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Vieille ville de Hoi An

Hoi An Ancient Town

Hoi An Ancient Town is an exceptionally well-preserved example of a South-East Asian trading port dating from the 15th to the 19th century. Its buildings and its street plan reflect the influences, both indigenous and foreign, that have combined to produce this unique heritage site.

Vieille ville de Hoi An

Hoi An constitue un exemple exceptionnellement bien préservé d'une cité qui fut un port marchand d'Asie du Sud-Est du XVe au XIXe siècle. Ses bâtiments et la disposition de ses rues reflètent les traditions autochtones aussi bien que les influences étrangères, qui ont donné naissance à ce vestige unique.

مدينة هوي - آن القديمة

تجسد مدينة هوي- آن مثالاً سليماً لمدينة شكلت مرفأ تجارياً جنوب شرق آسيا من القرن الخامس عشر ولغاية القرن التاسع عشر. وتعكس أبنيتها وتصميم شوارعها التقاليد المحلية والتأثيرات الخارجية التي أدّت الى نشوء هذا الأثر الفريد.

source: UNESCO/ERI

会安古镇

会安古镇是15世纪到19世纪东南亚的一个贸易港,是一个保存非常完好的范例。其建筑和街道样式,受到本地和国外风格的影响,土洋结合的风格共同孕育出这个独特的遗址。

source: UNESCO/ERI

Исторический город Хойан

Исторический город Хойан – это пример исключительно хорошо сохранившегося торгового порта в Юго-Восточной Азии, относящегося к периоду XV-XIX вв. Его застройка и планировка сложились под воздействием как местных традиций, так и пришлых культур, в результате чего и сформировался этот уникальный объект наследия.

source: UNESCO/ERI

Ciudad vieja de Hoi An

Hoi An constituye un ejemplo excepcional de lo que fue una ciudad portuaria mercantil del Asia Sudoriental entre los siglos XV y XIX. Sus edificios y el trazado de sus calles son un fiel reflejo de la combinación de estilos arquitectónicos, autóctonos y extranjeros, que ha dado su fisionomía singular a este sitio único en su género.

source: UNESCO/ERI

古都ホイアン

source: NFUAJ

Oude stad Hoi An

De oude stad Hoi An is een bijzonder voorbeeld van een traditionele handelshaven in Zuidoost-Azië die volledig en uitzonderlijk goed bewaard is gebleven. Het merendeel van de gebouwen is gebouwd in de traditionele 19e en 20e-eeuwse bouwstijl. Zowel de gebouwen als het stratenplan weerspiegelen inheemse en buitenlandse invloeden. De stad kent veel religieuze gebouwen zoals pagodes, tempels en vergaderhuizen, ontstaan door toedoen van de havengemeenschap in Hoi An. De traditionele levensstijl, godsdienst en (culturele) gewoonten zijn bewaard gebleven en veel festivals vinden nog steeds jaarlijks plaats.

Source : unesco.nl

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Valeur universelle exceptionnelle

Brève synthèse 

La vieille ville de Hoi An est située dans la province de Quang Nam, au centre du Viet Nam, sur la rive nord de l’embouchure du fleuve Thu Bon. Le bien inscrit s’étend sur 30 ha et dispose d’une zone tampon d’une superficie de 280 ha. Il est un exemple extrêmement bien préservé des petits ports marchands qui, entre le XVe et le XIXe siècle, ont commercé au long cours tant avec les pays du sud-est et de l’est de l’Asie qu’avec le reste du monde. Son déclin, à la fin du XIXe siècle, a permis de conserver à un très haut degré d’authenticité son tissu urbain traditionnel.

La ville est un reflet du mélange des cultures indigènes et étrangères (principalement chinoises et japonaises et, plus tardivement, européennes) qui a donné naissance à ce vestige unique.

La ville présente un ensemble bien préservé de 1 107 bâtiments à ossature de bois, avec des murs en briques ou en bois, dont des monuments architecturaux et des structures vernaculaires à usage commercial et d’habitation, entre autres, un marché à ciel ouvert et un quai pour le ferry, et des monuments religieux tels que des pagodes et des lieux de culte des ancêtres. Les maisons ont des toits de tuile et les composants de bois sont gravés de motifs traditionnels. Elles sont alignées en rang serré le long d’étroites rues piétonnes. Il y a également un délicat pont japonais en bois qui date du XVIIIe siècle, sur lequel se trouve une pagode. Le tracé d’origine des rues, qui date de l’époque où la ville est devenue un port, demeure. Il s’agit d’un plan hippodamien avec un axe parallèle à la rivière et un autre axe de rues et d’allées qui le croisent à angle droit. En général, les bâtiments ouvrent sur les rues pour que les clients y accèdent facilement tandis que l’arrière des bâtiments ouvre sur la rivière permettant ainsi un chargement et un déchargement aisés des marchandises transportées par bateaux.

Les structures en bois encore existantes et le plan urbain sont d’origine et n’ont pas été modifiés, ils témoignent d’un paysage urbain traditionnel aux XVIIe et XVIIIe siècles, dont les vestiges sont uniques dans la région. De nos jours, la ville est toujours occupée et son activité de port et de centre commercial se poursuit. Le patrimoine vivant qui est le reflet des différentes communautés autochtones de la ville et des étrangers, a également été préservé et continue à être transmis. La vieille ville de Hoi An demeure un exemple exceptionnellement bien préservé de port d’Extrême-Orient.

Critère (ii) : Hoi An est une importante et remarquable manifestation de la fusion des cultures, au fil du temps, dans un port commercial international.

Critère (v) : Hoi an est un exemple exceptionnellement bien préservé de port marchand traditionnel d’Asie.

Intégrité

La vieille ville de Hoi An a gardé sa forme et sa fonction d’origine et constitue un exemple éminent et très bien préservé de port de commerce et de centre d’échanges traditionnel de l’Asie du sud-est. La ville est demeurée un ensemble complet et homogène de bâtiments traditionnels en bois avec son plan urbain d’origine qui s’est développé de façon naturelle dans le cadre initial du site entre le fleuve et le littoral.

Bien que la ville soit toujours habitée, que son activité portuaire se poursuive et qu’elle soit désormais une destination touristique très fréquentée, elle présente, au sein des limites du bien inscrit, des caractéristiques culturelles et historiques évidentes et bien préservées. En raison de la stagnation économique de la ville depuis la fin du 19e siècle, elle n’a pas eu à subir de préjudice lié au développement économique et aucune pression ne s’est exercée afin que les anciens bâtiments en bois soient remplacés par de nouveaux édifices construits avec des matériaux modernes. La ville a ainsi pu conservé son tissu urbain traditionnel et est aujourd’hui demeurée remarquablement intacte.

Authenticité

La vieille ville de Hoi An a gardé son architecture traditionnelle en bois et son paysage urbain, à savoir la taille de ses parcelles bâties, les matériaux, les façades et les toits. Son plan urbain d’origine est également conservé, avec l’arrière des bâtiments ouvrant sur la rivière et l’infrastructure de quais, de canaux et de ponts dans son cadre d’origine. Le cadre paysager historique, constitué d’un environnement côtier de rivière, de littoral, de dunes et d’îles, demeure également intact. 

La plupart des bâtiments ayant été construits en bois, une réparation régulière s’est avérée nécessaire, c’est la raison pour laquelle de nombreux bâtiments dont la structure date du XVIIe et du XVIIIe siècle ont été reconstruits au XIXe siècle en ayant recours à des méthodes traditionnelles de réparation. Aucune pression n’est actuellement exercée afin de remplacer les bâtiments anciens par de nouveaux, construits dans des matériaux modernes tels que le béton et la tôle ondulée.

Éléments requis en matière de protection et de gestion 

La vieille ville de Hoi An a été classée « Site du patrimoine culturel national » en 1985, puis « Site spécial du patrimoine culturel national » en vertu de la Loi du patrimoine de 2001 amendée en 2009. L’état est propriétaire de toute la ville qui fait l’objet d’une efficace protection par de multiples lois nationales et décisions gouvernementales en la matière telles que : la Loi sur le patrimoine culturel (2001, amendée en 2009), et la Loi sur le tourisme (2005). La Loi de la ville de Hoi An (1997) établit des réglementations qui sont mises en œuvre par le Centre de Hoi An en charge de la gestion et la préservation des monuments, qui est la structure du Comité populaire en charge de la gestion du bien. La gestion quotidienne du bien implique une collaboration avec diverses parties prenantes afin de conserver l’authenticité et l’intégrité du bien et de contrôler les activités socioéconomiques sur le territoire et aux alentours du bien. Le développement de capacités du personnel a été, et est encore à ce jour, organisé dans le cadre de nombreuses sessions de formation, tant au niveau national qu’international. Les revenus générés par les droits d’entrée sont investis directement dans la gestion, la préservation et la promotion du bien. La gestion et la préservation du bien sont rendues plus efficaces grâce à une planification générale et des plans d’action au niveau local. Des programmes réguliers de restauration et de conservation sont également mis en œuvre.

Des travaux de recherche multidisciplinaire conduits par des équipes de spécialistes nationaux et internationaux ont permis de documenter la conservation et l’interprétation du patrimoine de la ville. Ces travaux de recherche ne sont pas achevés. Au sein des limites du bien, le paysage général et urbain, l’architecture et tous les artefacts matériels culturels sont préservés.

Un plan de gestion a été mis en œuvre lors de l’inscription du bien. Il devra cependant être mis à jour et révisé lorsque l’UNESCO en fera la demande afin de garantir la permanence de son efficacité.

La zone tampon est gérée afin de protéger le bien de menaces externes. Les potentiels effets négatifs pour le bien des inondations annuelles et de l’urbanisation sont efficacement contrôlés avec l’aide effective de toutes les autorités et de la communauté locale.

Le Schéma directeur de conservation, de restauration, de promotion et de développement urbain et touristique de la vieille ville de Hoi An a été adopté par le Premier ministre le 12 janvier 2012. Il est en vigueur jusqu’en 2025.

La gestion à long terme du bien devra viser à promouvoir l’amélioration des conditions de vie des résidents locaux. Le tourisme se développant, une stratégie de gestion touristique respectant les paramètres définis pour le site devra être mise en œuvre. Des stratégies visant à traiter les effets négatifs du climat sont en cours d’élaboration et devront être intégrées au plan de gestion.

À l’avenir, il est prévu d’établir un lien entre la vieille ville de Hoi Ann et la Réserve de biosphère de l’UNESCO de Cu Lao Cham toute proche et de faire de Hoi An une communauté qui intègre écologie, culture et tourisme.

Description longue
[Uniquement en anglais]

Hoi An, an exceptionally well-preserved example of a traditional Asian trading port, is an outstanding material manifestation of the fusion of cultures over time in an international maritime commercial centre.

The town is a special example of a traditional trading port in South-East Asia which has been completely and assiduously preserved: it is the only town in Viet Nam that has survived intact in this way. Most of the buildings are in the traditional architectural style of the 19th and 20th centuries. They are aligned along narrow lanes of traditional type. They include many religious buildings, such as pagodas, temples, meeting houses, etc., which relate to the development of a port community. The traditional lifestyle, religion, customs and cooking have been preserved and many festivals still take place annually.

Archaeological finds and excavations have shown that there was a port and trading centre of the local Sa Huynh people along the Thu Bon River as early as the 2nd century BC. This continued to expand, especially during its most flourishing period from the late 16th to the early 18th centuries. It was through Hoi An that Christianity penetrated Vietnam in the 17th century.

By the end of the century, the rise of other ports on the coast of Vietnam, in particular Da Nang, and silting of its harbour, led to the final eclipse of Hoi An. As a result of this economic stagnation, it has preserved its early appearance in a remarkably intact state, the only town in the country to have done so. The ancient town is situated on the north bank of Thu Bon River. There is a street running east-west along the river's edge and three further streets parallel to the river. They are intersected at right angles by streets and alleys. Within this area there are houses (often combined with shops), religious monuments such as pagodas, temples, communal houses and family cult houses, a ferry quay and an open market.

The architecture of Hoi An, which is almost entirely of wood, is of considerable interest. It combines traditional Vietnamese designs and techniques with those from other countries, above all China and Japan, whose citizens settled there to trade and built houses and community centres to their own designs.

The typical house conforms to a corridor plan, the following elements occurring in sequence: house, yard and house. The buildings are:

  • family cult houses, dedicated to the worship of ancestors;
  • the community houses, used for worship of ancient sages, founders of settlements, or the legendary founders of crafts;
  • the pagodas are almost all from the 19th century, although inscriptions show them to have been founded in the 17th and 18th centuries. They conform to a square layout and decoration is largely confined to the elaborate roofs. In the case of the larger examples, they constituted nuclei of associated buildings with religious and secular functions. Some of the larger pagodas also served as meeting halls. These are located along the main street (Tran Phu).

There is a fine wooden bridge, reminiscent of Japanese examples, with a pagoda on it. It has existed from at least the early 18th century, as an inscription indicates, but it has been reconstructed many times. There is also a number of ancient tombs in Vietnamese, Japanese and Chinese style within the buffer zone.

Source : UNESCO/CLT/WHC
Description historique

Les découvertes et les fouilles archéologiques ont montré qu'il existait un port et centre marchand du peuple local Sa Huynh le long du fleuve Thu Bon dès le IIe siècle avant J.-C. Ils continuèrent à se développer et au XVe siècle, Hoi An (connue au Viêt-nam et ailleurs sous divers noms : Fayfo, Haifo, Kaifo, Faifoo, Faicfo, Hoai Pho) était déjà le plus grand port du puissant royaume de Champâ. Il le resta après l'intégration de Champâ au Viêt-nam, devenant l'un des plus importants centres d'échanges marchands, et donc culturels, en Asie du Sud-Est, attirant des navires et des négociants d'autres pays d'Asie et d'Europe, particulièrement pendant sa période la plus florissante, de la fin du XVIe siècle au début du XVIIIe siècle. C'est d'ailleurs par Hoi An que le christianisme s'introduit au Viêt-nam au XVIIe siècle.

Elle conserva le statut de port principal du centre du pays pendant tout le XIXe siècle, alors que les monarques de la dynastie des Nguyên avaient adopté une politique de « fermeture commerciale ». Cependant, à la fin du siècle, l'essor des autres ports de la côte du Viêt-nam, en particulier de Da Nang, éclipsa définitivement Hoi An. En conséquence de cette stagnation économique, la ville a remarquablement bien préservé son ancienne apparence.

Source : évaluation des Organisations consultatives