Le Comité du patrimoine mondial va étudier les demandes d’inscription de nouveaux sites sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO lorsqu’il se réunira pour sa 32ème session à Québec, au Canada, du 2 au 10 juillet.

 

Pour coïncider avec la célébration du 400ème anniversaire de la fondation de la ville de Québec, le Canada a invité la session de cette année. Lors de celle-ci, 41 Etats parties de la Convention du patrimoine mondial présenteront les biens qu’ils souhaitent voir inscrire sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Parmi eux se trouvent cinq pays qui n’ont pas de sites inscrits sur la Liste : le Kirghizistan, la Papouasie Nouvelle Guinée, Saint-Marin, l’Arabie Saoudite et le Vanuatu.

Le comité examinera également l’état de conservation de 30 sites inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril et pourra décider d’ajouter de nouveaux sites sur cette liste de biens dont la préservation requiert une attention particulière. La Liste du patrimoine en péril concerne des sites menacés par des problèmes comme les catastrophes naturelles, le pillage, la pollution et le tourisme de masse mal contrôlé, qui pourraient avoir un impact négatif sur les valeurs universelles pour lesquelles ces sites ont été inscrits sur la Liste du patrimoine mondial.

Parmi les sites de la Liste du patrimoine en péril, le Paysage culturel de la vallée de l’Elbe à Dresde, en Allemagne, sera examiné avec une attention toute particulière. En accord avec la décision prise lors de sa dernière réunion, le Comité décidera si le site peut rester sur la Liste du patrimoine mondial ou si la construction d’un pont au cœur-même du paysage en justifie le retrait.

Les biens proposés par les Etats parties pour inscription sur la Liste du patrimoine mondial comprennent 13 sites naturels et 34 sites culturels (voir les listes ci-dessous), deux des biens étant des sites transfrontaliers et cinq des extensions de biens déjà inscrits sur la Liste.

A ce jour, la Convention concernant la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel, adoptée par l’UNESCO en 1972, protège 851 biens d’une « valeur universelle exceptionnelle », dont 660 sites culturels, 166 sites naturels et 25 sites mixtes dans 141 Etats parties.

La Convention encourage la coopération internationale pour sauvegarder le patrimoine commun de l’humanité. Avec 185 Etats parties, il s’agit d’un des instruments juridiques internationaux les plus largement ratifiés. En signant la convention, les Etats parties s’engagent à préserver les sites inscrits sur la Liste du patrimoine mondial mais également des sites d’importance régionale ou nationale, en fournissant notamment un cadre juridique et réglementaire approprié.

Le Comité du patrimoine mondial, responsable de la mise en œuvre de la Convention de 1972, est composé de représentants de 21 pays, élus par les Etats parties pour un mandat pouvant aller jusqu’à six ans. Chaque année, le Comité inscrit de nouveaux sites, proposés par les Etats parties, à la Liste. Les candidatures sont examinées par deux instances consultatives : les biens culturels par le Conseil international des monuments et des sites (ICOMOS) et les biens naturels par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) qui transmettent leurs recommandations au Comité. Le Centre international d’études pour la préservation et la restauration des biens culturels (ICCROM) fournit un avis d’expert sur la préservation et propose des formations en techniques de restauration.

Le Comité du patrimoine mondial examine également les rapports sur l’état de conservation des sites inscrits et demande aux Etats parties de prendre des mesures de conservation et de préservation si nécessaire. Le Comité dispose de plus de 4 millions de dollars par an, provenant du fonds mondial du patrimoine, pour des interventions d’urgence, la formation d’experts et appuyer la coopération internationale. Le Centre du patrimoine mondial de l’UNESCO est le secrétariat du Comité du patrimoine mondial.

Les journalistes accrédités pourront assister à la cérémonie d’ouverture de la 32ème session (le 2 juillet à 15h) avec la participation de la Présidente du Comité du patrimoine mondial, Christina Cameron (Canada), des représentants des gouvernements du Canada et du Québec, le Directeur général de l’UNESCO, Koïchiro Matsuura, le Président de la Conférence générale de l’UNESCO, George N. Anastassopoulos (Grèce) et le Président du Conseil exécutif de l’UNESCO, Olabiyi Babalola Joseph Yaï (Bénin).

Les medias seront régulièrement tenus informés du travail du Comité lors de conférences de presse, une première séance d’information étant organisée le mercredi 2 juillet à 9h.

Sites naturels proposés à l’inscription sur la Liste du patrimoine mondial : Carrière de la Fabrica Nacional de Cementos S.A. (FANCESA), Cal Orck’O, Sucre, Departamento Chuquisaca (Bolivie), Parc national de Pirin (Bulgarie), les falaises fossilifères de Joggins (Canada), Parc national du mont Sanqingshan (Chine), les lagons de Nouvelle-Calédonie : diversité récifale et écosystèmes associés (France), Surtsey (Islande), Bradyséisme dans les champs phlégréens (Italie), Saryarka – steppe et lacs du Kasakhstan septentrional (Kasakhstan), Réserve de biosphère du papillon monarque (Mexique), Lac d’Hovsgol et son bassin versant (Mongolie), Complexe naturel du « plateau de Putorana » (Fédération de Russie), Haut lieu tectonique suisse Sardona (Suisse), Archipel de Socotra (Yemen).

Sites culturels proposés à l’inscription sur la Liste du patrimoine mondial : Les centres historiques de Berat et Gjirokastra (villes du sud de l’Albanie, témoignages exceptionnels d’établissements bien préservés de l’époque ottomane dans la région des Balkans (Albanie), Paysage culturel de Buenos Aires (Argentine), Place São Francisco dans la ville de São Cristóvão (Brésil), le site sacré du temple de Preah Vihear (Cambodge), Tulou de Fujian (Chine), la plaine de Stari Grad (Croatie), Centre historique de Camagüey (Cuba), Station thermale de Luhacovice et son ensemble de bâtiments et d’équipements historiques de thermalisme (République tchèque), Monuments et sites historiques de Kaesong (République démocratique populaire de Corée), l’œuvre de Vauban (France), Cités du style moderne de Berlin (Allemagne), Système de fortifications au confluent des fleuves Danube et Váh in Komárno – Komárom (Hongrie/Slovaquie), Chemin de fer de Kalka à Shimla (extension des chemins de fer de montagne en Inde) (Inde), Ile fluviale de Majuli sur le Brahmapoutre en Assam (Inde), Paysage culturel de la province de Bali (Indonésie), les ensembles monastiques arméniens de l’Azerbaïdjan iranien (Iran, République islamique d’), Porte aux trois arches de Dan (Israël), Lieux saints bahá’is à Haïfa et en Galilée occidentale (Israël), Mantoue et Sabbioneta (Italie), Hiraizumi – paysage culturel associé à la cosmologie bouddhiste de la Terre Pure (Japon), les forêts sacrées de Kaya des Mijikenda (Kenya), Montagne sacrée de Sulamain-Too (Kirghizistan), Villes historiques du détroit de Malacca : Melaka et George Town (Malaisie), Paysage culturel du Morne (Maurice), Ville protégée de San Miguel et sanctuaire de Jésus de Nazareth d’Atotonilco (Mexique), Cathédrale de León (Nicaragua), l’ancien site agricole de Kuk (Papouasie Nouvelle Guinée), Centre historique de Saint-Marin et mont Titano (Saint-Marin), Site archéologique de Al-Hijr (Madain Salih) (Arabie Saoudite), Eglises en bois de la partie slovaque de la zone des Carpates (Slovaquie), Art rupestre paléolithique du nord de l’Espagne (extension de la grotte d’Altamira) (Espagne), Chemin de fer rhétique dans le paysage culturel de l’Albula et de la Bernina (Suisse/Italie), Mur d’Antonin (extension des frontières de l’Empire Romain) (Royaume-Uni), Domaine du chef Roi Mata (Vanuatu).