Quarante-cinq nouveaux sites vont être proposés à l'inscription sur la Liste du patrimoine mondial lors de la 31e session du Comité du patrimoine mondial qui se tiendra du 23 juin au 2 juillet à Christchurch, en Nouvelle-Zélande.

Durant cette session, le Comité va également examiner : une stratégie de réduction des risques menaçant des sites du patrimoine mondial du fait des catastrophes naturelles ; les impacts du changement climatique sur les biens du patrimoine mondial ; le concept de « valeur universelle exceptionnelle » qui est à la base de l'inscription des sites sur la Liste du patrimoine mondial.

Les journalistes accrédités pourront assister à la cérémonie d'ouverture de la 31e session (23 juin, 15h) qui comprendra une cérémonie traditionnelle maori, le Powhiri, ainsi que des interventions d'Helen Clark, Premier ministre de la Nouvelle-Zélande, du Directeur général de l'UNESCO, Koïchiro Matsuura, du Président du Conseil exécutif de l'UNESCO, Zhang Xinsheng, et du Président du Comité du patrimoine mondial, Tumu Te Heuheu, Chef suprême des Ngati Tuwharetoa et responsable du Maori Heritage Council et du New Zealand's Historic Places Trust Board.

Les 45 sites dont l'inscription sera étudiée comprennent 11 sites naturels (dont une extension), 32 sites culturels, 2 sites mixtes. Au total, 39 pays présentent cette année des sites pour inscription : Afrique du Sud, Albanie, Allemagne, Argentine, Australie, Autriche, Azerbaïdjan, Bosnie-Herzégovine, Cambodge, Canada, Chine, Espagne, Finlande, France, Gabon, Grèce, Inde, Iraq, Israël, Italie, Japon, Kenya, Kirghizistan, Madagascar, Mexique, Namibie, Philippines, Pologne, République de Corée, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Serbie, Slovaquie, Suisse, Tadjikistan, Turkménistan, Ukraine et Viet Nam. Deux des sites proposés sont transfrontaliers.

L'état de conservation des 31 sites inscrits sur la Liste du patrimoine en danger sera également examiné lors de cette session et le Comité pourrait décider d'ajouter de nouveaux sites sur cette liste de biens dont la préservation demande une attention particulière. Il s'agit notamment de sites confrontés à des menaces qui vont de la catastrophe naturelle au pillage, en passant par une pollution grave ou un flux touristique mal géré.

Une séance de travail sera consacrée à l'état de conservation du site de la Vieille ville de Jérusalem et de ses murailles, en particulier aux fouilles archéologiques de la rampe d'accès à la porte des Maghrébins.

A ce jour, la Convention de l'UNESCO de 1972 sur la Protection du patrimoine mondial culturel et naturel protège 830 sites « d'une valeur universelle exceptionnelle », selon les termes de la Convention. Ces 830 sites (dans 139 Etats parties) se répartissent comme suit : 644 sites culturels, 162 naturels et 24 mixtes.

La Convention encourage la coopération internationale afin de sauvegarder ce patrimoine commun. Avec 184 Etats parties, c'est l'un des instruments juridiques internationaux les plus ratifiés. En signant la Convention, les Etats parties s'engagent à préserver les sites de la Liste du patrimoine mondial, ainsi que les sites d'importance nationale ou régionale, notamment en fournissant un cadre juridique et réglementaire approprié.

Le Comité du patrimoine mondial rassemble les représentants de 21 pays, élus par les Etats parties pour une durée maximale de six ans. Chaque année, le Comité ajoute de nouveaux sites à la Liste. Les sites sont proposés par les Etats parties. Les dossiers de candidature sont examinés par deux organismes consultatifs : les sites culturels par le Conseil international des monuments et des sites (ICOMOS), et des sites naturels par l'Union mondiale pour la nature (UICN). Le Centre international pour l'étude de la conservation et de la restauration des biens culturels (ICCROM), quant à lui, fournit une expertise en matière de techniques de conservation et de formation à la restauration.

Le Comité du patrimoine mondial est responsable de la mise en œuvre de la Convention de 1972. Il examine les rapports sur l'état de conservation des sites inscrits et demande si nécessaire aux Etats parties de prendre des mesures. Le Comité supervise le budget annuel de plus de 4 millions de dollars US du Fonds du patrimoine mondial, destiné aux actions d'urgence, à la formation des experts et la promotion de la coopération technique. Le Centre du patrimoine mondial de l'UNESCO est le secrétariat du Comité du patrimoine mondial.

Les débats du Comité ne sont pas ouverts à la presse mais des conférences de presse tiendront régulièrement les journalistes au courant. La première conférence se tiendra le 24 à 14h. Les autres auront lieu à même heure, presque quotidiennement (Merci de surveiller les panneaux d'affichage du centre de presse).

Des informations complètes sur la 31e session figurent sur le site Web suivant : http://www.31whc.org/