Organisation du cinquième chantier international de jeunes volontaires pour la restauration du site de Khami et d’un atelier sur la Convention concernant la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel (1972)destiné à des journalistes zimbabwéens.

Fonctionnant tous les ans depuis son lancement en 2000, le chantier de restauration du site de Khami sera ouvert du 3 au 26 juin à une vingtaine d’étudiants en provenance du Botswana, du Cameroun, de l’Allemagne, du Lesotho, du Malawi, du Mozambique, de la Namibie, de la Réunion, de l’Afrique du sud, de Zambie et du Zimbabwe.Cette activité s’inscrit dans le cadre plus large de la coopération commencée en 2000 entre les National Museums and Monuments et l’Ambassade de France du Zimbabwe.

Construite au XVe siècle, Khami succéda à Great Zimbabwe comme la capitale de l’Etat de Torwa jusqu’au XVIIIe siècle. Le cœur du site comprend un groupe impressionnant de plate-formes et de terrasses en pierre sur lesquelles furent construites des habitations. Tout d’abord inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril en 1986 , le site fut l’objet d’un plan d’aménagement pour sa reconstruction et la stabilisation de certains de ses éléments. Le chantier de l’année 2004 concentre son action sur la restauration des murs de pierres sèches et la création d’un système de drainage destiné à prévenir des éboulements du fait de l’érosion des sols. L’objectif est également de développer des savoirs et des compétences dans le domaine de la préservation et de la restauration, tout en favorisant la solidarité parmi les jeunes volontaires issus de différentes cultures.

Par ailleurs, également à Bulawayo se tiendra, à l’hôtel Rainbow, les 21 et 22 juin, un atelier de sensibilisation à la Convention de 1972.Cet atelier s’adressera à une quinzaine de journalistes appartenant à différents médias privés ou publiques. L’accent sera également mis sur le tourisme culturel en relation avec le patrimoine du Zimbabwe. Une visite au chantier de jeunes volontaires travaillant sur le site de Khami est également prévue de manière à sensibiliser les médias à l’importance de créer et de maintenir l’intérêt du public pour le patrimoine.