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Décisions du Comité

CONF 001 X.B.34-40

Suivi de l’état de conservation des biens culturels du patrimoine mondial : questions générales

B. Biens culturels

34. A la demande du Président, le Secrétariat a fait part au Comité de ses observations relatives aux résultats obtenus au stade actuel de mise en œuvre du système expérimental de suivi des biens culturels adopté par le Comité à sa onzième session. Il a attiré l'attention du Comité sur les difficultés que de nombreux Etats avaient eues à respecter les dates-limites et lui a proposé d'approuver un calendrier modifié qui permettrait à la fois au Secrétariat et à l'ICOMOS de traiter les réponses reçues et de faire rapport au Bureau avant de faire rapport au Comité. Le Secrétariat a, par ailleurs, déclaré que les résultats obtenus étaient encourageants, mais qu'il était prématuré de tirer des conclusions définitives. Il a donc suggéré de prolonger d'un an la mise en œuvre du système. S'exprimant ensuite à l'invitation du Président, l'ICOMOS a déclaré que les renseignements parvenus, bien que nécessaires et précieux, étaient cependant insuffisants. Il a démontré combien des réponses trop laconiques renseignaient peu sur les degrés des périls évoqués, combien de trop succinctes analyses rendaient impossible toute évaluation sérieuse des dangers et des problèmes posés. Il a en outre déploré le manque d'informations relatives aux installations muséales sur les sites archéologiques ainsi que le manque de précisions concernant l'environnement. En conclusion, il a déclaré que les procédures pourraient sans doute être améliorées, soit en remaniant le questionnaire, soit en incitant les Etats à fournir des réponses plus circonstanciées.

35. Plusieurs membres se sont interrogés sur l'utilité et l'efficacité du questionnaire dans sa forme actuelle. Un orateur a suggéré qu'il soit éventuellement considéré comme un aide-mémoire pour rappeler aux Etats qu'ils doivent effectuer un rapport sur l'état de conservation de leurs biens. Il se demandait en outre si un seul questionnaire pouvait s'appliquer à tous types de biens et a suggéré qu'une réflexion soit conduite sur cette question, ajoutant qu'il conviendrait peut-être de faire une distinction entre des biens simples et des biens complexes, entre des centres urbains et des sites archéologiques, etc..

36. Un membre a suggéré que le questionnaire soit accompagné d'une lettre explicative présentant le plus clairement possible aux Etats parties concernés les objectifs du Comité relatifs au système de suivi. Un autre membre, appuyant cette proposition, a en outre suggéré qu'une nouvelle lettre soit envoyée aux États dont les réponses avaient été fournies de façon incomplète. Un membre a émis le souhait que le questionnaire soit également accompagné d'exemples types de réponses satisfaisantes. Il a été conclu que l'expérience serait poursuivie et donc que l'état de conservation des cinquante biens culturels suivants serait examiné en 1989 (Annexe II). Le Secrétariat ferait rapport au Comité à sa prochaine session. Le Comité en a ainsi décidé. Il a en outre approuvé le nouveau calendrier proposé par le Secrétariat.

37. Le représentant du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) a fait part au Comité de ses vues sur le système de suivi. Selon lui, en tout projet étaient étroitement liées les questions de suivi, de coopération technique, de planification et d'évaluation. Tout système efficace de suivi nécessitait l'établissement d'une stratégie et l'adoption de méthodologies appropriées. Il s'agissait d'un processus dynamique qui devait autant que possible être initié et mis en œuvre sur le terrain. Par ailleurs, il a déclaré que le suivi était en soi une forme de coopération et qu'il était un excellent moyen pour opérer une jonction entre différents secteurs, outre ceux de la culture et de la nature. A cet égard, il notait la relation très étroite entre la conservation et l'environnement. Enfin, il a déclaré qu'il était prêt à collaborer avec le Secrétariat, l'ICOMOS, l'ICCROM et les gouvernements pour toutes les activités de suivi. Plusieurs membres du Comité ont exprimé leur appréciation des commentaires qui leur ont été faits par le représentant du PNUD.

38. En réponse à une intervention d'un membre du Comité, le représentant de l'ICCROM a attiré l'attention sur les problèmes particuliers des villes historiques et sur la nécessité de bien définir les principes et les objectifs de la conservation dans chaque cas. Il a confirmé la volonté de coopération de l'ICCROM dans le domaine de la formation et du suivi. Un membre du Comité a souligné l'urgence d'une réflexion commune sur les méthodes d'intervention et les techniques à mettre en œuvre pour la restauration des structures anciennes. Par ailleurs, la représentante de l'ICOM, à l'aide d'un exemple précis, a attiré l'attention du Comité sur l'importance que peuvent revêtir les musées dans le processus global de conservation et de réhabilitation des villes historiques. Le Comité a pris bonne note de ces commentaires.

39. L'importance de la conservation de l'environnement des biens culturels a été illustrée par l'exemple que le représentant de la France a porté à l'attention du Comité. En effet, cet orateur a évoqué la question du Mont-Saint-Michel, site où le problème de l'environnement se pose de façon cruciale. Le Comité a noté avec attention les informations qui lui ont été données sur les méthodes d'intervention sur le site des autorités françaises qu'il encourage très vivement à poursuivre leurs travaux.

40. Le représentant du Sénégal a souhaité être renseigné sur l'état d'avancement de la Campagne internationale pour la sauvegarde de Gorée et sur la procédure à suivre afin de proposer l'inscription de ce bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril. Les informations désirées ont été fournies par le Secrétariat.

 

Documents
PDF Document original de la décision
Contexte de la décision
PDF SC-88/CONF.001/04B
Thèmes : Conservation
Etats Parties : France Sénégal
Session : 12COM