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Forêts sacrées de kayas des Mijikenda

Kenya
Date d'inscription : 2008
Critères : (iii)(v)(vi)
Bien : 1538.0000 ha
Zone tampon : ha
S3 55 55 E39 35 46
Ref: 1231rev

Brève description

Les forêts sacrées de kaya des Mijikenda consistent en 11 sites forestiers distincts qui s''étendent sur près de 200 km le long de la côte. Ils recèlent les vestiges de nombreux villages fortifiés, les kayas, du peuple Mijikenda. Les kayas, créés à partir du XVIème siècle ont été abandonnés dans les années 1940. Ils sont considérés aujourd''hui comme les demeures des ancêtres, révérés comme des sites sacrés et entretenus par les conseils d''anciens. Le site est inscrit en tant que témoignage unique d''une tradition culturelle et pour ses liens directs avec une tradition vivante.

Forêts sacrées de kayas des Mijikenda | Nomination File Plus d'images ...

Valeur universelle exceptionnelle

Sur les 200 km de long de la province de la côte du Kenya s’étendent, essentiellement sur de petites collines, dix sites distincts densément boisés, dont les tailles varient de 30 à 300 hectares, et où l’on trouve les vestiges des villages fortifiés du peuple Mijikenda, les kayas. Cela représente plus de trente kayas subsistants.

Les kayas commencèrent à tomber en désuétude au début du XXe siècle et sont maintenant révérés comme les conservatoires des croyances spirituelles du peuple Mijikenda et sont considérés comme les demeures sacrées des ancêtres.

Les forêts autour des kayas ont été entretenues par la communauté Mijikenda pour protéger les tombes et les bosquets sacrés, et sont maintenant presque les seuls vestiges de la forêt jadis immense qui couvrait les plaines côtières.

Critère (iii) : Les kayas constituent des points focaux pour les croyances et pratiques religieuses des Mijikenda, passent pour être les demeures ancestrales de leurs différentes peuplades et sont considérés comme des lieux sacrés. À ce titre, ils ont une importance métonymique pour les Mijikenda et constituent une source fondamentale de leur sens d’appartenance au monde et de leur sens du lieu inspirés par le paysage culturel du Kenya contemporain. Ils sont considérés comme un élément caractéristique déterminant de l’identité Mijikenda.

Critère (v) : Depuis leur abandon en tant que lieux favoris de peuplement, on constate un transfert des kayas de l’aspect domestique du paysage Mijikenda à sa sphère spirituelle. Au cours de ce processus, certaines restrictions ont été imposées sur l’accès et l’utilisation des ressources naturelles des forêts. Conséquence directe, la biodiversité des kayas et des forêts environnantes s’est maintenue. Les kayas sont à la fois menacés de l’extérieur et au sein de la société Mijikenda par le déclin des savoirs traditionnels et du respect des pratiques.

Critère (vi) : Les kayas sont maintenant les conservatoires des croyances spirituelles des Mijikenda et sont considérés comme les demeures sacrées de leurs ancêtres. Étant donné la dispersion d’’un ensemble de sites sur une grande étendue, ils sont associés aux croyances d’importance locale et nationale, voire régionale, car ils dépassent les frontières du Kenya.

Les kayas font preuve d’authenticité mais les aspects associés aux pratiques traditionnelles sont extrêmement vulnérables. L’intégrité des kayas est subordonnée au caractère intact de leur cadre forestier qui a été compromis par Kaya Kinondo.

La gestion devra respecter les besoins des différents kayas et intégrer la conservation des ressources naturelles et culturelles et des pratiques de gestion traditionnelles et non traditionnelles ; il conviendra d’établir l’autorité des Anciens des kayas.

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