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La composante CAWHFI originale co-financée par la Fondation des Nations Unies

La première composante CAWHFI a concentré son action sur l'amélioration de la gestion des paysages transfrontaliers du Tri-national de la Sangha, de Gamba-Mayumba-Conkouati et du Tri-national Dja-Odzala-Minkébé, en vue de réduire significativement la pression de braconnage qui les affecte. Elaboré en collaboration avec trois ONG de conservation, les services de gestion de la faune et des aires protégées des quatre Etats parties (Cameroun, République centrafricaine, Congo et Gabon), et la FAO, le document de projet fut approuvé en mars 2003 par la Fondation des Nations Unies. Les premières activités de terrain de cette composante ont démarré dans le courant de l'année 2004. Cofinancée à hauteur de 50% par la Fondation des Nations Unies, ce projet de 6,6 millions de dollars a obtenu l'autre moitié de ses financements dans la contribution directe des ONG de mise en œuvre de ce projet.
ObjectifResultats

Objectif 1
Améliorer la gestion des aires protégées sélectionnées, ayant une Valeur universelle exceptionnelle potentielle.

Le projet a contribué à renforcer les capacités du personnel des services de conservation des trois paysages de CAWHFI. La surveillance et le suivi d’application de la loi ont été améliorés et la coopération transfrontalière a été approfondie.

Objectif 2
Améliorer la gestion des ressources naturelles, en particulier de la faune, dans les paysages forestiers situés autour des aires protégées sélectionnées pour leur Valeur universelle exceptionnelle potentielle.

Les autorités locales, judiciaires et policières, ont été sensibilisées à l’importance de la gestion durable des ressources naturelles et s’impliquent davantage dans la lutte anti-braconnage, en collaboration avec les gestionnaires de sites.

Objectif 3
Utiliser le statut de patrimoine mondial pour améliorer la conservation des aires protégées et le financement de la conservation sur le long terme.

Les listes indicatives du Cameroun, de la République Centrafricaine, du Congo et du Gabon ont été mises à jour. Des mécanismes de financement durable de l’Initiative CAWHFI ont été développés.

La mise en œuvre de la composante de l’Initiative pour le Patrimoine Mondial Forestier d’Afrique Centrale financée par la Fondation des Nations Unies a été globalement satisfaisante. Un élément central de cette composante a été le renforcement de la coopération transfrontalière au niveau des trois paysages. Cette coopération s’est notamment manifestée par la collaboration pour la recherche, la mise en place de mécanismes de suivi conjoints, le développement de l’écotourisme régional, l’harmonisation des législations et une planification concertée pour les trois sites d’intervention. Le succès de cette première composante est également lié à l’approche par paysages, en phase avec le Plan de convergence de la Commission pour les Forêts d’Afrique Centrale et les stratégies régionales de conservation. De plus, d’un point de vue régional, l’adoption de la Déclaration de Yaoundé a permis la mise en œuvre d’un large partenariat pour la conservation entre les partenaires techniques et financiers, dans le cadre du Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo. Enfin, l’expérience de terrain, l’expertise et l’engagement des ONG de conservation partenaires a été une des clés de l’atteinte des objectifs de cette composante.