English Français

Architecture rurale de Basse-Casamance : Les cases à impluvium du royaume Bandial

Date of Submission: 18/11/2005
Category: Cultural
Submitted by:
Ministère de la Culture et du Patrimoine Historique Classé
State, Province or Region:
Région : Ziguinchor Département : Ziguinchor
Coordinates: N12 34 45.6 W16 16 54.3
Ref.: 2076
Export
Word File Word File
Disclaimer

The Tentative Lists of States Parties are published by the World Heritage Centre at its website and/or in working documents in order to ensure transparency, access to information and to facilitate harmonization of Tentative Lists at regional and thematic levels.

The sole responsibility for the content of each Tentative List lies with the State Party concerned. The publication of the Tentative Lists does not imply the expression of any opinion whatsoever of the World Heritage Committee or of the World Heritage Centre or of the Secretariat of UNESCO concerning the legal status of any country, territory, city or area or of its boundaries.

Property names are listed in the language in which they have been submitted by the State Party

Description

En Basse-Casamance, région africaine considérée comme un des “berceaux primaires” de la riziculture, se sont développées des formes d’habitat remarquables, aussi sophistiquées que les types d’aménagements agricoles réalisés dans une vaste zone de mangrove estuarienne. Dans toute cette zone, les grandes maisons en banco, aux charpentes solides et élaborées, aux plans variés traduisent une grande maîtrise de techniques architecturales perfectionnées. Dans le royaume de Bandial, appelé communauté du Mof Ëwi, une forme architecturale totalement originale en Afrique a été créée : la maison en couronne à impluvium central. Chaque grande famille disposait autrefois d’une seule maison dont tous les éléments rassemblés sous un même toit à double pente sont disposés en cercle ; les différentes pièces de la maison forment ainsi une couronne autour d’une petite cour centrale sur laquelle la face intérieure du toit tombe en entonnoir, dont le diamètre est très variable, laisse passer la lumière et recueille la pluie qui tombe dans une auge de terre d’où elle s’écoule à l’extérieur par un drain de rônier enterré. Pour multiplier les pièces au fur et à mesure du développement de la famille, on a parfois dédoublé la maison par la création d’un second impluvium jumelé au premier. Ces maisons en couronne à impluvium central ne se rencontrent pratiquement plus qu’à quelques exemplaires, alors qu’elles étaient autrefois répandues aussi sur la rive nord de la Casamance. La société agraire qui est à l’origine de cette architecture de terre unique conserve aussi des traditions culturelles et des biens matériels d’une grande richesse, remarquablement conservés et donc eux aussi susceptibles d’une inscription au patrimoine.