique dont la cime isolée, couverte de neiges éternelles, surplombe la savane avoisinante. Il est entouré d’une forêt de montagne et abrite de nombreux mammifères, dont beaucoup appartiennent à des espèces menacées.

منتزه كيليمانجارو الوطني

روضة كيليمانجارو الوطنية يشكل كيليمانجارو أعلى نقطة في افريقيا إذ يبلغ ارتفاعه 5895 متراً. وهو عبارة عن كتلة بركانية تطل بقمتها المعزولة المغطاة بالثلوج الأزلية على السافانا المجاورة وتحيط بها غابة جبلية، كما تحتضن عدداً كبيراً من الثدييات التي ينتمي الكثير منها الى أصناف مهددة.

source: UNESCO/ERI

乞力马扎罗国家公园

乞力马扎罗山是非洲的制高点,它是一个火山丘,有5895米高,矗立在周围的草原之上,它那终年积雪的山顶在大草原上若隐若现。乞力马扎罗山四周都是山林,那里生活着众多的哺乳动物,其中一些还属于濒于灭绝的种类。

source: UNESCO/ERI

Национальный парк Килиманджаро

Гора Килиманджаро (5963 м) – самая высокая точка Африки. Этот вулканический горный массив со снежной вершиной ярко выделяется на фоне окружающих его равнинных саванн. Склоны горы покрыты тропическим лесом. Здесь обитают разнообразные млекопитающие, многие из которых признаны исчезающими.

source: UNESCO/ERI

Parque Nacional del Kilimanjaro

El macizo volcánico del Kilimanjaro, rematado por su célebre pico de 5.895 metros de altitud, es el “techo” del continente africano. Cubierta de nieves perpetuas, su cima se yergue solitaria en medio de la sabana circundante y está rodeada por un bosque de montaña donde viven numerosas especies de mamíferos, muchas de las cuales se hallan en peligro de extinción.

source: UNESCO/ERI

キリマンジャロ国立公園

source: NFUAJ

Nationaal park Kilimanjaro

Het Nationaal park Kilimanjaro heeft een oppervlakte van ongeveer 75.575 hectare en beschermt de grootste vrijstaande vulkanische massa ter wereld en de hoogste berg van Afrika, de Kilimanjaro, met een hoogtre van 5.895 meter. De berg heeft drie belangrijke vulkanische pieken: Kibo, Mawenzi en Shira. Zijn met sneeuw bedekte top, uitzicht op de savanne en de prachtige geïsoleerde ligging tussen de omringende vlakten maken van de Kilimanjaro een superlatief natuurverschijnsel. De hele berg, inclusief de omringende bergbossengordel waarvan een deel zich uitstrekt tot in het nationaal park, is zeer rijk aan diersoorten. Er zijn tal van zoogdieren, waaronder veel bedreigde diersoorten.

Source : unesco.nl

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Valeur universelle exceptionnelle

 Brève synthèse

Le Parc national du Kilimandjaro, d'une superficie d'environ 75 575 ha, abrite le plus grand massif volcanique isolé du monde et la plus haute montagne d'Afrique, qui élève ses 4 8777 m au-dessus des plaines avoisinantes pour atteindre 5 895 m à son sommet. Avec sa cime enneigée, le Kilimandjaro constitue un phénomène naturel exceptionnel par sa situation isolée au-dessus des plaines voisines donnant sur la savane.

Critère (vii) : Mont Kilimandjaro est l'un des plus grands volcans du monde. Il comporte trois principaux pics volcaniques - le Kibo, le Mawenzi et le Shira. Avec son sommet enneigé et ses glaciers, c'est la plus haute montagne d'Afrique. Ses pentes présentent cinq zones de végétation : basses plaines, forêt de montagne, lande d'altitude, désert alpin et sommet. Toute la montagne, y compris la ceinture de forêt de montagne, abrite de nombreuses espèces, en particulier des mammifères, dont beaucoup d'espèces menacées. C'est pour toutes ces caractéristiques, mais surtout pour son altitude, sa forme physique, sa cime enneigée et son isolement dominant les plaines des alentours que le Mont Kilimandjaro est considéré comme un exemple exceptionnel de phénomène naturel remarquable.

Intégrité

Le Parc national du Kilimandjaro, créé en 1973, comprenait initialement la totalité de la montagne au-dessus de la ligne de la forêt, et six couloirs forestiers descendant à travers la ceinture de forêt de montagne. Au moment de l'inscription en 1987, les pressions les plus fortes concernaient surtout la Réserve forestière qui servait de zone tampon au Parc. Le Comité du patrimoine mondial a recommandé d'étendre le Parc national pour inclure davantage de forêt de montagne. Depuis l'extension de 2005, le Parc national comprend l'ensemble de la forêt de montagne au-dessus de la ligne de la forêt, ainsi que la forêt naturelle (forêt de montagne) qui faisait partie de la Réserve forestière du Kilimandjaro, et qui répond donc aux critères d'intégrité. Il est important que les limites du bien tiennent compte de l'extension du Parc national.

La faune sauvage du bien est un élément important de l'expérience du Kilimandjaro, quoique le bien n'ait pas été inscrit selon des critères de biodiversité. Lors de l'inscription, on a signalé des pressions sur les éléphants, les buffles et les antilopes, et l'abattage illégal de bois dans la Réserve forestière comme des problèmes menaçant l'intégrité du bien. Le Parc est relié au Parc national d'Amboseli, mais par contre les couloirs vers le Parc national d'Arusha et le Parc national de Tsavo ont fait l'objet d'incursions qui ont une incidence sur les migrations de faune sauvage.

Besoins en matière de protection et de gestion

Le Parc national du Kilimandjaro est protégé par la législation nationale en tant que Parc national, et doté d'un plan de gestion. Le bien exige une organisation efficace et d'encadrement, et notamment une présence suffisante de gardes-forestiers bien équipés pour pouvoir exercer une surveillance et mettre en œuvre le plan de gestion. Un aspect essentiel de cette gestion est de maintenir la qualité esthétique du bien, en tant que site naturel spectaculaire. La protection de son intégrité visuelle et le renforcement de son intégrité naturelle constituent deux volets essentiels de la gestion. Il convient aussi de protéger les principales perspectives visuelles sur le bien, y compris depuis Arusha et Amboseli d'où l'on a les plus beaux points de vue. Il faudra enfin mettre en place un programme efficace de recherche et de suivi pour ce bien.

Parmi les menaces qui pèsent sur ce bien, on note une pression croissante et cumulative de diverses sources : utilisation de terres adjacentes, effets en aval de la pollution de l'air et de l'eau, espèces envahissantes, incendies et changement climatique. Les glaciers du bien sont vulnérables, reculent et sont cités comme une caractéristiques particulièrement sensible au changement climatique mondial. Il faut suivre de près et limiter les impacts de ces menaces. Le tourisme constitue aussi une importante menace exigeant une planification minutieuse des infrastructures associées et un aménagement des accès. Il faut aussi gérer la pression des activités humaines sur le bien pour éviter une récolte illégale des ressources, des incursions dans le Parc et le blocage d'itinéraires migratoires et de zones de dispersion. Il est essentiel de mettre en place des programmes éducatifs et d'intégrer la gestion du Parc avec la participation de tous les partenaires et parties prenantes concernés, y compris la population rurale des environs.

Description longue
[Uniquement en anglais]

The national park and forest reserve occupy the upper part of Mount Kilimanjaro adjacent to the Kenyan border just north of Moshi. The national park comprises the whole of the mountain above the timberline and six forest corridors stretching down through the montane forest belt.

Kilimanjaro is a volcanic massif (last showing signs of major activity in the Pleistocene) which is not only the highest mountain in Africa, rising 4,877 m above the surrounding plains to 5,895 m, but also one of the largest volcanoes in the world.

It stands alone but is the largest of an east-west belt of volcanoes across northern Tanzania. It has three main volcanic peaks of varying ages lying on an east-south-east axis, and a number of smaller parasitic cones. To the west, the oldest peak Shira (3,962 m), of which only the western and southern rims remain, is a relatively flat upland plateau of some 6,200 ha, the northern and eastern flanks having been covered by later material from Kibo. The rugged erosion-shattered peak of Mawenzi (5,149 m) lies to the east. The top of its western face is fairly steep with many crags, pinnacles and dyke swarms. Its eastern side falls in cliffs over 1,000 m high in a complex of gullies and rock faces, rising above two deep gorges, the Great Barranco and the Lesser Barranco. Kibo (5,895 m), is the most recent summit, having last been active in the Pleistocene and still has minor fumaroles. It consists of two concentric craters of 1.9 km by 2.7 km and 1.3 km in diameter, with a 350 m deep ash pit in the centre. The highest point on the mountain is the southern rim of the outer crater. Between Kibo and Mawenzi there is a plateau of some 3,600 ha, called the Saddle, which forms the largest area of high altitude tundra in tropical Africa. There are deep radial valleys especially on the western and southern slopes.

Since 1912 the mountain has lost 82% of its ice cap and since 1962 55% of its remaining glaciers. Kibo still retains permanent ice and snow and Mawenzi also has patches of semi-permanent ice, but the mountain is forecast to lose its ice cap within 15 years. Evidence of past glaciation is present on all three peaks, with morainic debris found as low as 3,600 m. The mountain remains a critical water catchment for both Kenya and the United Republic of Tanzania, but as a result of the receding ice cap and deforestation several rivers have dried up, affecting the forests and farmland below.

The mountain has five main vegetation zones: savannah bushland at 700-1,000 m (south slopes) and 1,400-1,600 m (north slopes), densely populated submontane agroforest on southern and south-eastern slopes, the montane forest belt, subalpine moorland and alpine bogs. Above this is alpine desert. The montane forest belt circles the mountain between 1,300 m (about 1,600 m on the drier north slopes) to 2,800 m. Forests above 2,700 m are within the National Park. According to a 2001 study there are 2,500 plant species on the mountain, 1,600 of them on the southern slopes and 900 within the forest belt. There are 130 species of tree with the greatest diversity being between 1,800 and 2,000 m, as well as 170 species of shrub, 140 species of epiphyte, 100 lianas and 140 pteridophytes.

The forest between 1,000 m and 1,700 m in the south and east has been extensively farmed with remnants of natural forest left only in deep gorges.

The whole mountain including the montane forest belt, part of which extends into the National Park, is very rich in species: 140 mammals (87 forest species), including 7 primates, 25 carnivores, 25 antelopes and 24 species of bat. Above the timberline at least seven of the larger mammal species have been recorded, although it is likely that many of these also use the lower montane forest habitat. The most frequently encountered mammals above the timberline are Kilimanjaro tree hyrax, a vulnerable species, grey duiker and eland, which occur in the moorland, with bushbuck and red duiker found above the timberline in places, and buffalo occasionally moving out of the forest into the moorland and grassland. An estimated 220 endangered African elephants are distributed between the Namwai and Tarakia rivers and sometimes occur on the higher slopes. Insectivores occur and rodents are plentiful above the timberline, especially at times of population explosion, although golden moles (Chrysochloridae ) are absent. Three species of primate are found within the montane forests, blue monkey, western black and white colobus, and bushbaby, and among mammals there are leopards as well as some of the species listed above. Abbot's duiker, another vulnerable species, is restricted to Kilimanjaro and some neighbouring mountains. The critically endangered black rhinoceros Diceros bicornis is now extinct in the area and mountain reedbuck Redunca fulvorufula is probably extinct.

Although 179 highland bird species have been recorded for the mountain, species recorded in the upper zones are few in number, although they include the occasional lammergeier, mainly on the Shira ridge, hill chat, Hunter's cisticola and scarlet-tufted malachite sunbird. The white-necked raven is the most conspicuous bird species at higher altitudes.

The area surrounding the mountain is quite heavily populated, principally by the Chagga people, and the northern and western slopes of the Forest Reserve surrounding the National Park have 18 medium to large 'forest villages'. Although it is illegal, these people still use the forest for many household and medicinal products, for fuelwood, small-scale farming, beekeeping, hunting, charcoal production and logging. Some 12% of the forest is plantation, some almost reaching to the moorland. The shamba system of tree plantations interplanted with crops comprises over half the planted area but over half of it is not replanted with trees at all.

Source : UNESCO/CLT/WHC
Description historique
[Uniquement en anglais]

Mt Kilimanjaro and the surrounding forests were declared a game reserve by the German colonial government in the early part of this century, and this area was further gazetted as a forest reserve in 1921. This designation has been confirmed by the legislation of subsequent administrations. Part of the area was reclassified as a national park in 1973 by Government Notice 54. Designated a World Heritage site in 1987.

Source : évaluation des Organisations consultatives