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Décisions du Comité

32 COM 7B.15

Parc national de Lorentz (Indonésie) (N 955)

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-08/32.COM/7B.Add,

2. Rappelant la décision 29 COM 7B.3, adoptée à sa 29e session (Durban, 2005),

3. Prend note avec inquiétude des graves menaces visant les régions du lac Habema et des basses terres du Sud, et du fonctionnement inadapté de l'organe de gestion ;

4. Accueille favorablement le financement accru accordé au bien en 2008, par rapport à 2007, et la coopération avec les partenaires internationaux pour une meilleure conservation, mais prend note avec inquiétude des projets visant à la réduction du financement global, alors que le niveau actuel se révèle d'ores et déjà inadapté ;

5. Fait appel à la communauté internationale afin qu'elle poursuive l'aide accordée au bien et accroisse l'assistance financière et technique ;

6. Prie instamment l'État partie d'accroître l'aide politique, financière et technique accordée au bien et de se rapprocher de façon plus étroite du gouvernement provincial de Papouasie afin de s'assurer qu'une protection légale et une aide financière soient accordées au bien afin que sa gestion soit efficace ;

7. Demande à l'État partie de mettre pleinement en oeuvre les recommandations de la mission de suivi réactif de 2008 et de donner la priorité à celles qui sont les plus urgentes, en particulier :

a) Prendre des mesures pour faire face aux menaces que constituent, dans la région du lac Habema, la construction de routes, le déclin de la forêt et l'exploitation forestière illégale, à travers les activités suivantes :

i) Faire cesser la construction de routes, réhabiliter les routes récemment construites et atténuer les impacts ;

ii) Développer des contacts avec les gouvernements locaux et provinciaux afin de trouver des solutions pour faire face aux menaces que constituent l'aménagement de routes et les impacts potentiels liés à la décentralisation des pouvoirs ;

iii) Développer des contacts avec les communautés autochtones à l'intérieur du site afin de définir des options de développement durable ;

iv) Identifier et contrôler le développement de la maladie responsable du déclin forestier qui menace les forêts de Nothofagus dans la région du lac Habema ;

v) Régler le problème de l'exploitation forestière illégale ;

b) Améliorer le fonctionnement de l'organe de gestion à travers les activités suivantes :

i) Finaliser et mettre en oeuvre le plan stratégique 2005-2010 (2007-2012) ;

ii) Engager une consultation pour la planification stratégique (régionale) de la région du lac Habema ;

iii) Solliciter l'aide extérieure pour le renforcement des capacités, l'assistance technique, l'équipement et le financement ;

iv) Développer les capacités du personnel grâce à la formation et au recrutement d'experts techniques ;

v) Étudier et topographier les écosystèmes des paysages alpins et montagneux du Parc pour améliorer les outils servant à leur gestion ;

vi) Faire une évaluation d'ingénierie technique indépendante et une étude sur les options offertes dans le cadre de la construction de routes sur les chemins alpins et montagneux afin de minimiser les impacts environnementaux ;

c) Améliorer la gestion de la région des basses terres du Sud à travers les activités suivantes :

i) Délimiter matériellement les zones maritimes et mieux sensibiliser le gouvernement et l'industrie de la pêche afin de mettre fin à la pêche illégale ;

ii) Collaborer avec les structures adaptées afin de faire appliquer la loi pour protéger efficacement le milieu marin ;

iii) Mettre en place un programme de contrôle pour empêcher la prolifération de la jacinthe d'eau dans le parc ;

iv) Établir des contacts avec Freeport pour être tenu informé des résultats du suivi de l'impact du déversement d'effluents provenant de résidus miniers ;

v) Promouvoir un suivi indépendant de la partie maritime du bien.

8. Demande également à l'État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d'ici le 1er février 2010, un rapport sur l'état de conservation du bien et sur les progrès accomplis dans la mise en oeuvre des recommandations de la mission de suivi de 2008, en particulier en ce qui concerne l'arrêt de la construction de routes qui endommage le bien et la réhabilitation des routes existantes, l'atténuation des impacts, et la recherche scientifique sur le déclin forestier, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 34e session en 2010.