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Hauts lieux de l'ancien royaume de Saba, Marib

Landmarks of the Ancient Kingdom of Saba, Marib

The Landmarks of the Ancient Kingdom of Saba, Marib, is a serial property comprising seven archaeological sites that bear witness to the rich Kingdom of Saba and its architectural, aesthetic and technological achievements from the 1st millennium BCE to the arrival of Islam around 630 CE. They bear witness to the complex centralized administration of the Kingdom when it controlled much of the incense route across the Arabian Peninsula, playing a key role in the wider network of cultural exchange fostered by trade with the Mediterranean and East Africa. Located in a semi-arid landscape of valleys, mountains and deserts, the property encompasses the remains of large urban settlements with monumental temples, ramparts and other buildings. The irrigation system of ancient Ma'rib reflects technological prowess in hydrological engineering and agriculture on a scale unparalleled in ancient South Arabia, resulting in the creation of the largest ancient man-made oasis.

La description est disponible sous licence CC-BY-SA IGO 3.0

Hauts lieux de l'ancien royaume de Saba, Marib

Les hauts lieux de l'ancien royaume de Saba, Marib, sont un bien en série comprenant sept sites archéologiques qui témoignent du riche royaume sabéen et de ses réalisations architecturales, esthétiques et technologiques, du 1er millénaire avant notre ère jusqu’à l'arrivée de l'islam vers l’an 630 de notre ère. Ils témoignent de l'administration centralisée très complexe du Royaume lorsqu'il contrôlait une grande partie de la route de l'encens à travers la péninsule arabique, jouant un rôle clé dans le réseau plus large d'échanges culturels favorisé par le commerce avec la Méditerranée et l'Afrique de l'Est. Situé dans un paysage semi-aride de vallées, de montagnes et de déserts, ce bien englobe les vestiges de grands établissements urbains avec des temples monumentaux, des remparts et d'autres édifices. Le système d'irrigation de l'ancienne Ma'rib reflète des prouesses technologiques en matière d'ingénierie hydrologique et d'agriculture à une échelle inégalée dans l'ancienne Arabie du Sud, qui a permis la création de la plus grande oasis artificielle ancienne.

La description est disponible sous licence CC-BY-SA IGO 3.0

Monumentos del antiguo reino de Saba, Marib

Los monumentos del antiguo reino de Saba son un sitio seriado que comprende siete sitios arqueológicos que atestiguan del rico reino de Saba y sus logros arquitectónicos, estéticos y tecnológicos desde el primer milenio antes de nuestra era hasta la llegada del Islam, hacia el año 630 de nuestra era. Atestiguan de la administración centralizada muy compleja del Reino cuando éste controlaba gran parte de la ruta del incienso a través de la Península Arábiga, desempeñando un papel clave en la red más amplia de intercambios culturales favorecidos por el comercio con el Mediterráneo y África Oriental. Situado en un paisaje semiárido de valles, montañas y desiertos, este sitio engloba los vestigios de grandes establecimientos urbanos con templos monumentales, murallas y otros edificios. El sistema de irrigación de la antigua Marib refleja proezas tecnológicas en materia de ingeniería hidrológica y agricultura a una escala sin parangón en la antigua Arabia meridional que permitieron crear el mayor oasis artificial antiguo.

source: UNESCO/CPE
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Valeur universelle exceptionnelle

Brève synthèse

Les Hauts lieux de l’ancien royaume de Saba représentent une période de l’histoire de l’Arabie du Sud qui s’étend du Ier millénaire avant notre ère jusqu’à l’arrivée de l’Islam dans la région vers l’an 630 de notre ère, lorsque les anciens royaumes yéménites se développèrent dans l’environnement difficile et aride de la péninsule arabique et s’épanouirent en s’appuyant sur la Route de l’encens qui reliait l’Arabie du Sud à la Méditerranée, depuis le VIIIe siècle avant notre ère jusqu’au IIIe siècle de notre ère, avant de se soumettre au peuple d’Ḥimyar.

Situés dans le gouvernorat de Marib dans le centre du Yémen, sept sites archéologiques témoignent de la prospérité du royaume de Saba, due à son contrôle du commerce de l'encens dans le sud de l'Arabie, et à ses réalisations architecturales, esthétiques et technologiques qui révèlent une société très complexe dotée d’une administration forte, bien organisée et centralisée, comme en témoignent les nombreuses inscriptions murales historiques.

La richesse et la culture des Sabéens se manifestent clairement dans l’ensemble des deux villes, des temples et des grands systèmes d’irrigation. La capitale ceinte de murailles, Ma’rib, était le centre administratif, culturel et économique du royaume de Saba, tandis que la ville fortifiée de Sirwah, située à quelques quarante kilomètres à l’ouest, en a peut-être été la capitale militaire. Les sanctuaires monumentaux avec propyla des temples de Ḥarūnum, Awām et Bar’ān étaient reliés par une voie processionnelle de pèlerinage, qui attirait les fidèles de toute la péninsule arabique. Le savoir technologique dans le domaine de l’ingénierie hydrologique a permis aux Sabéens de créer la digue de Ma’rib, qui alimentait un système d’irrigation innovant constitué de canaux, qui ont permis la mise en culture de vastes territoires s’étendant au nord et au sud de Ma’rib, considérée comme la plus vaste oasis artificielle de l’Arabie ancienne.

Critère (iii) : Les Hauts lieux de l’ancien royaume de Saba avec l’architecture monumentale et les structures hydrauliques préservées, érigées par les Sabéens démontrent le haut niveau de savoir-faire technologique et de compétence en ingénierie. Ils sont un témoignage exceptionnel de la prospérité du royaume de Saba, qui domina l’Arabie du Sud durant la période comprise entre le VIIIe siècle avant notre ère et le IIIe siècle de notre ère en tant que pouvoir politique et culturel. Ils expriment le statut économique et socio-politique élevé du royaume, qui devait sa prospérité au contrôle du commerce de l’encens, et sa survie dans l’environnement difficile de la péninsule arabique à la création de grandes oasis fondées sur un système d’irrigation sophistiqué lié à la digue de Ma’rib. Les inscriptions murales préservées qui documentent les événements historiques, les occasions religieuses et les décisions administratives offrent un aperçu des principaux domaines de la vie du royaume.

Critère (iv) : Les Hauts lieux de l’ancien royaume de Saba, avec leur architecture monumentale et les diverses avancées technologiques, représentent un exemple exceptionnel d’un ensemble qui témoigne de la tradition culturelle du royaume de Saba, qui contrôla le cœur de la Route de l’encens à travers la péninsule arabique. S’épanouissant dans un paysage semi-aride de vallées, de montagnes et de déserts de l’Arabie du Sud grâce à un système d’irrigation très avancé, le royaume joua un rôle influant parmi les royaumes voisins et dans le réseau plus vaste d’échanges culturels à une époque où les routes commerciales reliaient l’Arabie du Sud à la Méditerranée et à l’Afrique de l’Est. La digue du système d’irrigation de Ma’rib, qui a permis l’agriculture dans ce qui est considéré comme la plus grande oasis artificielle de l’ancienne Arabie, représente le pinacle de l’ingénierie hydrologique dans la région.

Intégrité

Les éléments constitutifs du bien comprennent les attributs nécessaires pour assurer la représentation des caractéristiques et des processus qui traduisent la valeur universelle exceptionnelle du bien. Le tissu physique du bien peut être considéré comme étant très mauvais, certains attributs ayant été gravement endommagés. Compte tenu des menaces existantes liées à la guerre et aux pressions dues au développement, l’intégrité des éléments constitutifs individuels et du bien dans son ensemble peut être considérée comme hautement vulnérable.

Authenticité

L’authenticité des éléments constitutifs individuels et de l’ensemble de la série peut être considérée comme très vulnérable en raison des développements historiques et des menaces contemporaines. Malgré les changements intervenus dans le paysage du bien, associés au développement de la ville moderne de Ma’rib, et l’extension urbaine qui a conduit à la destruction de certaines zones d’intérêt archéologique potentiel, le cadre historique oasien des éléments constitutifs peut cependant être encore perçu. La démolition de l’architecture vernaculaire post-sabéenne, qui reflète les traditions qui font le lien entre la culture préislamique sabéenne et les cultures qui se sont développées dans la zone après l’avènement de l’Islam, et qui constitue une partie du contexte historique du bien, est également préoccupante.

Éléments requis en matière de protection et de gestion

Le matériel archéologique de tous les éléments constitutifs est juridiquement protégé par la loi sur les antiquités N. 21/1994 et ses amendements définis par la loi N. 8/1997. L’ancienne ville de Ma’rib est protégée en tant que ville historique par la loi N. 16/2013. L’autorité juridique des zones comprises entre les limites des éléments constitutifs est mal définie, de même que les mécanismes de protection qui s’appliquent au bien. La base légale des zones tampons, y compris la zone tampon B, n’est pas décrite à ce stade.

La protection et la gestion du bien sont assurées au plus haut niveau par l’Organisation générale des antiquités et des musées, la section de Ma’rib étant responsable du suivi et de l’entretien des éléments constitutifs. L’Organisation générale pour la préservation des villes historiques du Yémen est chargée de la protection et de la gestion de l’ancienne ville de Ma’rib en tant que ville historique. Outre la protection juridique et institutionnelle, les éléments constitutifs bénéficient d’une protection traditionnelle assurée par les tribus locales.

Actuellement, il n’existe aucun plan de gestion du bien en vigueur. Des Orientations pour la conservation et la gestion ont été élaborées afin de guider la gestion et la protection futures des éléments constitutifs. Il n’y a cependant pas d’indication claire sur la manière dont le plan d’action proposé sera mis en œuvre du fait de la situation politique précaire actuelle. Les mesures de gestion des zones tampons, y compris la zone tampon B, n’ont pas été fournies.

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