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Décisions du Comité

CONF 208 VIII.2-5

Parc national d’Iguaçu (Brésil)

VIII.2 Le Comité a appris que la route de Colón avait été effectivement fermée en juin 2001, sur intervention de la police fédérale brésilienne. Le Comité a été informé que l'Etat partie avait fourni des informations par lettre datée du 5 décembre 2001 adressée au Centre concernant plusieurs mesures prises, d'une part pour assurer une fermeture permanente de la route et réhabiliter les zones endommagées par l'utilisation illégale de cette route, et, d'autre part, pour aider les communautés locales affectées par la fermeture de cette route.

VIII.3 Afin d'assurer la fermeture permanente de cette route, les autorités brésiliennes ont coulé un ferry-boat, scarifié entièrement les 18 km de la route pour la rendre inutilisable, détruit trois ponts sur le parcours et créé un poste de garde à l'entrée de la route avec 12 policiers fédéraux postés pour empêcher toute nouvelle tentative d'utilisation illégale de cette route par des dissidents. Peu après la fermeture de la route le 13 juin 2001, 5 000 plants d'espèces d'arbres indigènes ont été plantés pour réhabiliter les zones endommagées par la route ; 20 000 jeunes arbres supplémentaires seront plantés en décembre 2001.

VIII.4 Un groupe de travail interministériel a été créé, avec la participation du Gouvernement de l'Etat du Paraná et sous la direction du Ministère de l'Intégration nationale, pour favoriser les initiatives de développement durable parmi la population locale habitant aux alentours du Parc national d'Iguaçu. La FUNPAR (Fundação da Universidade do Paraná) a été chargée de mener des études d'évaluation sur la manière dont les sept municipalités autour du Parc pourraient bénéficier des projets et des activités qui seront lancés d'ici peu. Le Gouvernement de l'Etat du Paraná a élaboré en concertation avec les populations environnantes un projet commun axé sur l'agriculture biologique et les activités à exploitation durable, y compris le développement de l'artisanat et de l'écotourisme. Des entreprises privées et des organismes publics ont monté des projets d'infrastructure destinés à promouvoir l'écotourisme et l'agriculture biologique, créant un bassin d'emploi d'environ 450 personnes.

VIII.5 La vingt-cinquième session du Bureau, réunie à Paris du 25 au 30 juin 2001, avait recommandé que si la situation continuait à évoluer positivement, le Comité puisse retirer ce site de la Liste du patrimoine mondial. Le Comité a conclu que l'Etat partie avait rempli les conditions qu'il lui avait fixées à sa vingt-troisième session (1999), c'est-à-dire d'assurer la fermeture permanente de la route de Colón, pour retirer le site de la Liste du patrimoine mondial en péril. Le Comité a invité l'Etat partie à poursuivre ses efforts de réhabilitation forestière, à en suivre les résultats et à monter des programmes coopératifs pour favoriser la création de revenus et d'emplois pour les communautés locales des municipalités limitrophes du Parc. Le Comité a décidé de retirer ce site de la Liste du patrimoine mondial en péril et il a demandé que l'UICN et le Centre entreprennent une visite du site en 2002/2003 pour préparer un état de situation pour soumission à la vingt-septième session du Comité en juin 2003. Se fondant sur les suggestions faites par les Délégués de l'Argentine et de l'Observateur du Brésil, le Comité a accueilli favorablement l'idée d'étudier un mécanisme permanent pour la coopération transfrontalière entre les sites du patrimoine mondial des Parcs nationaux d'Iguaçu (Brésil) et d'Iguazu (Argentine), notamment pour le tourisme durable.

 

Documents
PDF Document original de la décision
Contexte de la décision
PDF WHC-01/CONF.208/09
Thèmes : Conservation
Etats Parties : Brésil
Session : 25COM