English Français

Les îles Moucha et Maskali

Date of Submission: 05/01/2015
Criteria: (viii)(ix)(x)
Category: Natural
Submitted by:
Ministère des affaires Musulmanes, de la Culture et des biens Waqfs
Coordinates: N11 13 00 E43 11 00
Ref.: 5960
Export
Word File Word File
Disclaimer

The Tentative Lists of States Parties are published by the World Heritage Centre at its website and/or in working documents in order to ensure transparency, access to information and to facilitate harmonization of Tentative Lists at regional and thematic levels.

The sole responsibility for the content of each Tentative List lies with the State Party concerned. The publication of the Tentative Lists does not imply the expression of any opinion whatsoever of the World Heritage Committee or of the World Heritage Centre or of the Secretariat of UNESCO concerning the legal status of any country, territory, city or area or of its boundaries.

Property names are listed in the language in which they have been submitted by the State Party

Description

Situées à l’ouverture du golfe de Tadjourah, les îles Moucha et Maskali sont des récifs madréporiques émergés. L'émersion de ces récifs date du Pléistocène supérieur (140.000 à 100.000 ans B.P.) et montre la surrection qui accompagne l'ouverture du rift.

Ces  petites îles-désertiques  comprennent une mangrove luxuriante de palétuviers. Leur paysage sous-marin de grande beauté est composé, entre autres, d’algues multicolores et  des jardins de coraux. 

Leurs eaux très poissonneuses  abritent une faune marine exceptionnelle telle que : le  phaeton à bec rouge Phaethon aetherus, l’aigrette des récifs Egretta gularis, la spatule blanche Platalea leucorodia, le ganga à ventre châtain Pterocles exusta et probablement la rousserolle stentor Acrocephalus stentoreus ou encore le requin-baleine (Rhincodon typus), la pastenague queue à ruban (Taeniura lymma)  et d’autres encore ainsi que différentes tortues. Certaines de ces espèces sont endémiques, notamment le goéland à iris blanc, Larus leucopthalmus. Les îles Moucha et Maskali sont également marquées par leurs plages de sable et son paysage naturel exceptionnel.

Justification of Outstanding Universal Value

Critère (viii): Les îles Moucha et Maskali sont le résultat  de la surrection qui accompagne l'ouverture du rift qui s’est réalisé au Pléistocène supérieur (140.000 à 100.000 ans B.P.). Elles témoignent ainsi les grands stades de l’histoire de la terre. Elles représentent d’une beauté naturelle exceptionnelle aussi bien au-dessus de la mer que dans ses parties immergées et elles offrent quelques-uns des paysages spectaculaires.

Critère (ix): Ce bien emblématique représente un processus écologique et biologique à travers ces récifs madréporiques composés d’îlots de corail et de sable. Ce bien a permis de développer à travers les âges, des écosystèmes et communautés de plantes, d’animaux terrestres, aquatiques, côtiers et marins. Ces coraux et son fond marin sont d’une grande beauté.

Critère (x): Les îles Moucha et Maskali sont constituées d’îlots coralliens et d’une  mangrove de palétuviers. Une  vie communautaire entre la flore et  la faune terrestre, aquatique,  côtière et marine montrent sa diversité biologique exceptionnelle. La faune aquatique a notamment retenu l’attention du monde scientifique depuis la fin du siècle dernier, car elle est très diversifiée. On y découvre par exemple : le  phaeton à bec rouge Phaethon aetherus, l’aigrette des récifs Egretta gularis, la spatule blanche Platalea leucorodia, le ganga à ventre châtain Pterocles exusta et probablement la rousserolle stentor Acrocephalus stentoreus ou encore le requin-baleine (Rhincodon typus), la pastenague queue à ruban (Taeniura lymma)  ainsi que différentes tortues.

Statements of authenticity and/or integrity

Les îles Moucha et Maskali sont une aire protégée marine. Leurs accès étant par voie maritime, elles gardent leur intégrité du fait de leur aspect naturel caractérisé par une biodiversité extrêmement riche et complexe.

Le Gouvernement de Djibouti a règlementé  et interdit certaines activités humaines (pêche, ramassage des coraux et des coquillages, chasse, plongée sous-marine, etc.) afin de protéger le bien. Par exemple, le  ramassage des coraux et des coquillages ainsi que la chasse sous-marine y sont formellement interdits.

À l’est des îles Moucha et Maskali,  l’Etat  a également créé un parc national sous-marin afin de promouvoir le bien.

Comparison with other similar properties

Les îles Moucha et Maskali  peuvent être comparées avec les Lagons de la Nouvelle – Calédonie qui est un site marin présentant un continuum de flore et de faune terrestre et aquatique.