1.         Parc national Alejandro de Humboldt (Cuba) (N 839rev)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  2001

Critères  (ix)(x)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/839/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/839/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/839/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2007

Le dossier initial de proposition d’inscription de ce bien a été étudié par le Bureau du patrimoine mondial lors de sa 23e session, en juillet 1999. Dans le rapport d’évaluation de l’UICN présenté à cette session, l’existence d’anciennes concessions minières inactives situées à proximité de l’aire initialement proposée par l’État partie est clairement mentionnée ; il est indiqué que toute remise en activité de ces concessions pourrait entraîner de sérieuses incidences sur la valeur universelle exceptionnelle du bien et son état d’intégrité en cas d’inscription. Compte tenu de cela et d’autres informations, le Bureau « (…) a noté que le Parc national Alejandro de Humboldt est considéré comme satisfaisant aux critères naturels (ii) et (iv) mais diffère la décision d'inscription en attendant l'adoption de la loi d'extension du Parc et l'approbation des nouvelles limites afin de relier les zones centrales actuellement isolées. Tant que cette loi ne sera pas en vigueur et que les limites ne seront pas fixées, l'intégrité du site ne peut être garantie. »

Une proposition d’inscription révisée a été présentée en 2001, incluant l’extension des limites légalement adoptée. Les nouvelles limites du bien inscrit englobaient les anciennes concessions minières.

En 2005, le Centre du patrimoine mondial et l’UICN ont reçu des informations indiquant que l’État partie envisageait de réactiver les concessions minières dans le périmètre du bien. À l’annonce de ces nouvelles, le Centre du patrimoine mondial a adressé à l’État partie une lettre, datée du 23 août 2005, demandant des informations sur cette question et se référant au paragraphe 172 des Orientations. Dans sa réponse datée du 9 septembre 2005, l’État partie indiquait que si des activités minières devaient avoir lieu sur le site, il informerait le Centre du patrimoine mondial afin que des mesures appropriées puissent être prises.

Le paragraphe 172 des Orientations précise clairement qu’un État partie doit informer le Centre du patrimoine mondial de toute intention d’entreprendre des activités qui pourraient porter préjudice à la valeur universelle exceptionnelle d’un bien, avant le début de ces activités, afin que le Comité puisse aider l’État partie à rechercher des solutions appropriées pour assurer la préservation de la valeur universelle exceptionnelle du bien.

La réponse ambiguë de l’État partie a suscité une seconde lettre du Centre du patrimoine mondial, datée du 12 octobre 2005, précisant la nature du paragraphe 172 des Orientations et demandant d’être informé de tout plan précis de réactivation des concessions minières. Sans réponse de l’État partie, le Centre du patrimoine mondial a renouvelé sa demande, par lettre datée du 18 janvier 2007, mais n’a pas encore reçu de réponse à cette dernière demande. Depuis, le Centre du patrimoine mondial et l’UICN continuent à recevoir des informations de plusieurs sources signalant l’intention de l’État partie de réactiver les concessions minières dans le périmètre du bien.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et de l’UICN

Néant

Décision adoptée: 31 COM 7B.37

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-07/31.COM/7B,

2. Réaffirme sa position précédemment exprimée, selon laquelle il ne doit y avoir ni prospection ni exploitation minière, pétrolière ou gazière dans le périmètre d'un bien du patrimoine mondial, position approuvée par le Conseil international des Mines et Métaux dans l'Exposé de sa position sur l'Exploitation minières et les aires protégées (2003) ;

3. Rappelle à l'État partie que tout projet de modifications notables des limites d'un bien doit être mis en œuvre selon les dispositions du paragraphe 165 des Orientations;

4. Prenant note de la clarification verbale fournie par l'État partie à la 31e session du Comité, demande à l'État partie de fournir au Centre du patrimoine mondial, avant le 1erfévrier 2008, un rapport détaillé sur l'état de conservation du bien, et notamment sur les questions soulevées dans sa lettre datée du 18 janvier 2007 pour clarifier la situation concernant le projet de réactivation des concessions minières, pour examen par le Comité à sa 32e session, en 2008.