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La Directrice générale de l'UNESCO condamne fermement la destruction du Tétrapyle et les dégâts causés au théâtre de Palmyre, inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO

vendredi 20 janvier 2017
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© DigitalGlobe

L'UNESCO a reçu plusieurs rapports et des images satellites publiés aujourd'hui par l'UNITAR-UNOSAT confirmant la destruction du Tétrapyle de Palmyre (Syrie) et de plusieurs éléments du proscenium de l’amphithéâtre antique.

« Cette destruction délibérée est un nouveau crime de guerre. C’est une immense perte pour le peuple syrien et pour toute l'humanité », a déclaré la Directrice générale, Irina Bokova. « Ce nouveau coup porté au patrimoine culturel, quelques heures après que l'UNESCO a été informée d’une exécution massive dans l’ancien théâtre de Palmyre, montre combien le nettoyage culturel conduit par des extrémistes vise à la fois les vies humaines et les monuments historiques, afin de priver le peuple syrien de son passé et de son avenir. C'est pourquoi la protection du patrimoine est indissociable de la protection des vies et nous devons nous unir pour mettre la culture au centre des efforts pour la paix », a-t-elle ajouté.

Le Tétrapyle marquait un carrefour important le long de la longue colonnade de Palmyre. C'était un témoignage de la grandeur de la période vers 270 après J.-C, durant laquelle la reine Zenobi atteint l’apogée de son pouvoir. « Le Tétrapyle était un symbole architectural de l'esprit de rencontre et d'ouverture qui caractérise Palmyre - c'est aussi l'une des raisons pour lesquelles il a été détruit. Sa position et sa forme uniques dans l'architecture antique témoignent aussi de la spécificité de l'identité palmyrénienne, source de fierté et de dignité pour tous les Syriens d'aujourd'hui », a déclaré la Directrice générale.

Le théâtre de Palmyre, datant du IIe siècle de notre ère, est construit au centre d'une place à colonnades semi-circulaire située au sud-ouest de la rue principale. Les images satellites montrent des dégâts importants sur son mur de proscenium, jadis bien préservé, orné d’une alternance de dix niches courbées et de neuf niches rectangulaires.

L'UNESCO réitère son appel à l’unité de la communauté internationale contre ce nettoyage culturel.

Oasis du désert de Syrie au nord-est de Damas, Palmyre abrite les ruines monumentales d'une grande ville qui fut l'un des plus importants foyers culturels du monde antique. Au carrefour de plusieurs civilisations, l'art et l'architecture de Palmyre unirent aux Ier et IIe siècles les techniques gréco-romaines aux traditions locales et aux influences de la Perse. Le site de Palmyre est inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1980, et sur la Liste du patrimoine mondial en péril depuis 2013.


Contact médias : Agnès Bardon, Service de presse de l’UNESCO. Tel : +33 (0) 1 45 68 17 64, a.bardon@unesco.org

Les images d’UNOSAT: http://www.unitar.org/unosat/node/44/2537

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