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Complexe paysager de Trang An

Trang An Landscape Complex

Situated near the southern margin of the Red River Delta, the Trang An Landscape Complex is a spectacular landscape of limestone karst peaks permeated with valleys, many of them partly submerged and surrounded by steep, almost vertical cliffs. Exploration of caves at different altitudes has revealed archaeological traces of human activity over a continuous period of more than 30,000 years. They illustrate the occupation of these mountains by seasonal hunter-gatherers and how they adapted to major climatic and environmental changes, especially the repeated inundation of the landscape by the sea after the last ice age. The story of human occupation continues through the Neolithic and Bronze Ages to the historical era. Hoa Lu, the ancient capital of Viet Nam, was strategically established here in the 10th and 11th centuries AD. The property also contains temples, pagodas, paddy-fields and small villages. 

La description est disponible sous licence CC-BY-SA IGO 3.0

Complexe paysager de Trang An

Situé sur la rive méridionale du  delta du fleuve Rouge, Trang An est un spectaculaire paysage de pitons karstiques sillonné de vallées, pour certaines immergées, et encadré de falaises abruptes, presque verticales. L’exploration de quelques-unes des grottes les plus en altitude qui ponctuent ce paysage a mis au jour des traces archéologiques d’une activité humaine qui remonte à 30 000 ans environ. Elles illustrent l’occupation de ce massif par des chasseurs-cueilleurs et leur adaptation aux changements climatiques et environnementaux. Le bien comprend aussi Hoa Lu, l’ancienne capitale du Viet Nam aux Xe et XIe siècles, ainsi que des temples, des pagodes et des paysages de rizières, de villages et de lieux sacrés.

La description est disponible sous licence CC-BY-SA IGO 3.0

Complejo paisajístico de Trang An

Situado cerca de la orilla meridional del delta del Río Rojo y formado por un macizo de picos cársticos, el espectacular paisaje de Trang An está surcado por varios valles, sumergidos en parte por las aguas, y se halla enmarcado por farallones abruptos prácticamente verticales. Las exploraciones efectuadas en algunas de las grutas más altas que jalonan este sitio han permitido descubrir vestigios arqueológicos de actividades del ser humano que se remontan a unos 30.000 años atrás. Estos vestigios son un testimonio de la ocupación de este macizo montañoso por grupos de cazadores-recolectores, así como de la adaptación de éstos a los cambios climáticos y ambientales. El sitio abarca también la localidad de Hoa Lu, antigua capital de Viet Nam en los siglos X y XI, y una serie de templos, pagodas, paisajes de arrozales, aldeas y lugares de carácter sagrado.

source: UNESCO/ERI
La description est disponible sous licence CC-BY-SA IGO 3.0

チャン・アン複合景観
ベトナム北部に位置するチャン・アン一帯は、石灰岩の山や鍾乳洞からなるカルスト地形で、水田などにも囲まれている。かつてはハロン湾のように海に沈んでいた時代もあるが、現在は隆起によって地上に姿を現し、そのため、「陸のハロン湾」と呼ばれることもある。地下の鍾乳洞は、互いに地下水を通じてつながっている。この地域には、3万年前から人類が住んでおり、洞窟の中には考古学的な証拠も残る。また10~11世紀のベトナムの古都、ホア・ルーもこの地域にあり、チャン神殿などを見ることができる。

source: NFUAJ

Landschapscomplex Trang An

Trang An ligt aan de zuidelijke oever van de Rode rivierdelta. Het is een spectaculair landschap van kalkstenen karstpieken doortrokken met valleien, sommige onder water en omgeven door steile, bijna verticale kliffen. De verkenning van enkele van de hoogste, over het landschap verspreide hoogtegrotten leverde archeologische sporen op van menselijke activiteit daterend van bijna 30.000 jaar geleden. Ze tonen aan dat deze bergen bewoond werden door jager-verzamelaars en laten zien hoe zij zich aanpasten aan de klimatologische en ecologische veranderingen. Het landschapscomplex herbergt ook Hoa Lu – de oude hoofdstad van Vietnam in de 10e en 11e eeuw – tempels en pagodes. Trang An kent ook rijstveldlandschappen met dorpen en heilige plaatsen.

Source : unesco.nl

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Complexe paysager de Trang An © Trang An
Valeur universelle exceptionnelle

Brève synthèse

Situé dans la province de Ninh Binh, dans le nord du Viet Nam, près de la rive méridionale du delta du fleuve Rouge, le Complexe paysager de Trang An (Trang An) est un bien mixte, culturel et naturel, essentiellement contenu au sein de trois aires protégées, à savoir l’ancienne capitale d’Hoa Lu, le paysage panoramique de Trang An-Tam Coc-Bich Dong et la forêt à utilisation spéciale d’Hoa Lu. Couvrant 6 226 hectares au sein du massif calcaire de Trang An, le bien est encerclé par une zone tampon de 6 026 hectares, des zones rurales avec rizières pour l’essentiel. Si l’on y compte quelque 14 000 résidents – des familles qui, pour la majorité, vivent de l’agriculture – la majeure partie du bien est inhabitée et dans son état naturel.

Trang An est d’importance mondiale en tant que paysage karstique à tourelles dans un milieu tropical humide aux derniers stades de l’évolution géomorphologique. Il se compose d’un grand nombre de reliefs karstiques classiques, pitons et tourelles notamment, et d’un ensemble de dépressions fermées interconnectées par un complexe réseau de cours d’eau souterrains, navigables pour certains par de petites embarcations. Aujourd’hui émergée, la région est unique en ce qu’elle a plusieurs fois été envahie par la mer lors d’un passé géologique récent. Le mélange de pitons enveloppés de forêt ombrophile naturelle et de grandes cuvettes internes reliées par d’étroites grottes percées aux eaux tranquilles, crée un paysage d’une extraordinaire beauté et tranquillité.

Des dépôts archéologiques dans les grottes révèlent une séquence continue d’occupation et d’activités humaines sur plus de 30 000 ans, d’importance régionale. Des éléments probants montrent la façon dont les premiers groupes humains se sont adaptés aux paysages changeants dans le massif, notamment certains des plus extrêmes changements climatiques et environnementaux de l’histoire récente de la planète.

Critère (v) : Trang An est un lieu exceptionnel d’Asie du Sud-Est démontrant la manière dont les premiers hommes ont interagi avec le paysage naturel et se sont adaptés à de grands changements à la fois climatiques, géographiques et environnementaux sur plus de 30 000 ans. L’histoire culturelle continue est étroitement associée à l’évolution géologique du massif karstique de Trang An au pléistocène récent et début de l’holocène, périodes lors desquelles les habitants ont connu certains des changements climatiques et environnementaux les plus turbulents de l’histoire de la Terre, notamment l’immersion répétée du paysage en conséquence de fluctuations du niveau de la mer. Ce paysage compact renferme ainsi plusieurs sites couvrant de multiples périodes et fonctions, comportant des établissements de premiers humains.

Critère (vii) : le paysage karstique à tourelles d’une exceptionnelle beauté de Trang An est dominé par un spectaculaire ensemble de tourelles karstiques recouvertes de forêt pouvant atteindre 200 m de haut, reliées en certains endroits par des crêtes escarpées enfermant de profondes dépressions remplies de cours d’eau interconnectés par une myriade de passages souterrains et grottes percées. L’ensemble de ces caractéristiques contribue à une expérience de visite multi-sensorielle, accentuée par le contraste et la multitude des couleurs – le vert foncé des forêts ombrophiles tropicales, le gris clair des roches et falaises de calcaire, le bleu-vert des eaux et le bleu lumineux du ciel, ou encore le vert et le jaune des rizières dans les zones d’activités humaines. Les visiteurs, transportés dans les sampans traditionnels manœuvrés par des guides locaux, font l’expérience d’une liaison intime avec l’environnement naturel et d’un apaisant sentiment de sérénité et sécurité. Les reliefs impressionnants, les cavernes secrètes et les lieux sacrés de Trang An ont inspiré les hommes au fil d’innombrables générations.

Critère (viii) : Trang An est un bien géologique superbe qui présente, de façon exceptionnelle au monde, les dernières phases de l’évolution d’un paysage karstique à tourelles dans un milieu tropical humide. La profonde dissection d’un massif calcaire soulevé sur une période de cinq millions d’années a produit une série de reliefs karstiques classiques, notamment pitons, tourelles, dépressions fermées (cockpits), vallées drainantes (poljes), encoches basales et grottes percées ornées de spéléothèmes. La présence de formes transitionnelles entre karst à ‘fengcong’, avec des tours interconnectées par des crêtes, et karst à ‘fenglin’, dont les pitons sont isolés sur des plaines alluviales, est une caractéristique extrêmement importante du bien. Trang An est un système karstique autogène insolite, uniquement alimenté par les eaux de pluie et hydrologiquement isolé des rivières des sols environnants. Bien que pleinement émergé aujourd’hui, de précédentes inondations par la mer ont transformé le massif en un archipel à certaines périodes. Les fluctuations du niveau de la mer sont mises en évidence par une série altitudinale d’encoches d’érosion dans les falaises, avec grottes, plateformes d’abrasion, dépôts côtiers et de coquillages marins associés.

Intégrité

Le bien est de taille et étendue suffisantes pour englober l’intégralité du massif calcaire, avec un large éventail de reliefs karstiques à tourelles classiques et processus géomorphologiques associés. Toutes les grottes et autres sites connus pour être d’importance archéologique sont inclus. La topographie très accidentée a de façon générale isolé le bien de toute occupation et utilisation intensives et son cœur, pour l’essentiel, est resté dans son état naturel. Au sein des vastes zones naturelles du bien, aucune structure n’obstrue le paysage ni n’en diminue la qualité esthétique. Les zones occupées sont essentiellement de petits villages traditionnels et jardins associés et des rizières cultivées par des fermiers de subsistance. La majeure partie du bien est comprise au sein de trois aires protégées officiellement désignées et contient un certain nombre d’autres sites protégés par décret gouvernemental. Une vaste zone tampon entoure le bien, dans l’optique de le protéger des impacts externes. Elle contient de nombreux petits villages assortis de jardins, des fermes et des rizières, de même que la pagode Bai Dinh, complexe récemment reconstruit.

Trang An est un bien relativement petit qui soutient une population locale et accueille un nombre important et croissant de touristes. Un suivi étroit, une réglementation stricte et une gestion prudente seront nécessaires à long terme afin d’éviter les pressions et menaces dues au développement urbain, à l’utilisation des ressources, à l’expansion des villages, aux infrastructures touristiques excessives et à leur utilisation, ainsi qu’au développement des services. Ces enjeux font partie des points auxquels il est accordé une attention prioritaire dans le plan de gestion du bien.

Authenticité

La connaissance des premiers habitants de Trang An, de leur culture et de leur relation au paysage vient essentiellement de la recherche et des fouilles archéologiques dans les grottes du massif, qui sont toujours largement dans leur état original – chose rare en Asie du Sud-Est. Les riches ressources archéologiques sont principalement des accumulations cachées composées de coquillages, os d’animaux, outils en pierre, foyers, poteries cordées et occasionnellement restes humains. Les sites permettent d’obtenir de solides données paléo-environnementales de l’analyse des pollens, des graines et du tissu végétal, de la faune et des preuves géomorphologiques d’anciens rivages. Ces études sont soutenues par des techniques modernes élaborées telles que l’analyse géochimique des isotopes et lipides du carbone végétal ou encore des isotopes de l’oxygène des coquillages, et par l’utilisation novatrice en Asie du Sud-Est de la télédétection par laser ou LiDAR pour créer des images précises au millimètre des sites rupestres. Tous les matériaux sont tracés, collectés, catalogués, conservés et analysés avec professionnalisme. Les résultats des études ont été communiqués à travers un impressionnant portefeuille de publications scientifiques et sont également repris dans une monographie déterminante sur l’adaptation des hommes au paléolithique asiatique, dont l’auteur a réalisé des recherches à Trang An pendant presque une décennie.

Eléments requis en matière de protection et de gestion

Appartenant à l’État, Trang An est contrôlé par le Comité populaire de Ninh Binh. Une grande majorité du bien se trouve au sein de trois aires protégées par voie législative, à savoir l’ancienne capitale d’Hoa Lu, le paysage panoramique de Trang An-Tam Coc-Bich Dong et la forêt à utilisation spéciale d’Hoa Lu. Six lois primaires nationales et une série de décrets gouvernementaux précisent les règles en matière d’administration et gestion du bien, de protection du patrimoine culturel, des monuments, des reliques et des sites et ressources archéologiques, de conservation de la biodiversité, de protection de l’environnement, d’éco-tourisme et autres activités commerciales et de développement socio-économique durable. Le bien est géré par le Conseil de gestion du Complexe paysager de Trang An, une agence indépendante jouissant de pouvoirs de décision, responsabilités et ressources étendus, et de liens fonctionnels étroits avec les ministères gouvernementaux, instituts de recherche et parties prenantes commerciales et communautaires.

La gestion repose sur un plan de gestion global, approuvé par le gouvernement et juridiquement contraignant, préparé en consultation avec des intervenants publics et les parties prenantes clés. Le plan adopte un système de zonage qui permet aux directives de gestion d’être plus efficacement harmonisées avec les diverses exigences de protection et d’utilisation dans les différentes parties du bien. Une concession à long terme délègue à une société privée certains aspects de la conservation et de la gestion du tourisme dans la zone du paysage panoramique de Trang An-Tam Coc-Bich Dong. Quatre petits complexes touristiques privés sont répertoriés sur le bien. Les priorités de gestion actuelles portent sur le suivi et le contrôle prolongés des activités touristiques, le développement de centres et services d’accueil des visiteurs plus appropriés, l’amélioration de la recherche continue et de la conservation des sites archéologiques, l’élaboration d’une base de données et la collecte, l’entreposage et la présentation des artefacts, l’élaboration de programmes de formation, éducation, sensibilisation et promotion, et le soutien du développement social et économique des communautés locales à travers des possibilités d’emploi et une utilisation durable et une conservation plus efficaces des ressources naturelles.

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