Du 4 au 9 septembre, les gestionnaires des 50 sites marins inscrits sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO se retrouvent au cours d’une réunion historique pour discuter des défis à relever et des solutions à trouver pour atteindre les objectifs de Développement Durable des Nations Unies à l’horizon 2030. Alors que les océans sont gravement menacés et que les échéances ne sont plus qu’à une dizaine d'années seulement, le temps presse. Réunir l'ensemble des gestionnaires permet d'accélérer les processus de conservation qui ont fait leurs preuves et d'éviter des erreurs coûteuses qui auraient pu être évitées si un partage de connaissances avait eu lieu.

Partout dans le monde, les sites marins du patrimoine mondial subissent une pression croissante du fait du changement climatique. L'élévation du niveau de la mer, les vagues de chaleur et les phénomènes météorologiques extrêmes ont un impact croissant sur l'habitat et la faune. Les effets du changement climatique exacerbent encore davantage les facteurs de tension préexistants, comme la surpêche, la pollution causée par les navires ou la dégradation de la qualité de l'eau, le tout s'additionnant en une combinaison d'impacts cumulatifs dont l'ampleur réelle reste encore à découvrir.

Mais malgré ces défis croissants, les gestionnaires de ces aires marines protégées emblématiques partagent un grand nombre de pratiques exemplaires et de clés pour savoir différencier ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas pour la conservation des océans. Collectivement, ils ont fait face à toutes les menaces imaginables pour l'océan et possèdent désormais un réservoir d'expérience inégalé sur la façon d'y répondre. En tant que sites du patrimoine mondial de l'UNESCO, ayant reçu la plus haute reconnaissance internationale en matière de conservation, ils sont particulièrement bien placés pour aider à déterminer une marche à suivre en vue de la réalisation des objectifs du Programme de Développement Durable des Nations Unies à l'horizon 2030.

Au cours de ces quatre jours de réunion, des représentants de 37 pays différents, dont l’Australie et sa Grande Barrière, le Soudan et ses Parcs nationaux marins de Sanganeb et Dungonab, le Brésil et sa Réserve de Fernando de Noronha ainsi que les Palaos et leur Lagon sud des îles Chelbacheb, discuteront de sujets divers, incluant notamment la création de partenariats public-privé réussis, la résilience et l’adaptation au changement climatique, la coopération avec les communautés autochtones, l’utilisation des technologies satellitaires et spatiales, ou encore le problème croissant du plastique et des déchets marins.

Patrick Dunagan, directeur de la société philanthropique de Paul Allen, Vulcan Inc, et Claire Bonham-Carter, directrice du développement durable de l'AECOM, feront partie des intervenants. La conférence est organisée avec le soutien du ministère de la Culture du Royaume d’Arabie Saoudite, des gouvernements d'Australie, de France et de Belgique (Flandres), de Carnival Corporation, de la Great Barrier Reef Foundation et d’Alaska Geographic. La conférence aura lieu à la Maison tribale de la communauté autochtone Huna Tlingit, au Parc national et réserve de Glacier Bay (États-Unis), en collaboration avec le National Park Service.