Du 25 au 29 novembre 2019, des experts et les équipes de sites marins du patrimoine mondial se sont réunis en Indonésie pour soutenir le Parc national de Komodo dans la gestion de sa composante marine.

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Le Parc national de Komodo a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO en 1991 pour ses écosystèmes et sa biodiversité exceptionnels. Bien qu'il soit peut-être plus connu aujourd’hui pour ses dragons de Komodo, le Parc national de Komodo possède également une valeur universelle exceptionnelle qui comprend également un ensemble unique de coraux, poissons, tortues, dauphins, dugongs et baleines. Les océans représentent 60% de la surface du bien et une proportion importante des revenus générés par le tourisme provient des plongeurs, avec tuba et avec bouteilles, qui sont attirés par le spectacle sous-marin de Komodo. 

La réunion a réuni des experts des 50 sites marins du patrimoine mondial, notamment de la Grande Barrière (Australie), des Îles Galápagos (Équateur) et du Parc national de la rivière souterraine de Puerto Princesa (Philippines). Les sujets abordés portaient sur la surveillance et la recherche marines, mais également sur le partage équitable des bénéfices entre les communautés locales et le zonage marin.

La réunion comprenait également une formation pratique sur la façon de placer la valeur universelle exceptionnelle au centre du système de gestion d'un site du patrimoine mondial, selon l'approche définie dans le Guide des meilleures pratiques de gestion du réseau du patrimoine mondial marin. Les participants ont visité des communautés locales, donnant lieu à des discussions sur la façon d’établir des moyens de subsistance durables grâce à la coopération avec l’industrie de la plongée et sur la manière d’aborder les déchets marins.

La Liste du patrimoine mondial compte aujourd’hui 50 sites marins répartis dans 37 pays. Les gestionnaires locaux de ces sites ont été confrontés à tous les problèmes imaginables auxquels sont confrontés nos océans tempérés et tropicaux, et beaucoup ont créé des solutions de pointe pour relever ces défis. Tirer parti de la vaste expertise du réseau permet d'accélérer la mise en œuvre d'aires marines protégées durables initiée dans le cadre des Objectifs de Développement Durable des Nations Unies à l’horizon 2030. Apporter la vaste expertise du réseau des gestionnaires aux portes des sites qui en ont le plus besoin est au cœur du travail du Centre du patrimoine mondial pour la préservation des sites marins du patrimoine mondial.

L’atelier a été organisé en étroite collaboration avec le Bureau extérieur de l'UNESCO à Jakarta et s’est appuyé sur une première session de renforcement des capacités qui s’est tenue en 2017.

Plus d'informations sur le réseau des gestionnaires de sites du patrimoine mondial marin : http://whc.unesco.org/fr/gestionnaires-marin/