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Jardins botaniques royaux de Kew

Royal Botanic Gardens, Kew

This historic landscape garden features elements that illustrate significant periods of the art of gardens from the 18th to the 20th centuries. The gardens house botanic collections (conserved plants, living plants and documents) that have been considerably enriched through the centuries. Since their creation in 1759, the gardens have made a significant and uninterrupted contribution to the study of plant diversity and economic botany.

Jardins botaniques royaux de Kew

Les jardins botaniques royaux de Kew composent un jardin paysager historique dont les éléments illustrent des périodes caractéristiques de l’art des jardins du XVIIIe au XXe  siècle. Ils abritent des collections botaniques (plantes conservées, vivantes et documents) qui ont été enrichies de manière considérable au cours des siècles. Depuis leur création, en 1759, ces jardins ont contribué de manière significative et continue à l’étude de la diversité des plantes et de la botanique économique.

حدائق كيو النباتية الملكية

حدائق كيو النباتية الملكية هي عبارة عن حديقة تاريخية تجسّد عناصرها مراحل خاصة بفن الحدائق من القرن الثامن عشر الى القرن العشرين. وهي تحوي تشكيلات من النباتات (نباتات محفوظة وحية ووثائق) التي تم اغناؤها بصورة هائلة على مر القرون. وقد ساهمت منذ انشائها عام 1759 ولا تزال على نحو كبير في دراسة تنوع النباتات وعلم النبات الاقتصادي.

source: UNESCO/ERI

伦敦基尤皇家植物园

基尤皇家植物园是18世纪到20世纪园林艺术发展最辉煌阶段的完美体现。现在植物园所拥有的极其丰富的有关植物学的收藏(标本、活的植物和文献),是经过了几个世纪积累的结果。自从1759年建立起,基尤皇家植物园就不断为植物多样性和经济植物学研究做出杰出贡献。

source: UNESCO/ERI

Королевские ботанические сады в Кью (пригород Лондона)

Этот исторический парковый ландшафт демонстрирует достижения садово-паркового искусства в период XVIII-XX вв. Здесь содержатся ботанические коллекции (гербарии, живые растения и документы), которые за несколько веков существенно пополнились. Сады, начиная с момента своего создания в 1759 г., внесли огромный вклад в изучение растительного мира.

source: UNESCO/ERI

Reales Jardines Botánicos de Kew

Estos jardines constituyen de por sí un verdadero paisaje histórico, cuyos elementos son ilustrativos de las distintas etapas por las que ha pasado el arte paisajístico entre los siglos XVIII y XX. Las colecciones botánicas de Kew, integradas por documentos y plantas conservadas o vivas, se han ido enriqueciendo considerablemente con el correr de los siglos. Desde que se crearon en 1759, estos jardines han prestado una contribución continua e importante al estudio de la diversidad de las plantas, así como a sus aplicaciones económicas.

source: UNESCO/ERI

キュー王立植物園 

source: NFUAJ

Koninklijke botanische tuinen van Kew

Deze historische landschapstuin illustreert belangrijke periodes van tuinkunst uit de 18e tot de 20e eeuw. De tuinen huisvesten botanische collecties (geconserveerde planten, levende planten en documenten) die door de eeuwen heen aanzienlijk zijn verrijkt. Sinds hun oprichting in 1759 hebben de tuinen een belangrijke en ononderbroken bijdrage geleverd aan de studie naar de plantdiversiteit en economische plantkunde. Het landschapontwerp van Kew's Botanische tuinen, de gebouwen en plantencollecties vormen samen een uniek getuigenis van de ontwikkelingen binnen de tuinkunst en botanische wetenschap. Het concept van de 18e-eeuwse Engelse landschapstuin werd nagevolgd in heel Europa en vervolgens verspreid over de hele wereld.

Source : unesco.nl

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Jardins botaniques royaux de Kew © OUR PLACE
Valeur universelle exceptionnelle

Brève synthèse

Situés au milieu d'un ensemble de parcs et de propriétés le long de la rive sud de la Tamise, au sud-ouest de Londres, ces jardins paysagers historiques contiennent des œuvres d'architectes paysagistes de renom international tels que Bridgeman, Kent, Chambers, Capability Brown et Nesfield, qui illustrent des périodes caractéristiques de l'art des jardins du XVIIIe au XXe siècle. Les jardins abritent de très importantes collections botaniques (plantes conservées, plantes vivantes et documents) qui ont été enrichies de manière considérable au cours des siècles. Depuis leur création en 1759, ces jardins ont contribué de manière significative et continue à l'étude de la diversité des plantes et de leur classification, ainsi que de la botanique économique.

La conception paysagère des Jardins botaniques de Kew, leurs bâtiments et leurs collections de plantes forment ensemble un témoignage unique sur les différentes évolutions de l'art des jardins et de la botanique, et ont été diffusés par la suite à travers le monde. Le concept de jardin paysager anglais du XVIIIe siècle a été adopté en Europe, et l'influence de Kew sur l'horticulture, la classification des plantes et la botanique économique s'est répandue sur le plan international avec l'arrivée de Joseph Banks à la direction des Jardins vers 1770.

Élément essentiel d'une activité croissante en botanique, le jardin du milieu du XIXe siècle, qui remplace l'ancien jardin paysager, est centré sur deux vastes serres à verrières et à charpente métallique - Palm House et Temperate House -, qui allaient servir de modèles aux jardins d'hiver à travers le monde.

Des éléments des XVIIIe et XIXe siècles - dont l'Orangerie, le Queen Charlotte's Cottage, les « folies » et temples, Rhododendron Dell, le saut-de-loup, les perspectives paysagères sur la Pagode de William Chambers et Sion Park House, les serres à  verrières et à charpente métallique, les lacs et pièces d'eau d'ornement, l'Herbier et les collections botaniques -, témoignent de l'histoire du développement des Jardins : initialement jardin d'agrément royal, puis jardin national botanique et horticole, avant de devenir une institution moderne d'écologie et de protection de la nature au XXe siècle.

Critère (ii) : Depuis le XVIIIe siècle, les Jardins botaniques royaux de Kew sont étroitement associés aux échanges scientifiques et économiques qui ont été établis à travers le monde en matière de botanique, comme en témoignent leurs riches collections. Les éléments paysagers et d'architecture des jardins témoignent d'influences artistiques considérables avec le continent européen et des régions plus lointaines.

Critère (iii) : Les Jardins de Kew ont largement contribué à l'essor de nombreuses disciplines scientifiques, notamment la botanique et l'écologie.

Critère (iv) : Les jardins paysagers et les édifices créés par des artistes de grand renom tels Charles Bridgeman, William Kent, Lancelot « Capability » Brown ou William Chambers témoignent du début de mouvements qui ont eu une portée internationale.

Intégrité

Le bien possède à l'intérieur de ses limites les éléments qui témoignent de l'histoire du développement des jardins paysagers et du rôle ininterrompu des Jardins de Kew en tant que jardin botanique national et centre de recherche de plantes. Ces éléments exprimant la valeur universelle exceptionnelle du lieu sont restés intacts. La zone tampon inclut l'élément central de l'une des perspectives des Jardins sur la rive opposée de la Tamise - Sion Park House -, ainsi que d'autres parties du paysage culturel adjacent (Old Deer Park, un domaine royal au sud des Jardins de Kew, Sion Park sur la rive opposée de la Tamise, la rivière de l'Isleworth Ferry Gate au pont de Kew, le centre historique de Kew Green avec les bâtiments adjacents et l'église, puis, à l'est, les secteurs bâtis de maisons des XIXe et XXe siècles). Le développement à l'extérieur de cette zone pourrait menacer le cadre du bien.

Authenticité

Depuis leur création, au XVIIIe siècle, les Jardins de Kew sont restés fidèles à leur raison d'être initiale, avec des botanistes qui continuent à collecter des spécimens et à échanger leurs connaissances spécialisées au niveau international. Les collections de plantes vivantes et de plantes conservées sont utilisées par des scientifiques du monde entier.

Les quarante-quatre édifices classés sont des monuments du passé qui témoignent d'expressions stylistiques de différentes époques. Ils conservent leur authenticité pour ce qui est de la conception, des matériaux et des fonctions. Seuls quelques bâtiments ont été affectés à d'autres usages que ceux d'origine (comme l'Orangerie qui accueille maintenant un restaurant). À la différence des ouvrages d'architecture, dans chacun des espaces paysagers des jardins, le passé, le présent et le futur sont si imbriqués (exception faite de quelques vestiges de jardins créés par des artistes significatifs, comme les perspectives), qu'il est parfois difficile de séparer les réalisations artistiques du passé en termes de dessin paysager des différentes époques. De récents projets, comme celui de Nessfield's Beds (derrière le Palm House), ont commencé à interpréter et à mieux faire connaître les anciens paysages créés par Capability Brown et Nesfield. D'autres projets sont proposés dans le plan de gestion général du paysage, sous condition de financement.

Eléments requis en matière de protection et de gestion

Le bien comprend les Jardins botaniques de Kew, Kew Palace et Queen Charlotte's Cottage, qui sont les biens héréditaires de Sa Majesté la reine Élisabeth II et qui sont gérés en matière de conservation par les Jardins botaniques royaux de Kew et les Historic Royal Palaces.

Le bien est inclus dans une zone de conservation classée par le London Borough (district) de Richmond sur Tamise. Une partie de la zone tampon est protégée par la zone de conservation du London Borough (district) de Hounslow.

Quarante-quatre édifices et structures situés dans le site ont été classés comme bâtiments ayant un intérêt spécial du point de vue de l'architecture et de l'histoire selon la loi de 1990 sur les bâtiments classés et zones de conservation. L'ensemble du site est classé au niveau 1 sur le « Registre des Parcs et Jardins présentant un intérêt historique spécial en Angleterre » établi par English Heritage. Les permis pour réaliser des travaux ou changer de fonction sont soumis à l'approbation des autorités locales qui consultent English Heritage lorsqu'il s'agit de bâtiments classés et de zones de conservation.

La protection du bien et de la zone tampon est assurée par les plans d'aménagement des systèmes de planification des London Boroughs de Richmond sur Tamise et d'Hounslow, et par le Plan de Londres (Regional Spatial Strategy) et par classement.

Les travaux de conservation des Jardins de Kew se poursuivent au niveau international, notamment pour le catalogage des espèces, le soutien à des projets de conservation à travers le monde, la mise en œuvre de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES, 1975), et de la Convention sur la diversité biologique (CDB, 1992).

Le bien possède un plan de gestion de site du patrimoine mondial, un plan de conservation et un plan directeur. La mise en œuvre du plan de gestion est coordonnée par les Jardins botaniques royaux de Kew. Le plan de gestion du site du patrimoine mondial est en cours de révision, ainsi qu'un plan directeur paysager spécifique.

Lors de l'inscription, le Comité du patrimoine mondial a encouragé l'État partie à adjoindre au personnel des Jardins botaniques royaux un architecte-paysagiste ou autre spécialiste qualifié de l'histoire de l'art ou l'histoire en général, afin de coordonner sur place les activités de conservation de l'architecture. Des architectes-paysagistes ayant une expérience de travail dans les paysages historiques ont été recrutés pour fournir ce type de conseils.

Description longue
[Uniquement en anglais]

Since the 18th century, the Botanic Gardens of Kew have been closely associated with scientific and economic exchanges established throughout the world in the field of botany, and this is reflected in the richness of its collections. The landscape features and architectural features of the gardens reflect considerable artistic influences with regard to both the European continent and more distant regions. Kew Gardens have largely contributed to advances in many scientific disciplines, particularly botany and ecology. The landscape gardens and the edifices created by celebrated artists such as Charles Bridgeman, William Kent, Lancelot 'Capability' Brown and William Chambers reflect the beginning of movements that were to have international influence. The architectural ensemble at Kew includes a number of unrivalled buildings. The historic landscape within which these buildings are situated is a remarkable palimpsest of features from the 18th, 19th and 20th centuries.

The Royal Botanic Gardens of Kew are situated along the cultural landscape of the Thames. Since the 17th century, the site has been a place of retreat for the royal family. In the 18th century, internationally renowned architects such as William Chambers and 'Capability' Brown not only created many edifices, but also remodelled the earlier Baroque gardens to make a pastoral landscape in the English style, establishing a fashion that then spread throughout the continent. The first botanic garden at Kew, originally for medicinal plants, was founded in 1759 by Princess Augusta and Lord Bute.

Kew Palace is the oldest building on the site (1631). Classical in inspiration, this house (in red brick laid in Flemish bond style) was built on the banks of the Thames. The orangery (now used as a restaurant), the largest Georgian edifice on the site, was built by William Chambers in 1761, and stopped being used for its original purpose and housed a museum until 1959. Queen Charlotte's Cottage was probably originally the residence of the head of the menagerie and was given to Queen Charlotte. In 1802, the wall between the two estates of Richmond and Kew was demolished. The palace built by Henry VII at Richmond in the 16th century, which could be reached by boat from the capital, proved an attractive venue for the Court during the summer months. The Kew estate became the property of the Capel family, who sold the lease to Frederick, Prince of Wales, in 1731.

The essential elements of the landscape garden designed by William Nesfield are one of the outstanding features of Kew. This garden is centred on an iron and glass structure, the Palm House (1844-48), designed by the architects Richard Turner and Decimus Burton. From the Palm House there are three vistas: the Pagoda vista, the Sion vista towards the Thames, and a minor vista.

The Herbarium, originally an 18th century hunting lodge, houses collections of plants and a library: the former museum of botanic economics (1847) has been converted into a school of horticulture (1990) and a new Jodrell Laboratory (1965) caters for the needs of researchers in plant anatomy, physiology, cytogenetics and biochemistry.

As the number of visitors increased, the scientific collections were enriched and glasshouses and spaces were altered to house living plant collections. The Second World War inflicted some material damage on Kew Gardens. The bicentenary of the creation of the gardens gave a new impetus. The main activities of Kew Gardens today are the conservation of the heritage of the site itself, and the conservation of ecosystems worldwide. Most of the buildings and structures are in a good state of conservation.

Joseph Banks and William Hooker, gardeners of great renown, whose revolutionary methodology modernized botany in Europe in the 18th and 19th centuries, were both directors of Kew Gardens. Kew's exceptional and diverse living collections exemplify the active European cultural tradition of collecting and cultivating exotic plants for aesthetic, scientific and economic purposes. This tradition has also led to recording and monitoring of the very rich local biodiversity for over 120 years, including an exceptional range of birds, insects, lichens and fungi; some of the latter have proved to be new to science.

Source : UNESCO/CLT/WHC
Description historique

Les Jardins de Kew sont le fruit d'une histoire très complexe qui vit la réunion, en 1772, de deux domaines royaux contigus, celui de Richmond (moitié ouest des jardins actuels) et celui de Kew (moitié est). Trois territoires historiques, essentiellement des résidences privées et des jardins, complétèrent cet ensemble. Le palais construit par le roi Henry VII à Richmond au XVIème siècle dans ce lieu accessible par bateau depuis la capitale devait attirer la cour dans les mois d'été. Le domaine de Kew entra dans la famille Capel qui fit de ses jardins un endroit fort prisé dès le milieu du XVIème siècle. Les Capel cédèrent le bail du domaine de Kew à Frédéric, Prince de Galles, en 1731.

Les jardins de Richmond et de Kew furent remodelés de manière significative au début et à la fin du XVIIIème siècle. La reine Caroline confia les aménagements de Richmond au jardinier du roi, Charles Bridgeman (mort en 1738), et à l'architecte et paysagiste William Kent (1685- 1748), deux figures de renom des premières années du jardin paysager, alors conception nouvelle de l'art des jardins. A la mort du Prince de Galles (1751), la princesse Augusta s'entoura de Lord Bute et de William Chambers (1723-1796), conseillers en matière de botanique, d'architecture et de jardins qui inaugurèrent une ère de grande activité dans le domaine. William Chambers relança la mode des « Chinoiseries » qui gagna toute l'Angleterre puis le continent sous le nom de jardin anglo-chinois.

Il est communément accepté que la princesse Augusta et Lord Bute établirent le premier jardin botanique de Kew en 1759. Ce modeste jardin de quatre hectares, consacré à l'origine aux plantes médicinales, se développa grâce aux bons soins du jardinier William Aiton.

Il faudra attendre l'arrivée de Sir Joseph Banks à la direction du jardin botanique de Kew, en 1773, pour que cette institution acquière une réputation internationale. Il partagea avec le roi Georges III le dessein d'utiliser les plantes exotiques et autochtones à des fins économiques, souhait qui fixa la ligne de développement futur des jardins. Dans les décennies qui suivirent, des chercheurs de plantes parcoururent le monde pour rapporter des espèces nouvelles (Inde, Abyssinie, Chine et Australie) et Kew devint le centre de botanique économique pour la Grande- Bretagne et ses colonies.

En 1764, Lancelot « Capability » Brown commença à laisser son empreinte aux jardins de Richmond, ouvrit de larges perspectives et procéda à des plantations informelles. William Chambers travaillait aux jardins voisins de Kew. Les jardins botaniques se développèrent, un arboretum fut fondé et les petites serres essaimèrent. En 1802, le mur qui séparait les deux domaines de Richmond et de Kew fut démoli.

La disparition de Sir Joseph Banks et de Georges III, en 1820, plongea les jardins dans une période de déclin qui devait durer une vingtaine d'années. A la suite d'une enquête parlementaire et d'une forte campagne de soutien, les jardins furent sauvés d'une fermeture irrémédiable. La nomination de Sir William Hooker, premier directeur officiel, amorça une période de revitalisation (1841-1885).

William Nesfield, assisté de Decimus Burton, restructura les jardins de Richmond et de Kew, qui ne firent plus qu'un seul et unique ensemble paysager. De cette période datent la construction, entre autres, des deux remarquables serres (Palm House et Temperate House), la fondation de l'herbier et la création de l'arboretum national. L'impulsion donnée à la recherche scientifique qui se développa dans ces lieux fut mise au service de l'Empire britannique qui envoya graines, plantes et conseils en horticulture dans ses colonies (en Malaisie, Inde et au Sri Lanka, entre autres).

Avec le changement des modes et le développement des jardins, certains éléments du paysage complexe conçu par William Nesfield furent ajustés progressivement pour faciliter leur entretien et de nouveaux projets virent le jour comme la restructuration de l'arboretum, la création du jardin alpin ou de la porte japonaise.

A l'augmentation du nombre de visiteurs fit écho l'enrichissement des collections scientifiques (l'herbier fut agrandi en 1903 puis de nouveau en 1932) et l'aménagement de serres et d'espaces pour recevoir les collections vivantes (comme la première Alpine House en 1887 ou la Rhododendron House de 1925).

Si la deuxième guerre mondiale infligea quelques dommages matériels aux Jardins de Kew, le ralentissement des activités, déjà senti avec le déclin de l'Empire britannique, se confirma. Le bicentenaire de la création des jardins redonna un nouvel élan qui vit la restauration et la réouverture de la Palm House, l'amélioration du Rock Garden, Azalea garden et Order Beds. Ces interventions ne suffisant pas à accueillir les collections grandissantes, certains spécimens furent déplacés dans un jardin de 200ha à Wakehurst (1965). De nouvelles serres bénéficiant d'une technologie plus avancée furent bâties telle, l'Alpine House (1981), et plus particulièrement le Princess of Wales Conservatory (1986). En 1963, le Laboratoire Jodrell fut reconstruit, plus grand, pour accueillir des chercheurs toujours plus nombreux. La conservation du patrimoine du site lui-même et la conservation des écosystèmes à travers le monde sont, de nos jours, des domaines d'activités privilégiés des Jardins de Kew.

Source : évaluation des Organisations consultatives
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