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Sites chrétiens cachés de la région de Nagasaki

Hidden Christian Sites in the Nagasaki Region

Located in the north-western part of Kyushu island, this serial property consists of ten villages, Hara Castle and a cathedral, built between the 17th and 19th centuries. They reflect the era of prohibition of the Christian faith, as well as the revitalization of Christian communities after the official lifting of prohibition in 1873.  These sites bear unique testimony to a cultural tradition nurtured by hidden Christians in the Nagasaki region who secretly transmitted their faith during the period of prohibition from the 17th to the 19th century.

La description est disponible sous licence CC-BY-SA IGO 3.0

Sites chrétiens cachés de la région de Nagasaki

Situés dans la partie nord-ouest de l’île de Kyushu, ce bien en série comprend dix villages, le château Hara et une cathédrale, construits entre les XVIIe et XIXe siècles. Ils reflètent une période d’interdiction de la foi chrétienne, puis la revitalisation des communautés chrétiennes après la levée officielle de l’interdiction en 1873. Ces sites apportent un témoignage unique sur la tradition culturelle particulière nourrie par les chrétiens cachés de la région de Nagasaki, qui transmirent secrètement leur foi chrétienne pendant la période d’interdiction, du XVIIe au XIXe siècle.

La description est disponible sous licence CC-BY-SA IGO 3.0

المواقع المسيحية المخفية في منطقة ناغاساكي

يتألف الموقع، الموجود في الجزء الشمالي الغربي من جزيرة كيوشو، من 12 عنصراً مختلفاً تشمل عشر قرى، وقلعة هارا، وكاتدرائية كانت قد بُنيت بين القرنين السابع عشر والتاسع عشر. وتجسّد هذه المواقع أقدم الأنشطة التي كان يمارسها المبشرون والمستوطنون المسيحيون في اليابان وذلك خلال مرحلة اللقاء ومرحلة حظر واضطهاد الإيمان المسيحي ومرحلة إحياء المجتمعات المسيحية بعد رفع الحظر في عام 1873. وتقدّم هذه المواقع شهادة فريدة على التقاليد الثقافية المميزة التي نشرها المسيحيون المتخفيون في منطقة ناغاساكي إذ كانوا ينقلون إيمانهم المسيحي خلال فترة الحظر من القرن السابع عشر حتى القرن التاسع عشر. 

source: UNESCO/ERI
La description est disponible sous licence CC-BY-SA IGO 3.0

长崎地区隐藏的基督教遗址

该遗产地位于九州岛西北部,其12个组成部分包括建于16-19世纪之间的10个村庄、奥哈拉城堡和大教堂。它们共同反映了基督教传入初期传教士和定居者在日本的活动,即“相遇阶段“,其后的对基督教信仰的禁止和迫害, 以及1873年禁令取消后基督教社区的复兴。17-19世纪基督教被禁时期,长崎地区隐藏基督徒的秘密传教培育了独特的文化,这些遗址是这些文化传统的独特证明。

source: UNESCO/ERI
La description est disponible sous licence CC-BY-SA IGO 3.0

Скрытые христианские объекты в регионе Нагасаки

Расположенные в северо-западной части острова Кюсю, 12 системных элементов этого объекта включают десять деревень, замок Хара и кафедральный собор, построенные между XVII и XIX веками. Ансамбль является отражением самой ранней деятельности христианских миссионеров и поселенцев в Японии: во времена возникновения, запрета и гонений на представителей христианской веры и в фазе возрождения христианских общин после снятия запрета в 1873 году. Эти объекты являются уникальным свидетельством особой культурной традиции, подпитываемой тайными христианскими общинами региона Нагасаки, которые тайно передавали свою христианскую веру из поколения в поколение в период гонений с XVII по XIX века.

source: UNESCO/ERI
La description est disponible sous licence CC-BY-SA IGO 3.0

Sitios de los cristianos ocultos en la región de Nagasaki

Situados al noroeste de la isla de Kyushu, los 12 elementos constitutivos de este sitio serial están integrados por diez pueblos, el castillo Hara y una catedral, construidos entre los siglos XVII y XIX. Todos estos lugares son testigos de las más antiguas actividades de los misioneros y colonos cristianos en el momento de su encuentro con el Japón, de la prolongada etapa ulterior de proscripción del cristianismo y persecución de sus adeptos, y de la fase de revitalización de las comunidades cristianas tras el fin de la prohibición en 1873. Este sitio constituye un testimonio único en su género de la tradición cultural específica surgida de la vida clandestina de los cristianos de la región de Nagasaki, que desde el siglo XVII hasta el XIX transmitieron en secreto su fe durante todo el periodo de proscripción del cristianismo en el Japón.

source: UNESCO/ERI
La description est disponible sous licence CC-BY-SA IGO 3.0

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Ile d'Hisaka © Nagasaki Préfecture
Valeur universelle exceptionnelle

Brève synthèse

Situé dans les préfectures de Nagasaki et Kumamoto dans la partie nord-ouest de l’île de Kyushu dans l’archipel nippon, le bien en série « Sites chrétiens cachés de la région de Nagasaki » est composé de 12 éléments constitutifs comprenant 10 villages, les vestiges d’un château et une cathédrale datant d’entre les XVIIe et XIXe siècles. Ils reflètent une période d’interdiction de la foi chrétienne, puis la revitalisation des communautés chrétiennes après la levée officielle de l’interdiction en 1873. Des chrétiens cachés survécurent en tant que communautés qui donnèrent naissance à des petits villages situés sur la côte ou sur des îles éloignées vers lesquelles ils migrèrent pendant l’interdiction de pratiquer la foi chrétienne. Les chrétiens cachés ont donné naissance à une tradition religieuse distincte, qui était apparemment vernaculaire mais a maintenu l’essence de la religion chrétienne, et ont survécu en conservant leur foi au cours des deux siècles qui ont suivi.

Critère (iii) : Les sites chrétiens cachés de la région de Nagasaki apportent un témoignage unique sur une tradition religieuse particulière alimentée par des chrétiens cachés qui transmirent secrètement leur foi dans le christianisme pendant la période d’interdiction qui dura plus de deux siècles au Japon, du XVIIe au XIXe siècle.

Intégrité

Les 12 éléments constitutifs non seulement comprennent tous les éléments nécessaires pour exprimer la valeur universelle exceptionnelle du bien, mais ils sont aussi d’une taille suffisante et dans un bon état de conservation. Des mesures de protection complètes et précises ont été prises pour chacun des éléments constitutifs en fonction de toutes les lois et réglementations nationales applicables – y compris la loi pour la protection des biens culturels. Une protection appropriée est assurée dans les zones tampons du bien non seulement par la loi pour la protection des biens culturels, mais aussi par la loi sur les paysages et d’autres lois et réglementations pertinentes. En conséquence, le bien n’est aucunement affecté par les répercussions négatives liées au développement ou à l’abandon et il a bénéficié d’une conservation efficace de même que son paysage environnant.

Authenticité

Chaque élément constitutif du bien conserve un haut degré d’authenticité sur la base des attributs sélectionnés en fonction de sa nature. Les villages possèdent un haut degré d’authenticité dans leurs attributs de « forme et conception », « usage et fonction », « traditions, techniques et systèmes de gestion », « situation et cadre » et « esprit et impression ». L’élément constitutif « Vestiges du château de Hara » a perdu son authenticité liée à l’usage et à la fonction dans la mesure où il s’agit d’un site archéologique, mais il conserve un haut degré d’authenticité par rapport aux autres attributs. La cathédrale d’Oura et l’église d’Egami du village d’Egami sur l’île de Naru possèdent un haut degré d’authenticité en termes de « matériaux et substance » en plus des autres attributs car ce sont des œuvres architecturales.

Éléments requis en matière de protection et de gestion

Le bien et ses zones tampons sont conservés de manière satisfaisante en vertu de diverses lois et réglementation, y compris la loi pour la protection des biens culturels. En outre, les préfectures de Nagasaki et Kumamoto et les municipalités concernées ont formulé un solide plan de gestion et de préservation global du point de vue de la sauvegarde de la valeur universelle exceptionnelle du bien dans son ensemble. Le cadre d’application de ce plan comprend un Conseil d’utilisation et de préservation du patrimoine mondial qui travaille en coopération avec les propriétaires des éléments constitutifs et les autres parties prenantes. Le Conseil vise à assurer la protection, la mise en valeur et l’utilisation appropriées du bien. Le Conseil reçoit des conseils et consulte des experts d’un comité académique (le Comité académique du patrimoine mondial de Nagasaki) ainsi que de l’Agence pour les affaires culturelles, qui est le principal organisme chargé de la protection des biens culturels du Japon.