Chers amis,

En début de cette année 2019, je tiens à remercier tous ceux qui ont fait des efforts pour protéger les sites du patrimoine mondial, que ce soit en prenant des mesures sur les sites, en faisant des dons pour les préserver ou tout simplement en agissant en tant que touriste respectueux.

Avec de nombreux dangers pour le patrimoine mondial à l'échelle internationale, 2018 a été une année difficile. Outre les menaces spécifiques allant de l'exploitation forestière à la surpêche, des projets de développement peu judicieux à la construction de barrages, de la destruction intentionnelle aux dommages causés par les conflits croissants dans de nombreuses régions, nous avons également subi l'impact supplémentaire du réchauffement climatique. Nos gestionnaires de sites faisant face à ces menaces et tentant de les atténuer, sont de réels héros pour la préservation du patrimoine mondial.

Durant cette année, nous avons également célébré le 40e anniversaire des 12 premiers sites inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en 1978. Parmi eux, des sites emblématiques tels que les Îles Galápagos (Équateur), les églises rupestres de Lalibela (Éthiopie), le Centre historique de Cracovie (Pologne) ou le Parc national de Yellowstone (États-Unis) peuvent être nommés. Aujourd'hui, nous nous posons de nombreuses questions sur le nombre croissant de propositions d'inscription ainsi que sur les pressions multiples exercées sur le système. Par conséquent, disposer d'une liste mondiale de sites à valeur universelle exceptionnelle reconnue, gérés efficacement et sauvegardés d’une telle manière à être transmis aux générations futures, est un objectif primordial. 

Néanmoins, l’année 2018 a aussi été une année à succès. Cette réussite a particulièrement été démontrée avec le retrait de sites inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril. L’un des moments les plus émouvants de l’année a été lorsque Madison Pearl Edwards, une jeune Belize âgée de 12 ans, a témoigné lors de la 42e session du Comité du patrimoine mondial au Bahreïn. Elle y expliquait de ce que cela signifiait pour elle et pour sa génération d’avoir contribué à la sauvegarde de la Barrière de corail au Belize. Nous devrions davantage célébrer nos succès - c'est pourquoi nous aimerions consacrer le prochain numéro de notre revue Patrimoine Mondial sur les réussites en matière de conservation du patrimoine.

Nous espérons sincèrement que vous continuerez à soutenir le patrimoine mondial où que vous soyez !

Mes meilleurs voeux pour 2019.

 
Dr Mechtild Rössler
Directrice
Centre du patrimoine mondial de l'UNESCO