Parc national de Nouabalé Ndoki
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Congo (Africa) |
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| Date of Submission: | 12/06/2008 |
| Criteria: | (ix)(x) |
| Category: | Natural |
| Submitted by: | Ministère de la culture et des arts |
| State, Province or Region: | Départements Sangha et Likouala |
| Coordinates: | N1.5 - 3 E 16 - 17 |
| Ref.: | 5377 |
Description
Le Parc National de Nouabalé-Ndoki a été créé par décret présidentiel n° 97/727 du 31/12/93. Il couvre une superficie de 386.592 hectares depuis sa creation et est situé à cheval sur les Départements de la Sangha et de la Likouala dans le nord-Congo. En 2003, cette superficie est passée à 426,800 ha avec l’adjonction du triangle de Goualogo. Un projet de decret portant integration de la nouvelle superficie est en cours de visas et signatures au niveau du gouvernement.
Il couvre la totalité de l'Unité Forestière d'Aménagement de Nouabalé dont les limites sont définies ainsi qu'il suit:
Au Nord-Est par les rives gauches des rivières Lopia (Lofi), Mokala, Motaba, et deux rivières non dénommées mitoyennes aux blocs d'inventaire 17 et 18 jusqu'à l'intersection avec le parallèle 2o 12' N parallèle de Bomassa.
Au Sud par le parallèle 2o 12' N entre le bord des marécages, de la Likouala aux Herbes, et la rivière Ndoki.
A l'Ouest et au Nord-Ouest par la rivière Ndoki et la frontière Congolo-Centrafricaine.
Le Parc dispose d’une équipe de gestion placée sous la direction d’un Conservateur. Cette équipe bénéficie d’une assistance technique et financière de WCS depuis l’année de sa création. Un Plan d’aménagement a été adopté en 2003 et est actuellement en cours de révision.
La forêt de Nouabalé Ndoki entourée par une exploitation est la seule étendue qui garde son originalité propice aux études, témoins des grands changements en zone forestière. Elle est parsemée es clairières ou bais qui sont des unités écologiques d’une valeur exceptionnelle pour la survie de la grande faune de la forêt. Le Parc abrite les espèces emblématiques de l’Afrique forestière, y compris les gorilles (Gorilla gorilla), chimpanzés (Pan troglodytes) et éléphants (Loxodonta africana). Le parc comprend cinq types de forêts: les forêts mixtes sur terre ferme, forêts mono dominantes à Limbali, les forêts inondées, forêts marécageuses et les clairières ou bais.
Justification for Outstanding Universal Value
Justification of Outstanding Universal Value
La présence en pleine forêt dense de l’hyène tachetée (Crocuta crocuta), espèce plutôt connue des milieux de savanes, est un fait inédit. Il est donc important de préserver l’intégrité de ce Parc afin de pouvoir aider à poursuivre des recherches qui pourront apporter sans doute des compléments d’informations scientifiques d’une grande importance sur la biologie de cette espèce en zone forestière.
Le Parc est essentiellement constitué de forêts denses de terre ferme, disposant d’essences forestières de grande valeur commerciale et d’importance capitale pour l’alimentation d’animaux sauvages notamment les grands mammifères (éléphants, gorilles, chimpanzés, bongo (Tragelaphus euryceros), léopards (Panthera pardus), hylochères (Hylochoerus meinertzhageni) et autres. Cette forêt est restée dans son état originel et n’a jamais connu d’exploitation sous quelque forme que ce soit. Elle constitue de ce fait, un site exceptionnel pour la recherche sur la dynamique de la vie sauvage en forêt tropicale du Bassin du Congo.
Satements of authenticity and/or integrity
Sur le plan écologique, le site n’a jamais fait l’objet d’une exploitation forestière. En outre, il dispose d’une faune particulière dominée par les chimpanzés et les gorilles de plaine. Le site est également riche en flore et notamment l’acajou. Aucune intrusion d’espèces fauniques et floristiques étrangères n’est connue à ce jour. Il existe autour du parc une faible densité humaine qui n’a pas d’impact visible sur son intégrité.
Le parc a l’avantage de faire l’objet d’un projet de protection de la faune en zone périphérique du Parc. Ce projet est l’œuvre du partenariat entre la Congolaise Industrielle du Bois (CIB), l’Etat et WCS. La périphérie du Parc est attribuée à des exploitants forestiers engagés dans l’aménagement durable et la certification FSC et respectant les lois nationales. Ce projet permet in fine, d’assurer une protection de l’écosystème et de la biodiversité du Parc National de Nouabalé-Ndoki.
Sur le plan régional, il existe une coopération régionale avec la création du Tri-national de la Sangha qui englobe trois axes contigus entre le Congo, la RCA et le Cameroun, avec des missions communes de lutte anti-braconnage, de recherche, de la formation et de tourisme.
Il faudrait néanmoins souligner que la proximité de la ville de Ouesso demeure une menace potentielle pour les ventes illégales de viande de brousse.
Comparison with other similar properties
En comparaison avec d’autres aires protégées similaires, notamment ceux faisant partie de la liste indicative du Cameroun (Parc National de Lobeke) et de la République Centrafricaine (Parc National de Dzanga-Sangha), on note que le parc national de Nouabalé-ndoki est un peu menacé au niveau de son intégrité que ces deux sites. Ainsi, le classement du Parc National de Nouabalé Ndoki sur la liste indicative du patrimoine mondial est une occasion offerte à l’Afrique centrale pour la création d’un premier site transfrontalier du Patrimoine Mondial (Trinational de la Sangha).
Par ailleurs, il existe aussi d’autres sites du Patrimoine Mondial dans la sous-région tels que le Parc National de la Salonga (RDC) et la Reserve de Biosphère du Dja (Cameroun), dont la configuration est similaire à celle du Parc National de Nouabalé Ndoki, à la seule différence que ces Aires Protégées ne disposent pas de clairières.
En dehors de la forêt dense du Parc National Nouabalé Ndoki, on note la présence :
- des clairières qui attirent les concentrations des grands mammifères qui viennent prendre un bain de soleil, se vautrer dans la boue et chercher les sels minéraux dans le sol (nourrissage en minéraux des animaux et pour l’équilibre alimentaire) ;
- la naïveté des grands singes (chimpanzés) devant la présence de l’homme qu’ils rencontrent pour la première fois ;
- accoutumance des gorilles de plaines de l’ouest ;
- site inhabité par les hommes : les deux seuls villages environnant (Bomassa et Makao), sont situés à 30 et 50 km du Parc.
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